Tuesday 09 October 2007 à 08:28
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Aide au suicide: "tourisme de la mort" mal vu


07.10.2007 11:54 TSR


L'assistance au suicide reste bien tolérée en Suisse. Quelque 54% de la population envisage d'y recourir un jour en cas de maladie incurable, selon un sondage paru dans la presse dominicale. Une majorité s'oppose toutefois au "tourisme de la mort".

La suite de l'article ici:
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=...amp;sid=8290124

Thursday 11 October 2007 à 16:16
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L'euthanasie.

Une responsabilité considérable où tout le monde doit se mouiller.

C'est vraiment très dur de se prononcer sur cette problématique sociétale qui nous confronte violemment à notre fragilité sourde et inouïe. j'avoue que je me suis toujours demandé, ce que je ferai, si des circonstances aggravantes me fourvoient du chemin de mon intégrité physique et spirituelle. C'est en ce moment là, que je réalise l'implication morale que je devrais avoir face à ce phénomène, pas plus extraordinaire que la mort elle même depuis la nuit des temps.

Alors je vous propose à tous de réfléchir par vos tripes, par vos nerfs, vos sens les plus exacerbés, tout en mettant de côté les écrits et les lois qui traitent des mœurs et des exhortations à la vertu, jetez moi ces fameuses contradictions et distorsions à la raison et à la religion, ces formules inopérantes du "cas par cas" et mettez vous à la place, il ne serait-ce qu'une seconde, de cette personne agonisante face à sa douleur. Que feriez vous ?

Je dirai, mon devoir, d'y réfléchir et de légiférer ( exercice mental ).
En premier abord, je serais bien aise d'écarter, sans hésitation, la religion, le suicide, et tout le bataclan portant atteinte au bon déroulement de ma réflexion.

Il serait maintenant besoin que je parlasse du conflit de distribution, que j'ai pu déduire pour cette imminente question, entre les valeurs sociétales globales et unifiantes et les valeurs de l'individu, intrinsèques et primordiales.

Ce conflit ne peut se régler, que si la société accepte de sacrifier, sans aucune controverse, une partie de son autorité absolue pour l'instauration de nouvelles maximes traitant cette infime liberté individuelle, tellement naturelle et beaucoup plus pertinente dans son essence, dans son dessein, pour une unité sociale , palliative et compensatrice du bien de tous à chacun.

Mettons les polémiques de côté. Le vieillissement de la population, le nombre effroyable de jeunes qui mettent fin à leur vie, l'apologie que nous faisons du suicide nous obligent à alléger la responsabilité déontologique des médecins, qui ne savent plus sur quel pied danser, et nous octroient le droit absolue de mourir dignement.


Ce message a été modifié par europe - Thursday 11 October 2007 à 16:22.
Thursday 11 October 2007 à 16:46
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Que feriez vous ?

Simple , respectez les volontés de la personne concernée . Le reste est du ressort de la législation du pays .

(Je parle de la Hollande , de la Belgique et de la Suisse).


Thursday 11 October 2007 à 20:37
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europe
Thursday 11 October 2007 à 16:16
Ce conflit ne peut se régler, que si la société accepte de sacrifier, sans aucune controverse, une partie de son autorité absolue pour l'instauration de nouvelles maximes traitant cette infime liberté individuelle, tellement naturelle et beaucoup plus pertinente dans son essence, dans son dessein, pour une unité sociale , palliative et compensatrice du bien de tous à chacun.




Sans trop de détour, ce paragraphe résume mon idée.

Nous sommes le peuple, la société, le reste qui souhaite que cette question soit légiférée, à une échelle plus globale et plus européenne, de la même envergure d'une globalisation médicale et sanitaire.

Nous traîtons ici d'une question humanitaire. Il serait trés difficile, dans un avenir proche, de la cantonner dans de simples enceintes géographiques et spatiales. On verra à ce moment là, comme pour l'avortement, des flux migratoire de personnes voulant accéder à l'euthanasie, plus loin que leur frontières.
Friday 12 October 2007 à 13:17
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comment pourrais t'on considérer l'euthanasie comme un crime religieux , le crime c'est la souffrance physique et mental , si la science ne peut plus apporter de solution à la détresse , je ne comprend pas comment certaines personnes peuvent s'opposer à la volonté du malade , on pourrais aussi dire que les soins apporté aux personnes en souffrance ne sont pas non plus naturel car ils retardent l'arrivée de la mort pour une personne condamnée , c'est comme pour le suicide quand je vois l'église catholique qui le considère comme pécher mortel et refuse à la victime et à la famille le derniers sacrement , ça me révolte, personne ne se suicide par lâcheté ou par égoïsme, c'est la résultante d'une souffrance extrême et d'un état mental devenu déficient pour différentes raisons, c'est une maladie aux même titre que n'importe quelle maladie mortel mais comme elle est mental on en fais un tabou ridicule.
Friday 21 March 2008 à 14:48
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21.03.2008


Chantale Sébire, Hugo Claus

Quelque part en France, vers Dijon, dans le secret ou contre la loi, une femme affectée par les conséquences d’une grave maladie meurt ou met fin à ses jours.
Le juge descend y voir, tâte le cadavre, demande à ses médecins dissécateurs d’ouvrir le corps, vains investigateurs des âmes ; lourd appareil de la laideur étatique. Le procureur, nourri de la pédanterie française, des bavardages vains des conseils d’éthique, ces sages en toc qui pondent de grands discours sur la vie, sur la mort - niveau pubère et bac S -, va hésiter, agir et se taire – recueillement devant la douleur, humilité face à la mort - ils sont si sages les sages en livrée démocrtique, ils sont sombres, noirs, pénétrés de leur importance
Sur des radios, ces experts de la vie donnent des avis compliqués et compassionnels de savants pédants de comités d’éthique, modèle d’homme français éduqué et bourgeois moyen, verbeux, vide, et grave conquérant de la sagesse, spécialistes du néant, sinistres jusque dans leurs silences entrecoupant le bavardage bureaucratique, ampoulé, empesé à l’amidon des bien pensances.
Pauvres gens bavards. Pauvres Français qui font des mots avec des mots, pour faire des mots en attendant patiemeent que rien ne change.
Au Nord, à six cent kilomètres, vers Anvers, Hugo Claus atteint d’un début de démence sénile, décide de mettre fin à ses jours, paisiblement, sans à avoir de compte à rendre à quiconque. Il n’y aura pas d’appareil judiciaire pour chercher l’homicide.
En France, l’individu est un objet de l’Etat qui le gère de la naissance en maternité à la mort en hôpital.En France, l’homme jouit de son corps, il en dispose, mais il n’en est pas propriétaire, en quelque sorte, en naissant la société se l’approprie pour lui en rendre peu à peu la petite jouissance…

L’être humain, unique, surgissant pour un temps bref du néant pour s’y dissoudre est son propre bien, son propre objet d’appropriation.

Lien et suite
Friday 21 March 2008 à 15:37
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la question de fond c'est la place de la mort dans nos sociétés.
ou on la cache dans des hospices, des hôpitaux, loin de la vie , de la jeunesse, on la nie presque à la limite.
ou on l'accepte comme faisant partie de la vie, normale, sans tabous, et en la mettant à part par rapport à la douleur.
la plupart de ceux qui demandent à mourir désirent juste qu'on traite les douleurs. Une fois ce problème réglé (c'est toujours un équilibre précaire à revoir en permanence) ils ne demandent plus à mourir. Le fait d'autoriser l'euthanasie ouvre des portes aux médecins pour traiter les douleurs. On peut franchir ce qu'on pense être une limite car au-delà des doses on craint des problèmes respiratoires. En réalité si on augmente les doses doucement le fait de ne plus souffrir compense au niveau respiratoire les effets secondaires des morphiniques.Il n'y a pas de maximum en réalité.
comme beaucoup j'ai obéi aux médecins qui donnaient l'ordre de débrancher les machines qui maintiennent en vie, en douce, la nuit, en toute illégalité. Cette mort était adoucie avec un cocktail . Cette dernière injection on est totalement conscient qu'elle n'est pas comme les autres.
Après des années de soins j'ai enfin su rester à côté d'une mourante, sans rien tenter pour la retenir, elle est partie sereine, je l'ai accompagnée car la famille était loin. C'est un dernier soin, pas comme les autres, assister au dernier souffle, partager un dernier regard de personne à personne, et aujourd'hui je suis certaine que ce passage fait entièrement partie de la vie. On doit pouvoir accompagner jusqu'au bout , en n'ayant en tête qu'un seul mot d'ordre : le bien-être des gens jusqu'au bout, de la famille, des malades, des soignants. S'il y a déséquilibre et mal-être quelque part ça ne peut pas aller.
Sunday 23 March 2008 à 02:14
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P'tain fameux témoignage.
Sunday 23 March 2008 à 10:32
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Faut t-il aider à mourir ceux qui le demandent ?

http://www.come4news.com/53-religion-suici...ie--295414.html

On ne peut pas laisser tranquille cette pauvre femme, Chantal Sébire qui a tant souffert de ce cancer, mortel, une “esthesioneuroblastome”, maladie orpheline et incurable qui se développe dans la cavité nasale et déforme cruellement le visage. J’ai vu comme vous tous son visage défiguré, elle en avait assez, mais elle n’était pas au terme de sa vie. Elle ne pouvait pas être euthanasiée. Il a fallu qu’on lui ouvre le ventre pour voir quoi? Quelle est morte et que l’on ne l’a pas suicidée, mais le mystère demeure, elle y était violemment hostile !!!.
Quelle honte, et quelle gloire !
fPour un problème de société, s’en est un, il nous interpelle tous, on ne sait comment le résoudre tant est le pouvoir de l’église sur notre culture.sur nos décisions, influencées par les hommes d’église.
L’église qui a fait les pires crimes, pas elle même bien sûr, mais ses hommes au nom de Dieu qui lui a prêché la fraternité, l’amour entre les hommes, la justice, l’égalité. Ils se prévalaient de sa morale de leur foi pour faire ces exactions.
Son influence est encore grande aujourd’hui, elle ne reconnait pas le préservatif indispensable dans notre société, elle ne reconnait pas le divorce indispensable dans notre société, elle ne reconnait pas les méthodes modernes d’accouchement, elle ne reconnait pas l’avortement indispensable dans notre société, elle ne reconnait pas l’euthanasie bien sur, mais elle ne peut reconnaître le suicide, elle en dehors de notre temps.
A quoi sert elle, à rien sinon a faire la morale aux autres qui certes est bonne dans la valeur intrinsèque, c’est ma culture, ma pensée, elle est aussi un refuge qui permet de survivre pour certains, mais j’ouvre les yeux et je vois, je vois que ce problème ne peut avoir de solution tant qu’il sera dominé par l’influence de l’église, tant qu’il y aura son obstruction a toutes évolutions pour réduire la souffrance de la maladie, en d’autres termes pour le bien de l’humanité. A quoi sert de prier si la prière ne soulage pas vos souffrances !

Evidemment on ne peut tuer, sous quelques formes que ce soit, comme on a pas le droit de faire souffrir sous quelques formes que ce soit. Mais qu’espérer de la vie quand vous n’êtes plus qu’une usine hydraulique, ou des tuyaux sortent de votre corps pour aller à la machine, quand on vous porte sur un charriot élévateur pour que vous alliez aux toilettes, quand vous n’existez plus que sur le registre d’Etat civil, quand vous avez perdu tour espoir de retrouver la vie et qu’ardemment vous demandez qu’on y mette fin !

Quelle hypocrisie aussi quand l’on sait que, bien souvent sans que l’on en vous informe, les médecins dans leur conscience mettent fin à vos souffrances au terme de votre vie, mais ils n’ont pas le droit de le dire. C’est une forme d’euthanasie non volontaire.
Il y a des soins palliatifs contre la douleur qui ne sont pas aussi efficaces qu’on le prétend, mais qui sont un progrès, mais pas contre le désir de mourir quand on voit que son état n’a pas de solution, quand son corps n’a plus de force, quand sa fierté ne supporte plus cette thérapeutique qu’apportent t-ils ?

Et votre famille qui souffre aussi de vous voir dans cet état qui ne sait comment faire pour vous apporter un peu de bonheur. bien souvent elle préfère votre mort en se disant qu’elle vous a soulagé quand elle ira vous retrouver au cimetière en priant pour vous.

Faut t-il vous suicider, non bien sur, il faut vous aider à mourir. Pas n’importe comment mais en respectant des règles strictes pour éviter tout abus.
Le suicide est un acte de désespoir, une forme d’euthanasie par la fourniture de moyens ou tout simplement par surdosage de médicaments, c’est le suicide assisté, mais c’est aussi un acte de courage en lui même, et de faiblesse, par un manque de courage d’affronter les difficultés de la vie même à des jeunes déboussolés qui ont perdus tout sens d’existence, dégoutés d’eux mêmes.
Pour une personne malade qui souffre depuis de longues années ou la médecine ne peut rien apporter à sa maladie incurable, qui la mène inexsorablement vers la mort, que de faire vivre son corps, mais pas son esprit.
Le suicide serait une thérapeutique devant l’impossibilité d’euthanasie.
L’incompréhension des autorités gouvernementales et leur obstination à poursuivre devant la justice la personne qui aurait fait cet acte de bravoure en mettant fin aux souffrances du malade mérite d’être aménagée, mieux règlementée.
Mais il faut que le malade, dans l’état dans lequel il se trouve, demande le suicide ne pouvant lui même se suicider. Il faut du courage pour le faire et de la force morale, et s’il a cette force, il n’est pas encore à la limite de la mort.
C’est pourquoi l’autopsie de Chantal Sébire 52 ans 3 enfants et un frère a été pratiquée, elle avait toutes ses facultés, elle n’était pas au niveau de Vincent Humbert tétraplégique décédé en 2003 qui a défrayé la chronique et qui a fait avancer le dossier.
Ce que l’on peut déplorer c’est que l’on a pas permis à Chantal Sébire de partir comme elle le souhaitait sachant que sa maladie qui la défigurait, c’était donc intenable, n’avait de solution que la mort, mais dans combien de temps ?
Un an, 5 ans, plus, en sachant que sa souffrance aurait continuée cela aurait été inadmissible, mais comment définir le degré de souffrances physique et morale pour admettre le suicide actif ou passif ?
C’est pourquoi je comprends sa mort mais on n’avait pas le droit de mutiler son corps

L’euthanasie active désigne un acte volontaire pour abréger la vie du patient. Elle est autorisée dans certains pays comme la Belgique et les pays Bas, et récemment au Luxembourg pour des malades reconnus incurables, mais a partir de quel niveau de souffrances ?
En Suisse, elle est interdite, seul le suicide assisté est autorisé.
En France, elle est interdite ainsi que le suicide assisté, c’est la raison pour laquelle, il est nécessaire de légiférer une bonne fois pour toute afin de donner des règles humaines quantifiant la souffrance des patients, et l’état de son corps.
Et puis, il ne faut pas non plus que les journalistes montent en épingle des cas certes douloureux alors qu’il en existe bien d’autres dont on ne parle pas

On n’empêchera jamais une personne de vouloir mourir indépendamment de sa souffrance et de son corps, même avec des textes bien faits.


Ce message a été modifié par sandie72 - Sunday 23 March 2008 à 11:26.
Sunday 23 March 2008 à 10:33
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Jean Leonetti : euthanasie, justice et religion, il répond !

La loi Leonetti du 22 avril 2005, dite «relative aux droits des malades et à la fin de vie» est souvent citée ces derniers jours. C'est actuellement le seul texte qui parle d'euthanasie, de manière plus ou moins détournée. Jean Leonetti, son auteur, a d'ailleurs été invité à réfléchir à d'éventuelles révisions à apporter à ce texte eu égard aux évolutions des moeurs et aux cas "spéciaux", qui démontrent que la loi ne prend pas en considération 100% des cas. Il a également répondu à des lecteurs du journal "Le Monde", pour clarifier "sa" loi, mal comprise et mal citée par certains médecins et "journalistes". Pour finir, il a retenu deux points importants aux niveaux juridique et religieux...

Les questions-réponses entre les internautes et l'homme politique, peuvent être lues dans leur intégralité sur le site du journal Le Monde. On peut y voir les réponses très tendancieuses apportées par ce médecin cardiologue, concernant le sujet de l'euthanasie et du "suicide assisté", qu'il tient à séparer. Ainsi l'euthanasie serait : "je suis en fin de vie, je souffre trop, je vous demande d'abréger mes souffrances", alors que le suicide assisté ressemblerait plutôt à : "la vie que je mène ne vaut pas à mes yeux la peine d'être vécue, et je vous demande de m'aider à me supprimer", explique Jean Leonetti.

Au fil du dialogue, on prend conscience que le but principal selon ce médecin est de supprimer la douleur, mais surtout pas de donner la mort. Un discours très ambigu puisqu'il parle lui même de "raccourcir (la) vie" à divers endroits. Leonetti parle également du droit à aider le patient, même quand "on est conscient que l'on hâte la mort", avant de faire la différence entre "laisser mourir" et "faire mourir". Des éléments en apparence contradictoires ou au moins aux frontières très floues, qui aident à perdre le lecteur et même les médecins.

Toute la différence réside dans une subtile passivité. Le médecin qui débranche son malade, "ne provoque pas délibérément la mort par un acte médical, et respecte le code pénal français". Voila donc le coeur profond de la loi Leonetti, une forme d'euthanasie passive, bien qu'elle ne soit pas reconnue comme telle, où le médecin a le droit de laisser mourir son patient naturellement, en éliminant les assistances médicamenteuses, l'alimentation ou les aides respiratoires. Le tout accompagné d'une "sédation profonde, qui évite au malade de s'étouffer, de s'angoisser ou de ressentir la faim ou la soif".

Alors que faire pour arranger la loi ? Un texte acceptant ouvertement l'euthanasie ? Non. Apparemment ça n'est pas pour demain en France, quoique certains éléments du discours de Jean Leonetti laissent entrevoir qu'il est en train de préparer le terrain. Il ne faut pas passer de l'interdiction totale de l'euthanasie à son autorisation laisse t-il entendre. Le médecin indique d'ailleurs que dans les pays où elle est pratiquée, il a fallu passer par "plusieurs étapes qui avaient obtenu le consensus de la population, ou du moins un large assentiment". La première a été de "ne pas poursuivre les cas d'euthanasie dans lesquels aucune intention égoïste n'était manifestée". Or, quelques lignes plus loin, il écrit : "je suis favorable à ce que des instructions soient données au parquet pour (...) ne pas poursuivre les auteurs de ces actes". La nouvelle mission de Jean Leonetti serait-elle donc d'amener, petit à petit, l'idée que... peut-être ?... En tout cas ça y ressemble.

Mis à part ce détail juridique, les internautes ont bien évidemment amené l'idée de religion. "Et Dieu dans tout ça ?". Ce à quoi, le médecin a répondu : "La loi de la République doit s'appliquer à tous, à ceux qui croient comme à ceux qui ne croient pas" avant d'indiquer que "Plutôt que de dire "Et Dieu, dans tout ça ?", je préférerais dire : "Et l'homme, dans tout ça ?"", indiquant à son interlocuteur qu'il fallait prendre en compte la souffrance et les besoins du malade, au lieu de se soucier de ce que disent les religions à ce sujet.

Ce qui a également frappé Jean Leonetti, c'est la méconnaissance de sa loi, il faut le dire, très ambigue. Certains médecins qui débranchent leurs patients sont persuadés d'être dans l'illégalité, alors que ça n'est pas le cas. Inversement, certains médecins flirtent avec l'euthanasie illégale en pensant être dans leur droit.

Une mise au point nécessaire !


http://www.come4news.com/jean-leonetti-eut...nd--109493.html
Sunday 23 March 2008 à 12:15
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sandie72
Sunday 23 March 2008 à 10:32
Jean Leonetti : euthanasie, justice et religion, il répond !

La loi Leonetti du 22 avril 2005, dite «relative aux droits des malades et à la fin de vie» est souvent citée ces derniers jours. C'est actuellement le seul texte qui parle d'euthanasie, de manière plus ou moins détournée. Jean Leonetti, son auteur, a d'ailleurs été invité à réfléchir à d'éventuelles révisions à apporter à ce texte eu égard aux évolutions des moeurs et aux cas "spéciaux", qui démontrent que la loi ne prend pas en considération 100% des cas. Il a également répondu à des lecteurs du journal "Le Monde", pour clarifier "sa" loi, mal comprise et mal citée par certains médecins et "journalistes". Pour finir, il a retenu deux points importants aux niveaux juridique et religieux...

Les questions-réponses entre les internautes et l'homme politique, peuvent être lues dans leur intégralité sur le site du journal Le Monde. On peut y voir les réponses très tendancieuses apportées par ce médecin cardiologue, concernant le sujet de l'euthanasie et du "suicide assisté", qu'il tient à séparer. Ainsi l'euthanasie serait : "je suis en fin de vie, je souffre trop, je vous demande d'abréger mes souffrances", alors que le suicide assisté ressemblerait plutôt à : "la vie que je mène ne vaut pas à mes yeux la peine d'être vécue, et je vous demande de m'aider à me supprimer", explique Jean Leonetti.

Au fil du dialogue, on prend conscience que le but principal selon ce médecin est de supprimer la douleur, mais surtout pas de donner la mort. Un discours très ambigu puisqu'il parle lui même de "raccourcir (la) vie" à divers endroits. Leonetti parle également du droit à aider le patient, même quand "on est conscient que l'on hâte la mort", avant de faire la différence entre "laisser mourir" et "faire mourir". Des éléments en apparence contradictoires ou au moins aux frontières très floues, qui aident à perdre le lecteur et même les médecins.

Toute la différence réside dans une subtile passivité. Le médecin qui débranche son malade, "ne provoque pas délibérément la mort par un acte médical, et respecte le code pénal français". Voila donc le coeur profond de la loi Leonetti, une forme d'euthanasie passive, bien qu'elle ne soit pas reconnue comme telle, où le médecin a le droit de laisser mourir son patient naturellement, en éliminant les assistances médicamenteuses, l'alimentation ou les aides respiratoires. Le tout accompagné d'une "sédation profonde, qui évite au malade de s'étouffer, de s'angoisser ou de ressentir la faim ou la soif".
Alors que faire pour arranger la loi ? Un texte acceptant ouvertement l'euthanasie ? Non. Apparemment ça n'est pas pour demain en France, quoique certains éléments du discours de Jean Leonetti laissent entrevoir qu'il est en train de préparer le terrain. Il ne faut pas passer de l'interdiction totale de l'euthanasie à son autorisation laisse t-il entendre. Le médecin indique d'ailleurs que dans les pays où elle est pratiquée, il a fallu passer par "plusieurs étapes qui avaient obtenu le consensus de la population, ou du moins un large assentiment". La première a été de "ne pas poursuivre les cas d'euthanasie dans lesquels aucune intention égoïste n'était manifestée". Or, quelques lignes plus loin, il écrit : "je suis favorable à ce que des instructions soient données au parquet pour (...) ne pas poursuivre les auteurs de ces actes". La nouvelle mission de Jean Leonetti serait-elle donc d'amener, petit à petit, l'idée que... peut-être ?... En tout cas ça y ressemble.

Mis à part ce détail juridique, les internautes ont bien évidemment amené l'idée de religion. "Et Dieu dans tout ça ?". Ce à quoi, le médecin a répondu : "La loi de la République doit s'appliquer à tous, à ceux qui croient comme à ceux qui ne croient pas" avant d'indiquer que "Plutôt que de dire "Et Dieu, dans tout ça ?", je préférerais dire : "Et l'homme, dans tout ça ?"", indiquant à son interlocuteur qu'il fallait prendre en compte la souffrance et les besoins du malade, au lieu de se soucier de ce que disent les religions à ce sujet.

Ce qui a également frappé Jean Leonetti, c'est la méconnaissance de sa loi, il faut le dire, très ambigue. Certains médecins qui débranchent leurs patients sont persuadés d'être dans l'illégalité, alors que ça n'est pas le cas. Inversement, certains médecins flirtent avec l'euthanasie illégale en pensant être dans leur droit.

Une mise au point nécessaire !
http://www.come4news.com/jean-leonetti-eut...nd--109493.html



vraiment subtil le truc
ou on débranche et on injecte un cocktail de 3 produits : curare pour paralyser les muscles respiratoires, potassium pour arrêter le coeur, et anesthésiant pour endormir et la personne passe de vie à trépas sans s'en rendre compte.
ou selon leonetti on débranche et on attend que ça vienne tout seul, avec possibilité de sédater mais pas trop visiblement car la dose ne doit pas amener la mort de façon active.
au bout du compte le résultat est le même.et vu qu'on sous-dose les sédatifs bonjour les douleurs.
Et on passe à côté de l'essentiel. L'essentiel, l'important, c'est les derniers moments entre la famille, les accompagnants et le mourant. Ce moment unique, aussi fort que la naissance, devrait ne pas être parasité par les douleurs, il doit pouvoir être un souvenir très fort et très beau pour permettre le deuil. La mort est belle lorsque les gens s'en vont conscients, sereins, qu'ils adressent un dernier sourire vrai, réconfortant pour les accompagnants, rassurant sur cette énigme que représente l'après-mort. Peut-être faudrait-il que ceux qui verront les textes puissent expérimenter ça eux-mêmes car comme pour une naissance il n'existe pas de mots pour exprimer ces moments intenses qui se passent entre les mourants et les accompagnants.
"expédier" la mort c'est ce qu'on fait avec le cocktail. Laisser partir en prolongeant les douleurs et en en créant d'autres (6 jours sans boire ils souffrent pas ? mon oeil !) c'est la pire des solutions. Alors qu'on pourrait autoriser "tout produit" , donc tout dosage, permettant de partir serein.
Sunday 23 March 2008 à 14:15
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Mgr Danneels critique la médiatisation de l'euthanasie
Samedi 22 mars 2008 il y a 15 h.
(Belga) Le cardinal Danneels a critiqué sans la nommer la médiatisation de l'euthanasie, samedi soir à l'occasion de son homélie de veillée pascale à Malines, affirmant notamment que le fait de "contourner la mort" n'est pas un "acte héroïque" qui doit fournir matière aux "unes" des journaux.


"En quittant ainsi la vie, on ne répond pas au problème de la souffrance et de la mort. On la contourne. Contourner n'est pas un acte d'héroïsme, ce n'est pas de la matière pour les nouvelles des premières pages", a déclaré le cardinal Danneels. Cette homélie fait écho à la mort de l'écrivain et poète belge Hugo Claus qui, atteint par la maladie d'Alzheimer, s'est fait euthanasier mardi dernier. Le cardinal Danneels n'a pas fait de référence explicite à la mort de l'écrivain, mais il a placé ce thème au centre de son homélie de veillée pascale, samedi soir à la cathédrale Saint-Rombaut de Malines. Selon lui, "notre société, qui dit avoir déjà laissé tomber de nombreux tabous, en a par ailleurs créé de nouveaux, dont celui selon lequel la mort ne pourrait avoir de sens et toute souffrance devrait être absurde". (DEC)
Sunday 23 March 2008 à 16:07
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Okomarac
Tuesday 09 October 2007 à 08:28
Mgr Danneels critique la médiatisation de l'euthanasie
Samedi 22 mars 2008 il y a 15 h.
(Belga) Le cardinal Danneels a critiqué sans la nommer la médiatisation de l'euthanasie, samedi soir à l'occasion de son homélie de veillée pascale à Malines, affirmant notamment que le fait de "contourner la mort" n'est pas un "acte héroïque" qui doit fournir matière aux "unes" des journaux.
"En quittant ainsi la vie, on ne répond pas au problème de la souffrance et de la mort. On la contourne. Contourner n'est pas un acte d'héroïsme, ce n'est pas de la matière pour les nouvelles des premières pages", a déclaré le cardinal Danneels. Cette homélie fait écho à la mort de l'écrivain et poète belge Hugo Claus qui, atteint par la maladie d'Alzheimer, s'est fait euthanasier mardi dernier. Le cardinal Danneels n'a pas fait de référence explicite à la mort de l'écrivain, mais il a placé ce thème au centre de son homélie de veillée pascale, samedi soir à la cathédrale Saint-Rombaut de Malines. Selon lui, "notre société, qui dit avoir déjà laissé tomber de nombreux tabous, en a par ailleurs créé de nouveaux, dont celui selon lequel la mort ne pourrait avoir de sens et toute souffrance devrait être absurde". (DEC)



le hiatus est là : des extrémistes religieux prônent la douleur comme un plus. La douleur est juste un signal corporel pour dire que quelque chose ne va pas bien. Quand on lutte contre, on supprime le signal mais il vaut mieux traiter la cause . Quand c'est devenu impossible à traiter, on se retrouve avec des douleurs grandissantes. Que ceux qui veulent souffrir le fassent, c'est leur droit, mais qu'ils n'imposent pas ça aux autres surtout qu'on a des moyens d'éviter ça.
En outre souffrir ne permet pas d'aborder la mort avec les 100 pour cent de sérénité qu'il faut.

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