Wednesday 23 March 2005 à 12:12
Je n'étais pas très inspiré , hier soir
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Primat de l'économie : l'économie a de tout temps été au centre des préoccupations des hommes politiques.
>> On peut certes se demander si l'impérialisme était au service de l'économie , ou bien si c'était le contraire : j'ai lu un questionnement de cet ordre lors de ma lecture d'un livre où il était notamment question de la politique lagide en Egypte (dans la période hellénistique , de la fin de l'Empire d'Alexandre , à la prise totale du pouvoir par les Romains)... Et on peut se demander par exemple si "
l'impérialisme" américain n'est pas principalement au service de l'économie et du maintien du niveau de vie des mêmes américains.
Les deux domaines - politique extérieure et économie - sont donc toujours liés.
Par contre , je me demande si , à une autre époque de l'histoire , l'homme politique s'est retrouvé dans une situation où il n'avait pas le choix entre plusieurs modèles , tant le modèle libéral (avec plus ou moins d'intervention des états - mais le pragmatisme est de rigueur) semble s'imposer.
A l'époque , on en était à la lutte pour une amélioration des conditions de vie (le front populaire n'est pas loin en France) , à l'éventuelle préparation à la guerre (ou à la "défense" en cas d'agression) , domaine qui nécessitent l'intervention d'hommes politiques qui peuvent être de sensibilités différentes...
Aujourd'hui , l'homme politique français n'est plus en mesure de mener une politique impérialiste , ni même une politique d'influence culturelle ou économique sur ses voisins : il ne peut que suivre le mouvement libéral , en essayant de l'encadrer le plus possible (en fonction de ses moyens ou de sa volonté) , mais cela reste limité comme champ d'action (exemple : les retraites et les différences de proposition de chacun des partis de gouvernement) . La marche à l'Europe , la globalisation et l'émergence de certains pays rendent plus ou moins forcées certaines décisions.
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Revers de l'apaisement :
>> Dans la mesure où chaque personne peut jouer un rôle politique dans notre société , où il est même encouragé à le faire , l'homme politique cesse d'être autre chose aux yeux d'un citoyen qu'une personne oeuvrant à l'acquisition de davantage de pouvoir.
A une époque , le citoyen pouvait se sentir représenté par lui : aujourd'hui , il ne voit en lui qu'un exécutant , qu'un technocrate ... ou bien qu'un gentil organisateur. Pas étonnant que la politique moderne ne nous offre que des Bush , Chirac , Blair ou Berlusconi comme homme d'Etat : a-t-on besoin de personnages brillants , qui portent un projet , ou de personnes qui
présentent bien ?
Puisque , de plus , le citoyen a la possibilité par son action d'oeuvrer (de multiples façons) à l'amélioration de ses conditions de vie et de celles des autres (à l'échelle nationale) , l'homme politique perd de son prestige : il peut même devenir un gêneur , mettant des batons dans les roues des personnes ayant envie d'entreprendre quelque chose (socialement ou économiquement)
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Fin des idéologies :
>> Si l'homme politique n'est plus le représentant d'une idéologie , susceptible de créer un certain émoi dans la population (François Bayrou est selon moi le plus apre défenseur de l'Européisme - dernière idéologie encore debout , avant que l'Europe ne devienne qu'un grand marché) , s'il n'est plus porteur d'un projet à moyen ou long terme , mais se contente de n'être qu'un gestionnaire , il ne défend plus en fait que des intérêts de domination personnelle.
Je ne vois pas l'intérêt de s'intéresser à la carrière d'un homme politique , savoir ce qu'il devient , quelle est sa richesse , ses joies , ses peines...

P.S.: Certes , je n'arrive pas à mettre tout ça en parallèle avec le sujet en question (bref , je suis hors-sujet) , et finalement , j'étais peut-être en meilleure forme hier soir ...
Ce message a été modifié par RealSidius - Wednesday 23 March 2005 à 12:19.