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mardi 11 mars 2008 à 00:25
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Act. 10.03.08; 15:15


Le dalaï lama dénonce la répression chinoise au Tibet



Le dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, a violemment dénoncé lundi la répression chinoise au Tibet.


Cette déclaration, à l'occasion du 49e anniversaire de son exil en Inde, intervient à cinq mois des JO de Pékin.

Le lauréat 1989 du Prix Nobel de la Paix, qui bénéficie depuis six mois d'un regain de soutien en Occident, s'est insurgé contre des «violations des droits de l'homme» commises par la Chine au Tibet dans des proportions «énormes et inimaginables» allant «jusqu'à la négation de la liberté religieuse».

«Depuis près de six décennies, des Tibétains vivent en permanence dans la peur et sous répression chinoise», a-t-il lancé devant ses partisans réunis dans son lieu d'exil à Dharamsala dans le nord de l'Inde.

Très durs

Ces commentaires très durs, prononcés 49 ans après sa fuite de Lhassa, tranchent avec une certaine modération qu'il avait adoptée à l'égard de la Chine ces dernières années, même s'il l'accuse régulièrement d'agression démographique» par une colonisation accélérée du Tibet menant à «une sorte de génocide culturel».

Samedi, le dignitaire religieux de 72 ans avait quand même réaffirmé le droit de Pékin d'organiser les Jeux olympiques en août: en effet, selon des médias en Chine, le chef du Parti communiste de la région autonome du Tibet, la plus haute autorité chinoise dans ce territoire, avait accusé le dalaï lama d'essayer de «saboter cet événement» sportif planétaire.

Echec d'un soulèvement

L'homme qui a fui le Tibet en 1959 après l'échec d'un soulèvement anti-chinois a abandonné ses revendications d'indépendance, se bornant à réclamer «une large autonomie» pour sauvegarder la langue, la culture et l'environnement de ce territoire himalayen.

La Chine, qui a pris le contrôle de cette région à partir de 1950 - avant d'y mener une sanglante répression - n'a cessé de rejeter ces demandes qualifiées par le dalaï lama de diplomatie de la «voie moyenne».

Répression

«Ces dernières années, le Tibet a été le théâtre d'une répression et d'une brutalité de plus en plus fortes. Malgré ces évolutions malheureuses, je reste déterminé à poursuivre ma politique de la 'voie moyenne'», a-t-il assuré.

D'après des analystes, le dalaï lama, frustré par le refus de la Chine de discuter d'autonomie «culturelle» pour le Tibet, met la pression sur Pékin avant les JO, en multipliant les sorties sur la scène internationale.

L'ayant invité en octobre aux Etats-Unis, George W. Bush avait salué en lui un «symbole universel de paix et de tolérance». Faisant fi des avertissements chinois, les chefs des gouvernements allemand, autrichien et canadien avaient aussi accueilli en septembre et octobre la bête noire de Pékin.

Défi

Fin novembre, le dalaï lama avait défié la Chine dans le conflit qui les oppose sur sa succession, affirmant que s'il devait mourir en exil, son successeur serait choisi en dehors du Tibet. Pékin l'avait alors accusé de trahir la tradition du bouddhisme tibétain.

Symboliquement, une centaine de Tibétains exilés ont débuté lundi une marche depuis Dharamsala, en principe à destination du Tibet, mais sans dire si et où ils pourraient traverser la frontière entre l'Inde et la Chine.

«Le gouvernement (chinois) se sert des JO comme vitrine pour légitimer son occupation illégale du Tibet (qui) appartient aux Tibétains. Nous ne renoncerons jamais tant qu'il ne sera pas indépendant», a promis un organisateur, Tsewang Rigzin, président du congrès de la jeunesse tibétaine.


Source: SDA/ATS

mardi 11 mars 2008 à 12:06
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APS | ’’Les figures de l’islam’’ pour montrer le vrai visage de la religion musulmane
Publié le 9 mars 2008 à 11h39

Dakar - Un magazine dénommé ’’Les figures de l’islam’’ sera lancé à Dakar dans le cadre du 11-ème sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), a confié samedi à l’APS, le directeur adjoint du service de presse du secrétariat général de l’OCI , le docteur Isam Salim Shanti.

’’Les figures de islam’’, qui sera lancé en partenariat avec le magazine américain Financial Times, a pour but de ‘’montrer le vrai visage de la religion musulmane’’, a expliqué Dr Shanti.

’’L’islam est une religion universelle, une religion de paix, de justice, de progrès’’, a-t-il déclaré ajoutant que la nouvelle publication sera ‘’une véritable tribune pour faire découvrir l’islam’’.

Une réunion préparatoire du 11-ème sommet de l’OCI, prévu les 13 et 14 mars, a démarré samedi à l’hôtel Méridien Président de Dakar. A cette réunion prennent part des experts venus 57 Etats membres de l’OCI.

http://www.africanglobalnews.com/article3232.html


mardi 11 mars 2008 à 12:08
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Les Belges restent attachés à la religion
11/03/2008 07:06
(Le Vif.be l Express)
Quarente-trois pour cent des Belges francophones se disent encore catholiques, face à 17% d'athées, 10% d'agnostiques et 0,8% qui se reconnaissent dans la laïcité, selon le Baromètre du religieux 2008, réalisé par le bureau d'études Sonecom à l'initiative de La Libre Belgique, de Dimanche, de la RTBF, de Lumen Vitae et de l'UCL.

La donnée la plus marquante de cette deuxième édition du Baromètre du religieux est la présence, en Communauté française, de désormais 12% de musulmans. Si leur présence est certes plus relative dans les provinces francophones qu'à Bruxelles, leur position face aux grands enjeux de transmission de valeurs est telle que la donne devrait interpeller les décideurs politiques, avance mardi le sociologue et anthropologue Olivier Servaix (UCL) dans La Libre Belgique. En outre, 80% des Belges francophones se disent attachés aux traditions religieuses, mais 68% se disent croyants, dont 42% de non-pratiquants et plus de 25% pratiquants. Quant à Dieu, 60% pensent que son existence est au moins probable, contre 38% qui en sont sûrs. Le Baromètre montre encore, entre autres, que 72% des personnes interrogées estiment qu'il y a "quelque chose" après la mort. (DEC)


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mardi 11 mars 2008 à 12:13
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Dire encore sa foi dans l’espace public
16e Marche du Vendredi saint
Claude Thibodeau par Claude Thibodeau


Pour une 16e année consécutive, la communauté du Désert et la zone pastorale de Victoriaville organisent, à l’occasion de la fête de Pâques, la marche du Vendredi saint, le 21 mars, à 19 h.
La marche de deux kilomètres a pour point de départ la communauté du Désert au 90, rue Saint-Paul à Victoriaville. «L’an dernier, nous étions une soixantaine au départ, puis d’autres personnes ont joint les rangs pour ainsi faire grimper à 250 le nombre de participants à notre arrivée à l’église», rappelle Marie-Josée Roux, membre du comité organisateur et de la communauté du Désert.

Il s’agit aussi d’une marche animée. «J’anime la marche avec Jacques Martel, mentionne Gérard Marier, prêtre et fondateur de la communauté du Désert. Il y aura alternance entre chants et prières. Et c’est une femme, Johanne Hamel, qui portera la croix cette année.»

Les marcheurs se dirigeront vers l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. «Les personnes qui ne peuvent marcher peuvent se rendre directement à l’église dès 19 h où une animation est prévue», précise l’abbé Marier.

Au cours de la soirée, des témoignages seront entendus, dont celui d’un jeune. «Il nous racontera comment il a fait l’expérience de Jésus. Les jeunes, ils ont une sensibilité spirituelle», fait remarquer le prêtre.

Gérard Marier aussi prendra la parole pour élaborer sur le thème Dire encore sa foi sur la place publique.

À ce sujet, l’abbé Marier compare la religion à la politique. «Les politiciens ont un souci majeur, faire sortir le vote. Parce que la vie politique n’a plus la cote, ils appréhendent l’absentéisme de leurs partisans qui pourrait leur coûter la victoire. Les responsables de l’Église ont un souci comparable, exprime-t-il. Parce que la religion n’a plus la cote non plus, ils doivent redoubler d’effort pour faire sortir la foi.»

En ce sens, souligne Gérard Marier, la marche du Vendredi saint dans les rues représente une excellente façon de faire sortir la foi.

Et, ajoute-t-il, la foi doit s’exprimer publiquement, même si aujourd’hui, les fidèles sont plus réticents, «plus frileux», à s’afficher, à dire leur foi. «J’ai l’obsession que la religion soit offerte, et non imposée, sur la place publique. Parce que si la religion ne devient qu’une affaire privée, ce n’est plus une religion. Ce n’en est plus une si la religion cesse d’avoir un impact social», note le prêtre.

«Ma foi, poursuit-il, il faut que je l’offre. Le monde en fera ce qu’il voudra, mais c’est une responsabilité que de l’offrir.»

Mais en marchant, souligne-t-il aussi, on ne fait pas que montrer la foi. «Une raison profonde nous fait marcher ce Vendredi saint. On emboîte le pas à Jésus qui porte sa croix. Mais nous marchons également à la suite de nos aïeux qui ont fait de la croix leur étendard de procession. Il y a un ancrage dans l’histoire qu’on ne peut nier. C’est important cette relation avec l’histoire», estime Gérard Marier.

Quant à l’avenir de la foi, selon lui, elle passe par la pastorale de la rue. «L’avenir se trouve dans la place publique. Il faut apprendre à parler sans blesser et dans un langage que les gens comprennent», soutient l’abbé Marier.

Bon nombre de prêtres, croit-il, sont débranchés. «C’est un grand drame de voir l’Église vivre sans la culture. Il y a une rupture entre l’Évangile et la culture. Il faut parler avec des termes que les gens comprennent. Quant aux jeunes, ils ne reviendront pas vers les églises. L’Église doit aller vers eux», conclut-il.


http://www.lanouvelle.net/article-191562-D...ace-public.html

mercredi 12 mars 2008 à 00:26
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Ce topic est ouvert à tous . Pour autant que vos informations sont fiables tous le monde peut poster ici . Evitez les commentaires , mais créés des topics .
mercredi 12 mars 2008 à 15:25
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Critique

Homélie laïque sur le "nouveau cléricalisme"


LE MONDE | 11.03.08 | 14h54





Jean-Luc Mélenchon est un redoutable décrypteur de signes. Socialiste bien à gauche, républicain inébranlable, franc-maçon et laïcard pur sucre, le sénateur PS de l'Essonne s'est livré à l'exégèse des discours de Nicolas Sarkozy sur la laïcité. D'une conférence devant le Grand Orient de France, où il a analysé la prose du chef de l'Etat à Latran (20 décembre 2007) et à Riyad, en Arabie saoudite (14 janvier), et y a même rattaché des propos tenus par M. Sarkozy en 2005, à Neuilly, devant l'association Bible, il a tiré un petit livre incisif pour dénoncer le "nouveau cléricalisme" de celui qu'il se plaît à appeler "le chanoine de Latran".

La thèse de Jean-Luc Mélenchon est simple : les positions de Nicolas Sarkozy s'apparentent à une violation de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat dont, comme président de la République, il devrait être l'intransigeant gardien. Cela ressemble à un pamphlet, mais l'ancien ministre a l'habileté de ne pas céder à cette facilité en habillant son réquisitoire d'un docte argumentaire. Il a décrypté des encycliques papales comme Mirari vos (1832), dans laquelle Grégoire XVI, avec un ton inquisitorial contre l'indifférentisme religieux, dénonce la liberté de la presse, "liberté la plus funeste, liberté exécrable".

Le sénateur consacre un sort particulier à Vehementer nos (1906), charge au vitriol contre la loi de 1905, "très gravement injurieuse pour Dieu", dans laquelle Pie X enjoignait aux catholiques de ne pas la respecter et de ne pas créer d'associations cultuelles. Cette plongée dans les encycliques papales permet à M. Mélenchon d'établir de fortes connivences entre les réflexions de M. Sarkozy et celles des pontifes romains. Ainsi relève-t-il une parenté entre l'évocation par le "chanoine de Latran" des "souffrances" des catholiques en 1905 et le commentaire de Jean Paul II parlant, en 2005, d'"événement douloureux et traumatisant pour l'Eglise de France".

Rien dans les "prêches" de M. Sarkozy ne rencontre l'indulgence de son censeur. Le baptême de Clovis ? C'est la "première forme d'alliance entre Eglise et pouvoir politique" en vue d'une "domination mutuellement assistée". La "contribution spirituelle" de Saint Louis ? Louis IX "s'illustra surtout dans des persécutions sans précédent contre les hérétiques et les juifs". M. Mélenchon décrit un président qui, à Riyad, se mue en "prédicateur" du "Dieu transcendant qui est dans la pensée et le coeur de chaque homme". A ses yeux, le "chanoine" "s'est institué commentateur et source de théologie à propos du contenu des religions". "Il n'est pas sûr, ironise-t-il, que le monarque wahhabite à qui le discours était censé s'adresser ait vraiment adhéré à l'oecuménisme du président prédicateur".

En grand prêtre de la laïcité, l'auteur s'insurge contre la "laïcité positive" de M. Sarkozy - "un concept papal" inventé par Benoît XVI en 2005 -, selon lequel la laïcité veille à la liberté de "croire et de ne pas croire", mais "ne considère pas que les religions sont un danger mais plutôt un atout". Pour M. Mélenchon, c'est la marque d'un "retour du religieux dans tout l'espace public", un "nouveau cléricalisme". Dans la même veine, il égratigne l'insistance de M. Sarkozy sur l'aspiration des hommes à "une dimension qui les dépasse". "Alors que sa propre propension aux consommations ostentatoires est mise en cause, observe-t-il, il est presque savoureux de lire que, pour le président de la République, la "question du sens de la vie'' se poserait à chaque conscience en réaction avec la frénésie de consommations matérielles...".

Le procès est mené sans excès de nuances, mais la cause est entendue : sur la laïcité, M. Sarkozy affiche "la radicalité de sa rupture avec les principes constants de la République". La messe est dite.

mercredi 12 mars 2008 à 19:31
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La querelle des sectes en France
La France connaît régulièrement des polémiques autour de l’existence de sectes sur son territoire. Mais tous les nouveaux mouvements sont-ils aussi dangereux que le répète l’organisme français de lutte contre les sectes ?

Mardi 11 mars 2008
Par Julien Le Bot / France 24

Le palais de l’Elysée n’a pas pour habitude de se laisser déborder par les propos de ses conseillers. Emmanuelle Mignon (photo), directrice de cabinet du président Sarkozy, a pourtant eu la maladresse de déclarer, dans une interview donnée en février au magazine VSD, que les sectes sont un "non-problème" en France. La très discrète et néanmoins influente conseillère du président a déclenché, avec cette courte formule, la controverse.


Depuis ses déclarations, on a vu tout le gouvernement faire front derrière le Premier ministre François Fillon pour répéter que "les activités sectaires sont inadmissibles et inacceptables", et qu’elles doivent être "combattues". Pour clore un épisode maladroit sur une question particulièrement sensible en France, Nicolas Sarkozy a ajouté qu’il n’avait jamais eu "la moindre faiblesse" face aux sectes.


A la suite de sa déclaration, chroniqueurs et journalistes en France ont rappelé dans leurs colonnes la visite à Bercy que l’acteur américain Tom Cruise, scientologue revendiqué, lui avait faite en août 2004. Une allusion qui n’avait rien d’anodin, tant la Scientologie ne cesse, ces dernières années, de faire les gros titres en France et de susciter des craintes.


Il faut dire que la France a parfois été un peu prompte à réagir et à condamner quand il s’agissait de parler de "sectes". Raphaël Liogier, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence et directeur de l’Observatoire du religieux, n’a pas hésité à dénoncer, dans une tribune publiée dans le journal Le Monde daté du 4 mars 2008, les faits et gestes de la sentinelle officielle du Premier ministre dans la lutte anti-secte, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) : "la culture administrative de la Miviludes, fondée sur la méconnaissance volontaire du terrain, ne permet d’ailleurs pas de combattre les sectes réellement dangereuses, mais les protège au contraire par la confusion qu’elle fait régner".


Comment définir une secte ?


Toute la question est là : comment définit-on précisément une secte ? Toute secte est-elle systématiquement dangereuse ? De nombreux universitaires en France dénoncent le dogmatisme d’une Miviludes qui ne prend pas en compte l’évolution des croyances issues de la modernité, et ne prend pas la peine de s’informer auprès de chercheurs et d’enquêteurs sur la nature de ces "nouveaux mouvements religieux".


De son côté, la Miviludes fait valoir que l’Etat doit poursuivre tout mouvement ou tout groupe susceptible de porter atteinte aux droits fondamentaux de la personne humaine. Mais il n’existe pas en France, à proprement parler, de reconnaissance officielle des sectes. En effet, selon Jean-Michel Roulet, président de la Miviludes, "l’Etat considère que la croyance relève de la sphère privée depuis la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. Cette liberté de croyance a deux limites : il faut préserver la liberté de ne pas croire et limiter tous les troubles à l’ordre public".


La Miviludes est donc chargée de veiller sur les éventuelles dérives à caractère sectaire susceptibles d’apparaître dans tout mouvement : emprise mentale du groupe ou du gourou sur les adeptes, éloignement familial, ou encore des contributions financières de plus en plus exigeantes. La Miviludes cherche, selon son président, à identifier ce processus de "destruction d’une personnalité" conduisant à la naissance d’un "robot soumis".


Ce que conteste Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux et auteur d’Une Laïcité "légitime", la France et ses religions d’Etat (aux éditions Médicis-Entrelacs, mars 2006), c’est l’affrontement qui se passe au plus haut niveau de l’Etat, opposant "les laïcistes purs et durs de la Miviludes aux chercheurs de terrain qui connaissent les nouveaux mouvements religieux". L’enjeu sémantique est particulièrement important dans la mesure où le mot ‘secte’ renvoie en France à toutes sortes de dérives liées au fanatisme, et suscite automatiquement la suspicion et la crainte. "Le mot secte est plein d’ambiguïtés, en français, et renvoie plus au mot ‘cult’ en anglais, qui véhicule l’image d’un groupe étrange, avec des activités dangereuses. Or, c’est le fait d’une minorité de mouvements", précise-t-il. La France reste en quelque sorte tributaire de son histoire. L’église catholique représente encore une religion type dans l’imaginaire français. Au-delà, il subsiste toujours, depuis la Révolution française, une certaine méfiance à l’égard de toute croyance s’écartant du chemin tracé par la République et la laïcité.


La mondialisation modifie les croyances


Il est normal que les croyances évoluent, selon les sociologues, à plus forte raison à l’heure où la mondialisation fait basculer les repères. C’est même une "condition structurelle de la modernité", selon Raphaël Liogier : "comme chacun a droit à ses convictions, chacun fabrique ses petites croyances. On assiste bien, de ce point de vue, à une multiplication des chapelles".


La dangerosité des nouveaux mouvements religieux est une autre affaire. Elle est le fait, d’après de nombreux travaux publiés par des universitaires, d’une minorité. Au Royaume-Uni, les sujets de Sa Majesté bénéficient des connaissances centralisées par un organisme original, l’Inform, pour étudier tout nouveau mouvement, sans préjuger de ses intentions. Cette institution, née de l’initiative de chercheurs de la prestigieuse London School of Economics, est financée par le gouvernement. Les Britanniques concilient, de cette manière, droit au respect de l’expression des croyances, conformément à la Convention européenne des droits de l’homme, et connaissance des pratiques et des risques inhérents à chaque nouveau groupe.

http://www.france24.com/fr/20080311-querel...amp;navi=FRANCE


Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 12 mars 2008 à 19:32.
jeudi 13 mars 2008 à 16:15
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Le Pen condamné en appel à 10.000 euros d'amende pour provocation à la haine

AFP - Mercredi 12 mars, 18h41

PARIS (AFP) - Jean-Marie Le Pen a été condamné mercredi à 10.000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciales, pour des propos sur les musulmans de France rapportés en avril 2004 dans le journal d'extrême droite Rivarol.
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La 11e chambre de la cour d'appel a également condamné le président du fn à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l'Homme, partie civile.

En première instance, M. Le Pen avait échappé à toute condamnation, le tribunal correctionnel de Paris ayant "annulé les poursuites" contre lui.

Le 2 avril 2004, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Jean-Marie Le Pen pour une interview au quotidien Le Monde du 19 avril 2003, dans laquelle il avait déclaré: "le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont".

"Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit: +qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça, tu cherches la bagarre ?+. Et vous n'avez plus qu'à filer, sinon vous prenez une trempe", avait-il ajouté.

Un mois plus tard, M. Le Pen revenait à la charge dans une interview à Rivarol: "D'autant que quand je dis qu'avec 25 millions de musulmans chez nous, les Français raseront les murs, des gens dans la salle me disaient, non sans raison: +Mais M. Le Pen, c'est déjà le cas maintenant+".

C'est pour ces nouveaux propos qu'il a été condamné mercredi.

"Le prévenu oppose les Français aux musulmans (...) et tend à susciter (...) un sentiment de rejet et d'hostilité envers la communauté musulmane", a considéré la cour mercredi.

"Son propos instille dans l'esprit du public la conviction que la sécurité des Français passe par le rejet des musulmans et que l'inquiétude et la peur, liées à leur présence croissante en France, cesseront si leur nombre décroît et s'ils disparaissent", a-t-elle ajouté.

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vendredi 14 mars 2008 à 11:00
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Croire en Dieu : est-ce bien naturel ?
La foi religieuse est-elle naturelle ou culturelle ? Vaste question à laquelle vont s’atteler pendant trois ans des chercheurs de l’université d’Oxford dans le cadre d’une très sérieuse étude qui ne coûtera pas moins de 1,9 million de livres (2,5 millions d’euros).
Il ne s’agit pas de statuer sur l’existence ou la non-existence d’un être divin, mais bien davantage de savoir si le fait de croire en Dieu aurait pu conférer à l’espèce humaine une quelconque supériorité évolutionniste, et si l’apparition du sentiment religieux ne dériverait pas d’autres caractéristiques des sociétés humaines, comme la sociabilité.
Les chercheurs du Centre Ian Ramsey pour la science et la religion et ceux du Centre pour l’anthropologie et l’esprit s’appuieront sur les sciences cognitives pour mettre au point “une approche scientifique permettant de comprendre pourquoi nous croyons en Dieu et de répondre à bien d’autres questions sur la nature et l’origine de la croyance religieuse”.
“Nous voulons savoir précisément en quoi la foi religieuse est innée. Nous pensons qu’il s’agit là d’un sentiment bien plus naturel que ne le supposent beaucoup de gens”, explique le psychologue chrétien Justin Barrett, qui a aussi bien soutenu les thèses de l’athée Richard Dawkins que celles de son détracteur le théologien chrétien Alistair McGrath.
Rédacteur en chef du Journal of Cognition and Culture et auteur de l’ouvrage Why Would Anyone Believe in God? [Comment se fait-il que l’on croie en Dieu ?], Justin Barrett compare les croyants à des enfants de 3 ans qui sont “convaincus que les autres savent pratiquement tout ce qu’il y a à savoir”. Si cette certitude s’amenuise avec l’âge et l’expérience, elle n’en reste pas moins indispensable pour permettre aux êtres humains d’entretenir des rapports sociaux productifs, et elle trouve son prolongement dans le sentiment religieux. “Cette tendance infantile persiste généralement jusque dans la vie adulte, car elle est facile, intuitive et naturelle, explique-t-il. Elle correspond à nos présupposés sur le monde.”
Entre autres grandes questions, les chercheurs se demanderont si les conflits religieux sont inhérents à la nature humaine, ou encore si la croyance dans un au-delà relève de l’acquis ou d’un inné que nous devrions à la sélection naturelle. “L’étape suivante, ajoute le Dr Barrett, consistera donc à se pencher sur certaines problématiques précises – par exemple, quelles croyances religieuses l’esprit humain peut-il appréhender de la façon la plus courante et la plus naturelle ?” Les aspects les plus intéressants de cette recherche tiennent par exemple aux différentes façons d’aborder le polythéisme et le monothéisme, et aux rapports entre la religion et la théorie de l’évolution des espèces.
Justin Barrett et son collègue Roger Trigg se demanderont si la religion est une composante du processus de sélection qui a permis aux humains de survivre ou si ce n’est qu’un produit dérivé de l’évolution.
Cette étude, assortie de séminaires et d’ateliers, est financée par la Fondation John Templeton, qui soutient des projets de recherche sur la religion, les sciences et la spiritualité. Sur les 2,5 millions d’euros alloués, 1 million est destiné à un concours qui récompensera 41 projets différents sous forme de petites bourses.
Ruth Gledhill
The Times

http://www.courrierinternational.com/artic...sp?obj_id=83547



vendredi 14 mars 2008 à 11:01
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Casablanca: débat sur la religion et les mutations sociales
(12/3/2008)


http://www.menara.ma/infos/includes/detail...article_id=8998

"La religion et les mutations sociales" a été au centre d'un débat organisé mardi à Casablanca à l'initiative du centre Mada pour les recherches et les études humaines.

Ouvrant le débat, M. Mokhtar Abdellaoui, Directeur du centre Mada, a souligné que la problématique fondamentale aujourd'hui consiste à trouver des réponses à l'intégrisme et ses liens supposés avec l'Islam, faisant remarquer que dans cette ère de "mondialisation religieuse", l'Islam n'est pas la seule religion à pâtir des extrémismes.

Tout en faisant un rappel des grands moments de débat et de polémique autour de la religion islamique à travers l'histoire, l'universitaire Mustapha Khalfi a estimé que la société marocaine connaît aujourd'hui un retour vers les sources, vers un Islam authentique, surtout parmi la frange des jeunes.

Et de noter que le véritable défi aujourd'hui consiste à fournir des réponses claires et exhaustives aux questionnements des gens ordinaires, insistant sur la nécessité de concilier dans cette démarche les dogmes de la religion et les nécessités de la démocratie.

Les autres intervenants ont, tour à tour, donné des éclairages sur les corrélations et les différences entre la religion et l'identité, entre la religion et la politique et la religion et la culture.


MAP
vendredi 14 mars 2008 à 11:03
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La laïcité reconnaissante
Bernard-Henri Lévy
QUOTIDIEN : jeudi 13 mars 2008
(Liberation)

Eh bien voilà une bonne nouvelle La justice a tenu bon. Elle n’a cédé à aucune des pressions, intimidations, intoxications, dont elle était assaillie depuis des mois. Elle a refusé d’entrer dans les raisons de ceux qui arguaient de la prétendue offense faite aux croyants pour tenter de limiter la liberté de penser, critiquer, dessiner, opiner. Et elle a, ce faisant, rendu un jugement qui, par-delà l’affaire des caricatures, par-delà le cas de Val, Cabu et tous nos amis de Charlie-Hebdo, est un jugement qui fera date. Il sera difficile, après cet arrêt, de continuer de confondre la critique de l’islamisme (doctrine politique) avec celle de l’islam (doctrine religieuse). Il sera difficile, dans l’islam en général, de continuer de nous faire le coup que nous ont longtemps fait (et que nous font encore) les bigots des autres religions : «En vous riant des dogmes, vous portez atteinte aux personnes, vous les blessez, vous les humiliez.» Il sera impossible, en tout cas devant un prétoire, de revenir nous bassiner avec cette fameuse «islamophobie» qui, à en croire les plaignants anti-Charlie, serait «une forme de racisme» : l’islam n’est pas une race a répondu, en substance, ce très voltairien tribunal ; on peut s’en prendre à ses articles de foi comme à ceux de n’importe quelle autre religion ; on peut rire de son prophète comme de ceux de l’Ancien et du Nouveau Testament ; on peut en faire des caricatures éventuellement vulgaires, de mauvais goût, ratées - cela n’est, en aucune façon, assimilable à un racisme.

Il y a là un arrêt qui donne, à proprement parler, un coup d’arrêt à une dérive que l’on sentait, en France comme ailleurs, depuis quelques années et qui consistait à limiter tout doucement, mine de rien, mais par les forces coalisées d’une nouvelle et très inquiétante sainte alliance des clergés, ce libre droit à la satire, à l’irrévérence, voire au blasphème, qui est un des plus beaux acquis des Lumières. C’est une victoire de l’esprit laïque. C’est un salut à cette liberté de conscience dont l’imprescriptibilité est, au même titre que le suffrage universel ou le principe de séparation des pouvoirs, un pilier des démocraties. Pour tous les hommes et femmes qui sont, comme on dit, «issus de l’islam», pour nos compatriotes qui «viennent» de l’islam mais qui ne veulent plus le voir, cet islam, comme un destin ou une prison, pour ceux des musulmans qui revendiquent, mais sans oser le dire, le droit, comme les juifs et les chrétiens, de croire ou de ne pas croire, d’adorer ou de renier, d’exercer ou non leur libre examen, de faire un pas hors du cercle de l’origine, de changer de religion, de n’en avoir aucune, c’est un renfort inestimable, une bénédiction, un soulagement.

Et quant aux organisations plaignantes et, à dater d’aujourd’hui, définitivement déboutées, elles ont appris à leurs dépens qu’à mêler trop étroitement la religion et la Cité, à la faire sortir des lieux de culte et des consciences pour tenter d’en imposer la loi à tous et à tout instant, on l’expose à la polémique, à la brutalité du débat public ou, comme aujourd’hui, à la défaite - et ça aussi c’est une bonne nouvelle.
samedi 15 mars 2008 à 10:42
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L'Allemagne envisage d'introduire des cours de religion islamique à l'école

BERLIN - Le ministre allemand de l'Intérieur Wolfgang Schäuble a proposé jeudi d'introduire des cours de religion islamique dans les écoles pour faire rempart à la radicalisation des musulmans.

"Nous recourons à tous les moyens contre les prédicateurs de la haine. Avec des cours de religion islamique, nous leurs faisons pour ainsi dire concurrence," dit le ministre dans une interview au journal en ligne du quotidien Sueddeutsche Zeitung publiée jeudi.

"Car, si nous envoyons les enfants à des cours de religion dans des écoles d'Etat, cela nous conduira à un changement de l'exercice de la religion dans les mosquées," estime le ministre conservateur.

Ces cours devront être donnés en allemand, a-t-il dit dans une autre interview.

Cette proposition s'inscrit dans le cadre de la troisième Conférence sur l'islam qui se tenait jeudi à Berlin, une initiative lancée en septembre 2006 par les pouvoirs public et les communautés musulmanes dans le but de jeter les bases d'un processus de dialogue.

En Allemagne, la constitution garantit le droit d'organiser des cours de religion dans les écoles, qui sont des "matières officielles". Le contenu doit être déterminé "en concordance avec les principes des communautés religieuses": catholique, protestante et juives pour le moment.

M. Schäuble a préconisé "un partenariat" entre les établissement publics et "des communautés religieuses reconnues" pour s'entendre sur la formation et le travail des professeurs de religion islamique.

Le Conseil de coordination des musulmans, qui chapeaute les quatres organisations musulmanes majeures du pays, a qualifié de "progrès énorme" le projet. "Les musulmans demandent depuis les années 80 cette contribution efficace à l'intégration de leurs enfants et de leur identité", a dit son porte-parole Bekir Alboga à la radio SWR.

"Il est dans notre intérêt commun qu'un tel enseignement permette aux écolières et écoliers musulmans d'être capables de juger leur propre religion et d'avoir des connaissances sur d'autres religions," a salué le président de l'Eglise évangélique, l'évêque Wolfgang Huber.

Wolfgang Schäuble a fait de l'intégration en Allemagne des quelques 3,4 millions de musulmans, pour la plupart d'origine turque, et de la lutte contre leur radicalisation religieuse son cheval de bataille.

Certains établissements allemands ont déjà introduit des cours de "sciences d'information sur l'islam" non confessionnel. Hors d'Allemagne, des cours de religion islamique existent notamment dans les écoles autrichiennes
http://www.romandie.com/infos/news2/080313...29.6hgmwh8a.asp
samedi 15 mars 2008 à 10:43
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Ban Ki-moon s'engage à combattre la violence faite à l'Islam
2008-03-14 13:09:01

DAKAR, 13 mars (Xinhua) -- Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon s'est engagé jeudi à Dakar à "lutter contre ceux qui veulent justifier la violence contre la religion".

"Nous allons lutter contre ceux qui veulent justifier la violence contre la religion et promouvoir la compréhension au sein de l'Alliance des civilisations. Nous allons renforcer la coopération entre l'OCI (Organisation de la conférence islamique) et les Nations Unies dans ce domaine (la religion)", a déclaré M. Ban.

Il a tenu ces propos dans une allocution prononcée à l'ouverture jeudi du 11e sommet de la Oummah islamique ouvert pour deux jours, dans la capitale sénégalaise.

Mise sur pied au début de l'année 2008, l'Alliance des civilisations est une institution des Nations Unies destinée à promouvoir le dialogue entre les "religions, les civilisations et les cultures du monde".

Le secrétaire général de l'ONU a prononcé son allocution quelques minutes après son homologue de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, qui est largement revenu sur le premier rapport sur l" 'islamophobie" publié mercredi à Dakar par l'OCI.

Il a indiqué que le sommet de la Oummah islamique se tient "à un moment difficile pour le monde islamique", avant d'ajouter : " Nous sommes attentifs à la situation au Darfour" et d'autres pays de population majoritairement musulmane.

"Israël doit respecter le droit et la légalité internationale et faire preuve de retenue. Nous condamnons les attaques israéliennes contre les populations palestiniennes", a-t-il dit, tout en appelant les deux parties en conflit à faire régner la paix.

M. Ban s'est félicité de l'avancée du dossier nucléaire iranien, avant d'inviter les autorités iraniennes dont le président Mahmoud Ahmadinejad présent au sommet de Dakar à "se conformer à la légalité internationale" en respectant ses engagements vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique.


http://www.french.xinhuanet.com/french/200...tent_596452.htm
dimanche 16 mars 2008 à 11:08
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Irak : Le patriarche et les évêques demandent la libération de Mgr Rahho
http://zenit.org/article-17473?l=french
Pour la « bonne réputation de notre cher pays »

ROME, Dimanche 9 mars 2008 (ZENIT.org) - Le patriarche Emmanuel III Delly et les évêques de l'Eglise chaldéenne en Irak et dans le monde ont lancé un appel aux ravisseurs de Mgr Paulus Faraj Rahho, demandant la libération de l'archevêque.

Dans cet appel, publié par le site irakien Ankawa - ils demandent « aux ravisseurs de Mgr Paulus Faraj Rahho de le relâcher au plus vite, car un tel acte ne porte pas seulement atteinte aux bonnes relations entre chrétiens et musulmans, mais aussi à la bonne réputation de notre cher pays et entrave notre parcours commun, d'autant que nous sommes confrontés à de nombreuses difficultés ».

Et de poursuivre : « Nous avons vécu en frères qui se côtoient partagé les moments de bonheur et de malheur pendant près de quatorze siècles. Les chrétiens chaldéens sont des citoyens irakiens authentiques qui ont accueilli à bras ouverts les musulmans au moment de la conquête de l'Irak, leur ouvrant leurs maisons, leurs églises, leurs écoles et leurs hôpitaux. Ce sont eux également qui ont transmis la culture et la pensée mondiales aux arabes et de là à l'Occident. A l'échelon du pouvoir national, ils ont contribué avec zèle à l'instauration de l'Etat moderne et continuent d'être fiers de leur nationalité irakienne, de leurs frères et de leur coexistence, car où qu'ils soient, leur destin est toujours lié à celui de leurs frères musulmans. Ils ont de même oeuvré en vue de diffuser les valeurs du Bien, de la paix et de l'amour. Aussi, et partant des principes de la fraternité, de l'humanité, du destin commun et de l'unité de la nation, nous nous adressons à la conscience des ravisseurs pour qu'ils relâchent notre frère Mgr Paulus Faraj Rahho ».

Et de conclure sur ces propos : « Nous avons espoir qu'ils écouteront notre appel et assumerons leur responsabilité historique devant Dieu et la patrie, d'autant qu'un tel acte ne plaît ni à Dieu ni à la religion musulmane qui recommande le respect des chrétiens, de leurs moines et de leurs prêtres ».

Tony Assaf


Ce message a été modifié par sandie72 - dimanche 16 mars 2008 à 11:08.
dimanche 16 mars 2008 à 11:09
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14/03/2008 17:30
Dans l'audiovisuel, la religion se fait discrète

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?...&rubId=4078
À la télévision comme à la radio, s'il arrive que l'on parle de Dieu et des dieux au détour de l'actualité, les émissions consacrées à la religion restent rares

Si le dimanche matin de France 2 est consacré aux religions comme le cahier des charges l’impose, force est de constater que la télévision accorde moins de place au fait religieux qu’aux recettes de cuisine.

Sur TF1, aucun magazine, aucun rendez-vous régulier n’est réservé aux préoccupations spirituelles des Français. Seuls les grands événements comme la messe de minuit ou les funérailles de Jean-Paul II sont couverts.

Les esprits peu chagrins pourront se consoler devant Sœur Thérèse.com et Père et maire, deux séries dont les héros sont une religieuse et un prêtre, ou avec le téléfilm Marie et Madeleine, diffusé lundi 17 mars.

Même absence de rendez-vous spécifique sur Arte
Sur le service public, la tendance est un peu plus volontariste. La thématique religieuse n’occupe aucune tranche spécifique en semaine, mais est présente dans nombre de documentaires et de magazines de société : C dans l’air ou Ripostes lui font même une place assez large. On y retrouve régulièrement Michel Kubler (rédacteur en chef à La Croix), Odon Vallet, Frédéric Lenoir. Comme TF1, France 2 propose une série dont le héros est un prêtre (Louis Page).

Même absence de rendez-vous spécifique sur Arte. « Nous avons peu de magazines et peu de débats car l’obligation d’être bilingue ne favorise pas ce type d’émissions. Mais pour autant, nous ne négligeons pas le fait religieux.

Nous devons lui consacrer pas moins d’une quinzaine de documentaires et quatre films dans l’année. Cette semaine par exemple, nous diffusons un sujet consacré au Vatican (1) », souligne Emmanuel Suard, directeur adjoint des programmes.

La chaîne franco-allemande a même lancé des séries qui feront date comme celles, engagées, de Jérôme Prieur et de Gérard Mordillat : Corpus Christi en 1997, L’Origine du christianisme en 2004, et, prévue en décembre 2008, Apocalypse. On se souvient aussi du cycle « cinéma et religion » en octobre 2007, ou de la diffusion de Karol, un homme devenu pape de Giacomo Battiato…

Audace et nouveauté sur les chaînes du câble et du satellite
L’audace et la nouveauté sont surtout à chercher du côté des chaînes du câble et du satellite. Si les catholiques et les juifs ont leur propre chaîne en français, KTO et TFJ, deux chaînes non confessionnelles font une place non négligeable au fait religieux.

La plus volontaire est sans aucun doute Direct 8. Ainsi, l’antenne de Vincent Bolloré propose, depuis le 2 avril 2005, le seul magazine où l’on parle de la foi, Dieu merci ! qui aborde sans complexe des questions aussi variées que « Faut-il avoir peur de la pureté ? » ou « Pourquoi consacrer sa vie à Dieu ? »

Sur la même chaîne on trouve également Les Enfants d’Abraham, un débat interreligieux sur l’actualité. « Dans une époque de crispation, c’est un formidable exemple de dialogue », plaide son animateur, Mikaël Guedj.

"Tombé du ciel" sur LCP
Plus surprenant, la très républicaine chaîne parlementaire LCP a lancé, depuis janvier, Tombé du ciel, un magazine où des hommes de foi sont invités à s’exprimer sur des sujets de société : Dieu est-il écolo ? Dieu aime-t-il la guerre ? « Nous voulions prendre du recul avec l’actualité, explique Christophe Mouton, le directeur de l’antenne.

Ne pas se contenter d’en rendre compte mais essayer aussi de l’expliquer. L’éclairage des religions est en cela intéressant, que l’on soit croyant ou non. La laïcité à laquelle nous sommes évidemment très attachés sur LCP ne nous conduit pas à ignorer le discours des religions mais à l’écouter avec intérêt et distance. »

France Culture n’est pas la plus muette sur le sujet
Le traitement radiophonique du religieux n’est pas très différent : discret et diffus. Sur le service public, France Culture n’est pas la plus muette sur le sujet. Comme pour France 2, son cahier des charges lui impose une programmation spéciale chaque dimanche matin de 8 heures à 11 heures : orthodoxie, Églises d’Orient, protestantisme, judaïsme, libre pensée et messe radiodiffusée.

À cela s’ajoute l’émission Les Vivants et les Dieux de Michel Cazenave, diffusée tous les samedis de 23 heures à minuit. Ce rendez-vous créé en 1997 est l’un des plus érudits. Son animateur se plonge avec délectation aussi bien dans la Trinité chez Maître Eckhart que dans le tantrisme bouddhique.

« Je ne cherche pas à convaincre de la vérité de tel enseignement, de telle religion, mais je les aborde en me demandant : et si l’absolu existait ? Les religions ont quelque chose à nous dire, à nous proposer pour notre réflexion, notre méditation, notre quête de l’absolu. » Comme pour Arte, la grille des programmes de France Culture est traversée par le questionnement spirituel. Nombre de ses rendez-vous lui font de la place, comme L’éloge du savoir, La fabrique de l’histoire…

Les religions traitées comme un fait d’actualité
Sur France Inter, Stéphane Paoli a introduit, le dimanche à 7 h 18, un entretien d’une dizaine de minutes avec un homme de foi. « Je pense que les religions ont aussi à nous parler de l’émigration, l’économie, la cité, précise le journaliste. Il ne s’agit pas d’une chronique religieuse mais de se confronter à un point de vue, d’essayer de le comprendre en posant la question suivante : quelle lecture faites-vous de cet événement ? »

Sur RTL, le religieux n’est pas non plus surreprésenté. La première radio de France retransmet la messe de minuit (en partenariat avec Pèlerin), mais elle n’a plus de rendez-vous spécifique. Jacques Esnous, directeur de l’information, précise : «Nous avions une chronique de trois minutes, “Idées larges”, ouverte à toutes les religions. Faute d’auditeurs, nous l’avons arrêtée. Mais nous traitons largement l’actualité religieuse. Quand la Conférence épiscopale prend position sur un fait de société, nous lui donnons facilement la parole. Dans la rédaction, nous avons un journaliste spécialiste du religieux et nous avons un consultant, Bernard Lecomte. »

Au fond, sur RTL comme sur Europe 1, les religions sont traitées comme un fait d’actualité. Il est loin, le temps où l’on pouvait entendre le P. di Falco (2) sur RTL tenir une chronique « Un chrétien vous parle » ou le P. Berthier sur Europe 1. Existe-t-il encore un prêtre qui officie sur les ondes nationales ? Oui, un ! Le P. Keppel sur RMC.

« Je suis un dinosaure, assure-t-il. Lorsque j’ai commencé sur RMC en 1982, nous étions quatre ou cinq prêtres en charge d’une chronique sur les grandes radios nationales. Je suis le dernier et tout me porte à croire que je ne serai pas remplacé. » Un constat que regrette Mgr di Falco : « En dix ans, la place de l’Église dans les médias a considérablement reculé. Les responsables des programmes sont convaincus qu’il n’y a pas de public pour un magazine religieux. En même temps, nous devons nous interroger sur la manière dont l’Église communique. Que faisons-nous pour entrer en dialogue avec le monde ? »


Laurent LARCHER

dimanche 16 mars 2008 à 11:10
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La morale enseignée par des curés à l’école ?

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37348

En février 2008, le président de la République M. Sarkozy est revenu sur le discours [1] qu’il a prononcé à la basilique Saint-Jean de Latran en affirmant : « Jamais je n’ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse. Ma conviction est qu’elles sont complémentaires. »[2] Selon le président, la morale laïque aurait besoin d’être complétée par une morale religieuse, elle serait donc incomplète, non suffisante. Verra-t-on bientôt des curés dans les écoles ?

Si nous considérons les morales des trois grandes religions monothéistes, ce sont des ensembles de règles qui avaient ou qui ont encore valeur de lois. Selon une conception traditionnelle récurrente, celui qui les enfreint risquerait la damnation et, au contraire, celui qui les respecte gagnerait le salut éternel. C’est souvent ainsi que la morale religieuse s’est imposée. Mais que vaut une telle morale ?

Selon qu’on aide quelqu’un contre une rémunération ou qu’on l’aide gratuitement, il y a une différence fondamentale. Dans le premier cas, c’est un échange « gagnant-gagnant », il n’y a nulle morale. Dans le deuxième, on a agit pour l’intérêt de l’autre et ce, gratuitement. Voilà ce qu’on peut qualifier de moral.
En ce qui concerne les interdits, se garder, par exemple, de voler uniquement par peur du gendarme, mais le faire en étant certain d’être impuni (en portant l’anneau de Gygès [3] de Platon par exemple), n’est qu’un faux-semblant de morale.
Il en est de même pour ceux qui ont des mœurs conformes à leur religion dans l’attente d’une rétribution divine, ils ne diffèrent guère de ceux qui rendent des services contre une rémunération, ils le font dans une logique d’intérêt, il n’y a aucune morale.
Et l’obéissance aux principes par amour pour Dieu ? La fin n’est pas l’intérêt d’autrui mais de plaire à Dieu, et si la foi en ce dernier ne perdurait pas, on peut se demander si les principes seraient encore respectés ou non. Cette obéissance ne peut donc être qualifiée de morale.
Si Dieu existe, son jugement moral est absolu, mais nous n’y avons pas accès. Ceux qui prétendent le connaître, au mieux, ils toléreront ceux qui ne sont pas en accord avec eux, et ils considéreront ces derniers dans l’erreur, dans l’immoralité. Au pire, ils seront tentés d’imposer leur morale. Peut-on le faire ? Nous reviendrons sur ce point plus loin.

Pour les non-croyants, il n’y a ni Dieu législateur, ni Dieu justicier : les salauds ne seront pas punis et les justes ne seront pas récompensés. Et pourtant, il faut bien vivre. Dans un monde sans Dieu, la morale nous est sans doute plus indispensable encore. Parce qu’elle est nécessaire, la morale s’impose à nous mais ne peut pas être imposée par autrui. En effet, peut-on obliger un égoïste à être généreux ? On pourrait le forcer à donner mais il ne sera pas plus généreux pour autant. La morale n’a de sens que si on se l’impose à soi-même. Serait-elle alors relative ? A chacun sa morale ? Pour savoir si un acte est moral ou non, il faut imaginer les conséquences dans le cas où tout le monde se permettrait cet acte. Ainsi, la morale s’impose universellement : si j’estime qu’un acte ne doit pas être commis par les autres, je dois me l’interdire aussi. On pourrait reformuler ce principe par l’impératif catégorique de Kant : « Agis selon la maxime qui peut en même temps se transformer en loi universelle. »

Ce principe est-il néanmoins suffisant pour fonder toutes nos actions et nos jugements ?
Il est difficile de porter un jugement moral catégoriquement. Par exemple, aider une personne peut en fin de compte lui faire plus de tort qu’autre chose (en lui donnant de mauvaises habitudes par exemple). Et chacun de nous est un individu différent, nous avons des goûts, des préférences, des capacités de tolérance dissemblables. Ce qui j’affectionne peut être insupportable pour un autre et vice versa.
Enfin, suivant l’impératif catégorique, le mensonge serait définitivement immoral. Mais durant l’Occupation, mentir aux occupants allemands pour sauver des juifs, était-ce immoral ? J’en doute.

L’impératif catégorique est trop radical, aucun principe ne saurait être absolu, il faut utiliser notre raison et nos sentiments (empathie, amour, compassion) pour faire notre jugement de chaque situation. La raison étant universelle, un homme « moralement bon » tend, avec le temps et la mondialisation, à avoir à peu près la même définition partout dans le monde : c’est un homme honnête, non violent, généreux, etc. Des valeurs qui tendent à être universelles existent et heureusement pour notre coexistence ! Cela n’a rien de transcendant, il existe chez d’autres espèces des comportements « altruistes » instinctifs [4] et des sentiments moraux (attachement, peine) sont observables chez les singes et les cétacés par exemple. Ces comportements « protomoraux » s’expliquent par la sélection naturelle, l’entraide étant favorable à la survie du groupe. L’instinct parental n’y est sans doute pas étranger : avoir l’instinct de s’occuper de sa progéniture, qui est indispensable à la survie de l’espèce, est un premier pas vers la capacité d’éprouver de l’attention pour les autres qui sont en dehors du cercle familiale, pas que l’Homme a franchi. Ce dernier a des capacités cognitives nécessaires pour avoir des jugements moraux basés sur les sentiments moraux et élaborés par la raison. L’Homme est libre de s’imposer des devoirs gratuits.

Revenons au discours du président : tout d’abord, quelle religion précisément pourrait être à la base de la morale religieuse enseignée ? La religion chrétienne ? La religion juive ? La religion musulmane ? Plusieurs religions à la fois ? Mais que faire quand deux religions proposent des credo qui se contredisent ?

Pour résoudre les contradictions qui ne manqueront pas, un précepte précis devra être choisi au détriment des autres. En effet, faudrait-il, par exemple, préférer la loi du Talion [5] ou suivre les paroles de Jésus [6] ?
Pour éviter les contradictions inter-religieuses, il serait possible de décider de ne tenir compte que d’une seule religion mais choisir un credo auquel on se soumet, c’est encore choisir. Nous n’échappons pas à notre liberté de nous définir moralement.

Avoir une morale exige non pas de croire mais de comprendre. Or, l’enseignement du bien et du mal par un curé nécessite comme préalable la foi. De plus, cela poserait un problème de ségrégation vis-à-vis des athées ou des croyants d’autres confessions, à moins d’organiser des cours séparés et d’enseigner des morales différentes ?

Les religions ont marqué définitivement l’humanité pour le meilleur et pour le pire, l’enseignement de leurs histoires et de leurs credo est autant légitime que celui de l’histoire plus généralement. Dans une République laïque, ceci n’est concevable que par un instituteur qui se doit d’être neutre et objectif, critères que ne remplit pas un curé. Le discours du président de la République est non seulement une remise en cause de la laïcité mais aussi une offense envers les non-croyants, en préjugeant de la non-intégralité de leur morale. L’enseignement de la morale, telle qu’il l’a évoquée, pose des problèmes de pratique et de principe. Quelles conséquences ? Dans le meilleur des cas, elles seront nulles mais ces propos décrédibilisent le président in fine.

La morale ne se trouve pas tout faite, sous forme de règles à appliquer à la lettre, dans des livres, qu’ils soient religieux ou non. Nous devons user de notre raison et de nos sentiments moraux pour les choisir quand on nous les présente, et nous devons les inventer pour des situations inédites. Se faire son propre jugement moral est peut-être la première liberté des êtres raisonnables et moraux.

Sensibiliser dès l’enfance les individus aux problèmes moraux est louable mais il y a une nette différence entre cela et enseigner la morale religieuse qui se limiterait à transmettre des mœurs et des règles arbitraires.

Une morale laïque voire non théiste n’est en aucune façon inférieure à la morale religieuse ou théiste, Dieu n’est aucunement nécessaire à la morale. Au contraire, le concept d’une justice transcendante ou d’un Dieu qui sanctionne et qui récompense, détruit toute dimension morale aux règles qu’il imposerait. Bien sûr, Dieu n’empêche pas non plus la morale, tant que celle-ci est indépendante de lui. Une morale authentique est indépendante de Dieu, même s’il existe.

1 : En décembre 2007, le président avait déclaré que « dans la transmission et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ».

http://www.france-catholique.fr/Discours-d...Sarkozy-au.html

2 : http://afp.google.com/article/ALeqM5iHjlyT...gTgrhFHeckJCc0Q

« Et jamais je n’ai dit que l’instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l’imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n’est tout simplement pas la même chose. Le premier témoigne d’une morale laïque, faite d’honnêteté, de tolérance, de respect. Que ne dirait-on pas d’ailleurs si l’instituteur s’autorisait à témoigner d’une morale religieuse ? Le second témoigne d’une transcendance dont la crédibilité est d’autant plus forte qu’elle se décline dans une certaine radicalité de vie. »

3 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Anneau_de_Gyg%C3%A8s

4 : Une abeille par exemple ne travaille pas pour elle seule et elle est aussi capable de se sacrifier en utilisant son dard, ce qui déchire son abdomen, pour défendre sa colonie. Chez certaines espèces d’oiseaux qui vivent en groupes, il y a des individus qui alertent leurs congénères de la présence des prédateurs au risque de se rendre plus vulnérables car plus repérables. (http://www.ornithomedia.com/pratique/debuter/debut_art31_1.htm)

Par comportements « altruistes », je fais un abus de langage, je ne prétends pas bien sûr que l’abeille ou l’oiseau auraient des sentiments altruistes, ce ne sont que des comportements, a priori, instinctifs et irraisonnés.

5 : Exode 21,23-25 : « Mais si malheur arrive, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure. »
Lévitique, 9,17-22 : « Si un homme frappe à mort un être humain, quel qu’il soit, il sera mis à mort. S’il frappe à mort un animal, il le remplacera - vie pour vie. Si un homme provoque une infirmité chez un compatriote, on lui fera ce qu’il a fait : fracture pour fracture, œil pour œil, dent pour dent ; on provoquera chez lui la même infirmité qu’il a provoquée chez l’autre. »

6 : Matthieu 5,38-42 : « Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Et moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. A qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau. Si quelqu’un te force à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. A qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos. »
dimanche 16 mars 2008 à 18:28
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Arabie saoudite - Fatwa : nier que les non musulmans sont des "mécréants" est un crime d’apostasie punissable de mort

samedi 15 mars 2008

RIYAD, 15 mars (Reuters) – Le dignitaire religieux le plus vénéré d’Arabie saoudite a dit dans une rare fatwa cette semaine que deux auteurs devraient être jugés pour apostasie et mis à mort s’ils ne se repentent pas.

Cheikh Abdul-Rahman al-Barrak répondait à des articles récents dans le journal Al-Riyad, qui remettent en cause l’avis dominant chez les musulmans sunnites que les adeptes d’autres religions doivent être considérés infidèles.

« Quiconque affirme cela a réfuté l’Islam et doit être jugé afin de se rétracter. Sinon, il doit être mis à mort comme un apostat de la religion de l’Islam », dit la fatwa, un édit religieux daté du 14 mars publié sur le site internet Barrak (albarrak.islamlight.net).

« Il est honteux que des articles contenant ce type d’apostasie soient publiés dans certains journaux de l’Arabie saoudite, la terre des deux lieux saints », a-t-il dit, se référant aux lieux saints musulmans de la Mecque et de Médine.

« Les dirigeants doivent demander des comptes à ces journaux ... et tous ceux qui ont participé à sa publication doivent savoir qu’ils étaient impliqués dans le péché d’articles hérétiques ». Barrak, qui aurait environ 75 ans, est la principale autorité de la version sunnite pure et dure de l’islam en Arabie saoudite, appelée souvent le wahhabisme.

Il a dit que les articles suggèrent que les musulmans sont libres de suivre les autres religions. Des groupes de défense des droits ont accusé le wahhabisme d’une attitude xénophobe qui diabolise les autres religions.

Les deux auteurs, Bejad bin Abdullah al-Otaibi et Yousef Aba al-Khail, n’étaient pas immédiatement disponibles pour commenter.

L’Arabie saoudite exécute régulièrement les trafiquants de drogue, les violeurs et les assassins, mais les demandes que des gens soient mis à mort pour des opinions exprimées en public sont rares.

SOURCE
lundi 17 mars 2008 à 19:45
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CHARTRES, 15 mars 2008 (AFP) -

Faux engins explosifs près de la cathédrale de Chartres: satanisme soupçonné


Des objets suspects, imitant des engins explosifs, ont été découverts samedi dans les jardins publics de l'évêché de Chartres, juste derrière la célèbre cathédrale, a-t-on appris auprès de la préfecture d'Eure-et-Loir, qui soupçonne un "groupe satanique".

Un périmètre de sécurité a été mis en place dès la fin de matinée et les militaires du service de déminage de Versailles ont été mobilisés tout l'après-midi afin de déterminer la nature de ces objets, des sortes de "cônes en résine et en métal, avec à l'intérieur des clous et de la limaille, pouvant laisser penser au départ, à des engins explosifs", a indiqué à l'AFP, Philippe Leblanc, directeur de cabinet du préfet d'Eure-et-Loir.

La veille au soir, des policiers municipaux avaient remarqué le comportement suspect de trois personnes, dont deux jeunes, dans ces mêmes jardins grâce aux caméras de vidéosurveillance de la ville.

Lors d'une patrouille samedi matin, les policiers ont découvert que de la terre avait été retournée dans les jardins à six endroits différents, formant une sorte de pentagone, symbole satanique, avec en son centre, un plus gros trou.

Les policiers ont également découvert que le trio avait escaladé un portail pour jeter dans le puits de l'évêché un tube du cuivre. "Nous n'écartons aucune piste. Mais ces méfaits sont probablement l'oeuvre d'un groupe satanique", a estimé Philippe Leblanc, alors que les catholiques s'apprêtent à célébrer les Rameaux ce dimanche.

Les démineurs, n'ayant jamais eu affaire à ce type d'engins, les ont d'abord testés à l'aide de produits chimiques afin d'en déterminer la nature explosive ou non. Ils en ont ensuite fait exploser un, avant de déterrer les autres.


La Croix
mardi 18 mars 2008 à 00:55
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17 mars 2008

Cyber-censure dans les pays du Golfe - volet I

Dans une enquête en trois volets, APN se penche sur la cyber-censure dans les pays du Golfe et tente de déterminer les outils utilisés par les autorités, ainsi que les catégories de sites les plus touchés. Dans la première partie, une introduction générale de la situation dans la région sera présentée afin d'examiner sous tous ses aspects l'état actuel des choses au Qatar et aux Émirats arabes unis.

par Alexandra Sandels

Internet, qui nous fournit un accès à une quantité illimitée d'informations presque partout dans le monde et à tout moment de la journée, est considéré par beaucoup comme un bienfait. Mais en même temps, le Web complique sérieusement la tâche des autorités qui cherchent à contrôler les activités politiques et sociales de leurs concitoyens. Ces dernières années, le monde arabe est apparu comme une région où la cyber-censure d'Internet est devenue une pratique manifeste et ordinaire. Un très grand nombre de pays, parmi ceux qui seraient sujets à une censure généralisée d'Internet, sont localisés dans le golfe Persique.

Une étude récente menée dans seize pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord par OpenNet Initiative (ONI), groupe dédié à la recherche sur la censure et le filtrage d'Internet dans le monde, conclut que cinq pays du golfe Persique recourent à des pratiques de filtrage du Web, sous une forme ou une autre. Selon cette étude, Oman, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Yémen « filtrent les informations en ligne de manière généralisée », tandis que le filtrage au Bahreïn se poursuit dans une moindre mesure. De nombreux sites interdits dans les pays cités ci-dessus auraient été censurés en raison de leur contenu « considéré comme étant inapproprié d'un point de vue religieux, culturel ou social ».

Une majeure partie de cette censure serait exercée par les fournisseurs d'accès à Internet dirigés par les gouvernements, en collaboration avec les autorités locales de télécommunications.

« Les gouvernements sont de plus en plus inquiets à propos d'Internet et cherchent donc à limiter les mouvements du public sur le net. Il y a toujours une raison politique qui se cache derrière la fermeture des sites Web », a déclaré Clothilde Le Coz, du Bureau Internet de Reporters sans frontières, à APN.

Les chercheurs de l'ONI se font l'écho des remarques de Le Coz ; ceux-ci soulignent que « le filtrage politique est le dénominateur commun dans la région MENA ».

Qatar
Au Qatar, petit Emirat du sud-ouest de l'Asie, qui a été récemment propulsé sur le devant de la scène avec l'installation du siège de la chaîne d'information Al-Jazira sur son territoire, la société étatisée de télécommunications, Qtel, détient le monopole sur les services liés à Internet ; cette entreprise est supervisée par ictQatar, organisme de contrôle des télécoms. Afin d'empêcher l'accès aux sites jugés offensants, la société utilise des filtres Internet qui bloquent l'entrée à certains sites Web depuis l'intérieur du pays.

L'année dernière, lors d'une interview avec le journal anglophone Gulf News, Qtel a reconnu le blocage de sites Internet contenant « de la pornographie, des critiques politiques vis-à-vis des pays du Golfe et des sites anti-islamiques ».

« Nous suivons les directives imposées par les autorités concernées et nous nous sommes engagés à maintenir les normes éthiques les plus hautes et à protéger nos valeurs culturelles et nos traditions. Tant qu'une personne vivra au Qatar, elle devra en respecter les règles », a déclaré Qtel.

Toutefois, Nigel Gourlay, ancien rédacteur en chef au quotidien indépendant Qatar Journal, explique à APN que la majorité absolue des sites censurés contiennent des pages à caractère pornographique.
En parcourant le site Alexa.com, qui propose un classement par popularité des sites Internet du monde entier, Gourlay s'est aperçu que 47 des 500 sites les plus visités au monde sont bloqués par les mécanismes de filtr