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L'award Du Meilleur écrivain

Laquelle, selon vous, est la meilleure ?
Laquelle, selon vous, est la meilleure ?
1 (Minuit Sonne) [ 4 ] ** [17.39%]
2 [ 5 ] ** [21.74%]
3 (Rendez vous) [ 2 ] ** [8.70%]
4 (Les Murailles du Trépas) [ 2 ] ** [8.70%]
5 (Averse) [ 3 ] ** [13.04%]
6 (Un monde, une vie...) [ 0 ] ** [0.00%]
7 (En série...) [ 7 ] ** [30.43%]
Total des votes: 30
  
La Will_DaRk
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Saturday 02 December 2006 à 19:28
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Voilà j'ai fini de poster, vous pouvez voter, et réagir aux nouvelles. ^^


Ce message a été modifié par La Will_DaRk - Saturday 02 December 2006 à 20:11.
La Will_DaRk
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Saturday 02 December 2006 à 19:35
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1 MINUIT SONNE

Minuit sonne, j’entends les douze coups de l’horloge retentir gravement dans mon esprit. Dehors il fait noir, tout comme dans mon cœur. C’est une heure fatidique. L’heure où je pleure, l’heure où je meurs. J’entends des cris au loin, une voix qui m’appelle. Est-ce mon imagination qui me joue des tours ou bien cette voix intérieure qui m’interpelle ? Des blessures m’envahissent, des gens me haïssent. Des pensées noires me font frémir, je ne demande pas à souffrir. Je n’ai pas choisi de vivre, je m’en serais bien passée, mais on ne m’a rien demandé, comme jamais d’ailleurs. Les seules choix qui furent les miens se sont avérés être les mauvais et m’ont amené au désastre. Comme quoi des fois il vaut mieux se laisser guider par les autres, au moins on ne culpabilise pas autant. Rater sa vie, est-ce si grave en fin de compte ? Beaucoup de gens ratent leur vie, une majorité d’ailleurs. Mais peut-on considérer qu’on a échoué à seulement vingt ans ? Ai-je encore la moindre once d’espoir ou dois-je me résigner ? On me dit qu’il faut se battre, lutter jusqu’à son dernier souffle, mais moi je ne sais pas. J’ai l’impression d’avoir déjà tout gâché, tout perdu, tout raté. Peut-être ai-je tort. Je n’en sais rien, je ne sais plus. Je cherche des réponses potentiellement enfouies dans un recoin de mon esprit, un endroit bien caché où il m’est impossible d’accéder. Mais la vie me fuit, elle me détruit, et je m’enfuis. Je me réfugie dans des pensées abstraites, dans les abîmes de mon esprit, j’envoie tout valser. Mais je m’enlise, je m’enfonce, tout ça ne sert rien. Je dois agir je le sais, je dois me battre. Plus facile à dire qu’à faire, je vous l’accorde !
Les douze coups de minuit résonnent de nouveaux dans les méandres de mon âme, me rappelant soudain que je suis encore en vie. Une vie apathique sans soute, emplie d’états mélancoliques, mais une vie quand même. Si je dois mourir autant en profiter avant. Mais est-ce une bonne idée ? Non bien sûr que non. Tout le monde me dira que ce n’est pas la meilleure des solutions. Mais tout le monde n’est pas moi. Personne ne me connaît vraiment, sinon ils fuiraient. Aucun d’entre ceux qui prétendent m’aimer ne s’imaginent ma misère mentale, mon grave état psychologique, mes idées fatales, mes pensées infernales et mes idées sulfuriques.
A minuit je vois tout en gris, mais je suis apaisée. C’est l’heure où tout le monde dort. Personne ne se préoccupe de ce que vous faites, non pas qu’on puisse dénoter une quelconque différence dans la journée, les gens ont le don de vous ignorez lorsqu’on vous ne correspondez pas à leurs idées. Ils essaient un peu de vous réconforter, puis s’en retournent vaquer à leurs affaires de la matinée, le reste de la journée étant consacré à vous ignorer.
Plutôt que de rester là à écouter le silence vibrant dans mon cœur meurtri, je décide d’errer. Dans la rue ? Impossible, il n’y avait pas de rue, juste un mur inaccessible. Je me dirige vers la radio, seul outil présent dans cette chambre sombre et étouffante. Même pas d’ordinateur ! C’était déjà le Moyen Age, mais lorsqu’on a que les moyens du bord on fait avec. J’allume le petit poste démodé et tourne le bouton. Je tourne, encore et encore pour ne rien obtenir. Tiens, cette phrase contient à elle seule la métaphore de ma vie : errer sans but sans s’arrêter pour finalement n’aboutir que sur du néant. La neige sonore me rappelle les bruits incessants qui étouffent mon esprit, comme ses douze coups de minuit. Une cacophonie qui m’empêche de penser, qui me condamne à rester bloquée, pourquoi même essayer ?
Et puis ça y est. Après plusieurs minutes à machinalement tourner un bouton pour ne retrouver à chaque fois que le même brouillard, autant radiophonique que mental, j’entends finalement quelque chose. Non, je ne rêve pas, c’est bien une voix. Un appel, qui pourrait très bien ressembler au mien. Celui de quelqu'un désespéré, accablé, mal aimé. Quelqu'un qui se promène sur la bande FM, sans joie ni haine, sans espoir, que du noir. Un cri de détresse qui me serre le cœur, qui me fait pleurer, me fait comprendre que je ne suis pas la seule à exister, pas la seule à me noyer, recroquevillée dans ma douleur.
Pouvais-je y répondre ? Je l’ignorais, mais du fond du cœur je l’accompagnais. Je voulais lui parler, lui faire comprendre qu’il y avait au moins une personne qui l’écoutait, qui le comprenait. Cet appel me faisait l’effet d’un chant, tel l’appel d’une succube qui me susurrerait de succomber à ses supplications. Tel le chant d’une sirène mythologique, désireuse d’entraîner Ulysse et ses marins vers la mort. Ce chant si doux, si beau, n’est-il pas aussi maléfique ?
Peu importe, je veux l’écouter, lui répondre. Je me sens mieux tout à coup. J’ai l’impression de retrouver le sourire. Je ne suis plus seule, c’est déjà ça ! Je m’approche encore plus du poste de radio pour mieux pouvoir me délecter de cette voix aussi triste que sublime. Puis le miracle se produit. J’appuie sur un bouton dont je n’avais pas encore pris connaissance, et je peux lui répondre !
« Tu n’est plus seule, je souffre aussi. Nous ne faisons qu’un désormais, comme une message que l’on envoie sur les ondes, nous nous retrouvons au même point. »
Le chant ne cesse pas, au contraire, il s’amplifie et me répond. « Qui es-tu ? Que fais-tu ? Me comprends-tu ? » Que répondre à ça ? Mais je ne perds pas pied, je lui parle. Je lui raconte ma vie, mes angoisses.
« J’ai tout gâché tu sais. Je suis seule, la vie m’angoisse, je n’ai personne, et je erre, je me perds dans les dédales de la vie, dans ce labyrinthe maudit. Je ne trouve pas ma voie, pas ma place, j’ai l’impression qu’elle est là, entre ces quatre murs, enfermée dans mon esprit, sortant très peu pour voir la vie. Dans mon esprit je me suis déjà envoyée valser, je me suis déjà envolée, j’ai vu l’Eden et le tunnel, celui dont on parle. J’ai vu la mort mais elle m’a tournée le dos, j’ai vécu entre ciel et mer mais je n’ai pas pu flotter. J’ai toujours échoué, me suis toujours retrouvée esseulée. Des fois je m’imagine au fond de moi que la nuit mon âme s’illumine, se transcende, transperce mon corps pour le délivrer. Mais ensuite je me rends compte que tout cela n’était qu’un rêve et je suis seule de nouveau, sans personne. Je me promène, je erre, je divague, trop lasse pour ressentir de la haine ou même de la joie. Je me laisse bercer par le chant de mon cœur, un chant qui glace mon corps mais réchauffe mon âme. Je suis heureuse de t’avoir trouvé, je ne veux plus te quitter. »
Je continue à lui parler, il me répond. J’ignore s’il chante ou s’il se contente de parler. Peu importe, sa voix se transformait pour moi en le plus doux des instruments, violon, harpe, piano, elle était tout ça à la fois. Ses paroles poétiques, sa voix symphonique, tout se fondait en une merveilleuse mélodie, comme les couleurs d’une aquarelle. Je l’écoute et il m’apaise. Est-ce un homme, une femme ? Peu m’importe, il a la voix d’un ange. Est-ce mon ange gardien qui se révèle enfin à moi, adoucit mes angoisses pour me redonner goût à la vie ? Tout me semble divin, céleste dans cette voix, ce message, ce chant. Je n’ai pas besoin de parler, il anticipe mes mots alors qu’ils ne sont qu’à l’état de pensées. Mais je les fait sortir de ma bouche malgré tout, parce que ça m’apaise, me fait du bien, il le comprend. Nous communiquons ainsi pendant des heures, laissant nos angoisses voguer sur les ondes.
Soudain, le signale se brouille, je n’entends plus rien. J’éclate en sanglots. Nous nous promettons de communiquer ainsi chaque nuit, nous en avons besoin, cela nous fait du bien. Puis plus rien. Le signal se brouille, que des parasites à nouveau. Mais je ne suis pas triste, je sais que je le reverrais, je sais qu’il reviendra, que de nouveau il me réconfortera, et même s’il ne peut pas me prendre dans ses bras l’éclat de sa voix suffira à me rendre le sourire, à apaiser mes peines, plus besoin de me saigner les veines.
J’aperçois les premiers rayons de soleil filtrer à travers les barreaux. Enfin en éclat de lumière pour illuminer ma prison. Nous avions donc parlé si longtemps ? Que le temps passe vite quand on est bien ! Les coups de minuit étaient bien loin derrière moi. Le son rauque de l’horloge ne résonnait plus en moi, je n’entendais que l’écho de sa voix, son timbre si doux et si onirique que je n’oublierais jamais.
Soudain j’entends un bruit. Il s’agit d’une clef que l’on tourne dans une serrure. La serrure de ma chambre sans soute. Puis une grande dame vêtue de blanc, l’air glacial et antipathique entre et me regarde comme si j’étais une folle.
« Pourquoi avez-vous donc parler seule toute la nuit ? Vous avez réveillé le patient d’à côté.
« Je ne parlais pas seule, mais avec l’homme de la radio. Cette nuit j’ai trouvé mon âme sœur, quelqu'un d’aussi perdu que moi, nous nous sommes aidés mutuellement. Cette nuit à minuit ce sera pareil.
« Bien sûr… »
« Pourquoi ne me croyez-vous pas ? »
« Ma pauvre petite, ce poste de radio est vieux et obsolète. Et il n’a pas d’antenne, personne n’a pas vous parler, vous n’avez rien pu capter. »
Elle ne veut donc pas me croire ? Soit, je n’avais pas besoin de son approbation, j’irais à mon rendez-vous de minuit.
Je lance un regard aux fenêtres si hautes.
« Pourquoi y a-t-il des barreaux aux fenêtres ? Cela est d’un triste ! »
« Vous vous croyez où ma petite ? Ceci est un asile psychiatrique, pas un hôtel quatre étoiles. »
Un asile ? Pourquoi pas ?


___________________

2

6h du matin…Comme tous les matins, mon réveil agresse mes oreilles. Comme tous les jours, je vais devoir passer 2h chez le coiffeur, puis chez l’esthéticienne pour enfin, subir les assauts de fans en furie qui seraient capable de ramasser ton chewing gum et le vendre aux enchers. Comme tous les ans, je vais devoir assister à cette cérémonie pompeuse, et devoir porter une robe dont le prix sera plus élevé que le PIB du Soudan.

Alors que je suis en train de réfléchir sur la tenue que je compte porter ce soir (La Croix ou Versace), un coup de téléphone me tire de ma profonde réflexion. « Hello darling, it’s Brad, How are you doing mia bombissima? » Ah Brad Pitt… un quadragénaire frustré d’avoir été largué par une jeune actrice et officiellement marié à une « jolie »... Le coq d’Hollywood, qui rejette son image de sex symbole, et qui n’immonde quotidiennement de sms langoureux., dans le but d’apparaître un jour, au bras de la bombissima..

Ce dernier voulait simplement me convier à une soirée dans son yacht privé juste après la cérémonie. Après avoir reçu mes 3 awards (sans grande surprise), posé pour une horde de photographes, et écrit des vulgarités en guise d’autographeà ces Japonnais -qui de toute façon ne comprennent pas l’anglais-, je me rendis à cette fameuse soirée.

Arrivée sur place, je compris que j’allais passer un très mauvais moment….Les regards envieux de Beyonce et Shakira , les compliments pathétiques de Tom Cruise au sujet de ma robe et le regard assassin de sa nouvelle femme me firent regretter d’être venue.
J’ai passé ma soirée à rigoler avec Guy Ritchi, le mari d’une certaine Madonna. Un homme sympathique, qui me parlait de la joie d’être père.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir, le lendemain, sur les couvertures people une photo de lui et moi avec pour titre « Guy Ritchi quitte Madonna pour la bombissima »!


Non, vraiment, la vie de star est un calvaire. Je compte arrêter ce métier et suivre une formation de charcutière, (car j’adore la Coppa)… Je pense que ce métier ne diffère pas vraiment du mien. Dans les deux, je suis entourée de porc, sauf que dans le second, je peux les couper !

___________________

3 RENDEZ VOUS

J’ avais rendez vous…avec toi. J attendais ce moment de retrouvailles avec impatience comme chaque dimanche ou je venais te voir .J’avais choisi tes fleurs préférées (des roses noires)…Je m’ habillai de façon à affronter le froid …oui l hiver était déjà la et la neige réverbérait sa blanche lumière sur la campagne environnante…Je sortis de chez moi,je descendis le chemin.
Tu m’attendais…Derrière cette barrière était un jardin ou se côtoyaient angelots, chérubins et d étranges monolithes ; c était là notre rendez vous
Je m avançais doucement ,avec un recueillement quasi religieux…Je sentais ton âme en communion avec la mienne dans cet univers d étrange paix …Tu n étais pas loin…
Pas loin… mais si éloignée pourtant…Je cherchais ton ombre , je ressentais ta présence :
tu étais la près de moi …Je m’ approchais de la chapelle ,et déposai le bouquet que tu aurais tant aimé si tu n étais pas….Non,je ne pouvais me résoudre à prononcer le mot,même par la pensée…
Je murmurai une prière, fondis en larmes et restai un moment devant ta dernière demeure.
Puis je repartis pour le monde des vivants…

Ce message a été modifié par La Will_DaRk - Saturday 02 December 2006 à 19:41.
La Will_DaRk
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Saturday 02 December 2006 à 20:05
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4 LES MURAILLES DU TREPAS

Je ne sais pas combien de temps j'ai survécut dans cet endroit morbide, mes repères avaient vite disparus. La faim et l'odeur de mort qui s'échappait de la cheminée de la baraque E182 nous incommodaient. Les sentinelles prenaient plaisir à nous tétaniser, certains y perdirent la raison. Mais lorsque je la retrouvais chaque après-midi, l'atmosphère irrespirable du camp et des labeurs laissait s'immiscer un courant d'air frais qui me purifiait les entrailles.

J'avais rencontré Katherine le jour de son arrivée dans le camp, quelques temps après la mienne. Son courage et sa joie de vivre m'avaient rapidement subjugué. De plus, le hasard voulut que nos tortionnaires nous aient ordonnés d'oeuvrer ensemble à la même tâche : nous devions creuser à la pioche de larges cavités sur une vieille parcelle terreuse, longée par de très hauts grillages oxydés. Nous parvenions toujours à travailler près l'un de l'autre et à échanger quelques mots. Certes, nos discussions n'étaient pas interminables, mais si riches : l'essentiel y était. Nous aimions nous imaginer vivant dans une paisible résidence, fonder une famille. Nous avions besoin de ces échanges, même très discrets, pour pouvoir nous échapper spirituellement de cet enfer. Nous nous aimions.

Quelques fois, à l'abri des oreilles germaniques, nous élaborions des stratégies pour s'échapper de la détention, nous avions foi en un jour où elles aboutiraient. C'était en quelques sortes l'un de nos passe-temps.

Un jour, entre deux coups de pioches, je levai la tête et entrevit l'invraisemblable : les soldats semblaient avoir déserté les alentours. Je le fis savoir à Katherine. Puis sans prononcer le moindre mot, sans faire aucun geste, simplement en croisant nos regards, nous savions que l'heure de notre évasion avait sonné.

Je pus constater son exténuation et la porta donc sur mes épaules en direction d'un des grillages périphériques. Katherine était inquiète et présumait qu'il était certainement piégé d'une quelconque façon. Mais je me souvenais avoir vu quelqu'un le toucher récemment. Je lui suggérai alors de passer le premier pour lui prouver le contraire, ce qu'elle accepta.

Je me rappelle avoir serré les fils de fers barbelés à pleines mains en haut de la clôture. Je me souviens du sang qui ruisselle sur le métal et de cette douleur qui me traversait les membres avant que je ne chute sur le sol dans un amas de poussière. J'étais de l'autre côté de la séparation. J'étais libre.

Je comprimais mes mains l'une contre l'autre pour éviter au sang de s'échapper. Puis je tentai de convaincre Katherine de faire exactement comme moi. Paralysée à la vue de mes plaies profondes, elle songea à renoncer. Mais après lui avoir remémoré tous nos projets, elle m'adressa, à travers le grillage et entre deux sanglots, un enthousiaste « Je t'aime ». Elle saisit alors le treillis métallique puis y grimpa intrépidement, pendant que je guettais qu'aucun soldat n'approchait à l'horizon. Il n'y en avait pas.

Mais alors qu'elle atteignit le sommet du grillage, une voix terrorisante retentit comme un coup de tonnerre. Un soldat dissimulé en haut d'une des tours bordant le camp vociféra quelques paroles dans sa langue diabolique. Katherine et moi tournâmes nos têtes vers lui. Le militaire braqua son arme vers nous.

La rafale de balles qui heurte le grillage, les étincelles, le sang, le silence de Katherine, son corps qui chute en arrière. Des bruits et des images gravés en moi pour la vie. Katherine est morte.

Quelques minutes plus tard, je parvenais à me cacher dans un bosquet aux abords du camp pour m'y évanouir. Je m'y réveillai au milieu de la nuit suivante. Les habits ensanglantés, je retournai près du grillage, espérant entrevoir le corps de celle que j'aimais. Je n'y constatai qu'une longue traînée dans le sable mêlé de sang, s'étendant du pied de la clôture à la baraque E182. Je fondis en larmes. Jamais je ne connaîtrai cet amour passionnel qui m'était promis.

___________________

5 AVERSE

__Une tache de la taille d'une pièce d'un centime d'euro venait d'apparaitre sur le sol, à mes pieds, de couleur plus sombre que le goudron poussièreux. Une seconde apparut, une mètre plus loin. Et encore une autre. Quand le sol devint tacheté, je compris qu'il s'agissait de la pluie.
Et soudain, ce fut la trombe, libérant une forte odeur du trottoir tanné par le soleil durant la journée. Maat et moi sautèrent sous la porte cochère la plus proche.
__- Et maintenant...on fait quoi ? me lança Maat en passant la main dans ses cheveux, relevant une mèche rousse qui lui barrait la vue.
__- On devait pas rejoindre Cécyl ?
__- Euh, si.
__- ...et je suppose que toi non plus tu n'as pas de parapluie.
__- En effet, dit-il en m'attrapant la main d'une rapidité qui m'éffraya.
Une fraction de seconde, je le vis sourire.
__- C'est parti ma poule !
__Encore un de ses plans foireux. Une fois ma main dans la sienne, il se rua et m'entraina en courant.
__- Aaaaaaaaaaaaaaaaah !! ne pu-je m'empêcher de lacher.
__C'est dans ce genre de circonstance que le temps perdait de sa consistance. Nous n'étions pas si loin de la station de métro, pourtant cette course sous le déluge me parut interminable. La rue se vidait rapidement : la pluie repoussait la foule dans les cafés ouverts et derrière les vitrines des magasins; le reste filait, ombres fugitives, en rasant les murs. Bientôt, il ne resta plus que nous, criants et riants. Enfin surtout moi.
__Mon pantalon fut rapidement trempé, mes pieds rencontrant parfois des flaques qui se confondait avec la couleur du sol. Finalement, nous rentrons dans le métro, dégoulinants de toute part. Le chemin fut très court, et une fois recrachés par la bouche de métro, nous continuâmes notre chemin. La pluie avait cessé d'un coup et le soleil reprit de plus belle, ignorant le précédent événement climatique, et les trottoirs sèchèrent à toute allure. J'essayais d'essorer mes cheveux et Maat secoua sa tête comme un chien peut s'ébrouer. Ce fût une Cécyl encore endormie qui nous ouvrit sa porte, comme une fleur.
__- Ben dites-moi, vous avez pas eu le temps de vous sécher ce matin après la douche? dit-elle avec de grands yeux.
__- Cyl, tu préfère que je te donne une explication avant ou après que je te frappe?

___________________

6 UN MONDE, UNE VIE...

Aujourd'hui, un énevement grave s'est passé. Quand je me suis réveillée ma radio braillait au crime. Drôle de monde, monde où tout est gris, mais où tout est heureux, nous vivons dans le meilleur des mondes disent ils. Je me suis levée et j'ai opté pour mettre un de mes Cd préféré plutôt que d'entendre encore ces abominables nouvelles. Une fois la musique mise, instantanément j'ai retrouvé mon énergie, mon petit déjeuné et ma toilette effectués en un éclair, je suis descendue en ville. Il faisait très gris, un temps que j'aimais. Marchant le long du fleuve j'observais les détritus flottants sur l'eau, quel monde de merde. Une fois de retour à mon appartement j'ai fait une petite valise pour partir dans ma campagne natale. Ma campagne natale où ma maison isolée m'attendait, maison en pierre que j'adorais, mais qui me faisait peur. Peur de je ne sais quoi, mais une peur qui ne voulait s'enfuir. C'est comme si j'avais eu le sentiment que dans cette maison il s'était ou allait se passer quelque chose. Mais j'y allais quand même. Pendant que je roulais en sa direction, le ciel se dégageait laissant apparaître des cols blancs entourants la vallée que je voyais grossir au plus j'avançais. Après m'être précipitée dans la bâtisse pour mettre la cheminée, je suis sortie faire le tour du lac avoisinant. De loin, elle était sinistre, mais je savais qu'à l'intérieur un bon feu m'attendait. Je me suis accroupie près de l'eau. Quand l'eau a commençé à se calmer après le passage de ma main j'ai vu peu à peu une brune aux cheveux ébourrifés tenus d'une main ferme par un homme. Il plaquait son autre main contre sa bouche bien que personne n'aurait entendu ses cris. Il l'a obligé à se lever, et l'a poignardé avant de la balancer dans cette eau glacée. J'agonisais dans cette froideur ne pouvant bouger, ne pouvant crier. Je dérivais dans l'eau jusqu'à ce que je coule me disant que quelqu'un entendra ma mort à son réveil, et que l'intuition au sujet de ma maison était vrai.

Ce message a été modifié par La Will_DaRk - Monday 04 December 2006 à 18:21.
La Will_DaRk
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(F)
Saturday 02 December 2006 à 20:09
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7 EN SERIE...

___Elle se regarda dans le miroir. De nombreuses ecchymoses lui couvraient le visage. Elle peigna ses cheveux emmêlés au cours de la lutte et cacha ses bleus avec du maquillage. Regardant à nouveau le miroir, elle vit une femme pensive. Elle songeait à ce qu’elle venait de faire, se demandant si un jour elle pourrait dormir tranquillement. La conscience dérangée, la nouvelle tueuse changea ses habits ensanglantés pour des propres. Elle venait de tuer un homme qui, entré par effraction, avait essayé de l’étrangler. Elle recouvra cet homme d’une couverture en laine, se lava les mains une nouvelle fois et sortie.

___La jeune fille s’arrêta dans la cage d’escalier et se demanda pourquoi il n’y avait pas de bruit dans l’immeuble, les enfants qu’elle voyait d’habitude n’étaient plus là. Etrange. Dehors, il faisait gris, les rues allaient s’enneiger, elle marchait en direction du concert. Marcher lui faisait penser à l’acte qu’elle avait dû commettre. Acte désespéré songea-t-elle. Deuxième trou noir. Plus rien, elle était partie dans un autre monde, elle croyait flotter. Pour elle, le temps c’était arrêté, il n’y avait plus de bruit, et tout était brumeux. Entrant dans la salle agitée, où la première partie semblait avoir commencé depuis longtemps, un jeune homme au physique plutôt avantageux s’avança vers la belle demoiselle, et lui tendit une petite pilule bleue, qu’elle prit et avala sans s’en rendre compte, toujours dans son délire. Comme coincée dans un autre monde. Puis plus rien. Tout était noir, elle entendait à nouveau : la musique s’était arrêtée, les gens criaient. Elle avait de plus en plus froid, la froideur montait de ses jambes et de ses bras allant même jusqu’à l’étouffer, obligeant son cœur à ne plus battre. Le médecin légiste retrouva même la pilule magique, de l’extasie.

___Cette fille n’avait pas de famille, aucune attache. Personne dans son immeuble ne fut alerté par l’odeur du cadavre en décomposition, car tout le vivant de l’immeuble pourrissait de l’araignée à la vieille voisine. Tout y était passé. Personne n’avait voulu l’étrangler, cet homme étant simplement son petit ami. Elle avait commencé par tuer les locataires du haut, descendant ensuite à son appartement où son ami l’attendait. Pleine de sang, il la regarda étrangement et elle lui trancha la gorge. Elle aimait sentir le sang chaud sur ses doigts.

___Vertige, premier trou noir, elle était redevenue elle-même ne sachant pas ce qu’elle avait fait, qui il était, sachant juste qu’elle devait partir voir un concert.
Ancien72
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32 ans (F)
Autre pays d'Asie
Saturday 02 December 2006 à 20:30
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Le choix fut difficile j ai vote pour la nouvelle 1 happy.gif
Tunisiana95
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24 ans (F)
France
Sunday 03 December 2006 à 00:12
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J'ai voté la 7.
Lisoh
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Sunday 03 December 2006 à 14:01
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Hoe, c'est que des trucs de déprimés -___-
A voté sinon.
Zeppelin
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Sunday 03 December 2006 à 14:57
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Numéro 7.

C'est le seul qui n'est pas trop long ET qui est relativement intéressant.

Mention spéciale pour: "Elle aimait sentir le sang chaud sur ses doigts" mrgreen.gif

Le texte 2 était bien parti, mais ça tourne plus que mal, le 1 est trop long et trop niais à mon avis (pas tout lu).

Voila voila.
Ancien025
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Sunday 03 December 2006 à 15:40
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C'est comme ça qu'on fait monter son comrank mrgreen.gif
En postant des supers longs textes écrits par d'autres :yellowbiggrin.gif
TyL3R-DuRd3N
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5 ans
Sunday 03 December 2006 à 17:57
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la 7
Didam
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4 ans (F)
France (75)
Sunday 03 December 2006 à 18:03
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j'aime beaucoup la 2. la seule à ne pas étaler de la tristesse/violence gratuite... elle m'a même fait sourire! j'aime beaucoup, j'aurais presque pu dire les mêmes choses... mais pas aussi bien, bien entendu sleep.gif
Lisoh
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Sunday 03 December 2006 à 18:04
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QUOTE (didam @ 03 Dec 2006 à 17:03)
j'aime beaucoup la 2. la seule à ne pas étaler de la tristesse/violence gratuite...

Alors là, t'as pas bien tout lu mellow.gif
Ancien049
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Sunday 03 December 2006 à 18:54
Citer +Citer
j'ai voté la 2 original.gif
Ancien049
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Sunday 03 December 2006 à 19:02
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merde je me suis trompée!! je voulais voter la 3, j'ai mal cliquer!!!
Fais chier happy.gif wacko.gif
Ancien049
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Sunday 03 December 2006 à 19:06
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QUOTE (Elisohan @ 03 Dec 2006 à 13:01)
Hoe, c'est que des trucs de déprimés -___-
A voté sinon.

Ben moi c'est ce que je préfère les trucs sombres...
Lisoh
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Sunday 03 December 2006 à 19:28
Citer +Citer
QUOTE (Azaly @ 03 Dec 2006 à 18:06)
QUOTE (Elisohan @ 03 Dec 2006 à 13:01)
Hoe, c'est que des trucs de déprimés -___-
A voté sinon.

Ben moi c'est ce que je préfère les trucs sombres...

Ya une différence entre les écrits de déprimés et les écrits sombres. Moi aussi j'aime les trucs sombres, mais là, j'accroche pas du tout.
MISR
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Sunday 03 December 2006 à 19:38
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Je vote la nouvelle 3.
Didam
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4 ans (F)
France (75)
Sunday 03 December 2006 à 20:11
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QUOTE (Elisohan @ 03 Dec 2006 à 17:04)
Alors là, t'as pas bien tout lu mellow.gif

sleep.gif première nouvelle, je sais pas lire.

merci de m'instruire.

je confirme: seule la seconde nouvelle ne force pas sur l'effet dramatique. aucune excuse à l'horizon.

la première c'est un fou qui parle tout seul dans un asile tous les soirs après minuit...
(excuse de l'histoire: envie de mourir)
la seconde c'est les délires d'une star du show biz...
(rien)
la troisième on va fleurir une tombe...
(encore la mort)
la quatrième on se fait fusiller sur les grilles d'un camp de concentration...
(encore la mort)
la cinquième c'est deux personnes qui se rendent chez une troisième sous la pluie...
(je suppose que c'est cette nouvelle que j'aurais dû trouver extatique? j'ai seulement pensé: "tout ça pour ça..." merci la pluie, donc...)
la sixième c'est une fille qui se fait trucider devant l'étang de sa maison de campagne...
(encore la mort)
la septième une droguée qui tue tous les habitants de son immeuble...
(encore la mort)

tu sais elisohan, je te connais pas, je sais pas pourquoi tu me dis ça, franchement je m'en fiche...
je suis pas là pour discuter littérature...
et tes gouts et les miens, de toute évidence, c'est pas l'osmose.

je sais pas pour qui tu as voté. idem, ça m'intéresse pas.
je comprends pas pourquoi mon propre vote t"intéresse, et idem, rien à battre.
je vois pas en quoi mes goûts en matière de nouvelles peuvent valoir ton effort d'en discuter...
pardon, je rectifie: je vois pas pourquoi il te semble important de discuter de mon incapacité à lire...

et je passe sur l'intention vexatoire de ta remarque...
La Will_DaRk
comrank
(F)
Monday 04 December 2006 à 18:26
Citer +Citer
Une fois qu'on saura qui a écrit quoi, on pourra parler clairement. sm15.gif


Edit > Juste comme ça qui a une idée de qui a écrit quoi ? (C'est interressant de savoir si ce qu'on écrit correspond à notre personne).

unsure.gif

Ce message a été modifié par La Will_DaRk - Monday 04 December 2006 à 18:31.
Lisoh
comrank
Monday 04 December 2006 à 18:56
Citer +Citer
Moi je sais ce que tu as écrit. sleep.gif

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