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Livenet > Forum > Politique
jeudi 27 janvier 2005 à 13:16
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c'est une idéologie plutôt d'extrême gauche.
Quels sont ses points communs avec le communisme et ses différences?
Une doctrine anarchiste est-elle applicable?


Ce message a été modifié par ginue - jeudi 27 janvier 2005 à 13:17.
jeudi 27 janvier 2005 à 15:30
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L'anarchisme en tant que doctrine n'a aucun point commun avec le communisme puisqu'elle prône l'absence de pouvoir !
jeudi 27 janvier 2005 à 15:33
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QUOTE (princedubronx @ 27 Jan 2005 à 14:30)
L'anarchisme en tant que doctrine n'a aucun point commun avec le communisme puisqu'elle prône l'absence de pouvoir !

huh.gif Curieux.
jeudi 27 janvier 2005 à 15:37
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Quoi donc ?
jeudi 27 janvier 2005 à 17:19
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QUOTE (princedubronx @ 27 Jan 2005 à 14:37)
Quoi donc ?

l'absence de pouvoir.
comment une doctrine politique peut-elle être appliquée sans pouvoir??
jeudi 27 janvier 2005 à 17:21
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Qui a dit que l'anarchisme pouvait être appliqué ?
jeudi 27 janvier 2005 à 17:22
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QUOTE (John COWELLS @ 27 Jan 2005 à 16:21)
Qui a dit que l'anarchisme pouvait être appliqué ?

les anarchistes le croient je suppose.
jeudi 27 janvier 2005 à 17:35
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QUOTE (princedubronx @ 27 Jan 2005 à 14:30)
L'anarchisme en tant que doctrine n'a aucun point commun avec le communisme puisqu'elle prône l'absence de pouvoir !

Non, absolument pas!

L'Anarchisme refuse l'état en tant qu'instrument centralisateur et non-démocratique (dans le sens ou le pouvoir ne revient qu'à une minorité, certes élue).

Les Anarchistes prônent plutôt de se fédérer librement, sans pressions aucunes. Ils veuelent collectiviser les moyens de production, comme les champs et les industries. Et ceux-ci appartiennent à l'ensemble de ceux qui y travaillent, et les grandes décisions sont prises en commun, avec tous les ouvriers/agriculteurs.

Les liens entre le Communisme et l'Anarchisme furent important jusqu'au clash de 1872 lors du Congrès de l'Association Internationale des Travailleurs, date à laquelle les Communistes écartèrent les Anarchistes de cette Internationale, ce qui la fit esploser.

Il faut se rappeler qu'il y a des "Anarchistes Communistes" aussi! Car le Communisme est définit comme "la mise en commun de tous les biens", et certains Anarchistes en étaient également partisans!
jeudi 27 janvier 2005 à 18:01
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Petit résumé des idées Anarchistes:

Critiques et rejet de la société moderne:

L’idée centrale de l'anarchisme est l'importance accordée à la liberté individuelle, laquelle est considérée comme étant inaliénable. ce qui implique le refus de tout ce qui peut l'aliéner, comme l'état...

Le rejet de l’autorité, considérée comme l’instrument d’une domination sur le peuple, les institutions politiques, religieuses...est essentielle pour parvenir à cette liberté.

Le refus de l’Etat qui, par ses injustices et ses violences, oppresse l’individu. Les Anarchistes dénoncent donc la gigantesque machine administrative de l’Etat moderne qui absorbe et règle la vie des individus au sein de la société.

La démocratie reste, pour les Anarchistes, une belle illusion car le pouvoir est délégué entre les mains d’une “poignée de chefs de parti". Il s'agit donc plus de Particratie que de Démocratie réelle! Une réelle démocratie permettrait d'exercer soi-même le pouvoir sans gouvernement, ni Etat, ce qu'essaient de mettre en place les Anarchistes.

Le Refus de la religion (“ni Dieu ni maître”) et surtout l'Anticléricalisme se justifie par la trop grande influence des clergés dans les affaires publiques. Mais les Anarchistes pensent aussi que la religion dépossède l’Individu de sa responsabilité et de son individualité : croire en Dieu, c’est se donner un maître. L’église est un moyen de dominer les peuples dans la soumission; elle joue le même rôle que l’Etat.

L'anarchisme critique, mais établit également des propositions pour parvenir à l’égalité économique, sans laquelle l’égalité politique est illusoire, et supprimer toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme. L’entraide et la solidarité doivent servir de base à l’organisation de la société et permettre de rompre avec les pratiques égoïstes et dominatrices.



Proposition Anarchistes pour un autres monde:

L’autogestion se base sur l'idée que les hommes devraient s’unir pour gérer eux-mêmes la vie sociale, économique, politique et culturelle dans des associations. Les travailleurs associés doivent gouverner l’industrie. Il n’y a plus d’économie de marché et de domination autoritaire, c’est la population qui décide et valide les grandes orientations. Disparition de la propriété privée des moyens de production au profit de la propriété d’usage (un individu est considéré comme propriétaire de biens lorsqu’il les utilise pour lui-même).

Le fédéralisme est le principe essentiel de l’organisation économique et politique de la société anarchiste : la fédération des associations remplace l’Etat à tous les niveaux par la généralisation du principe de la libre association. Il y aurait alors des fédérations communales, régionales, fédérales, par branche professionnelle, par métier, par type de service (fédération du bâtiment, de l’électronique, de l’informatique, etc.) modèle de démocratie directe : “le gouvernement de soi-même par soi-même”.

Le mutuellisme permet de créer des associations d'ouvriers, qui en échange d'une cotisation, s’assurent réciproquement une protection sociale. Cette idée Anarchistes est à la base de la création des coopératives et des sociétés de secours mutuel actuelles !


Toutes ces idées furent mises en application notamant en Ukraine, lors de la destruction de l'Armée Blanche par Nestor Makhno, mais aussi en Espagne, durant la période pré-franquiste.
jeudi 27 janvier 2005 à 18:09
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En fait, ça a l'air assez sympa l'anarchisme biggrin.gif
jeudi 27 janvier 2005 à 18:44
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Finalement j'ai l'impression de voir en l'anarchie quelque chose de très proche d'un libéralisme poussé à son extrême...

Pas nécessairement dans le sens communément admis, économique je veux dire, mais dans l'approche de la gestion humaine : minimum de structures, flux les plus courts et directifs possibles, décentralisation maximum...

En gros, l'objectif final et ultime de la mise en place de l'anarchie comme modèle, et pour un individu serait donc de donner une liberté la plus pure possible à ce dernier ?

Mais la notion de liberté est déjà à définir philosophiquement parlant...on dit souvent en effet "ma liberté s'arrête là où commence celle des autres..." Il est donc utopique de croire pouvoir offrir une liberté totale à tous : des concessions sont au contraire forcément nécessaire à tous les niveaux de manière à offrir un niveau de liberté optimal pour chacun, ce qui est complètement différent...

Après, si les concepts issus de l'anarchie ont donné naissance à nos coopératives et mutuelles actuelles, alors chapeau bas...

En revanche, sans pour autant sous-entendre que nos démocraties actuelles sont des modèles parfaits vers lesquels nous tendons nécessairement, il me semble que les autres concepts anarchiques mèneraient de toute façon à des choses assez proches.

Le fédéralisme par exemple n'est à mes yeux rien d'autre qu'une adaptation "renommée" de la situation actuelle... Il prône la disparition de l'Etat, mais au profit de plus petites structures, les fédérations, communales, régionales, par métiers, etc etc...

Aujourd'hui l'Etat est une notion toute virtuelle : il n'existe pas en tant que tel mais est constitué de différents niveaux de pouvoir tels que les communes, conseils généraux, ministères, etc etc...

La séparation de l'Eglise et de l'Etat par exemple, est également effective chez nous, sans que l'on soit pour autant en anarchie...

Tout n'est pas à jeter dans l'anarchie, loin de là...mais elle est loin d'être un modèle...
jeudi 27 janvier 2005 à 22:41
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QUOTE (Bouga @ 27 Jan 2005 à 17:09)
En fait, ça a l'air assez sympa l'anarchisme biggrin.gif

C'est sympa mais cela ne sert à rien. sleep.gif
jeudi 27 janvier 2005 à 23:07
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QUOTE (ocelot @ 27 Jan 2005 à 21:41)
C'est sympa mais cela ne sert à rien. sleep.gif

Peux-tu argumenter un peu plus?
jeudi 27 janvier 2005 à 23:35
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Par exemple, cela fait bien un gros siècle que l'anarchisme a été décrit, on en a jamais eu une application sérieuse. Voire même une tentative. Sauf peut-être lors de la Guerre Civile d'Espagne où le Noir s'est noyé dans le sang...
jeudi 27 janvier 2005 à 23:56
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l'anarchisme est le retour à l'Etat de nature (vois philosophie de Hobbes et Lockes)
vendredi 28 janvier 2005 à 00:27
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QUOTE (crunchy @ 27 Jan 2005 à 17:44)
Finalement j'ai l'impression de voir en l'anarchie quelque chose de très proche d'un libéralisme poussé à son extrême...

Pas nécessairement dans le sens communément admis, économique je veux dire, mais dans l'approche de la gestion humaine : minimum de structures, flux les plus courts et directifs possibles, décentralisation maximum...

En gros, l'objectif final et ultime de la mise en place de l'anarchie comme modèle, et pour un individu serait donc de donner une liberté la plus pure possible à ce dernier ?

Mais la notion de liberté est déjà à définir philosophiquement parlant...on dit souvent en effet "ma liberté s'arrête là où commence celle des autres..." Il est donc utopique de croire pouvoir offrir une liberté totale à tous : des concessions sont au contraire forcément nécessaire à tous les niveaux de manière à offrir un niveau de liberté optimal pour chacun, ce qui est complètement différent...

Après, si les concepts issus de l'anarchie ont donné naissance à nos coopératives et mutuelles actuelles, alors chapeau bas...

En revanche, sans pour autant sous-entendre que nos démocraties actuelles sont des modèles parfaits vers lesquels nous tendons nécessairement, il me semble que les autres concepts anarchiques mèneraient de toute façon à des choses assez proches.

Le fédéralisme par exemple n'est à mes yeux rien d'autre qu'une adaptation "renommée" de la situation actuelle... Il prône la disparition de l'Etat, mais au profit de plus petites structures, les fédérations, communales, régionales, par métiers, etc etc...

Aujourd'hui l'Etat est une notion toute virtuelle : il n'existe pas en tant que tel mais est constitué de différents niveaux de pouvoir tels que les communes, conseils généraux, ministères, etc etc...

La séparation de l'Eglise et de l'Etat par exemple, est également effective chez nous, sans que l'on soit pour autant en anarchie...

Tout n'est pas à jeter dans l'anarchie, loin de là...mais elle est loin d'être un modèle...

D'ailleurs, je me suis souvent étonné de la racine commune entre les deux mots "libéralisme" et "libertaire" (autre terme pour l'anarchisme) qui font tout deux référence à la notion abstraite de liberté, alors que seule une mince proximité sémantique les rapproche dans les faits.

Car si 'l"anarchisme" ne reconnaît aucune limitation des libertés individuelles, il n'en va pas de même pour le libéralisme qui impose ses dogmes -et ses diktats- marchands et financiers. Et pour ce dernier, la notion de liberté pour l'être humain n'a rien de vraiment abstrait car elle consiste en une suprématie accordée au "tout-économique" qui favorise plus la circulation des capitaux et des biens matériels que celle des êtres humains, de leurs idées et de leurs droits fondamentaux.

Le "libéralisme" n'a de rapport avec la liberté qu'à travers sa forme dérégulée actuelle, qui ne conduit pas nécéssairement à l'épanouissement personnel du plus grand nombre, loin s'en faut. Il en contraint même chaque jour un peu plus la survie des individus à l'échelle mondiale. En cela, je comprends ce que tu veux dire crunchy en citant que "la liberté des uns s'arrête là ou commence celle des autres".

Tu me diras en retour : « Oui, mais si chacun vivait en anarchiste (excuse, mais je préfère le mot libertaire, moins connoté "désordre et bordel ambiant"), ce serait exactement la même chose !). Non, car quand on possède un état d'esprit libertaire, on se conduit en faisant en sorte de ne pas empiéter sur la liberté des autres, comme nous n'aimerions pas que l'on empiète sur la nôtre. L'anarchie n'implique pas ce fameux "désordre" comme on l'imagine trop souvent, mais elle se base avant tout sur le respect mutuel. Etre libertaire ne signifie pas détruire, mais surtout construire autrement, quitte à ne pas toujours traverser entre les clous.

L'absence de règles dictées en matières sociales, politique et économiques n'implique pas forcément la pagaille à tous les étages. J'admets toutefois que concrètement, il existe un bémol, et de taille : encore faudrait-il que chaque citoyen puisse disposer de cette philosophie, ce qui n'est hélas pas le cas (et c'est pourquoi il faut encore des lois qui représentent traduisent les concessions que tu évoquais). Qu'à cela ne tienne, il convient de diffuser et d'étendre la connaissance et la culture plus largement pour faire reculer l'ignorance, c'est-à-dire tout le contraire de ce que pratique le "libéralisme". Mais va faire comprendre cela à des ventres affamés dans des pays que le FMI, par exemple, enfonce chaque jour un peu plus sous les dettes, elle mêmes alourdies par les intérêts de ces dettes... Bref.

Parlant "utopie" qui est un mot si souvent cité pour désigner quelques idées farfelues irréalisables germées dans le cerveau éventé de doux rêveurs. Et bien je ne suis pas d'accord : déjà pouvoir entretenir des utopies sur un plan personnel permet de maintenir en action ses envies, ses idéaux. L'absence de rêves et de croyance en leurs réalisation conduit à la nécrose. Je préfère me dire : « Oui, j'irai vivre un jour sur une île déserte » (mauvais exemple, c'est déjà mon cas) que d'y renoncer en disant à l'avance : « À quoi bon, ce ne sera jamais possible ». Tu me suis là ? Et combien d'utopies, tout comme le célèbre « j'ai fais un rêve » de Martin Luther King ont heureusement pu aboutir à du concret... À l'opposé, e libéralisme propose comme seule utopie : produire, détruire, rentabiliser, spéculer. Idéologiquement parlant, c'est pas l'idéal...

Autre chose, tu parlais de "fédéralisme" (prises de décisions au seins de petites structures). Pour ma part, je suis tout à fait partisan de cette direction intermédiaire qui n'est ni l'autogestion, ni l'autocratie, mais un bon équilibre entre les deux (l'optimal que tu évoquais). C'est la démocratie participative qui est déjà appliquée dans certaines régions il me semble, notamment du côté de Porto Alegre au Brésil (c'est d'actualité, puisque un forum s'y tient actuellement).

Mais oui, tout n'est pas à jeter dans l'"anarchie" crunchy. wink.gif
vendredi 28 janvier 2005 à 12:25
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Nous sommes d'accord sur pas mal de points Aureliano original.gif

L'anarchisme reste et demeure en effet à mes yeux une utopie, heureusement irréalisable à certains titres...

Mais je me dis que de rester à l'état d'utopie peut parfois être beaucoup plus positif que d'être effectivement et réellement mis en pratique...

En effet, la déception n'est tout d'abord pas possible, comme elle l'a été avec d'autres "doctrines" telles que le communisme, le socialisme, et même le libéralisme, sachant que la traduction de celles-ci et leur application pratique sont toujours complètement déformées par les hommes eux-mêmes...

Ensuite, tu l'as très bien dit, l'aspect utopique des choses laisse toujours à penser qu'en se battant et en militant pour leur application, le monde ne pourra qu'être meilleur... En fait, cela permet d'aller de l'avant, d'être proactif, d'être réservoir d'idée, d'instiller du dynamisme dans la réflexion, là où d'autres systèmes déjà en application vont, eux, se scléroser...

Juste pour revenir à mon idée initiale, je ne savais pas trop quel mot utiliser et j'ai choisi, peut-être avec un peu trop de légèreté, libéralisme... Et même si j'ai pris soin de préciser que je ne l'entendais pas au sens purement économique, ce n'était pas aussi clair...

De ton côté tu as choisi "libertaire" et ça colle effectivement beaucoup mieux... Merci d'avoir recadré, parce que les réserves que j'avais prennent alors plus de sens wink.gif et l'utopie n'en est aussi que plus grande : si ma liberté s'arrête là où commence celle des autres, alors je laisse le champ grand ouvert à une interprétation personnelle et individuelle du dogme en question et plus du tout à l'interprétation collective, comme cela se passe aujourd'hui majoritairement dans les systèmes démocratiques (avec leurs biais et défauts, certes)...

C'est en cela que l'aspect utopique prend toute sa dimension... Comme tu le dis l'éducation et la transmission de valeurs humanistes devraient permettre de bien faire prendre à chacun la mesure et surtout les limites à donner à l'application de sa propre liberté... Mais est-ce seulement possible ? Est-ce seulement lié à une question d'érudition ? Malheureusement je ne crois pas sad.gif On trouve toujours un peu d'ivraie dans le bon grain... Mais là où les systèmes démocratique permettent de faire passer ces mauvaises graines à la trappe sous le poids de "l'écrasante majorité", un système trop individualiste dans son approche donne l'espace nécessaire à un dictateur, tyran ou autre gourou pour étendre le volume de sa propre liberté, au dépend de celle des autres évidemment, puisque l'espace total n'est pas infini...

Cette situation on l'a vue bien souvent... Et pour finir c'est pour cela que l'approche assez rationnelle et pragmatique du "plus petit dénominateur commun" me plaît beaucoup (elle est applicable dans tous les domaines de la vie, c'est un peu ma philosophie) car elle permet de tendre vers la situation "optimisée" dont je parlais. Optimisée dans le sens où, dans cet espace de liberté à la taille définie et non extensible on offre à chacun, non pas le volume qu'il s'alouerait seul si on lui en laissant le choix, et qui tendrait donc vers l'infini avec plus rien pour les autres, mais plutôt le volume "idéal" qui lui permet de s'épanouir tout en laissant suffisamment pour garantir également l'épanouissement de ses voisins...mais cela nécessite toujours un cadre, et donc des lois, et donc aussi une liberté bridée quelque part...

C'est tout le côté schizophrène de l'anarchisme... wacko.gif

Mais au final, c'est ce que l'on retrouve à la base du commerce équitable, des réflexions des forums tels qu'à Davos ou Porto Alegre, de la mutualisation des ressources, de la coopération et des coopératives, de protocoles et cadres règlementaires tels que Kyoto...qui ne sont évidemment que des bonnes choses... happy.gif
vendredi 28 janvier 2005 à 16:52
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QUOTE (ginue @ 27 Jan 2005 à 12:16)
c'est une idéologie plutôt d'extrême gauche.
Quels sont ses points communs avec le communisme et ses différences?
Une doctrine anarchiste est-elle applicable?

le pure anarchiste, c'est justement celui qui ne pense pas politique...
vendredi 28 janvier 2005 à 22:47
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original.gif Crunchy, je viens de découvrir ta réponse et j'ai apprécié de nombreuses réflexions intéressantes qui mériteraient certainement une plus ample discussion. Nos avis convergent et divergent parfois - question de temps pour mieux les définir et les appronfondir probablement - mais j'y vois la recherche d'un "dénominateur commun" qui passe par ton questionnement sur l'équilibre, que tu nommes optimal, portant sur l'espace idéal à "allouer" entre les libertés individuelles et collectives. Tes interrogations libertaires, malgré toi, ne peuvent que me ravir... ( orangebiggrin.gif, je plaisante ).

Ce sujet sur l'« anarchisme » (mot que je place toujours entre guillemets pour sa connotation semeuse de trouble) soulève des tas d'autres questions qui s'y rapportent : l'utopie en général et les exemples historiques de ses mise en oeuvres, les prises de conscience individuelles hors "masses", le recul de l'ignorance via la transmission des connaissances au sens large et des valeurs humanistes (rôle de la franc-maçonnerie aussi), la répartition équitable des richesses, les pouvoirs, la démocratie directe, etc. Et finalement, au bout de celà... le mieux-vivre de chacun au milieu des autres ! cool.gif

J'aimerais aborder avec toi chacun de ces aspects qui s'interpénètrent et certainement déjà largement débattus et dilués sur d'autres topics de ce forum, mais avant tout de prendre tranquillement le temps de mieux comprendre ta réponse. Aussi je te propose d'en reparler plus tard car je ne suis pas vraiment disposé à cela ce soir. Je reviendrais volontiers sur quelques points de ton post ce week-end. happy.gif

PS => planetium dit : « le pur anarchiste, c'est justement celui qui ne pense pas politique... ». Ce à quoi je réponds que ne pas penser politique est une façon différente de faire de la politique (même en la niant), tout comme se moquer de la philosophie... c'est aussi philosopher. rolleyes.gif

Ce message a été modifié par aureliano - vendredi 28 janvier 2005 à 22:50.
vendredi 28 janvier 2005 à 23:24
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Avec plaisir Aurel pour discuter de tout ça plus précisément à l'occasion...

Surtout que si les voix de la sagesse sont impénétrables, tous les aspects de cette discussions, eux en revanche, s'interpénètrent comme tu le dis si bien, et cela mérite pour sûr approfondissement redbiggrin.gif

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