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vendredi 14 mars 2008 à 14:44
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cloarec
vendredi 14 mars 2008 à 04:54
Deux boites de pilules; une bouteille de cognac.



Tout à fait
Cette dame me parait valide, rien ne l'empêche de se suicider elle même.
Pourquoi mouiller quelqu'un d'autre?
J'ai du mal à comprendre sa démarche qui me semble un peu instrumentalisée.

Comme elle souffre elle a des ordonances pour des anti douleurs puissants.
Ces ordonances sont délibrées pour 3 mois dnas les cas de traitement lourd.
Elle en bouffe une boite et elle ne se reveillera pas.
Pourquoi obliger par la loi un médecin à tuer quelqu'un?

Déjà notre loi permet à une médecin de ne pas pratiquer un IVG pour des raison d'éthique personnelle. que celle ci soit religieuse ou non.

Parler de la mort assis devant son écran c'est une chose, voir des morts de près cela en est une autre. Provoquer la mort délibérément, à froid, n'en parlons même pas.

Sinon je vous le dis allez y la tuer vous même, moi je ne m'en sent pas capable en tous cas.

vendredi 14 mars 2008 à 15:03
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Jackouille
vendredi 14 mars 2008 à 14:44
Parler de la mort assis devant son écran c'est une chose, voir des morts de près cela en est une autre. Provoquer la mort délibérément, à froid, n'en parlons même pas.

Sinon je vous le dis allez y la tuer vous même, moi je ne m'en sent pas capable en tous cas.




Eh bien moi, j'en serai capable. Si j'avais pu le faire pour mon mari, je l'aurai fait. Il a souffert terriblement malgré la morphine et si j'avais eu le médicaments, oui j'aurai abrégé ses souffrances. Voir quelqu'un se dégrader à cause de la douleur, c'est intolérable et c'est plus insupportable que de voir quelqu'un mourir dans la dignité.

vendredi 14 mars 2008 à 15:11
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MCR13
vendredi 14 mars 2008 à 15:03
Eh bien moi, j'en serai capable. Si j'avais pu le faire pour mon mari, je l'aurai fait. Il a souffert terriblement malgré la morphine et si j'avais eu le médicaments, oui j'aurai abrégé ses souffrances. Voir quelqu'un se dégrader à cause de la douleur, c'est intolérable et c'est plus insupportable que de voir quelqu'un mourir dans la dignité.



Je parlais de donner là mort à froid sans émotions, professionnellement
Je m'excuse par avance de ces questions mais était il valide , conscient ou grabataire par exemple, là la question est différente.
Mon exposé était sur le cas de cette femme
Peut être oui faudrait il envisagé de dépénaliser l'homicide d'une personne invalide, incapable de le faire par elle même.
Mais pour le cas de cette dame j'estime qu'elle peut le faire elle même.
Par contre on doit pouvoir lui permettre d'avoir le produit nécessaire.

Mon, approche est plus sur le moyen que le pourquoi mais la gestion des moyens peut engendrer des dérives, un véritable commerce par exemple.

Donner le droit, par la loi, au suicide peut permettre aux personnes dépressives de le demander également et un jour on risque de le demander pour elle et contre leur gré.
le risque est là et pas simple à gérer
vendredi 14 mars 2008 à 16:26
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Jackouille
vendredi 14 mars 2008 à 14:44
Je parlais de donner là mort à froid sans émotions, professionnellement
Je m'excuse par avance de ces questions mais était il valide , conscient ou grabataire par exemple, là la question est différente.
Mon exposé était sur le cas de cette femme
Peut être oui faudrait il envisagé de dépénaliser l'homicide d'une personne invalide, incapable de le faire par elle même.
Mais pour le cas de cette dame j'estime qu'elle peut le faire elle même.
Par contre on doit pouvoir lui permettre d'avoir le produit nécessaire.

Mon, approche est plus sur le moyen que le pourquoi mais la gestion des moyens peut engendrer des dérives, un véritable commerce par exemple.

Donner le droit, par la loi, au suicide peut permettre aux personnes dépressives de le demander également et un jour on risque de le demander pour elle et contre leur gré.
le risque est là et pas simple à gérer



sans émotions, non
professionnellement oui
que croyez- vous qu'il se passe en réa ? le médecin passe, un soir, du doigt il désigne, et nous on pousse un cocktail lytique évitant les douleurs, on oublie de rebrancher la machine, on arrête les alarmes et on repasse 5 minutes après.
la vérité c'est ça.
On le fait parce qu'on a toute confiance dans le médecin qui a prouvé ses compétences et sait mieux que quiconque que les limites sont dépassées depuis longtemps.
Par contre légalement on pourrait être poursuivi.
Des regrets ? non, aucun. Juste l'impression d'un immense gâchis. Les avancées médicales sont telles que la frontière entre traitement et acharnement thérapeutique est reculée loin, trop loin. Je comprends que dans l'urgence personne ne s'est posé de questions pour sauver vincent himbert lors de son admission, c'est après qu'on constate les dégâts. Et les conséquences.
Je pense vraiment qu'il nous faudrait un cadre comme en belgique, une loi permettant ce qui se passe en silence derrière les murs des hôpitaux. Le combat de cette femme c'est moins pour elle que pour les victimes de la loi leonetti qui prolonge l'agonie comme c'est pas possible.
vendredi 14 mars 2008 à 16:45
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C'est vrai que la loi dite Leonetti n'est pas bonne.
Par contre c'est vrai également qu'il va falloir trouver quelque chose car les mentalités évoluent et le droit doit en faire autant
samedi 15 mars 2008 à 00:00
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SARKO a promis de ne jamais autoriser l'euthanasie. Pourtant cela me semble en bonne voie et j'en suis bien content.

Je ne comprends pas pourquoi un bon chrétien n'a le droit de mourir que dans des souffrance atroces.
samedi 15 mars 2008 à 02:40
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dosbo
jeudi 13 mars 2008 à 20:32
On peut dépénaliser l'euthanasie, en mettant en place une dérogation pour les médecins.

Tu est pour un systéme à l'américaines?



je ne sais pas du tout à quoi ressemble le système à l'américaine.
tu nous dis?


toutall
jeudi 13 mars 2008 à 20:50
Mais pourquoi ne se tue t-elle pas elle même, et veut que les autres s'en chargent? elle en a marre de souffrir et quand je la vois je souffre aussi. Mais une question qui me vient en tête: pourquoi ne pas opter pour le suicide? De toutes les façons on en arrive au même résultats! Sinon du Courage et de l'Espoir pour elle! crying.gif



c'est vrai. on est en droit de se poser la question vu qu'elle a l'usage de ses mains (? je le suppose puisque rien ne dit qu'elle ne l'a pas). mais peut être qu'elle n'a pas la mobilité suffisante pour le faire comme elle le voudrait.

il faut peut être une ordonnance pour se procurer les médocs les plus confortables pour mourir?

je ne sais pas. si elle saisit la justice il y a forcément une raison.


Thecole
jeudi 13 mars 2008 à 20:58
Le problème est que le suicide peut ne pas réussir, qu'il peut-être passablement douloureux (alors qu'on arrive à faire des suicides assistés de manière moins douloureuse)...surtout s'il ne réussi pas après. Et c'est vrai que c'est pas la manière la plus digne de mourir.

Et personnellement, à sa place, je préfèrerais mourir à côté de mes enfants, paisiblement, ce qu'on suicide n'offre pas.

Enfin, c'est mon avis wink.gif.



je pense aussi que ça peut être ça, en effet.


carib
vendredi 14 mars 2008 à 00:16
légiférer pour l'euthanasie , si le texte est mal fait, c'est la porte ouverte aux excès.



c'est ça qui m'angoisse aussi.

même si c'est dommage pour le mec qui est totalement paralysé et qui désire en finir.


Jackouille
jeudi 13 mars 2008 à 21:15
Mais justement le problème est là

Elle a le droit de mourrir par elle même mais je ne suis pas d'accord pour qu'on oblige un toubib ou un juge à le faire à sa place.



le problème c'est qu'il ne s'agit pas seulement de cette femme.

que fais-tu de ces personnes complètement paralysées et assistées qui n'ont pas le droit de mourir non plus, alors qu'elle le voudraient parfois, mais ne peuvent absolument rien faire pour y arriver?


Ce message a été modifié par didam - samedi 15 mars 2008 à 02:50.
samedi 15 mars 2008 à 03:01
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Jackouille
vendredi 14 mars 2008 à 14:44
Peut être oui faudrait il envisagé de dépénaliser l'homicide d'une personne invalide, incapable de le faire par elle même.



ok.


Jackouille
vendredi 14 mars 2008 à 14:44
Je parlais de donner là mort à froid sans émotions, professionnellement



la procédure qu'ils préconisent est de mettre le poison dans une perfusion, et de laisser la personne enclencher le goutte à goutte.

donc dans les faits, tu ne donnes pas la mort à froid, tu donnes juste à la personne les moyens de se la donner, le plus confortablement/sécuritairement possible.


Jackouille
vendredi 14 mars 2008 à 14:44
Par contre on doit pouvoir lui permettre d'avoir le produit nécessaire.



c'est exactement de ça qu'il s'agit!

avec la loi actuelle, tu n'as pas le droit de le faire. et même si tu te trouves en face d'une personne qui a envie de se suicider, ne pas l'en empêcher pourrait être passible de non assistance à personne en danger.


Jackouille
vendredi 14 mars 2008 à 14:44
Donner le droit, par la loi, au suicide peut permettre aux personnes dépressives de le demander également et un jour on risque de le demander pour elle et contre leur gré.
le risque est là et pas simple à gérer



c'est un peu parano, mais je pense un peu la même chose.
l'homme est vraiment un loup pour l'homme.


bubuledement
samedi 15 mars 2008 à 00:00
Je ne comprends pas pourquoi un bon chrétien n'a le droit de mourir que dans des souffrance atroces.



c'est pour lui apprendre la religion! redbiggrin.gif


pas taper! je suis chrétine aussi! sleep.gif


Ce message a été modifié par didam - samedi 15 mars 2008 à 03:02.
samedi 15 mars 2008 à 10:00
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Didam moi qui parle tout le temps de droit ici, et cela m'est assez souvent reproché, je voulais mettre en avant le fait qu'une loi pour être une bonne loi doit pouvoir prévoir les dérives sans pour autant rendre cette loi inapplicable du fait des contraintes imposées.

A ton des retours sur l'application de ces méthodes dans les pays autorisant l'euthanasie?
Combien de cas?
Quels cas?
Quelles sont les positions des médecins?
N'y a t'il pas eu de dérive?

Je crains qu'un jour on ait un cas où l'on force en quelque sorte la main de celui qui se fait euthanasier. Dans le cas d'une personne pleinement consciente de la chose, je n'y vois aucun inconvénient ?
J'aimerais moi même pouvoir le faire si je le décidais.
Mais pour les personnes très âgés ou ne parlant pratiquement plus, ne pouvant peu ou plus communiquer que fait on?
Voila les questions que je me pose. A priori je suis assez pour mais je crains qu'on ait pas encore trouvé la bonne solution en terme de droit.
Il est certains que le débats doit s'instaurer dans la société et qu'ensuite les politiques fassent leur boulot pour retranscrire dans la loi les attentes de la population.
mais même là il faudra faire attention
Pour la suppression de la peine de mort, c'était un projet de Mitterrand dès sa campagne et il l'a fait via son ministre de la justice. Il a bien fait d'ailleurs.
Mais la majorité des gens y était opposé à l'époque et encore maintenant certains seraient d'acord pour la rétablir. Ce qui est impossible d'ailleurs.

Les problèmes d'éthyques liés à la vie sont très complexes.
- Pour l'IVG on assiste en ce moment à une poussée des anti et ceci dans toute l'Europe alors même que le foetus n'est pas considéré comme un être à part entière mais en devenir.
- L'euthanasie et le risque qu'un jour on se débarrasse du grand père grabataire comme on le fait avec un chien.

Mais si papi il y veut mourrir
Il nous l'a toujours dit
Comment il ne peu plus parler?
vous voyez bien sa déchéance.

Et il y a une chose qui me gène c'est emploi du mot digne.
A mon sens, il n'y aucune dignitié particulière à mourir mais autant que cela se passe le moins désagréablement.
Si digne sous entend vite et sans douleur alors oui mais le mot est mal employé il me semble.
samedi 15 mars 2008 à 13:11
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Jackouille
vendredi 14 mars 2008 à 14:44
Didam moi qui parle tout le temps de droit ici, et cela m'est assez souvent reproché, je voulais mettre en avant le fait qu'une loi pour être une bonne loi doit pouvoir prévoir les dérives sans pour autant rendre cette loi inapplicable du fait des contraintes imposées.

A ton des retours sur l'application de ces méthodes dans les pays autorisant l'euthanasie?
Combien de cas?
Quels cas?
Quelles sont les positions des médecins?
N'y a t'il pas eu de dérive?

Je crains qu'un jour on ait un cas où l'on force en quelque sorte la main de celui qui se fait euthanasier. Dans le cas d'une personne pleinement consciente de la chose, je n'y vois aucun inconvénient ?
J'aimerais moi même pouvoir le faire si je le décidais.
Mais pour les personnes très âgés ou ne parlant pratiquement plus, ne pouvant peu ou plus communiquer que fait on?
Voila les questions que je me pose. A priori je suis assez pour mais je crains qu'on ait pas encore trouvé la bonne solution en terme de droit.
Il est certains que le débats doit s'instaurer dans la société et qu'ensuite les politiques fassent leur boulot pour retranscrire dans la loi les attentes de la population.
mais même là il faudra faire attention
Pour la suppression de la peine de mort, c'était un projet de Mitterrand dès sa campagne et il l'a fait via son ministre de la justice. Il a bien fait d'ailleurs.
Mais la majorité des gens y était opposé à l'époque et encore maintenant certains seraient d'acord pour la rétablir. Ce qui est impossible d'ailleurs.

Les problèmes d'éthyques liés à la vie sont très complexes.
- Pour l'IVG on assiste en ce moment à une poussée des anti et ceci dans toute l'Europe alors même que le foetus n'est pas considéré comme un être à part entière mais en devenir.
- L'euthanasie et le risque qu'un jour on se débarrasse du grand père grabataire comme on le fait avec un chien.

Mais si papi il y veut mourrir
Il nous l'a toujours dit
Comment il ne peu plus parler?
vous voyez bien sa déchéance.

Et il y a une chose qui me gène c'est emploi du mot digne.
A mon sens, il n'y aucune dignitié particulière à mourir mais autant que cela se passe le moins désagréablement.
Si digne sous entend vite et sans douleur alors oui mais le mot est mal employé il me semble.



en belgique il y a eu 200 demandes acceptées en une année, sans dérive à ma connaissance , et surtout il n'y a pas eu l'explosion des demandes. La procédure impose qu'on règle d'abord le problème des douleurs et bien souvent c'est ça la véritable demande des gens.
la véritable clé est là. Car contrairement à ce qu'on pense il n'y a pas de maximum pour les doses de morphine. Si on monte progressivement la dose, le fait de ne plus souffrir compense au niveau respiratoire les effets secondaires du produit. Surtout qu'on peut coupler avec d'autres produits. J'ai vu un homme vivre avec des doses incroyables, c'était possible avec une augmentation très progressive.
jeudi 20 mars 2008 à 03:08
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il y a deux jours le tribunal avait refusé d'accorder l'euthanasie. hier soir à 19h chantal sébire a été retrouvée morte chez elle. les causes du décès ne sont pas connues.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080319/thl-...-96993ab_1.html

"... Après avoir reçu un courrier de la malade, Nicolas Sarkozy avait demandé au Pr Munnich, qu'un "nouvel avis" soit donné "par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau" sur son cas.

Matignon a demandé mercredi à Jean Léonetti, rapporteur de la loi de 2005 instaurant un droit au "laisser mourir" mais pas à l'euthanasie active, une mission d'évaluation pour remédier éventuellement à "l'insuffisance de la législation"..."


la solution qui avait été proposée à chantal sébire était de la plonger dans le coma, sans l'hydrater ni la nourir, et la laisser mourir.

elle avait refusé cette solution, et on comprend pourquoi! sleep.gif

il semblerait en tout cas que la loi risque d'avancer sur la question de l'euthanasie à l'occasion de cette affaire. enfin! c'est tant mieux!


Ce message a été modifié par didam - jeudi 20 mars 2008 à 03:18.
jeudi 20 mars 2008 à 03:14
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Jackouille
vendredi 14 mars 2008 à 14:44
Tout à fait
Cette dame me parait valide, rien ne l'empêche de se suicider elle même.
Pourquoi mouiller quelqu'un d'autre?
J'ai du mal à comprendre sa démarche qui me semble un peu instrumentalisée.

Comme elle souffre elle a des ordonances pour des anti douleurs puissants.
Ces ordonances sont délibrées pour 3 mois dnas les cas de traitement lourd.
Elle en bouffe une boite et elle ne se reveillera pas.
Pourquoi obliger par la loi un médecin à tuer quelqu'un?

Déjà notre loi permet à une médecin de ne pas pratiquer un IVG pour des raison d'éthique personnelle. que celle ci soit religieuse ou non.

Parler de la mort assis devant son écran c'est une chose, voir des morts de près cela en est une autre. Provoquer la mort délibérément, à froid, n'en parlons même pas.

Sinon je vous le dis allez y la tuer vous même, moi je ne m'en sent pas capable en tous cas.





Peut être ne pouvait elle pas se suicider par croyance religieuse... elle voulait que cela soit fait médicalement.
jeudi 20 mars 2008 à 03:17
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didam
samedi 15 mars 2008 à 02:40
il y a deux jours le tribunal avait refusé d'accorder l'euthanasie. hier soir à 19h chantal sébire a été retrouvée morte chez elle. les causes du décès ne sont pas connues.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080319/thl-...-96993ab_1.html

"... Après avoir reçu un courrier de la malade, Nicolas Sarkozy avait demandé au Pr Munnich, qu'un "nouvel avis" soit donné "par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau" sur son cas.

Matignon a demandé mercredi à Jean Léonetti, rapporteur de la loi de 2005 instaurant un droit au "laisser mourir" mais pas à l'euthanasie active, une mission d'évaluation pour remédier éventuellement à "l'insuffisance de la législation"..."


la solution qui avait été proposée à chantal sébire était de la plonger dans le coma, sans l'hydrater ni la nourir, et la laisser mourir.

elle avait refusé cette solution, et on comprend pourquoi! sleep.gif

il semblerait en tout cas que la loi risque d'avancer sur la question de l'euthanasie à l'occasion de cette affaire. enfin! c'est tant mieux!





Sans nom
-
--
la solution qui avait été proposée à chantal sébire était de la plonger dans le coma, sans l'hydrater ni la nourir, et la laisser mourir.

elle avait refusé cette solution, et on comprend pourquoi! sleep.gif





Désolé, je comprends pas pourquoi ??? et je n'avais pas eu connaissance de cette solution...
Dans le coma, elle n'aurait eu aucune souffrance !
jeudi 20 mars 2008 à 03:21
Citer +Citer
elle serait morte en une semaine, plongée dans l'inconscience, donc en laissant ses proches seuls faire face à son lent décès.

ce qu'elle voulait, c'était pouvoir partir en étant entourée par ses proches. quelque part, en restant consciente, tu restes avec tes proches jusqu'au dernier moment.
jeudi 20 mars 2008 à 03:25
Citer +Citer
Il faut faire la diférence entre euthanasie et suicide assisté.
L'euthanasie est l'acte d'abréger les souffrances d'une personne en fin de vie, l'issue finale des soin palliatifs.
Le suisicde assité est en effet plus délicat. Il s'agit de mettre fin aux jours d'une personne qui le désire, de manière légale et réfléchie.
Maintenant, il s'agit de connaitre les motivations de chacun. Le cas de Chantal est éloquent... j'dmire le courage de cette femme qui est d'une lucidité exemplaire... Qui aurait, comme elle, le courage de devenir un symbole?
Quant au refus de légiférer sur ce sujet; l'argument "oui mais les dérives" est stéril... des abus et des dérives il y en a partout.
J'ai trouvé ça, sur le sujet:

Six raisons de légiférer par André Comte-Sponville

« Certes, c'est la vie qui vaut, mais elle vaut d'autant plus qu'elle
est davantage libre. C'est en ce sens que le Comité consultatif
national d'éthique a raison de parler d'une exception d'euthanasie. Qui
dit exception dit règle. La règle, évidemment, c'est le respect de la
vie humaine, mais respecter vraiment la vie humaine c'est aussi lui
permettre de rester humaine jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la mort
inclusivement ».

Premier argument :
celui pour lequel il faut une loi, c'est l'idéal républicain. On ne
peut pas accepter qu'une loi soit régulièrement et publiquement violée
sans sanction. A chaque fois qu'un médecin, des dizaines de médecins
aujourd'hui disent « j'ai pratiqué l'euthanasie, je pratique
l'euthanasie, je vais continuer », aucun n'est sanctionné. C'est un
mauvais coup contre la République, contre la démocratie, contre
l'éducation de nos enfants. Il faut, soit sanctionner ces médecins,
soit changer la loi. Je propose qu'on change la loi.

Deuxième argument :
l'euthanasie existe de fait et elle est très loin d'être
exceptionnelle. Je rappelle les chiffres donnés par le professeur
François Lemaire qui dirige le service de réanimation de l'hôpital
Henri Mondor : sur 50 % des décès dans les services de réanimation, 50
% relèvent de l'euthanasie passive, et 10 % du total relèvent de
l'euthanasie active, à savoir d'injections avec intentionnalité de
décès. C'est considérable, 10% ! Autrement dit, quand bien même
l'euthanasie resterait une exception pour la très grande majorité des
médecins, à l'échelle de la société ce n'est plus une exception. Dès
lors, on ne peut plus accepter de laisser cette question dans le
silence de la loi.

Troisième argument :
faire une loi sur l'euthanasie est la seule façon de la contrôler
réellement et de combattre d'éventuelles et déjà réelles dérives. On ne
dira jamais assez qu'il y a dans nos pays des services où l'on pratique
l'acharnement thérapeutique, c'est vrai, mais aussi d'autres services
où l'on pratique l'euthanasie à la sauvette et de manière abusive. On
m'a rapporté un nombre énorme de cas de patients conscients,
euthanasiés sans qu'on leur demande leur avis. Ce n'est pas de
l'euthanasie, c'est un assasinat ! La seule façon de contrôler
l'euthanasie, c'est qu'il y ait une loi : dès lors que l'euthanasie est
censée ne pas exister aucun contrôle n'est possible. Comment
voulez-vous contrôler le néant ? Reconnaissons que l'euthanasie existe,
légiférons justement pour combattre le risque de dérive et pour
instaurer un certain nombre de contrôles en amont et en aval. De ce
point de vue, les exemples des Pays-Bas et de la Belgique sont tout à
fait intéressants.

Quatrième argument :
le plus désagréable, le plus glauque, mais enfin il faut bien en parler
aussi. C'est le coût économique de l'acharnement thérapeutique. Un
médecin me disait que la moitié de ce que dans notre existence, nous
allons coûter à la Sécurité sociale, nous le lui coûterons dans les six
derniers mois de notre vie. Quand c'est pour six mois de bonheur, ou
simplement de bien-être relatif, ceci vaut largement le coût. Quand
c'est pour six mois d'agonie pour quelqu'un qui, au contraire, supplie
qu'on l'aide à mourir, je trouve que c'est payer un peu cher ces six
mois de malheur et d'esclavage.

Cinquième argument :
un argument de justice sociale. On ne peut accepter qu'il y ait dans
notre pays une mort à deux vitesses. Certains, parce qu'ils ont les
moyens de choisir leur clinique, parce qu'ils connaissent des médecins
à l'inverse d'autres, des millions de gens qui ne sont pas maîtres de
leur mort, me paraît un scandale social.

Dernier argument :
nous ne pouvons pas laisser aux médecins ni aux proches des malades le
poids d'une telle responsabilité, ou en tout cas, et pour mieux dire,
nous ne pouvons pas les laisser porter seuls cette responsabilité.
Personne ne peut bien sûr les en dispenser, mais il faut au moins que
le corps social, c'est à dire la démocratie donc la loi dans l'Etat de
droit, assume collectivement cette responsabilité afin que les
médecins, d'une part, et les proches, d'autre part, puissent ensuite
individuellement assumer la charge qui leur revient.

jeudi 20 mars 2008 à 03:40
Citer +Citer
désolé si il y'a incompréhension mais là, en clair, c'est de l'euthanasie si la personne est en etat de légume, dans le cas de Chantal Sébrie, c'est un suicide asisté... Allez voir la difference, si
ce n'est que ici il ne peut y avoir l'ambiguité de l'euthanasie. En clair, on pourrai très bien doper une personne pour qu'il soit en état de "légumitude", puis faire une demande d'euthanasie pour la personne et hop hop en deux temps trois mouvement on à un meutre qui passe dans
l'oublie. Bon je sais c'est un cas extrème, mais c'est une des craintes concernant l'euthanasie. Avec le suicide assisté, c'est même pas possible, Chantal Sébrie est tout à fait en mesure d'écrire, devant témoin, qu'elle souhaiterai l'assistance de quelqu'un. Mais ca va plus loin, parce qu'il faut dire les choses clairement, pas tout le monde souhaitant la mort va aller le crier sur tout les toits, un flingue, une paire de ciseau, un four à gaz...etc... Ce sont de très bonnes armes. Mais si on la trouve sur le fait de se donner la mort, non seulement on va la réanimer si besoin, mais en plus l'interner apres...(il est tard je perd les pédales mf_tongue.gif )

C'est difficile tout ces questions, sans même être fanatique religieux, on peu comprendre les problème éthique mises en jeu, mais en fin de compte faut laisser libre choix aux gens de leur vie, ou de la destruction de celle-ci.
jeudi 20 mars 2008 à 04:21
Citer +Citer

didam
samedi 15 mars 2008 à 02:40
elle serait morte en une semaine, plongée dans l'inconscience, donc en laissant ses proches seuls faire face à son lent décès.

ce qu'elle voulait, c'était pouvoir partir en étant entourée par ses proches. quelque part, en restant consciente, tu restes avec tes proches jusqu'au dernier moment.




OK, merci, j'avais pas compris qu'elle restait une semaine inconsciente...

Qu'elle repose enfin en paix... et courage à ses proches...
jeudi 20 mars 2008 à 14:35
Citer +Citer
donc ça se confirme. même si la principale intéressée n'a pas pu en profiter, la loi sur l'euthanasie va certainement être modifiée.

extraits de l'article:
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080319/thl...-b2e59e8_3.html

(...)
Aux journalistes, Chantal Sébire disait (...) que la loi actuelle ne lui permettrait que d'être plongée dans un coma par sédation, ce qui lui permettait au mieux de mourir, sans alimentation et sans hydratation, après dix à quinze jours d'agonie.

Alors que le gouvernement excluait la semaine dernière toute réforme sur la question de l'euthanasie, Matignon a décidé mercredi une réflexion.

Il s'agirait, comme en Belgique et aux Pays-Bas, de permettre aux médecins de provoquer directement la mort d'un patient, dans certains cas extrêmes, après autorisation de plusieurs commissions et dans le cas d'une demande du patient et de la famille.

(La loi Leonetti avait) été mise au point après l'affaire Vincent Humbert, un jeune tétraplégique dont la mort avait été provoquée médicalement à sa demande et à celle de sa famille.

Cette loi permet "l'euthanasie passive", c'est-à-dire, pour les malades atteints de pathologies incurables en phase terminale, l'arrêt des traitements et l'administration de sédatifs, même s'ils risquent d'entrainer la mort.

Elle proscrit toujours cependant "l'euthanasie active", le fait de provoquer directement la mort, et à fortiori le suicide assisté.

(...)
Thierry Lévêque


Ce message a été modifié par didam - jeudi 20 mars 2008 à 14:36.
jeudi 20 mars 2008 à 18:22
Citer +Citer
Chantal Sébire avant sa maladie

Le mystère sur les circonstances de la mort de Chantal Sébire, dont le corps a été découvert par sa fille mercredi à son domicile de Plombières-les-Dijon (Côte-d'Or), restait entier jeudi alors que se posait, selon la justice, la question de son "autopsie".

Suicide? Mme Sébire y était "violemment hostile". Euthanasie active? Elle la souhaitait avec force depuis des semaines mais la justice, conformément à la législation en vigueur, l'a refusée lundi dernier.

Alors décès naturel? Chantal Sébire "souffrait d'une maladie potentiellement mortelle", une "esthesioneuroblastome", maladie orpheline et incurable, qui se développe dans la cavité nasale et déforme cruellement le visage, a rappelé jeudi à l'AFP son médecin traitant Emmanuel Debost.

Mais, jeudi matin, le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, "en l'état actuel des investigations", n'avait toujours pas tranché. "Il n'y a à cette heure pas d'éléments suffisants" pour déterminer les causes de la mort de Mme Sébire, a déclaré M. Alacchi à l'AFP, reportant ainsi toute communication officielle. "Je me pose la question de savoir si l'on va faire ou non une autopsie", s'est interrogé M. Alacchi ajoutant que "l'apparence externe du corps ne présentait pas de particularités", et qu'il continuait de recueillir" des déclarations "auprès des proches" et des gendarmes "en charge de l'enquête" préliminaire.

"S'ils font l'autopsie c'est honteux", s'est insurgé Me Gilles Antonowicz l'avocat de Chantal Sébire. "Si Mme Sébire s'était jetée dans le canal (de Bourgogne) tout proche de son appartement, il n'y aurait pas eu d'enquête et là ils feraient une autopsie comme ils l'ont faite pour le fils de Marie Humbert" qui avait aidé son fils tétraplégique à mourir en 2003, a encore fustigé Me Antonowicz, joint au téléphone par l'AFP.



ALORS DAPRES VOUS FAUT IL peut on autoriser l'euthanasie ? Si non, fallait-il laisser mourir de souffrances cette pauvre victime ?
jeudi 20 mars 2008 à 18:46
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la loi leonetti est une monstruosité absolue, lisez le livre édité par ce sapeur pompier qui a assisté à l'agonie de son fils durant six jours, c'est absolument invraisemblable de pouvoir aider un animal à mourir sereinement et pas les hommes.
paix à son âme, fichez-lui la paix alors que de son vivant ils ont refusé de l'entendre. Pas d'autopsie, qu'ils respectent au moins ça à défaut de l'avoir respectée de son vivant.

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