vendredi 21 mars 2008 à 11:22
jeudi 20 mars 2008 à 19:40 Vous êtes très cohérents, mais le fait est que si quelqu'un veut se donner la mort qu'il le fasse, au lieu de demander à d'autres de la faire.
D'accord, mais dans le cas d'une personne qui n'a plus les moyens physiques de se suicider? Faut-il la condamner à souffrir, à rester paralysée, médicalement assistée, si l'on sait que la seule fin possible est la mort?
jeudi 20 mars 2008 à 19:20 en belgique c'est un collège de 3 médecins qui prend le dossier en charge, c'est tellement bien cadré que tout se passe bien et que du coup ça a fait avancer le problème des douleurs. longtemps elles ont été ignorées, puis les médecins ont freiné des 4 fers pour donner les doses nécessaires, craignant une dépression respiratoire. IL se trouve qu'au contraire une personne qui n'a plus mal respire mieux du coup. ça compense l'effet négatif sur le plan respiratoire. En ne craignant plus les effets secondaires les médecins donnent enfin les doses nécessaires. Souvent ceux qui demandaient à mourir et sont soulagés grâce à un bon dosage ne le demandent plus.
Les vraies bavures c'est l'euthanasie pratiquée en douce comme actuellement, au moins avec un cadre légal bien fait il n'y aura plus la médecine à deux vitesses (ceux qui connaissent celui qui les aidera et ceux qui subissent) et surtout ce ne sera plus un homme seul qui décidera comme c'est le cas actuellement.
Je suis bien d'accord et j'ai hâte que la France décide enfin de prendre une décision cohérente en la matière, comme l'ont fait d'autres pays. Abréger les souffrances d'un malade en douce, ou le laisser mourir d'inanition (même s'il est censé ne pas en souffrir parce qu'il ne ressent plus la faim ou la soif, ahah, la blague), c'est une hypocrisie et un non-sens tels que j'ai peine à croire qu'on puisse accepter ces méthodes mais rejeter en bloc l'euthanasie active. A notre époque, voir les médecins se planquer derrière le serment d'Hyppocrate en rappelant que leur vocation est de sauver des vies et non les détruire, c'est presque risible.
Et quand vous ne pouvez plus sauver ces vies, Messieurs les médecins, que tout n'est plus qu'atroce douleur et que les pauvres bougres sont constamment assommés d'antalgiques qui ne font même plus effet, juste à attendre que le corps flanche, vous faites quoi?
Ce message a été modifié par cokka - vendredi 21 mars 2008 à 11:23.