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Livenet > Forum > Histoire
lundi 28 février 2005 à 19:13
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ca personne ne peut le savoir .

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lundi 28 février 2005 à 23:08
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Je n'ai jamais entendu parler de ce plan c'est bizarre huh.gif

tres arogant en effet ...

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lundi 07 mars 2005 à 19:55
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Je vais maintenant m'intéresser à un personnage clé de l'unité allemande : Bismarck.



Il fut au pouvoir de 1871 à 1890. Son influence prépondérante sur Guillaume Ier, ses méthodes plébiscitaires et sa stratégie de division des partis ont fait dire à certains historiens qu'il avait mis en place une véritable dictature personnelle. Qu'en est-il vraiment ?


Bismarck et la démocratie

Conservateur voir réactionnaire, son attachement au principe monarchique en a fait un des principaux adversaires de la démocratie. Mais pourquoi alors avoir oeuvré pour la mise en place du Reichstag ? Il s'agit en fait d'un calcul politique afin de déborder les Libéraux.

Conscient que l'unité allemande était fragile, il savait que le suffrage universel était aussi un moyen de limiter les particularismes.

Enfin, il était également réaliste et se rendait compte qu'on ne pouvait pas éternellement s'opposer aux mouvements d'une époque. Ainsi, il a décidé de canaliser les aspirations démocratiques afin qu'elles servent sa politique.


Ses méthodes de gouvernement

* Une mobilisation contre des ennemis communs :

Dès 1871 et jusqu'en 1876, il décide de prendre pour cible l'Eglise catholique. C'est le fameux Kulturkampf (lutte pour la civilisation). Il s'allie pour cela aux Libéraux protestants hostiles depuis que Pie IX a proclamé le Syllabus (catalogue des erreurs de l'époque contemporaine où le libéralisme tenait une bonne place) et aussi depuis l'infaillibilité pontificale annoncée lors du concile de Vatican I. Il combattra l'influence du clergé chez les Polonais de Prusse et en Alsace-Lorraine et interdira aux prêtres d'aborder des thèmes politiques lors des homélies. Ce sera un échec et ne fera qu'accentuer la confessionalisation des luttes politiques en Allemagne.

L'autre grand ennemi est bien sûr le socialisme. Ce mouvement ouvrier est très précoce en Allemagne (1878) et très bien organisé. Il le considérera comme une menace pour l'ordre monarchique européen et fera voter plusieurs lois antisocialistes. Là encore, c'est un échec et favorisera le développement d'une contre-culture et de la clandestinité.

* La satisfaction des intérêts matériels :

Celle-ci aura deux aspects dans la politique de Bismarck : elle concernera à la fois la protection douanière de la production nationale et la protection sociale des ouvriers afin de les soustraire à l'influence du SPD. Il souhaite donner des ressources budgétaires au Reich et alleger les impôts directs pesant sur les producteurs. On parle d'alliance du "sègle et de l'acier" (agriculture et industrie lourde).

* Un appui sur les majorités changeantes :

Il ne veut pas dépendre d'une majorité stable. Il s'appuie successivement sur les Liberaux puis les Conservateurs et lorsqu'il n'arrive pas à faire passer une loi, dissoud l'assemblée et manipule l'opinion en agitant constamment la menace d'une révolution sociale. Il favorisera ainsi les lobbies en les opposant aux partis politiques.
mardi 08 mars 2005 à 21:24
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Mais quelles étaient ses relations avec la (je pense) très riche Bavière catholique ?
mardi 08 mars 2005 à 23:41
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Bismarck était avant tout Prussien et comme je l'ai dit, a participé à l'unification allemande à condition de maintenir la domination et les particularismes de cette région dont l'élite détient toujours les postes importants au sein de l'armée et de l'administration.

La Bavière représentait 12% de la population contre 60% en Prusse. On voit tout de suite le déséquilibre ! Cependant, elle garde une certaine autonomie. Son armée par exemple ne passe sous le commandement de l'empereur qu'en période de guerre et elle a ses propres représentants à l'étranger.

La méfiance de Bismarck envers la Bavière s'explique d'abord par son catholicisme (crainte générale d'un internationalisme sous autorité papale qui fragiliserait l'unité allemande) mais aussi par son lien avec l'Autriche, pays frère mais néammoins ennemi depuis la victoire de Sadowa.
mercredi 16 mars 2005 à 20:28
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Les partis politiques

La géographie politique de l'Allemagne est complexe. En allant de la droite vers la gauche, on peut distinguer les formations suivantes :

* Le parti conservateur allemand est fondé en 1876 par la réunion des "vieux conservateurs" qui avaient combattu Bismarck par crainte de la disparition de l'Etat prussien et des "nouveaux conservateurs" qui s'y étaient résignés. Malgré son nom, il est implanté presque exclusivement en Prusse, à l'est de l'Elbe, et représente les propriétaires fonciers et les fonctionnaires. Il se rapproche de Bismarck après 1879 et soutient ses textes antisocialistes et ses lois militaires.

* Le parti conservateur libre réunit les conservateurs favorables à la politique d'unité nationale de Bismarck et réticents devant le maintien des particularismes des Etats. Il recrute parmis la noblesse, les propriétaires fonciers, les industriels. C'est plus un club de gens de bonne compagnie qu'un parti au sens moderne du terme.

* le parti national-libéral veut construire à la fois un Etat national puissant et un Etat de droit fondé sur les libertés publiques. Par réalisme, il s'est rallié à la politique de Bismarck, tant detestée et combattue. Les thèmes du libéralisme sont relayés par une presse très influente, aussi bien à Berlin que dans les grandes métropoles régionales.

* Le parti progressiste allemand, plus à gauche que l'autre parti libéral, a des électeurs parmis les artisans, les fonctionnaires de sensibilité protestante, les membres des professions libérales, les journalistes et les intellectuels.

* Le Centre catholique est un parti confessionel qui a l'ambition de représenter les intérêts des catholiques minoritaires dans le Nouvel Etat national. Sa base électorale est donc limitée aux régions de la Rhénanie : Westphalie, Bade, Wurtemberg et Silésie. Les catholiques de Bavière ont un parti spécifique plus traditionnaliste.

* Le parti social-démocrate (SPD) est fondé en 1875 au congrès de Gotha par la fusion de l'Association générale des travailleurs allemands créée en 1863 par Ferdinand Lassalle, et du parti social-démocrate des travailleurs créée en 1869 à Eisenach et influencé par les idées de Karl Marx, toujours en exil à Londres. Ses dirigeants les plus en vue sont August Bebel et Wilhelm Liebknecht.
dimanche 27 mars 2005 à 14:21
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Au fait , y a des decendants connus de guillaume II huh.gif ?
dimanche 27 mars 2005 à 15:09
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J'ai fait quelques recherches sur la dynastie de Hohenzollern et la réponse est oui ! C'est vraiment trop compliqué de retranscrire ici l'arbre généalogique de Guillaume II donc je te renvoies à ce site : clique ici
mardi 29 mars 2005 à 22:22
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QUOTE (Bulzork @ 28 Feb 2005 à 18:44)
Guillaume II n'empeche je crois qu'il etait fou ou skyso ou un truc comme ca ! sleep.gif

En fait, il avait un problème d'oreille interne mais n'était pas fou ! Par contre, il était souvent dépressif (comme pendant la première guerre mondiale). Il aimait l'armée mais pas la guerre. C'est un personnage complexe et intéressant à étudier...

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