samedi 05 mai 2007 à 19:00
Les législatives en ligne de mire pour le PS
De l’avis de Rémy Lefebvre, maître de conférences à l’université de Lille-II, une défaite de Ségolène Royal n’entraînerait pas automatiquement un éclatement du Parti socialiste. «Les échéances électorales des législatives en juin voire des municipales en 2008 vont sûrement différer ou en tout cas civiliser les luttes internes», pronostique-t-il, à moins que la candidate fasse un score en deçà des attentes (moins de 45%), accélérant peut-être «l’ouverture des hostilités».
Quant à savoir ce qui se passera après, «les scénarios sont très incertains. Le PS devra faire un choix terrible entre la gauche de la gauche et le centre. L’alliance avec l’un ou l’autre ne semble toutefois pas pour demain, la culture du parti restant dominante.»
Concernant l’avenir de Ségolène Royal, Rémy Lefebvre doute qu’elle s’investisse dans l’appareil du PS ou qu’elle se présente aux législatives en cas d’échec, même si un résultat très serré (48-52%) lui donnerait davantage de légitimité. «On peut penser qu’elle adoptera une position de retrait.» Julien Fretel estime au contraire que la candidate pourrait s’imposer en leader de l’opposition et qu’il n’est pas exclue qu’elle se présente aux législatives. «Au cours de la campagne, elle est la seule à s’être opposée frontalement à Sarkozy et a développé un programme macro-économique cohérent, qui a convaincu les socialistes.» En cas de victoire, Rémy Lefebvre croit savoir qu’«elle aura une marge de manœuvre considérable, un candidat socialiste n’ayant jamais pris autant de distance avec le parti.»
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