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Wednesday 06 June 2007 à 12:14
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Aux Etats-Unis, Dieu s'invite dans le débat entre les candidats à l'investiture républicaine
LE MONDE | 06.06.07

Outre l'Irak et l'immigration, les dix candidats à l'investiture du Parti républicain pour l'élection présidentielle de 2008 ont longuement évoqué les questions de morale et de religion dans leur troisième débat de campagne, mardi 5 juin, à l'université Saint Anselm, dans le New Hampshire.

Lors de leur premier débat, le 5 mai en Californie, trois candidats sur les dix avaient déclaré ne pas croire à l'évolution telle que définie par Darwin. La question a été reposée. Mike Huckabee, l'ex-gouverneur de l'Arkansas, ancien pasteur baptiste, a confirmé qu'il croyait que "Dieu a créé la Terre et le ciel. Comment l'a-t-il fait, quand et combien de temps cela a pris, je ne sais pas". L'animateur de CNN, Wolf Blitzer, qui dirigeait les débats, a insisté : "Gouverneur, vous croyez littéralement que cela a été fait en six jours, il y a 6 000 ans ?" "Je n'en sais rien, a répondu M. Huckabee. Je n'y étais pas. Mais que cela soit six jours ou six jours représentant des périodes de temps, il l'a fait. Et c'est cela qui compte." Le sénateur du Kansas, Sam Brownback, qui avait déclaré ne pas croire à l'évolution, s'efforce depuis de corriger son propos. "Je suis convaincu qu'il y a un Dieu dans l'univers et qu'il a été impliqué dans ce processus. Comment a-t-il fait ? Je n'en sais rien."

Le sénateur de l'Arizona John McCain, qui, lui, croit à l'évolution, pense néanmoins que "chaque Américain devrait être informé des deux théories", darwinisme et créationnisme. Pour lui, "il ne fait aucun doute que la main de Dieu est à l'origine de ce que nous sommes aujourd'hui". Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts, mormon qui se présente systématiquement comme l'époux de la même et unique femme depuis trente-cinq ans, afin de se distancier de la pratique de la polygamie qui existe dans l'Utah, s'est aussi déclaré convaincu que "Dieu a créé l'homme à son image".

Les dix républicains ont aussi débattu de la présence des homosexuels dans l'armée – "Y a-t-il quelqu'un qui croit que les gays et les lesbiennes devraient être autorisés à servir ouvertement dans l'armée ?" – et des valeurs de morale et d'éthique – "Quelle est la question morale la plus urgente actuellement ?". "Ce qui nous rend uniques, a dit Mike Huckabee, c'est la valeur que nous attachons à chaque vie. Si vous comparez avec les djihadistes qui attachent une bombe à la ceinture de leur propre enfant, ils célèbrent la mort. Nous célébrons la vie." Rudolf Giuliani, ancien maire de New York, a évoqué les "formidables cadeaux qui sont envoyés par Dieu" à l'Amérique. "Nos idéaux ne sont pas seulement des idéaux américains; ils viennent de Dieu. Notre obligation morale est de trouver la juste manière de les partager avec le reste du monde."

Le représentant du Texas, Ron Paul, républicain antiguerre, s'est étonné du décalage entre les visions de la morale exprimées par ses rivaux et les questions comme la guerre en Irak. "Il faut revenir sur terre, a-t-il protesté. Laisser tomber cette idée de guerre préemptive et retourner à la Constitution." Un peu plus tôt, plusieurs candidats avaient refusé d'écarter le recours à des armes nucléaires tactiques contre l'Iran. "Voilà que nous entendons que nous ne voulons même pas exclure une attaque préemptive contre un pays qui ne nous a pas fait de mal directement et qui n'est pas une menace pour notre sécurité nationale", s'est insurgé le candidat texan.

Rudolf Giuliani, en tête au plan national mais pas dans le New Hampshire, a dû s'expliquer sur l'avortement. Il est contre à titre personnel, mais estime que les femmes ont le droit de choisir. Une position qui lui a valu cette semaine d'être qualifié de"Ponce Pilate" par un évêque catholique du Rhode Island. Figure du mouvement conservateur chrétien, Sam Brownback a estimé que M. Giuliani aurait beaucoup de mal à être le candidat d'un parti dont l'opposition à l'avortement est la pierre philosophale.

L'ancien maire de New York pense, en revanche, que cette position lui permettra d'attirer les voix du centre gauche lors de l'élection présidentielle. Encore faut-il réussir à passer l'écueil des primaires.




Wednesday 06 June 2007 à 17:11
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mercredi 6 juin 2007, 16h02



Incident au Vatican: un déséquilibré tente de sauter dans la voiture du pape


Par Martine NOUAILLE

CITE DU VATICAN (AFP) - Un homme a tenté mercredi de sauter dans la voiture découverte du pape Benoît XVI place St-Pierre, mais il a été aussitôt maîtrisé par la sécurité, un incident finalement anodin qui rappelle cependant les circonstances de l'attentat du 13 mai 1981 contre Jean Paul II.
L'homme, "un déséquilibré", selon le Vatican, âgé de 27 ans et de nationalité allemande comme le pape, a été placé d'office en établissement psychiatrique après avoir été interrogé par le juge unique du Vatican et examiné par le service médical du petit Etat.

Il "ne voulait pas attenter à la vie" du souverain pontife, "mais attirer l'attention sur lui", a déclaré le père Federico Lombardi, directeur du service de presse du Vatican.

L'incident, auquel peu de témoins ont prêté attention, est passé inaperçu du pape lui-même.

Il s'est produit avant l'audience générale qui a lieu chaque semaine mercredi vers 08H30 GMT, alors que la voiture du pape traversait la foule pour gagner le parvis de la basilique St-Pierre d'où le chef de l'Eglise catholique délivre son message.

L'homme, plutôt corpulent et vêtu comme un estivant d'un short, d'un tee-shirt et d'une casquette, a sauté la barrière de sécurité au passage de la voiture, et a cherché à grimper à l'arrière du véhicule découvert.

Il a aussitôt été plaqué à terre sans ménagement par les gardes du corps du souverain pontife, des membres en civil des gardes suisses et de la gendarmerie vaticane alors que la voiture poursuivait son chemin.

L'homme a été emmené par la gendarmerie vaticane. Après interrogatoire par le juge du Vatican, Gianluigi Marrone, et examen du service médical, son placement d'office "dans une structure spécialisée protégée" a été décidé, a précisé le père Lombardi.

Depuis l'attentat commis dans une occasion similaire par le Turc Mehmet Ali Agca contre Jean Paul II, les pèlerins qui veulent assister à l'audience générale doivent passer à travers des portiques de sécurité détecteurs de métaux.

Un homme armé ne peut donc pas en principe accéder à la place, mais aucune mesure de sécurité ne peut empêcher le geste d'un déséquilibré comme celui de mercredi, fait-on valoir au Vatican.

C'est la première fois qu'un tel incident survient depuis le début du pontificat de Benoît XVI le 19 avril 2005.

Il rappelle les circonstances du grave attentat dont a été victime son prédécesseur Jean Paul II le 13 mai 1981.

Ce jour-là, le pape polonais se trouvait également à bord d'une voiture découverte place Saint-Pierre pour son audience générale quand Mehmet Ali Agca, dissimulé dans la foule, avait tiré dans sa direction, le blessant grièvement.

Le 12 mai 2006, le Vatican a fait apposer une plaque de marbre commémorant cet évènement dramatique sur le côté droit de la place, d'où sont partis les coups de feu.

Des incidents mineurs pas toujours connus du grand public ont émaillé le pontificat de Jean Paul II: ainsi le 25 janvier 1989, un jeune Anglais de 23 ans, Joseph Mc Govern, avait tenté de s'approcher du pape en clamant être "le fils de Dieu". Maîtrisé par le services de sécurité, il avait été expulsé le lendemain en direction de Londres.

La sécurité du pape dans l'Etat de la Cité du Vatican est partagée entre les gardes suisses et les gendarmes du Vatican, alors que la police italienne est en charge des abords du petit Etat.


Thursday 07 June 2007 à 12:04
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Grenouille verte
Tuesday 05 June 2007 à 08:25
Ce n'est pas la position du Vatican. L'Eglise de Rome a rappellé que le préservatif était toujours interdit, même dans le cas d'un couple dont l'un des membres est atteints du sida.




Dans les textes émanants du Vatican l'on nous a montré que ce n'était pas ce qui avait été dit.
Je vais les rechercher.
Thursday 07 June 2007 à 12:10
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Je corrige :
Dans les textes émanants du Vatican que l'on nous a montré ce n'était pas ce qui avait été dit.
Je vais les rechercher.
Thursday 07 June 2007 à 12:11
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Tu peux chercher ici :

Osservatore Romano

oui ici

Site du Vatican

Tu verras que les affirmations de Grenouille Verte sont exactes .

Thursday 07 June 2007 à 12:17
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mercredi 30 mai 2007, 14h15


Le Brésil facilite la contraception



Par EuroNews


La pilule, le meilleur moyen d'assurer la contraception, au Brésil, le gouvernement y croit

Le président Lula da Silva lance une campagne destinée à limiter le nombre de grossesses indésirées, un fléau qui touche particulièrement les jeunes. 20% des accouchements concernent des filles de moins de 19 ans. "Je voudrais avoir le soutien de la communauté scientifique toute entière, de tous les docteurs, parce que ce n'est pas un programme gouvernemental, mais un programme de la société brésilienne pour la société brésilienne." Les pharmacies populaires, où les Brésiliens trouvent des médicaments moins chers, vont se développer. Le prix des contraceptifs diminuera de 90%, et 50 millions de boîtes de pilules vont être distribués gratuitement chaque année, parce que , comme le souligne cette pharmacienne, "chacun doit pouvoir choisir sa famille, même les plus pauvres." C'est d'ailleurs à la population la plus pauvre que s'adresse ce programme de planning familial, expliqué dans un clip.

Un sujet qui a donné lieu à de vives discussions avec l'Eglise catholique, particulièrement lors de la visite du Pape au Brésil au début du mois.





Thursday 07 June 2007 à 12:57
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Jicq
Thursday 07 June 2007 à 12:04
Je corrige :
Dans les textes émanants du Vatican que l'on nous a montré ce n'était pas ce qui avait été dit.
Je vais les rechercher.




Petit rappel :

http://cf.news.yahoo.com/s/capress/070509/...pe_visite_tab_2

Un grand humaniste , ce monsieur .



Thursday 07 June 2007 à 13:36
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Grenouille verte
Tuesday 05 June 2007 à 08:25
Ce n'est pas la position du Vatican. L'Eglise de Rome a rappellé que le préservatif était toujours interdit, même dans le cas d'un couple dont l'un des membres est atteints du sida.




Voici trois réactions de l'église à ce sujet :

-1-"Voici ce que dit l'Eglise : Le pape n’a jamais cité le mot "préservatif" dans aucun de ses textes ou discours. Les journalistes ont effectué une mise en valeur exagérée du sujet, qu’ils ont extrapolé du discours de l’Eglise sur la contraception."


-2-Le pape et le préservatif

"LE pape Jean-Paul II n’a jamais cité nommément le préservatif. Mais on se souvient de son discours - contesté par des chrétiens - de Kampala, en Ouganda. C’était le 6 février 1993 au soir. Devant des milliers de jeunes, sur cette terre africaine où le SIDA sème la mort plus qu’ailleurs, Jean-Paul II n’hésita pas à déclarer : « Le lien sexuel de la chasteté est l’unique manière sûre et vertueuse pour mettre fin à cette plaie tragique qu’est le SIDA, que tant de jeunes ont contracté."

Faut-il rappeler que le préservatif n'était pas des plus fiable.


-3-Les évêques français admettent le préservatif

L’EPISCOPAT français juge « nécessaire » l’usage du préservatif dans la prévention de la transmission du virus du SIDA. Dans un ouvrage intitulé « SIDA, la société en question », rendu public hier,(Il y a je crois une dizaine d'années) la commission sociale des évêques, présidée par Mgr Albert Rouet, précise que « le préservatif se comprend pour les cas ou une activité sexuelle déjà intégrée à la personnalité a besoin d’éviter un risque grave ». Se référant à l’avis du corps médical, l’épiscopat ajoute : « Beaucoup de médecins compétents affirment que le préservatif de qualité fiable est actuellement le seul moyen de prévention, à ce titre il est nécessaire. »
Thursday 07 June 2007 à 13:43
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Ecoute , ce topic est un topic d'actualités . Laissons le tel quel . Pourquoi tu n'ouvres pas un sujet sur la question . Tu ne resteras certainement pas sans réponses , fais moi confiance .


Ce message a été modifié par Okomarac - Thursday 07 June 2007 à 13:44.
Friday 08 June 2007 à 09:09
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vendredi 8 juin 2007


La Réunion : le paradis des religions



À la Réunion, les religions ont pognon sur rue. Les petites sectes pullulent, envoyant leurs missionnaires régulièrement faire le tour des quartiers pour vendre leur propagande ou trouver de nouveaux crédules - euh, pardon, fidèles -, pendant que les grandes sectes lancent des campagnes d’appel au don (comme l’Église catholique le fit il y quelque temps) ou qu’elles profitent de la bonté municipale pour obtenir pour pas cher des terrains pour des lieux de culte ou la location de salles publiques à des tarifs préférentiels. Tout cela fonctionne très bien. Quand un homme ou une femme politique de métropole vient faire campagne ici, il ou elle doit rencontrer le groupe interreligieux, passage obligé de la vie communautariste locale. Même quand Sarkozy, alors pas encore dieu vivant et juste Ministre de l’Intérieur, était venu « fêter » le centenaire de la loi de 1905, il n’avait rencontré aucune association laïque, mais s’était empressé d’aller voir les représentants des religions et il avait même poussé l’insulte à la séparation des Églises et de l’État en profitant de l’occasion pour aller fêter un autre centenaire : celui de la mosquée de Saint-Denis ! Bravo !

Il y a quelques jours, un événement a secoué le monde religioso-politique : un sénateur se serait opposé à un défilé tamoul à cause du bruit des tambours. Incroyable !

Voyons les faits. Ici, à la Réunion, les tamouls, ce sont ces gentils hindouistes qui vous permettent de vous passer de réveil, car leurs cérémonies, mêlant le folklore des « marches sur le feu » aux égorgements de cabris, se déroulent toujours accompagnées d’une douce mélodie constituée presque exclusivement de tambours frappés pendant des heures, et cela dès avant 6 h du matin. N’importe qui égorgerait un animal hors lieu d’abattage serait sanctionné par la loi, mais pas les tamouls. N’importe qui fait du tapage nocturne est verbalisé, mais pas les tamouls. Or, il a été dit que Jean-Paul Virapoulé, sénateur-maire de Saint-André et proche de cette communauté, se serait permis de ne pas donner d’autorisation pour une cérémonie où les tambours devaient être joués toute la nuit. Après les révélations des médias locaux et les explications du maire, il apparaît que celui-ci n’aurait pas interdit la cérémonie (comment aurait-il pu le faire sans s’attirer les foudres d’une grande partie de ses électeurs de base juste avant les législatives ?), mais qu’il aurait juste conseillé de faire attention avec les tambours la nuit. Quel scandale ! Quelle honte !

Oui, comment peut-on oser demander de faire moins de bruit, alors que c’est religieux et donc supérieur à la loi ? Comment peut-on imposer quoi que ce soit aux tamouls, alors qu’on se plie en quatre pour les cérémonies catholiques et que les muezzins nous murmurent chaque jour par haut-parleur de mélodieuses fables sur un dieu unique ?

Que croyez-vous qu’il arriva dans l’île des religions ? C’est très simple. Tout d’abord, un accord fut trouvé entre l’association tamoule et la police : on ne jouerait pas de tambour avant 5 h 30 du matin (rappelons que ce sera un dimanche), et seul le morlon, un tambour qu’on frappe avec les mains et non avec des baguettes, serait utilisé la nuit pour la plus grande joie des riverains insomniaques. Ensuite, le sénateur dut rappeler qu’il avait « toujours été pour la promotion de toutes les religions » (qui en doutait ?). Enfin, tout finit bien, et le président de l’association tamoule put se réjouir, car d’après lui (mais on ne le contredira pas) « cette solution a donné la priorité à la religion ».

Religieux de tous les pays, vous avez raison de croire au paradis : il existe, et c’est dans l’Océan Indien !

Stéphane ARLEN


Faire le Jour.org

Friday 08 June 2007 à 10:55
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Les évangéliques sur le pavé


Hier matin, elle était naturellement à Roland-Garros. Mais l’après-midi, elle s’est fondue dans la foule des évangéliques qui participaient à une «Marche Pour Jésus», entre la porte de Vincennes et la Bastille, à Paris. La championne de tennis Mary Pierce se disait «heureuse, épanouie». La finaliste de Roland-Garros en 2005 a rejoint cette branche du protestantisme il y a 7 ans. «Avant, j’étais catholique. Maintenant, je suis… chrétienne. Je ne crois pas aux religions. Ce qui compte, ce qui a changé ma vie, c’est cette relation directe avec Jésus».



Ceux qui se massaient, hier, pour prier et chanter la gloire du Christ derrière une quinzaine de camions diffusant de la musique, ne disaient pas autre chose. Francine, 30 ans, née au Congo-Brazzaville, a découvert la Bible, en France, grâce à un enseignant. Anny-Claude, avant, était catholique. C’est un curé qui lui a parlé des évangéliques. Cette guadeloupéenne est paroissienne de l’église de Zoé, installée dans une zone industrielle du Val d’Oise. Ce qu’elle y a trouvé ? «L’espoir, le réconfort, l’ouverture», explique-t-elle, tout sourire. Les couleurs, la musique, l’enthousiasme qui régnaient dans le cortège d’une dizaine de milliers de personnes, sous le regard plutôt bienveillant des passants, témoignent de l’importance grandissante du mouvement évangélique.



Sur le dogme – place centrale de la Bible, opposition au célibat des prêtres etc. – il est frère du protestantisme traditionnel. C’est sur la pratique cultuelle qu’il s’en éloigne. «J’aime cette fraternité bruyante, ces pasteurs qui s’adressent à tout le monde», explique Anna, une calviniste qui avait déserté le temple avant d’entrer dans une église pentecôtiste à côté de chez elle. Johnny est un ancien SDF de 26 ans. Il y a dix ans, il était à la rue avec ses parents. Maintenant, il a du boulot et deux enfants. «Jésus m’a sauvé», répète-t-il sans se lasser.



«Je connais même une fille qui avant était gothique»



Le mouvement évangélique ratisse large. Il compte 1800 églises rassemblant quelque 400.000 personnes en France, soit près de 10 fois plus qu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Hier, parmi les marcheurs, il y avait des anciens musulmans, des juifs messianiques qui voient Jésus comme le Messie, alors que le Judaïsme l’attend toujours, et beaucoup d’ex-athées qui ont tous leur propre histoire de révélation. Il y a ceux qui sont passés par les religions traditionnelles, ceux qui ont fait un détour par la prison, l’alcool ou la drogue. «Je connais même une fille qui avant était gothique», rigole Rachel, qui distribue des exemplaires d’Amen Magazine sur le bord du trottoir.



La Fédération Protestante de France a pris acte de cette révolution. Elle accueille désormais le quart des églises évangéliques et fait sans précédent, son prochain président, Claude Baty, qui prendra ses fonctions dans quelques semaines, était un pasteur évangélique. «C’est un mouvement qui prend de l’ampleur, note un pasteur parisien. Et chez eux, le meilleur côtoie le pire. Ils savent remplir les églises, ce que nous ne savons peut-être plus trop faire. Dans mon temple, j’ai mille fidèles, et au culte, ils sont deux cents. Dans une église évangélique, ils sont trois cents fidèles, mais le dimanche matin ils seront le double. Car ils auront su entraîner des gens».



Judith Schlumberger
TOPCHRETIEN.INFO


Ce message a été modifié par Okomarac - Friday 08 June 2007 à 10:57.
Saturday 09 June 2007 à 09:09
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samedi 9 juin 2007, 7h42



L'Irak au coeur des entretiens entre Bush et le pape




ROME (AP) - George W. Bush, dont la visite en Italie sera marquée par des manifestations samedi, a déclaré qu'il serait "à l'écoute" lors de son premier entretien avec le pape samedi au Vatican, et de son côté Benoît XVI a beaucoup à lui dire, notamment au sujet de l'Irak.

Le souverain pontife parlera de la guerre et de la situation difficile des chrétiens dans ce pays où règnent l'instabilité et la violence, mais aussi "des grandes questions éthiques et sociales", selon le secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, N°2 de l'église catholique.

A Pâques, Benoît XVI a estimé que "rien de positif ne venait d'Irak, déchiré par le massacre continuel tandis que la population civile s'enfuit". Son prédécesseur Jean Paul II était vivement opposé à la guerre en Irak.

Le pape devrait en revanche saluer l'opposition du président américain à l'avortement. George Bush, qui est méthodiste (protestant) et dont c'est la troisième audience papale au Vatican, compte mettre en avant l'action des Etats-Unis dans la lutte contre le SIDA et la malaria en Afrique et en faveur de la démocratie dans le monde. Sa rencontre -à l'ambassade américaine- avec des représentants de la communauté catholique laïque de Sant'Egidio, qui oeuvre contre le VIH/SIDA dans dix pays d'Afrique, mettra en avant l'action humanitaire américaine.

Le président américain est arrivé à Rome vendredi soir du sommet du G-8 en Allemagne après un crochet par la Pologne. Il devait rencontrer le président italien George Napolitano samedi avant d'être reçu par Benoît XVI, et de déjeuner avec le président de centre-gauche du Conseil Romano Prodi, qui participait aussi au G-8. Il reverra aussi son ami l'ancien chef du gouvernement de centre-droit Silvio Berlusconi, et dimanche, gagnera l'Albanie puis la Bulgarie.

Les relations entre l'Italie et les Etats-Unis se sont récemment tendues en raison du désaccord sur le dossier irakien entre les gouvernements mais aussi de l'actualité judiciaire: un soldat américain est jugé par contumace pour la mort en mars 2005 de l'agent secret Nicola Calipari, tué en Irak lors de la libération de l'otage Giuliana Sgrena, et vendredi s'est ouvert le procès par contumace de 26 Américains pour l'enlèvement d'un islamiste égyptien à Milan en 2003.

En outre, l'Italie, l'un des plus grands alliés des Etats-Unis lorsque Silvio Berlusconi présidait le Conseil, a retiré ses troupes d'Irak et renâcle à renforcer sa présence militaire en Afghanistan. George Bush veut inciter Romano Prodi à "faire ce qu'il faut en Afghanistan".

D'importantes manifestations contre le président américain étaient prévues samedi mais M. Prodi a demandé à ses ministres de ne pas y participer. AP

st/v119

Saturday 09 June 2007 à 09:32
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Laïcité et loi de 1905 : Français, ce qu’on ne vous dit pas


Nicolas Sarkozy Droit laïcité | 9 juin 2007 | Anne Demetz sur Betablog



Dans une interview publiée le 01/05/2007 par l’édition française du « Jérusalem Post, » Nicolas Sarkozy, a précisé, à propos d’une éventuelle réforme de la loi de 1905 « qu’il n’est pas juste que les fidèles de certaines confessions apparues récemment sur notre territoire rencontrent des difficultés pour pratiquer leur culte. (...) Pour légiférer sur ces questions délicates, l’accord de la grande majorité des Français et des différentes communautés cultuelles me semble indispensable. » Mais le mieux serait, la France étant, par sa Constitution, une République laïque et sociale, régie par le principe d’égalité et son Président, Gardien de cette Constitution, d’abandonner toute vélleité de modifier la loi de 1905... En effet, en qualité d’ancien Ministre des cultes, Nicolas Sarkozy devrait savoir que les difficultés des fidèles de certaines confessions ne sont nullement imputables à la loi de 1905, mais, au contraire, au fait que lesdites confessions ne bénéficient pas du dispositif de cette loi, dont la vocation originelle est pourtant de s’appliquer à toutes.

Ainsi, la plupart des cultes installés en France depuis 1945, sont constitués sous la seule la loi de 1901 (faculté conçue à titre exceptionnel par l’article 4 loi du 02/01/1907). Dès lors, ils sont privés des substantielles exonérations fiscales de la loi de 1905 (la lettre de son article 2 n’interdit que les subventions, ce dont il fut tiré parti par une loi du 25/12/1942. et du financement public des dépenses de réparation de leurs édifices du culte (art. 19 de la loi de 1905, modifiée par la loi de 1942 susvisée). Par exemple, pour un lieu de culte d’un coût global de 3 000 000 €, un culte de la loi de 1905 peut recevoir des dons manuels, donations et legs, en franchise des 60% de droits de mutation (art. 795-10 CGI) et les fidèles bénéficient d’une déduction fiscale sur les dons manuels de 66% (art. 200e CGI). Mais une association déclarée de la loi de 1901, à objet cultuel, ne peut recevoir des dons et legs et doit réunir 4 800 000 € (même les dons manuels peuvent être taxés au taux de 60% (art. 757 CGI)) et ce laborieusement (non déductibilité des dons manuels pour les donateurs).

En outre, n’étant pas soumis aux exigences de la loi de 1905, en termes de respect renforcé de l’ordre public et d’objet exclusivement cultuel (art.1,18 et 19 L 1905), les cultes de la loi de 1901 sont souvent perçus comme des religions de second ordre ou à risques. Ceci interfère sur l’exercice de leur liberté de religion (notamment quant à l’obtention de lieux de culte).

Dans ces conditions, si le propos est, comme annoncé, de lutter contre les discriminations entre cultes, il faut permettre à tous, par une information effective, d’intégrer le dispositif de la loi de 1905. Ils pourraient alors jouir de financements publics plus que suffisants. Et, ces financements étant soumis aux conditions de la loi de 1905, leur crédibilité en serait accrue. Enfin, les « influences étrangères » sur les cultes, dénoncées par Nicolas Sarkozy (cf. interview La Croix 03/05/07), qu’elles viennent des pays arabes ou des Etats-Unis seraient amoindries.

Mais, à en croire le Cardinal Tauran, Bibliothécaire du Vatican (qui a rencontré Nicolas Sarkozy), tel n’est pas le propos. Une réforme de la loi de 1905, à l’inverse, serait destinée à « rendre possible un financement direct des grandes religions par l’Etat, en rompant un autre tabou de la politique française » (interview 10/05/07 sur le site de la « Fondation de service politique », laboratoire d’idées proche de l’Opus Deï).

Il est vrai qu’encourager tout culte à bénéficier de la loi de 1905, donc du statut des « grandes religions », peut coûter plus cher à l’Etat qu’un financement des cultes, direct et discrétionnaire, par les maires (prévu pp. 26 et 27 du rapport Machelon (1)). Tant pis si celui ci grève les budgets municipaux de santé, d’éducation, de solidarité sociale etc. De plus, le respect renforcé de l’ordre public et l’exclusivité de l’objet cultuel (2), ne permettent pas au bailleur de fonds publics de privilégier « les grandes religions » par souci électoral, ni d’influer sur les votes des fidèles, ou d’exiger d’un culte, une collaboration à l’application d’une politique publique.

Aussi, pour certains représentants des églises et de l’Etat, tout serait plus simple sans l’article 2 de la loi de 1905 : « L’Etat ne reconnaît ne salarie ni ne subventionne aucun culte ». Comme d’antan, ils pourraient faire, des deniers publics et des enseignements religieux, les instruments de leurs ambitions personnelles (quand, ni les uns ni les autres ne doivent être détournés à cette fin). Dans cette perspective, le rapport Machelon prévoit, p.48, d’allouer des financements publics, directs et indirects, à une nouvelle forme d’association, cultuelle et non cultuelle, moyennant l’exécution de missions d’intérêt général. Ce qui peut conduire à un désengagement de l’Etat de l’aide sociale, aux dépends des plus déshérités, comme aux Etats-Unis (cf. « L’humanitarisme et les politiques de la foi » E.Bornstein, revue Vacarme, hiver 2006 et site de cette revue).

Néanmoins, il est douteux que les populations de « mécréants » et de « fidèles » apprécient de redevenir dépendants de l’aide aléatoire des cultes pour la solidarité sociale et auxiliaires des élus pour la pratique de leur foi. De plus, le dispositif proposé par le rapport Machelon (financement non plafonné laissé au bon vouloir des maires) risque de se heurter à la réglementation garantissant la liberté d’accès et l’égalité des candidats aux marchés publics. A moins, qu’en amont, il ne soit déclaré inconstitutionnel comme contraire aux principes d’égalité et de laïcité. Ce qui est possible si l’on en juge par la décision du Conseil constitutionnel du 13/01/1994 sur la « loi relative au financement (des investissements) des établissements d’enseignement privés par les collectivités territoriales ».

Mais, la vigilance reste de mise. En effet, quant aux suites à donner au rapport Machelon, Jacques Gérault, Directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur et des cultes « est certain que ce sera le premier chantier que le futur prochain ministre aura à entamer dans le domaine des cultes. » (blogdeï - rencontre du 11/05/07 Féd. Evang. de France/ J Gerault).

Anne Demetz, avocate

(1) Rapport du 20/09/2006 de la Commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics, créée, le 28/10/2005 par le Ministre de l’intérieur et des cultes.

(2) Décrié par la Fédération Protestante de France quand rien n’empêche une religion d’initier des actions non cultuelles dans une structure distincte de celle dédiée au culte. Ce qui évite de fâcheux mélanges de genres et de financements.

Voir aussi : « L’alternative au rapport Machelon, la loi de 1905 pour tous » Revue ProChoix n° 38 - Automne 2006.
Tuesday 12 June 2007 à 07:26
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dimanche 10 juin 2007, 21h53




L'ÉGLISE ÉPISCOPALIENNE CONSACRE UNE FEMME ÉVÊQUE À CUBA


LA HAVANE (Reuters) - L'Eglise épiscopalienne, qui fait partie de la Communion anglicane, a consacré dimanche à Cuba une femme évêque, une première dans un pays en développement.

Une dizaine d'évêques des deux Amériques et d'Europe ont assisté à la consécration de Nerva Cot ainsi que d'Ulises Aguero comme évêques auxiliaires à la cathédrale épiscopalienne de la Sainte Trinité, à La Havane.

"C'est une date importante pour la Communion anglicane parce qu'il y a si peu de femmes évêques parmi nous, 11 seulement", a déclaré l'archevêque canadien Andrew Hutchison, qui présidait la cérémonie.

"Il y a à Cuba une vitalité et un profond enthousiasme qui sont un grand cadeau pour une Eglise qui a trop souvent été conservatrice", a-t-il ajouté.

Les chrétiens cubains sont à une écrasante majorité catholiques et l'Eglise épiscopalienne ne compte que 5.000 fidèles baptisés.

Nerva Cot, qui est favorable à l'ordination d'homosexuels, a formulé l'espoir que sa consécration comme évêque encouragerait d'autres pays d'Amérique latine à élargir la diversité de l'Eglise épiscopalienne.

Les homosexuels "sont aussi des enfants de Dieu. Nous devons les respecter et leur accorder notre considération", a-t-elle dit.

La Communion anglicane est profondément divisée depuis l'Eglise épiscopalienne, sa composante américaine qui compte 2,4 millions de fidèles, a consacré pour la première fois un évêque se déclarant ouvertement homosexuel.

Les autorités cubaines étaient représentées à la cérémonie par la responsable chargée des Affaires religieuses, Caridad Diego.

Cuba a amendé sa Constitution en 1992 pour renoncer à l'athéisme officiel et la pratique religieuse y est désormais autorisée, même pour les membres du Parti communiste.

La religion épiscopalienne a été introduite au XIXe siècle à Cuba par des missionnaires américains. Cuba était un diocèse de l'Eglise américaine jusqu'en 1967, date à laquelle l'animosité entre les gouvernements des deux pays a entraîné une rupture.

L'Eglise épiscopalienne cubaine est maintenant affiliée à l'Eglise anglicane du Canada.

Agée de 69 ans, Nerva Cot est entrée à l'âge de 18 ans dans un séminaire de Matanzas dans l'intention de devenir missionnaire.


Wednesday 13 June 2007 à 10:00
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Combat laïque

Christine Boutin et la Halde unis contre la laïcité




Par Pierre Cassen
Mardi 12 juin 2007





Christine Boutin est aujourd’hui ministre du Logement. Logique, puisqu’elle a longtemps menacé Nicolas Sarkozy de se présenter contre lui aux présidentielles, avant de renoncer à ce projet. Dès la nomination de la députée de Rambouillet au gouvernement, des organisations laïques et féministes comme l’Ufal avaient exprimé leur indignation, expliquant que la nomination de la conseillère diplomatique du Vatican, nostalgique de l’ordre moral, était une insulte pour les féministes et les laïques de ce pays. La suite des événements montre que ces protestations étaient légitimes.

Après avoir nommé un intégriste catholique, Jean-Paul Bolufer, comme directeur de cabinet, Christine Boutin vient de nommer un prêtre catholique, Jean-Marie Petitclerc, dans son ministère, comme chargé de mission auprès de son cabinet, avec l’argument de « l’expérience des quartiers » qu’on lui prête. Ce prêtre a auparavant officié au conseil général des Yvelines, où siège Christine Boutin.

Avec de tels arguments, on imagine facilement les imams, pasteurs, prêtres ou rabbins, en fonction de certaines réalités locales, demander à devenir des interlocuteurs officiels des municipalités, conseils généraux ou régionaux, voire, au nom de l’égalité des religions, d’être à leur tour chargés de mission dans d’autres ministères.

Respublica avait informé ses lecteurs de l’action de laïques, à Limoges, qui avaient saisi le tribunal administratif, contre la Chambre de Commerce et de l’Industrie, qui avait décidé de prendre quatre consultants, issus de quatre religions différentes, pour que les chefs d’entreprise s’adaptent aux spécificités de chaque Eglise.

La nomination d’un prêtre dans un ministère, proposée par Christine Boutin et non récusée par le président de la République et son Premier ministre, est une entorse grave aux principes laïques de séparation du religieux et du politique.

Masquée derrière son poste de ministre du logement, Christine Boutin est le fer de lance, au sein du gouvernement Fillon, de toutes les Eglises qui revendiquent un rôle politique incompatible avec les principes laïques de notre pays.

Dans la même période, on apprend que la Halde continue de dévoyer gravement la mission qui lui a été confiée de lutter contre les discriminations, en voulant absolument légitimer le voile islamique dans des lieux hautement symboliques de la République, comme les préfectures, lors de l’obtention de la nationalité française, ou les écoles, lors des sorties scolaires.

Elle prétend, d’autre part, se substituer aux autorités judiciaires, alors qu’elle n’est qu’un organe de consultation, et, dans les principes républicains, n’a aucune légitimité pour cela.

La Halde et Christine Boutin ont, chacun leur registre, une partition complémentaire qui ne peut que convenir au nouveau président de la République. Nicolas Sarkozy voulait toiletter la loi de 1905, et il a affirmé y renoncer, quelques semaines avant le premier tour des présidentielles. Mais il a utilisé de tout temps la religion musulmane, qu’il victimise et instrumentalise, pour remettre en cause des principes laïques fondamentaux. Aujourd’hui, c’est la bataille autour de la légitimité du voile dans des lieux hautement symboliques, demain, ce sera, dans l’esprit de la commission Machelon, au nom de l’égalité des religions, l’autorisation pour les élus locaux de financer la construction de mosquées, de temples évangéliques ou autres nouveaux lieux de cultes, sans risquer de se retrouver au tribunal administratif.

Ce n’est pas Christine Boutin, qui était invitée l’an passée par les intégristes de l’UOIF au Bourget, qui protestera contre une telle décision.

Toutes les Eglises ont compris que grâce à l’action conjuguée de la gauche communautariste, qui relaie l’offensive islamiste contre la République, et de Christine Boutin au gouvernement, il y avait du grain à moudre sous un gouvernement Sarkozy. Aux laïques de ce pays de montrer une vigilance et une mobilisation suffisante pour construire un rapport de forces qui mette en échec une offensive qu’on sent venir de loin.


Resrepublica
Wednesday 13 June 2007 à 11:14
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La religion et la politique ne font pas bon ménage
Thursday 14 June 2007 à 10:43
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Tu viens d'enfoncer méchamment la porte ouverte à la laïcité.

Le Vatican appelle à ne plus financer Amnesty International, accusée de promouvoir l'avortement (lien.)

Entre ça et les plaintes à l'encontre de "Resistance : The Fall of Man", l'église s'enfonce.
Thursday 14 June 2007 à 16:45
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J'avais lu cet article et la charité chrétienne , ou est-elle?


mercredi 13 juin 2007, 11h16


Une centaine de nouveaux prêtres par an en France

Par Chantal VALLETTE



PARIS (AFP) - La prêtrise ne tente plus grand monde en France: seulement une centaine de jeunes hommes par an choisissent "le service de Dieu et de l'Eglise" alors que dans le même temps quelque 500 prêtres abandonnent leur paroisse, atteints par la vieillesse ou la mort.
Douze nouveaux prêtres vont être ordonnés le 23 juin à Notre-Dame de Paris. L'an dernier il y en avait eu 8, et 94 pour l'ensemble de la France. Depuis 1995, le nombre des ordinations oscille entre 142 (en 2000) et 90 (en 2004), et en 2006, il n'y en a eu aucune dans 46 des 99 diocèses français.

Si le phénomène était passager on parlerait de "crise des vocations" mais on est plutôt au stade de la maladie chronique. La situation s'explique par la difficulté matérielle de la fonction (un territoire de mission de plus en plus grand et des tâches multiples), la fatigue et l'isolement spirituel, avaient répondu l'an dernier les prêtres eux-mêmes dans une enquête de l'Association protection sociale et caisse des cultes (APSECC)

Cette enquête suggérait que les prêtres aient des vacances, logent ailleurs que sur leur lieu de travail, préparent leur retraite, travaillent en équipe et puissent discuter "franchement" de leur vie affective et sexuelle.

Ils n'allaient pas jusqu'à demander le droit de se marier, le célibat des prêtres restant une règle intangible. D'ailleurs le pape actuel n'ouvre aucune porte à la discussion: le 13 mars, dans sa première "exhortation apostolique", il a confirmé le "caractère obligatoire" du célibat.

Pourtant l'hypothèse du mariage des prêtres ne fait plus scandale en France où 81% des catholiques y sont "très" ou "assez" favorables. En avril dernier, les paroissiens d'Asson (Pyrénées-Atlantiques) ont fait grève de la messe en solidarité avec leur prêtre, limogé pour concubinage. Et l'abbé Pierre, qui avait avoué quelques entorses au célibat, avait écrit au pape Benoît XVI pour recommander l'accès à la prêtrise d'"hommes mariés, fervents et capables".

Les douze nouveaux prêtres parisiens feront donc voeu de célibat. Ils ont entre 28 et 39 ans, indique l'archevéché. Ils sont issus de familles très différentes, ont poursuivi des études et certains avaient même commencé une carrière professionnelle avant d'entrer au séminaire.

La CEF a fait une étude détaillée de la promotion de première année de séminaire en 2005. Ils avaient 28 ans en moyenne, avaient été baptisés avant l'âge de 2 ans (90%), venaient de familles catholiques(+ de 80%) et la moitié d'entre eux avait eu l'appel de la vocation entre 11 et 20 ans. Leur première motivation est de "servir l'Eglise, Dieu et les autres" (21%), avant "se donner entièrement à Dieu" (15%), et "évangéliser, faire connaître le Christ" (13%).

En 2004 (dernière statistique de la CEF) il y avait 16.859 prêtres diocésains (exerçant dans une paroisse), la plupart âgés de plus de 60 ans, contre 37.555 en 1970, soit une baisse de près de 20.000 en 35 ans. En conséquence, il n'y a plus que 9.000 paroisses en France pour 36.000 communes et de nombreuses missions sont désormais confiées à des diacres (laïques assurant des missions religieuses, comme le baptême ou le prêche) dont le nombre est passé de 11 en 1970 à 1.984 en 2005.

Quant au remplacement des prêtres français par des étrangers (Vietnamiens, Africains, Polonais), il ne serait que "marginal", indique la CEF sans donner de chiffres.





Remarque au passage : les nouvelles concernant l'Islam sont régulièrement bloquées par un forum marocain . Les nouvelles ne peuvent donc être citées et en plus ne sont pas fiables . (Google-Yahoo et123)



Thursday 14 June 2007 à 22:41
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Jicq
Thursday 07 June 2007 à 12:04
Dans les textes émanants du Vatican l'on nous a montré que ce n'était pas ce qui avait été dit.
Je vais les rechercher.



Le Vatican a rappellé l'interdiction des préservatifs dans les couples mariés lorsqu'il a "rappellé à l'ordre" les évêques espagnols qui avaient eu l'audace de prétendre que dans un couple marié contenant un sidéen on pouvait utiliser le préservatif.
Friday 15 June 2007 à 17:35
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ONU: Vers un délit de «diffamation des religions»




Friday 15 June 2007



En février 2006, alors que l’affaire des «caricatures de Mahomet» faisait rage, l’Organisation de la Conférence Islamique demandait sans succès l’inscription d’un principe dans la charte du Conseil des droits de l’homme: «Le droit à la liberté d’expression est incompatible avec la diffamation des religions et des prophètes.» Elle réclamait aussi le vote, par l’Assemblée Générale de l’ONU, d’une résolution condamnant «la diffamation des prophètes et des religions».



Sur le moment, elle n’obtint rien mais après la fin du conflit, l’Assemblée Générale lui faisait une grâce: le 8 septembre, dans une résolution (60/288) sur sa stratégie de lutte contre le terrorisme, elle recommandait aux Etats qu’ils entreprennent de lutter contre «la diffamation des religions». Sans préciser comment, ni en quoi ce genre d’initiative permettrait de réduire le terrorisme. Quelques jours plus tard, le président du Pakistan, Pervez Musharraf, enfourchait ce nouveau cheval de Troie, demandant à l’AG qu’elle interdise la «diffamation de l’islam». On aurait espéré que la carrière de cette notion nouvelle s’arrête là, mais c’était oublier l’obstination de l’OCI, d’une part ; et l’aptitude infinie de l’ONU à résoudre les conflits insolubles
en les enrobant dans du coton. Autrement dit, en produisant un discours informe, qui juxtapose les positions discordantes des parties en présence et qui les authentifie en les reliant aux résolutions antérieures de cette grande instance internationale.


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