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Livenet > Forum > Religion et Surnaturel
Wednesday 23 May 2007 à 23:53
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QUOTE (uno @ 23 May 2007 à 23:51)
Ah c'est dommage que ça ne soit pas passé car avec ça Montana94 aurait eu un argument solide pour convertir les infidèles! mrgreen.gif

oui ldans ce cas tt le monde sera heureux à se convertir bluebiggrin.gif
Wednesday 23 May 2007 à 23:54
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Si y'avait moyen de négocier une petite fellation, je file acheter un coran mrgreen.gif
Thursday 24 May 2007 à 00:02
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QUOTE (Immortel95 @ 23 May 2007 à 23:54)
Si y'avait moyen de négocier une petite fellation, je file acheter un coran mrgreen.gif

bah dans ce cas la une fatwa qui dit que pour éviter la tentation, les hommes doivent allaiter leurs collègues féminins ! mrgreen.gif
Thursday 24 May 2007 à 00:03
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Friday 25 May 2007 à 07:04
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Les femmes, premières victimes de l'intolérance religieuse pour Amnesty



Amnesty International s'indigne, dans son rapport 2007, du sort réservé aux femmes, premières victimes des restrictions de liberté nées de l'intolérance religieuse et des tensions entre occident et monde musulman.


"Face aux peurs et sous la pression des fondamentalismes religieux, les gouvernements sont revenus sur leurs promesses en matière d'égalité entre les genres", regrette Irène Khan, la secrétaire générale d'Amnesty, qui implore les Etats de respecter la liberté des femmes en matière religieuse.


"L'État a le devoir de préserver la liberté de choix des femmes, et non de la restreindre", affirme-t-elle, prenant l'exemple du voile, "un symbole visible d'oppression pour les uns, un attribut essentiel de la liberté religieuse pour les autres".


Mme Khan se fait aussi critique de l'obligation faite aux femmes dans des pays comme l'Arabie saoudite ou l'Iran de porter le voile que des législations laïques mises en place en Turquie ou en France, qui leur interdisent d'arborer le foulard islamique dans certaines situations.


La Turquie, pays musulman à 99% mais laïque, bannit le foulard dans les administrations et les universités. Mais le pays reste profondément divisé. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, issu de la mouvance islamiste, souhaite assouplir la loi, mais fait face à l'opposition de l'armée, garante de la laïcité.


La France, pays européen avec la plus forte proportion de musulmans (environ 5 millions, principalement originaires du Maghreb), est l'un des rares à avoir légiféré au niveau national, interdisant en mars 2004 le port de signes religieux ostentatoires à l'école publique, dont le hijab, voile qui laisse dégagé l'essentiel du visage.


"Il est déraisonnable, de la part des dirigeants occidentaux, de prétendre qu'un vêtement représente un obstacle majeur à l'harmonie sociale", argumente Mme Khan. "Conformément au droit à la liberté d'expression et de religion, une femme doit être libre de choisir ce qu'elle souhaite porter."


"Les gouvernements et les responsables religieux ont le devoir de créer un environnement sûr dans lequel chaque femme puisse faire ce choix sans s'exposer à la violence ou à la contrainte", conclut-elle.


Topchrétien
23 Mai 2007-Monde-Source : La Croix







Le rapport complet d'Amnesty International : ICI

Ce message a été modifié par Okomarac - Friday 25 May 2007 à 07:04.
Saturday 26 May 2007 à 20:41
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Les défenseurs de la laïcité doivent exiger la condamnation de toute théologie criminogène


samedi 26 mai 2007
par Pierre Régnier

FAIRE LE JOUR.ORG



En lisant, sur les sites républicains, les nombreuses interventions traitant de la laïcité, on voit que les positions des républicains sont très diverses. Même si je sais mon opinion très minoritaire, je souhaite ici la faire connaître.
Je ne croyais pas très utile la loi contre les signes religieux à l’école laïque. J’étais même plutôt contre et l’ai dit dans une libre opinion publiée par France Soir le 30 octobre 2003 : « Ne nous trompons pas de victime. La laïcité ne subit aucun dommage quand une ou un élève vient, en disant par son vêtement ou sa coiffure sa foi religieuse, chercher à l’école ce que celle-ci proclame vouloir dispenser équitablement à toutes et à tous ». La loi discutée, puis votée, je l’ai cependant considérée comme un progrès, d’autant plus que je voyais se développer chez ses opposants une volonté de faire avancer l’islamisme politique, avec la complicité d’un islamo-gauchisme qui fit, et continue de faire, de grands dégâts. La loi aidait au moins les jeunes filles de culture musulmane qui souhaitaient échapper au contrôle religieux, surtout masculin, et rejoindre par l’école publique la liberté et l’égalité républicaines des sexes. C’était important.


J’ai pourtant vite constaté les insuffisances de cette loi. Ne mettant pas dans ses objectifs la suppression de l’exception d’Alsace Moselle, elle paraissait « hypocritement laïque ». Les signes religieux ostensibles restant possibles côté institution (par exemple un crucifix sur le mur) dans les classes de la France de l’Est, c’était une chose beaucoup plus choquante, plus antilaïque que les signes religieux sur les élèves partout ailleurs. D’autre part, aucune loi complémentaire ne visait à interdire dans l’espace public hors l’école le port du voile total par les femmes musulmanes. Aujourd’hui encore, je vois qu’on en discute surtout pour décider si ce voile est, dans la rue, un symbole tolérable ou non par la République laïque, ou si la gêne occasionnée chez les non voilées est trop grande, à éviter par l’interdiction. Je ne sous-estime pas ces arguments, mais c’est surtout le sort des femmes voilées elles-mêmes qui m’indigne : n’ayant pas de visage elles sont tout simplement condamnées à l’inexistence sociale, réduites à des « choses » comme les murs, les trottoirs ou les poteaux d’éclairage. « Ça » bouge, en plus, c’est tout. Le fait que quelques femmes victimes manifestent pour revendiquer (sous quelle pression familiale ou communautaire ?) leur esclavage (par elles peut-être même intériorisé comme une bonne chose, une « protection » par exemple) ne change rien au scandale. (1)


Rien n’était fait par ailleurs pour empêcher le développement d’exceptions communautaristes comme le refus, à l’école, de cours non conformes aux croyances religieuses, le refus du sport, l’exigence de plats spéciaux à la cantine, d’horaires réservés à la piscine ou encore, à l’hôpital, l’exigence de médecins de même sexe pour dispenser les soins, etc.


Je pense que ces insuffisances ne sont que la conséquence d’une autre, plus générale et plus grave, mais rarement mise en lumière de cette manière : aujourd’hui encore les religions, toutes les religions restent, par la présentation très officielle (assumée, choisie par les responsables religieux au plus haut niveau) de leurs écrits sacrés, incompatibles avec les Droits de la personne humaine (Droits « de l’homme »). Tout récemment encore, pour exprimer en commun leur opposition à toute forme d’euthanasie sur les malades en fin de vie, l’archevêque et le grand rabbin de Paris ont fait référence au commandement biblique « Tu ne tueras pas ». Respectable référence, mais, comme d’habitude, personne n’a rappelé aux dirigeants religieux que les consignes contraires, du genre « Tu massacreras abondamment » sont aussi présentes dans l’Ancien Testament (par exemple dans le Livre de Josué : ordre « de Dieu » de massacrer les Cananéens) et dans le Coran (par exemple dans le verset 5 de la Sourate IX : « Tuez les polythéistes ») et que les institutions religieuses enseignent toujours (par exemple dans la dernière version du Catéchisme de l’église catholique) que ces secondes consignes sont tout autant que les premières l’authentique parole de Dieu. Cela donne la trilogie suivante : Il faut croire en Dieu/Dieu commande des meurtres/Il faut obéir à Dieu. Une trilogie dont l’équivalent profane, dans les textes d’un parti politique, d’un syndicat, d’un cercle philosophique ou de toute autre association ne serait toléré dans aucun pays démocratique. (2)


Le maintien de cette exception religieuse (nullement fatale, parfaitement éliminable par voie réformatrice) rend parfaitement légitime la démarche entreprise par Salvatore Pertutti auprès du tribunal de Metz, puis de la Cour européenne des Droits de l’Homme contre des éditeurs de la Bible et du Coran (voir Respublica nº 514). En décembre 2001 (évidemment motivé par le 11 septembre), j’étais pour ma part intervenu par écrit auprès de l’Éducation nationale de la manière suivante : « J’ai acquis récemment une conviction : c’est seulement par l’enseignement des religions à l’école laïque que la violence religieuse pourra reculer. Mais pour concrétiser cet espoir, il faudrait garantir que l’enseignement des religions par les professeurs laïques ne soit pas une simple reproduction des conceptions toujours dominantes au sein des religions elles-mêmes. Sur le point le plus préoccupant, la violence, l’indispensable objectivité laïque devrait alors conduire à rompre radicalement avec le vieux mensonge qui consiste à ne retenir des “commandements de Dieu” contenus dans les textes sacrés que le “Tu ne tueras pas” alors que s’y exprime aussi clairement, en de nombreux endroits, un tout aussi impératif “Tu massacreras abondamment”. Il faut parier sur le rétablissement honnête de la vérité biblique et coranique (“Tu ne tueras pas” et “Tu tueras abondamment”) pour provoquer chez ceux des élèves qui sont ou deviendront croyants une interrogation et un besoin de changement qui devraient conduire, au sein de leur religion, à l’exigence d’un choix entre un Dieu pacifiste et un Dieu criminel, ce fameux choix auquel se dérobent toujours les institutions religieuses ».


Autre initiative personnelle : en 2005 j’ai écrit au Directeur Général de l’UNESCO, l’organisme chargé par l’ONU de la coordination des activités de la Décennie pour l’éducation à la non-violence. Je lui demandais de profiter de l’arrivée à mi-parcours de la Décennie pour faire une évaluation des résultats jusque-là obtenus, ce qui permettrait de constater qu’on avait, à l’origine, oublié quelque chose de très important : formuler envers les institutions religieuses l’exigence de désacralisation de la violence religieuse. Je n’ai pas obtenu de réponse. J’ai réécrit récemment pour dire que la suggestion restait valable à l’occasion de l’arrivée aux 2/3 de la Décennie (c’est maintenant).


Mais les initiatives personnelles ne suffisent pas. Ne donnons pas un sens laxiste à la séparation des Églises et de l’État. Quelle que soit leur conception de la manière de faire (par exemple pour ou contre l’enseignement du fait religieux à l’école laïque), les républicains doivent intervenir collectivement pour l’élimination de toute théologie criminogène, base des violences concrètes exercées par des croyants qui l’ont acquise au sein de leur religion. Ceci n’est nullement un combat contre le tout des religions (j’ai pour ma part le plus grand respect pour ceux qui y cherchent un sens à la vie). C’est seulement un combat contre ce qui les fait encore aujourd’hui manifestement incompatibles avec les Droits de la personne humaine. Mais ce combat doit être très ferme, très déterminé et très durable.


Pierre Régnier


(1) Sur l’aggravation de la condition de la femme iranienne, voir sur le site ProChoix du 26 avril le message de L’Association des Femmes Iraniennes en France


(2) On a trop peu souligné l’hypocrisie de Benoît XVI lorsque, en mai 2006, à l’occasion d’une visite au camp d’Auschwitz, il tenta de faire croire à une sincère interrogation compassionnelle de responsable religieux : « Où était Dieu ? Pourquoi est-il resté silencieux ? Comment a-t-il pu permettre cet abominable carnage ?... » On a (un peu) rappelé que le pape Pie XII, soi-disant représentant de Dieu sur la terre et à coup sûr bien vivant à l’époque, était lui aussi resté silencieux. On a (un tout petit peu) rappelé la longue culture, multiséculaire, de l’antisémitisme par l’église catholique.

Mais on n’a pas du tout relevé que, selon Benoît XVI lui-même, à l’occasion d’autres célèbres massacres de masse, Dieu s’était très précisément trouvé là où était donné l’ordre de procéder au carnage. C’est en effet le pape actuel qui précise que, entre autres, le massacre des Cananéens était bien ordonné par Dieu lui-même comme le dit explicitement le Livre de Josué puisque « Dieu a inspiré les auteurs humains des livres sacrés.


En vue de composer ces livres sacrés, Dieu a choisi des hommes auxquels il eut recours dans le plein usage de leurs facultés et de leurs moyens, pour que, Lui-même agissant en eux et par eux, ils missent par écrit, en vrais auteurs, tout ce qui était conforme à son désir, et cela seulement » (verset 106 de la dernière édition du Catéchisme de l’église catholique, rédigé sous la direction du cardinal Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI).



Sunday 27 May 2007 à 07:36
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QUOTE (Okomarac @ 21 May 2007 à 23:55)
Pour éviter la tentation, un théologien musulman propose aux femmes... d'allaiter leurs collègues masculins !

Mediarabe.info/Al Ayam

21 mai 2007 à 12:24




Islam : un imam suggère que les femmes qui travaillent puissent allaiter leurs collègues de bureau vendredi 18 mai 2007 - 14h44, par Chawki Freïha

Article original : Al Ayam - Bahreïn

En islam, il est strictement interdit qu’un homme et une femme puissent se retrouver seuls dans un endroit fermé. « Satan » sera systématiquement leur troisième compagnon et une relation illicite peut naître de cette fréquentation.


Pour remédier à cette problématique, notamment dans les entreprises où une femme employée peut partager le même bureau avec un collègue masculin, l’imam Izzat Attiyah, directeur du département des études du Hadith à l’université islamique d’Al-Azhar, la plus haute autorité sunnite en Egypte, a autorisé dans une récente fatwa qu’« une femme puisse allaiter son collègue à cinq reprises afin de nouer avec lui une relation de sein ». Selon le quotidien « Al-Ayyam » édité à Bahreïn, Izzat Attiyah considère que « les liens de lait ainsi établis entre ces deux collègues les empêchera d’avoir des relations sexuelles prohibées et leur mixité dans le bureau ne posera plus de problème. De plus, une fois ce lien est établi, la femme pourra ôter son voile au bureau et montrer ses cheveux, même en présence de son collègue ». Attiyah suggère ainsi que « l’allaitement soit officiellement inscrit et qu’un certificat nominatif soit délivré pour en attester ».


Cependant, l’imam Attiyah ne précise pas dans sa fatwa comment une employée peut allaiter son collègue à cinq reprises, si elle n’a pas d’enfant en âge de téter. Il nous explique pas non plus si les mensurations des candidates à l’embauche feront partie des critères de recrutement, ou si les recruteurs doivent demander l’avis des hommes susceptibles de partager leur bureau avec ces nouvelles recrues !


En tout état de cause, l’imam Attiyah s’est appuyé dans sa fatwa sur un livre publié il y a quelques années par un enseignant de la Charia à l’université islamique d’Al-Azhar, Abdelmehdi Abdelkader Abdelhadi. L’auteur évoque la tradition héritée du temps du Prophète, quand Mahomet avait interdit à Aïcha, son épouse, de rencontrer des hommes étrangers à la famille. Après la mort du Prophète, Aïcha exigeait que « tout homme désirant la rencontrer devait téter ses cousines et ses nièces, avant d’accéder à sa tente ».


La fatwa de Izzat Attiyah soulève une vive polémique, tant dans la sphère religieuse que politique. Plusieurs députés égyptiens menacent de porter l’affaire devant le Parlement afin d’en débattre et d’en interdire l’application. Les oulémas et autres experts en islam reconnaissent quant à eux que « la pratique de “l’allaitement des grands” avait bel et bien existé », et admettent qu’« il s’agit d’un moyen de lutter contre les relations sexuelles prohibées ». Mais ils s’opposent sur l’opportunité de l’appliquer au XXI° siècle.


L’ancien secrétaire général de la commission des études légitimes à l’université Al-Azhar, Sayyed Assaker, estime à cet égard que « le Hadith relatif à Aïcha et à l’allaitement de ses visiteurs par ses cousines et nièces est une réalité qu’il ne faut pas nier ». Mais, ajoute-t-il, « il s’agit d’un cas particulier qu’il ne convient pas de généraliser et d’en faire une loi. Dans la société actuelle, autoriser “l’allaitement des grands” pousse à la déviation », conclut-il, « même si la nourricière et ses filles deviennent interdites au nourri, du fait du lien de lait »...


Traduction et synthèse de Chawki Freïha


Mediarabe.info/Al Ayam


Je donne le lien

J'étais content , mon fils c'était vu proposé un emploi dans les émirats , il hésitait beaucoup .

S'il lit cet article , il ne va plus rester longtemps ici.


Sunday 27 May 2007 à 21:59
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Samedi 26 mai 2007, 14h47


La libéralisation envisagée des messes en latin suscite une polémique



CITE DU VATICAN (AP) - Retour en arrière? Alors que la célébration de la messe en langue vernaculaire, et non plus en latin, était une des réformes les plus radicales de Vatican II, le pape Benoît XVI semble aujourd'hui prêt à autoriser le retour de la messe de rite tridentin qui date du XVIe siècle.


S'il le fait, il passera outre les objections de certains cardinaux, évêques et membres de la communauté juive, dont les griefs concernent notamment les mots utilisés dans ce rite tridentin, ou la forme de rejet qu'il constituerait par rapport aux avancées du Concile Vatican II, qui a eu lieu de 1962 à 1965, et qui a symbolisé l'ouverture de l'Eglise au monde moderne.


Un responsable du Vatican, le cardinal Dario Castrillon Hoyos, a confirmé au début du mois que le pape allait bientôt assouplir les restrictions concernant la messe de rite tridentin en raison d'un "nouvel intérêt" pour ce type de célébration, particulièrement parmi les jeunes catholiques.


Ces dernières décennies, les prêtres ne pouvaient célébrer des messes de rite tridentin qu'avec l'autorisation de leur évêque. Les responsables de l'Eglise attendent avec anxiété la décision de Benoît XVI, pour voir jusqu'où il ira dans l'assouplissement de cette règle.


Pour le cardinal Castrillon Hoyos, cette mesure ne représenterait pas "un pas en arrière, une régression vers l'époque d'avant les réformes". Il s'agirait au contraire d'une initiative visant à donner aux fidèles un accès accru à un "trésor" de l'Eglise.


Devant des évêques, au Brésil, Dario Castrillon Hoyos a également affirmé que le pape essayait ainsi de tendre la main aux membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, un mouvement ultratraditionaliste et schismatique, et les ramener au sein du Vatican.


Le défunt archevêque français Marcel Lefebvre a fondé cette Fraternité en 1969 en Suisse, pour marquer son opposition aux réformes de Vatican II, particulièrement ses réformes liturgiques. Le Vatican a excommunié Mrg Lefebvre en 1988 après qu'il eut consacré quatre évêques sans le consentement de Rome. Ces évêques ont également été excommuniés.


Benoît XVI souhaite réconcilier l'Eglise catholique avec ce mouvement, qui a demandé un assouplissement des conditions de célébration de la messe traditionnelle en préalable d'une éventuelle normalisation des relations.


Mais les évêques en France, où la mouvance de Mgr Lefebvre reste forte, se sont opposés publiquement à toute libéralisation concernant ce rituel, affirmant qu'un élargissement de son utilisation pourrait entraîner des divisions au sein de l'Eglise, et ouvrir la porte à un rejet des autres enseignements de Vatican II.


"Une telle décision risque de mettre en danger l'unité des prêtres et des fidèles", souligne un communiqué diffusé à la fin de l'année dernière par des évêques de Strasbourg, Metz et Besançon.


Autre critique: celle soulevée par le rabbin David Rosen, chargé des relations interreligieuses au Comité juif américain. Il a écrit au mois de mars à plusieurs cardinaux pour exprimer son inquiétude concernant une prière pour les "infidèles" formulée pendant la messe de rite tridentin, ainsi qu'une prière utilisée pendant la Semaine sainte qui contenait des références aux "perfides", ou infidèles, les juifs.


Le cardinal Walter Kasper, chargé des relations entre le Vatican et les juifs, l'a toutefois assuré que le missel tridentin utilisé aujourd'hui ne contenait pas de référence au juif "perfide". AP


Tuesday 29 May 2007 à 19:52
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L'Italie va expulser deux Marocains acquittés



L'Italie va expulser deux ressortissants marocains, dont un ancien imam, acquittés la semaine dernière pour des accusations de terrorisme par un tribunal de Milan, a-t-on appris mardi auprès des autorités et de leur avocat. La Cour europénne des droits de l'homme a immédiatement demandé à Rome la suspension de la mesure.


Abdelmajid Zergout, ancien imam de Varese, dans le nord du pays, et Abdelillah El Kaflaoui, ont été placés en détention dans un poste de police dans la nuit en attendant leur expulsion, a précisé leur avocat, Luca Bauccio. Le ministère de l'Intérieur a confirmé que leur départ était en cours, sans donner d'autres précisions.



Jeudi, les deux hommes ont été libérés après leur acquittement. Un troisième suspect marocain a été acquitté. Les trois hommes étaient accusés de récolter des fonds et de recruter des volontaires pour une organisation extrémiste marocaine, le Groupe combattant islamique, auquel sont attribués les attentats de 2003 à Casablanca.


Les expulser serait "un acte barbare qui mettrait ces deux personnes acquittées en danger de mauvais traitements" une fois qu'elles seront rentrées dans leur pays, a souligné par téléphone Luca Bauccio. Il a fait appel de cette expulsion auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme basée à Strasbourg. Cette dernière a demandé à l'Italie de suspendre l'expulsion alors qu'elle doit décider si le cas est recevable. Le ministère de l'Intérieur italien n'a pas confirmé l'information.


Les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme ne sont pas contraignantes mais les gouvernements concernés s'y soumettent la plupart du temps.


Mohamed Raouiane, le troisième acquitté, est toujours en détention. Il a été condamné par contumace à 10 ans de prison par la justice marocaine pour terrorisme et risque d'être extradé.


Le ministère de l'Intérieur a expliqué que les deux expulsions avaient été ordonnées dans le cadre de la loi antiterroriste adoptée par l'Italie après les attentats du 7 juillet 2005 à Londres et qui permet l'expulsion de suspects étrangers considérés comme une menace à la sécurité du pays.


Mardi 29 Mai 2007
Saphir.news.com


Wednesday 30 May 2007 à 08:34
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mardi 29 mai 2007, 18h34


Le Pape compte rétablir le bureau consacré au monde musulman


CITÉ DU VATICAN (AP) - Le pape Benoît XVI envisage de rétablir un bureau consacré aux relations avec le monde musulman, un an après avoir été critiqué pour sa suppression.

Le secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a déclaré dans un entretien à un journal italien que le conseil du pontificat pour le dialogue interreligieux redeviendra un bureau à part entière, et ne sera plus intégré au service culturel du Vatican.

Cette décision démontre selon lui l'importance que le Vatican accorde au dialogue avec les autres religions.

Les autorités du Vatican n'ont pas confirmé mardi la date de l'annonce officielle, pas plus que le retour à ce poste de l'archevêque anglais Michael Fitzgerald, un expert renommé de l'Islam.

Début 2006, le souverain pontife avait transféré Michael Fitzgerald à un poste d'envoyé en Egypte lors de la fusion du bureau musulman avec le bureau culturel. Des observateurs s'étaient alors inquiétés de l'absence d'un expert résident au Vatican sur la question musulmane.

Les relations de l'Eglise avec les musulmans se sont tendues en septembre après que Benoît XVI a associé l'islam à la violence, dans un discours prononcé en Allemagne. Des déclarations qui avaient provoqué la colère dans le monde musulman.

En novembre, le pape allemand a effectué une visite qualifiée de réussie en Turquie, un pays à majorité musulmane. Durant son séjour, il a prié aux côté d'un imam lors de la visite d'une mosquée. AP

sa/v0343/ljg

Wednesday 30 May 2007 à 11:56
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LE SOIR
L'UCL analyse les causes de l'aversion pour le foulard
Le racisme exclut le voile
RICARDO GUTIERREZ,
samedi 26 mai 2007, 09:32



Le port du voile largement rejeté par les Wallons et les Bruxellois. Le racisme ambiant est en cause.


Les Wallons et les Bruxellois sont hostiles au voile islamique... Une étude de l'Université catholique de Louvain (UCL) en atteste : plus de la moitié des personnes interrogées estiment que le port du voile « va à contre-courant de la société moderne ». Près d'une sur quatre ne le tolère même pas sur la voie publique (notre infographie).

Le voile est perçu comme le signe d'une soumission par près de sept personnes sur dix, comme un symbole anti-occidental (par 31 % des sondés), voire comme une provocation (23 %). A peine un sondé sur cinq y voit l'expression d'une liberté.

Les chercheurs du Centre de psychologie de la religion de l'UCL n'en sont pas restés à ce simple constat statistique. Ils ont voulu identifier ce qui, dans la nature humaine, alimentait l'aversion à l'égard du voile... Deux facteurs explicatifs étaient généralement avancés par les experts : un racisme diffus (le rejet d'autrui, la peur de la différence) et un idéal d'autonomie, d'émancipation individuelle (le voile étant alors perçu comme l'instrument de la prétendue soumission des femmes musulmanes).

Surprise : l'étude démontre que plus les personnes interrogées valorisent les valeurs d'autonomie, d'émancipation personnelle, plus elles ont tendance à accepter le port du voile. « Contrairement à l'idée reçue, c'est donc principalement le racisme qui suscite en grande partie l'hostilité au voile, commente le professeur Vassilis Saroglou. Mais il n'est pas exclu, nuance-t-il, que la présence marquée du voile dans l'espace public alimente un racisme sous-jacent. »

Quoi qu'il en soit, ce racisme ambiant (moins basé sur l'ethnie que sur le mépris de la nature de certains groupes) apparaît clairement, et à travers deux enquêtes indépendantes successives, comme le facteur « prédictif » le plus déterminant du rejet du voile. Ce qui ne signifie évidemment pas que tous ceux qui s'opposent au port du voile sont racistes.

D'autres variables explicatives entrent en ligne de compte. Le jeu des corrélations permet ainsi aux chercheurs de dresser le profil psychologique type de l'adversaire du voile... Il est plutôt âgé (plus on est jeune, plus on accepte le voile), anticlérical « primaire » ou bien religieux orthodoxe, convaincu de sa supériorité culturelle. Sécuritaire, conformiste, il valorise le pouvoir, la réussite, l'hédonisme. Il est politiquement marqué à droite...

A l'inverse, les plus tolérants à l'égard du voile se caractérisent par l'importance qu'ils accordent à l'autonomie de l'individu (liberté, indépendance...), par leur sens de la spiritualité, leur caractère universaliste, une personnalité ouverte à l'expérience (curiosité intellectuelle, attrait pour l'art et la culture, créativité)...

Vassilis Saroglu, Coralie Buxant et Matthieu Van Pachterbeke déduisent de leur recherche une double responsabilité : « Pour la société d'accueil, cela implique la nécessité d'un travail incessant sur le racisme qui couve en son sein... Un travail d'éducation à la différence à l'école, via les médias, etc. Pour la communauté musulmane, il s'agit de tenir compte du regard pour le moins suspicieux d'une frange importante de la société. Une réflexion éthique, spirituelle et pragmatique sur une pratique religieuse qui doit aussi tenir compte du regard d'autrui. »

Nombre d'acteurs associatifs musulmans s'inscrivent d'emblée dans cette perspective de promotion du « vivre ensemble », en rappelant, par exemple, que le Coran n'impose en aucune manière le port du voile aux musulmanes. Ou encore en incitant les jeunes filles qui portent le voile à le retirer si le règlement d'ordre intérieur de leur école l'interdit.

En revanche, la société belge tarde à concrétiser ses promesses... Voici tout juste deux ans, la Commission du dialogue interculturel refusait de prendre parti pour l'interdiction du voile à l'école, constatant que « notre histoire, notre Constitution, la structure de nos institutions scolaires ne sont pas celles de la France ».

Les sages de la Commission avaient pointé d'autres priorités : rééquilibrer la répartition des élèves, notamment par des incitants financiers pour les écoles qui réalisent la mixité culturelle, ou encore réduire de moitié le volume des cours de morale et de religion, en fin de secondaire, au profit de cours de philosophie (abordant toutes les convictions) et des cours d'éducation à la citoyenneté. Des suggestions qui sont largement restées lettres mortes.





Gros débats pou l'instant entre les laïcs en Belgique .
Deux clans s'opposent rudement .



Friday 01 June 2007 à 08:00
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J'espère que Yorgat , n'a pas trop souffert .



Le voile dans tous ses états


Par Mouna Hachim, écrivain-chercheur


Mouna Hachim est universitaire, titulaire d’un DEA en Littérature comparée à la Faculté des Lettres de Ben M’Sick Sidi Othmane. Depuis 1992, elle a éprouvé sa plume dans les métiers de la communication (en tant que concepteur-rédacteur) et dans la presse écrite, comme journaliste et secrétaire générale de la rédaction dans de nombreuses publications nationales. Passionnée d’histoire, captivée par notre richesse patrimoniale, elle a décidé de se vouer à la recherche et à l’écriture, avec à la clef, un roman, «Les Enfants de la Chaouia», paru en janvier 2004. Une saga familiale couvrant un siècle de l’histoire de Casablanca et de son arrière-pays. En février 2007, elle récidive avec un travail d’érudition, le «Dictionnaire des noms de famille du Maroc» qui donne à lire des pans essentiels à la compréhension de l’histoire du Maroc sous le prisme de la patronymie.

Horreur et damnation. Le dimanche 20 mai 2007, Copenhague fait une découverte qui hérisse les cheveux: la Petite Sirène qui trône depuis 1913 nue sur son rocher, se trouve recouverte par quelques esprits farceurs, d’un voile noir à la musulmane. Après avoir été décapitée, amputée, peinturlurée, voilà donc la statue-symbole vêtue de tchador.

Dans un pays où le débat sur la question du voile fait rage, cet acte a été jugé comme un affront de la part du Parti du peuple danois. Niché dans la catégorie extrême droite, celui-ci ne vise ni plus ni moins que l’interdiction du voile, en réaction aux déclarations de la citoyenne Asmaâ Abdoul-Hamid, de continuer à porter le voile au Parlement, si elle était élue à l’Assemblée nationale. Principaux réquisitoires contre le foulard: son oppression des femmes et son totalitarisme qui le fait comparer, rien de moins, qu’à la croix gammée nazie.

Changement de cap, en Turquie cette fois où deux tendances politiques tentent de trouver un équilibre précaire, notamment sur la question délicate du foulard, depuis qu’il menace de faire son entrée au palais présidentiel, trônant sur la tête de l’épouse du probable futur chef de l’Etat turc Abdullah Gül. Les laïcs crient à la régression, à la provocation d’un islam activiste et à l’atteinte à la laïcité au pays de Mustafa Kemal Atatürk.

Souvenons-nous que la genèse de l’affaire du foulard débuta en France, secouant le tout microcosme pensant dans les années 1990, après l’expulsion de deux adolescentes voilées de leur école. Plusieurs argumentaires sont alors affichés par les farouches opposants au voile, axés sur son asservissement des femmes et sur son caractère religieux ostentatoire, menaçant le sacro-saint dogme de la séparation de la religion et de l’Etat.

Mais comment un morceau de tissu peut-il cristalliser autant de passions? Quels sont les enjeux politiques et idéologiques qui se cachent des deux côtés du foulard? Ce bout d’étoffe porte-t-il exclusivement la marque d’une communauté, au point d’être gratifié de l’épithète «islamique»?

Suite ici : http://www.leconomiste.com/article.html?a=78710


Sunday 03 June 2007 à 18:20
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Musulmane convertie au christianisme, Lina Joy se cache, en Australie si l'on en croit les familiers du dossier. Par l'intermédiaire de son avocat, Benjamin Dawson, elle a répondu, jeudi, à ceux qui se demandent si elle va s'exiler pour de bon : "Il me serait extrêmement difficile d'exercer ma liberté de conscience (en Malaisie) dans le climat actuel." La Cour fédérale de Malaisie, a-t-elle ajouté, "m'a refusé un droit individuel fondamental : celui de croire en la religion de son choix, d'épouser la personne de son choix et d'élever une famille dans le contexte malaisien".

Un peu comme le pseudonyme Jane Roe symbolise, aux Etats-Unis, le combat qui a abouti à la légalisation de l'avortement à travers l'arrêt de la Cour suprême Roe v. Wade, en 1973, le nom de Lina Joy passera sans doute à la postérité en Malaisie et dans la région pour avoir demandé à la justice de lui reconnaître le droit de changer de religion. Elle testait ainsi les limites de la liberté individuelle dans un pays dont la religion officielle est l'islam, mais qui se veut une nation multiculturelle et multiconfessionnelle, puisque les musulmans n'y sont majoritaires que de peu (55 % à 60 %). Dans son verdict rendu mercredi, la Cour fédérale, plus haute juridiction de Malaisie, a clairement réservé aux tribunaux islamiques, juridiction parallèle, le droit exclusif de décider si un musulman pouvait quitter l'islam pour une autre religion.

Suite et source : LeMonde.fr
Sunday 03 June 2007 à 18:43
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Ouaip, j'en parle dans le topic histoire.
Monday 04 June 2007 à 19:23
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Immortel95
Thursday 12 April 2007 à 16:48
Suite à une proposition d'Oko, j'ouvre ce sujet afin que l'on puisse mettre des informations sur l'actualité religieuse.





Je viens de lire l'article "La fin de l’Église catholique au Québec"; La fin peut-être pas ! mais il est plus que certain que de nombreuses personnes ne comprennent pas les positions de l'Eglise dans certains domaines.

Personnellement, j'ai eu l'occasion d'en discuter avec un prêtre bien placé qui m'a dit que souvent les médias racontaient n'importe quoi. Il a eu fait de nombreuses conférences, pour justement, textes en main, faire réfléchir les gens qui comme moi cherchaient à comprendre. Nous avons en autre parle de l'avortement. Pour lui et l'Eglise l'avortement était condamné d'une manière générale, car cela va à l'encontre de la vie ; mais il reconnaissait que chaque cas est différent et que parfois il vallait mieux en passer par là. Il y a une régle générale afin de ne pas amoindrir le sens de la vie et l'importance de l'acte créateur.
Idem pour le préservatif. Pour l'Eglise utiliser ce genre de chose cela va à l'encontre de la procréation, donc ce n'est pas valable. Mais l'utiliser pour, par exemple, ne pas transmettre une maladie ce n'est pas interdit.
Dans l'ensemble, quand même, si vous avez un problème et que vous en discutiez avec un prêtre, il vous aidera à réflichir et vous dira agissez selon votre conscience.


Tuesday 05 June 2007 à 06:26
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GRANDE CAMPAGNE DE CANONISATION

BENOIT XVI CONTINUE L'OEUVRE DE JEAN-PAUL II



Le pape canonise quatre Européens, dont une religieuse française ( AP, dimanche 3 juin 2007, 18h23)
CITE DU VATICAN (AP) - L'Europe compte quatre nouveaux saints.
http://fr.news.yahoo.com/03062007/5/le-pap...-francaise.html


Benoît XVI proclame quatre nouveaux saints, dont une Française ( Reuters, dimanche 3 juin 2007, 17h05)
CITE DU VATICAN (Reuters) - Le pape Benoît XVI a célébré dimanche place Saint-Pierre à Rome la messe de canonisation de quatre nouveaux saints - une Française, un Polonais, un Maltais et un prédicateur hollandais qui a vécu en Irlande.
Au Vatican, Benoît XVI proclame quatre nouveaux saints dont une Française ( AFP, dimanche 3 juin 2007, 16h31)
Quatre nouveaux saints, une Française, un Polonais, un Hollandais et un Maltais, ont été proclamés dimanche au Vatican lors de la quatrième cérémonie de canonisation célébrée par Benoît XVI depuis le début de son pontificat, en présence de plusieurs chefs d'Etat.
http://fr.news.yahoo.com/03062007/202/au-v...s-dont-une.html


Le pape canonise la Française Marie Eugénie Milleret, fondatrice des Religieuses de l'Assomption ( AP, dimanche 3 juin 2007, 14h00)
PARIS (AP) - Le pape Benoît XVI a procédé dimanche à quatre canonisations, dont celle de Marie Eugénie Milleret (1817-1898), fondatrice française des Religieuses de l'Assomption, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée place Saint-Pierre.
http://fr.news.yahoo.com/03062007/5/le-pap...atrice-des.html


Une Française, la fondatrice des Religieuses de l'Assomption canonisée dimanche) ( AFP, dimanche 3 juin 2007, 10h42)
La fondatrice en 1838 des Religieuses de l'Assomption, Marie Eugénie Milleret, sera canonisée dimanche par le pape Benoît XVI, lors d'une cérémonie sur la place Saint-Pierre de Rome en présence de milliers de pèlerins
http://fr.news.yahoo.com/03062007/202/une-...-canonisee.html
Tuesday 05 June 2007 à 06:31
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Comment observer les religions aux XXIe siècle ?



« Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas », aurait prophétisé André Malraux...

Cette phrase lourde de conséquences est on ne peut plus d’actualité...

Le Moyen-Orient, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Iran sont gangrenés par des factions islamistes fondamentalistes... A un point tel que les musulmans modérés, oeuvrant dans beaucoup de pays, appuyés par des gouvernements dits ‘’tolérants’’, sont dépassés par ces fondamentalistes qui prônent l’application stricte de la Charia dans toute sa rigueur...

En Afghanistan, en Irak, des milliers de personnes sont tuées (décapitées ou égorgées), massacrées... au nom de Dieu, les otages constituant, comme on le sait, un véritable marché !

Pourtant gouvernée par des islamistes ‘’modérés’’, la Turquie laïque, qui est confrontée à d’immenses manifestations destinées à promouvoir la laïcité ‘’à la Kemal Ataturk’’, est victime d’attentats tout aussi monstrueux...

Il en est de même en Indonésie, en Inde...

Dans nos banlieues, certains voudraient, tout comme en Arabie Saoudite, en Afghanistan, au Pakistan ou en Iran..., étendre l’islam à l’ensemble du monde entier... Beaucoup de ces jeunes, le plus souvent défavorisés (parmi eux, il y a des convertis à l’islam), prêchent la ‘’bonne’’ parole assénée par des imams radicaux installés dans des lieux de prière clandestins...

De simples solutions existeraient : éradiquer le chômage, la pauvreté, la misère, détruire les ghettos, redonner à l’Etat les moyens de s’imposer... L’on se demande, cependant, si nos politiques ont la volonté d’appliquer ces solutions ?

Partout, que ce soit sur le continent africain, que ce soit en Asie du Sud-Est, que ce soit au Moyen-Orient, la pauvreté, la grande misère, le chômage servent à la montée des islamistes, qui ont acquis une très grande notoriété dans leurs actions sociales... Les gouvernements en place, eux, semblent dépassés par ces évènements, n’ayant aucune volonté politique pour asseoir le bien-être de leurs populations qui sont de plus en plus nombreuses à frapper aux portes de cet Eldorado qu’est l’Europe

Le pape, Benoît XVI, n’est pas en reste, lui qui prône l’abstinence hors mariage, l’interdiction stricte de la contraception, de l’avortement, des protections utiles pendant l’acte d’amour... Certes, les chrétiens ne font pas d’attentats, ne prennent pas d’otages : mais, leurs dogmes ne sont-ils pas aussi dangereux et dépassés que ceux des islamistes radicaux ?

En France, dans nos banlieues, deux tendances s’affrontent :

- les musulmans modérés et profondément laïcs, qui veulent pratiquer leur religion dans le respect des lois de la République ;

- les islamistes qui, eux, se servent de l’islam pour asseoir leur identité tout en clamant haut et fort à qui veut l’entendre que « le Coran est supérieur aux lois de la République »...

Face à cette nouvelle donne politique qui voit s’affronter les tenants d’une religion d’Etat et les farouches partisans d’un Etat constitutionnellement laïc, un homme,Philippe Simonnot, a eu la riche idée de créer l’Observatoire des religions[1].

Ce docteur ès Sciences économique a écrit une vingtaine d’ouvrages d’Economie et d’Histoire. Son dernier livre : « Les Papes, l’Eglise et l’argent, Histoire économique du Christianisme des origines à nos jours »[2], sera, à n’en pas douter, un ouvrage de références pour expliquer aux spécialistes ou aux non spécialistes « l’application à la religion chrétienne des outils de l’analyse économique ». Mais, ne comptant pas en rester là, Philippe Simonnot soumettra, dans son prochain ouvrage, le même traitement au judaïsme et à l’islam...

Mais, laissons cet auteur nous en dire plus sur lui...

Monsieur Philippe Simonnot, pourriez-vous nous dire qui vous êtes ?

Je suis un homme libre de toute attache, de tout parti, de toute religion, de tout intérêt. Pour moi, la liberté est la première des valeurs. Il faut la défendre, et parfois la conquérir. Membre de haut rang du Center for the New Europe, un réservoir de pensée basé à Bruxelles, j’essaie de promouvoir ces idées dans mon pays.

Ma discipline de base est l’économie. Je suis l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages d’économie et d’histoire, tous à la portée du grand public. Mon maître est Condillac, un philosophe français méconnu du XVIIIe siècle. Il est pour moi le véritable inventeur de l’économie de marché, et non pas Adam Smith qui a conduit la science économique à l’impasse marxiste.

Présentez-nous, l’Observatoire des religions :

L’Observatoire des religions est né d’une idée très simple. Etant donné l’importance qu’a reprise la religion dans la société contemporaine, il est urgent de la prendre comme objet d’un regard scientifique, dépourvu de tout préjugé. C’est d’autant plus urgent dans ces temps de guerres de religion qui ensanglantent de nouveau une partie de la planète. La religion est une chose trop sérieuse pour être laissée aux religieux.

Pourriez-vous dévoiler le contenu de votre site ?

L’Observatoire des religions traite d’abord des religions qui sont les plus importantes en France : le christianisme, l’islam et le judaïsme. Evidemment, les autres religions ne sont pas oubliées. L’observation se fait sous l’angle de l’actualité. Par exemple, le concept d’ « islam de France » mis en circulation par Nicolas Sarkozy : que va-t-il en faire maintenant qu’il est président de la République ? Curieusement, on en a très peu parlé pendant la campagne présidentielle.

Les contributions à ce débat dans le site sont déjà très intéressantes. Un autre angle est celui de l’Histoire, évidemment très important pour ces religions qui ont traversé les siècles. Un troisième angle, le plus original, qui va donner sa « couleur » au site, est l’économie de la religion, une discipline née aux Etats-Unis il y a vingt ans, et inconnue en France, où les économistes se sont totalement désintéressés de ces questions, les laissant aux sociologues, psychologues, anthropologues.

J’estime que l’économie, qui dispose d’outils très puissants d’effraction du monde réel, est la mieux placée pour analyser la religion. Je l’ai fait pour la religion chrétienne, avec des résultats que l’on sait, et je m’applique à en faire autant avec le judaïsme et l’islam. Il ne s’agit évidemment pas d’expliquer la religion par l’économie, ce qui serait absurde.

Comment comptez-vous, au fil du temps, compléter son contenu tout en agrémentant votre site ?

Il y aura davantage d’images d’arts sacrés, de musiques sacrées, de reportages, et davantage aussi de débats sur les questions les plus brûlantes.

Le message que vous voulez insuffler ?

Que l’on peut parler de religion sans s’entre-tuer.

Qui consulte votre site ?

Je n’en ai pour le moment aucune idée. En tout cas je le destine aux gens intellectuellement honnêtes et curieux. Curieux surtout.

Quelle est la tendance politique, religieuse ou philosophique de votre site ?

L’Observatoire des religions, site ayant une visée scientifique, n’a aucune tendance.

Quelle est la finalité historique, sociale, économique, politique ou religieuse de votre site ?

Le dialogue entre les religions, et entre les religions et les « non-religions »

Pourquoi avez-vous créé l’Observatoire des religions ?

J’ai enseigné l’économie du droit aux facultés de droit de Nanterre et de Versailles. Du droit à la religion, il n’y avait qu’un pas que j’ai franchi tout naturellement. D’autre part j’ai horreur du fanatisme, de l’intolérance, de la bigoterie, de l’imposture, de l’hypocrisie.

En ayant créé ce site, n’avez-vous pas peur de vous attirer les colères des intégristes de nos trois religions monothéistes ?

Ils n’ont pas besoin de moi pour se mettre en colère.


Votre site semble incomplet : il n’y a aucune adresse postale ou téléphonique... Aucun forum de discussion n’est prévu... Par contre, des personnalités diverses sont invitées à répondre à vos questionnaires, qui sont publiés sur votre site... Est-ce une volonté délibérée de votre part ?

Les sujets étant très sensibles, je suis obligé de contrôler très étroitement tout ce qui se publie sur le site.
D’autre part, à l’heure d’Internet, on peut se passer de téléphone et de poste.

Monsieur Simonnot, vous semblez rester totalement en retrait, puisqu’on ne lit aucun de vos articles... Est-ce également une volonté délibérée de votre part ?

Comme indiqué, dans la page d’accueil, je suis l’auteur de tous les textes non signés. Mais je n’ai pas voulu que l’on m’accuse de nombrilisme.

A mon tour, en guise de conclusion, de vous poser les questions que vous m’avez posées :

- Qu’attendez-vous du président de la République française en matière religieuse (budget des cultes, enseignement, presse, législation.. ?) Et en matière de sectes ?

- Trouvez-vous que le traitement des religions en France a été équitable au cours du dernier quinquennat ?

- Que pensez-vous de la notion « Islam de France » mise en circulation par le ministre français de l’Intérieur ?

- Voudriez-vous d’un christianisme de France, d’un judaïsme de France... ?

- Comment situez-vous la France par rapport à ses voisins européens sur ces questions ?

- Ainsi que vos remarques.

Je répondrai quand l’enquête sera terminée. Je ne veux pas influencer le visiteur.

[1] http://www.observatoiredesreligions.fr

[2] in Bayard, Paris, 2006. Voir à ce sujet :

- la fiche de présentation de ce livre en cliquant directement sur ce lien : http://www.observatoiredesreligions.fr/der...res/livres.html


Tuesday 05 June 2007 à 07:07
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Shampooing, 2007


Joann Sfar a été dessinateur à Charlie Hebdo et c'est avec un œil directement concerné qu'il a assisté au procès que des musulmans fanatiques ont intenté à l'hebdomadaire pour avoir publié les dessins danois représentant la vie de Mahomet et les avoir accompagnés d'une couverture bien sympathique. De son propre aveu, ces deux journées de février ont été passionnantes et il s'est transformé en un greffier d'un genre particulier pour en rendre compte. Avec passion, sérieux et humour, Joann Sfar nous fait pénétrer dans la salle d'audience en 121 pages de croquis en couleurs pris sur l'instant. La tension est présente, les anecdotes abondent mais ne sont jamais un simple embellissement du propos. Elles en constituent plutôt le corps car, ici, c'est aussi dans le détail que se place l'essentiel. Pour tous ceux qui n'ont pu accéder à la salle des débats, les dessins de Joann Sfar sauront faire revivre un moment important de la défense de la laïcité et de la liberté d'expression.

Joann Sfar

31 mai 2007 - athéisme.org



Tuesday 05 June 2007 à 08:25
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Jicq
Monday 04 June 2007 à 19:23
Idem pour le préservatif. Pour l'Eglise utiliser ce genre de chose cela va à l'encontre de la procréation, donc ce n'est pas valable. Mais l'utiliser pour, par exemple, ne pas transmettre une maladie ce n'est pas interdit.
Dans l'ensemble, quand même, si vous avez un problème et que vous en discutiez avec un prêtre, il vous aidera à réflichir et vous dira agissez selon votre conscience.



Ce n'est pas la position du Vatican. L'Eglise de Rome a rappellé que le préservatif était toujours interdit, même dans le cas d'un couple dont l'un des membres est atteints du sida.
Wednesday 06 June 2007 à 10:30
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Mais ou sont les conversions massives du Vénézuela ?


Islam en Amérique Latine : une présence discrète, une évolution lente

10/05/2007 –


Phénomène religieux peu connu, la présence de l’Islam en Amérique latine reste discrète et peu étudiée. Composée à son origine par une communauté d’immigrés moyen-orientaux (d’origine libanaise et Palestinienne), la communauté musulmane latino-américaine se transforme et s’ouvre aux nationaux, convertis.
Phénomène religieux peu connu, la présence de l’Islam en Amérique latine reste discrète et peu étudiée. Composée à son origine par une communauté d’immigrés moyen-orientaux (d’origine libanaise et Palestinienne), la communauté musulmane latino-américaine se transforme et s’ouvre aux nationaux, convertis.



LES CHIFFRES

Le site recense 6.230.000 musulmans sur une population de 883 millions d’individus , soit 0.7 % de la population et ceci sur l’ensemble du continent . VOIR TABLEAU COMPLET - LIEN en BAS DE PAGE .



Ne représentant même pas 1% de la population totale, soit 6 millions d’individus, la communauté musulmane américaine et surtout sud américaine, ne progresse qu’à un rythme très lent. Les Etats-Unis, dont le nombre de convertis croît à un rythme plus soutenus, permet de maintenir le nombre de musulmans américains à un nombre relativement important. L’Argentine, le Mexique, le Venezuela et le Brésil sont ensuite les 4 pays dont la population musulmane est la plus importante.
Malgré cela, le continent américain dans son ensemble ne voit pas évoluer sa population musulmane au même rythme que sur les autres continents.

L’islam en Amérique du sud, une présence moins récente qu’on ne le croit et une histoire à écrire

Depuis les années 90, et notamment les festivités liées à l’anniversaire de la « découverte de l’Amérique », de nombreuses voix d’historiens se font entendre pour remettre en cause l’histoire établie. Au Brésil, par exemple, le navigateur portugais Pedro Alvarez Cabral était considéré jusqu’à très récemment comme le premier explorateur de ce pays. De nouvelles recherches tendent à démontrer la présence de musulmans antérieure à l’arrivée des Portugais au Brésil. De nombreuses inscriptions avec le terme Allah, ont par exemple été trouvées. Des linguistes ont identifié dans les langues amérindiennes et dans le nom de certains villages, la présence de mots d’origine arabe. Ces indices, d’une présence antérieure à l’arrivée des explorateurs européens restent encore à étayer, mais pourraient, dans un moyen terme, remettre en cause tout un pan de l’histoire Pré-colombienne.



L’immigration Moyen-orientale

Officiellement, c’est à partir du milieu du 19e siècle, que l’on date l’arrivée des premiers musulmans en Amérique latine. Il s’agissait d’immigrants provenant de Palestine, de Syrie et d’Egypte. Ils étaient surnommés les « Turcs » car, tous étaient munis de passeport provenant de l’Empire Ottoman. La plupart s’installaient en tant que commerçant dans les grands centres, les capitales. Mais il faut souligner qu’ils ne choisissaient pas tous cette facilité. En Equateur, par exemple, ces musulmans étaient connus pour traverser les montagnes à dos de mules et aller de la côte est à la côte ouest, transportant leur produit ou cherchant à monter leur petit commerce dans les villages les plus éloignés. Aujourd’hui encore, les noms des produits qu’ils vendaient sont encore connus sous leur forme originelle : Tamar (dates), maiy zahar (fleur d’oganger), falafel (poivrons) , basbusa and baklaw (baklawa).

Plus récemment, une nouvelle vague d'immigration eut lieu. Les immigrants d'origine toujours moyen-orientale, mais également indo-pakistanaise, choisirent de s'installer dans de nouveaux pays, comme le Chili, la Colombie ou le Paraguay. Tous ces migrants eurent de nombreuses difficultés à afficher leur appartenance religieuse. La plupart des pays autorisaient la liberté de culte, mais l'omniprésence de l'Eglise catholique et son pouvoir démesuré rendaient la pratique cultuelle musulmane toujours trés compliquée.
C’est en Argentine que les premiers musulmans s’organisèrent. En 1928 y fut créé à Córdoba la Sociedad Árabe Musulmana de Socorros Mutuos, puis en 1957, le premier centre islamique fut créé à Buenos Aires avec à l’intérieur la première mosquée dirigée par des Imams Egyptiens[1].

Les raisons d’une lente évolution de la population musulmane



L’isolement géographique

Dans un premier temps, il ne faut pas sous-estimer l’isolement géographique. En effet, le continent américain est éloigné de tous les grands centres de diffusion de l’Islam et des terres habituelles d’émigration. L’Asie aussi bien que le Moyen-Orient se trouvent à des milliers de kilomètres des métropoles Sud-Américaine. Cet isolement atténue considérablement l’impact de tous les moyens qui, habituellement, sont utilisés pour véhiculer l’Islam. Qu’ils s’agissent des nouveaux moyens de communication (Internet, la télévision par satellite par exemple) ou des plus classiques, humains, tous se heurtent à cet isolement. D’ailleurs, il est clair que les mouvements musulmans connus pour leur prosélytisme n’ont jamais fait de l’Amérique Latine, une de leur priorité.
La ferveur de la foi catholique et l’implantation de nombreux courants missionnaires rendent forcément les populations moins réceptives aux autres religions, et plus particulièrement à l’Islam à l’égard de laquelle une méfiance systématique s’est développée depuis des décennies.
Arrêtons nous quelques instants sur l’exemple du Brésil, la plus grande nation catholique du monde. En dépit de ce que l’Eglise peut affirmer, elle a perdu de nombreux adeptes dans ce pays. Cependant, contrairement à ce qui peut se passer sous d’autres horizons, ces anciens catholiques préfèrent rejoindre d’autres églises ou sectes, que les rangs des musulmans.
Les responsables des organisations musulmanes arguent que la culture latine et donc festive des brésiliens constitue un obstacle à leur travail de prédication et de propagation du message Coranique. On a peine à entendre cet argument quand on connaît la nature profondément religieuse des Brésiliens. Pour Maria Moreira[2], l’une des plus célèbres converties brésiliennes, ces leaders se cachent derrière de faux argument pour ne pas assumer leurs propres responsabilités. Selon elle, le travail des institutions musulmanes se borne principalement aux services rendus à la petite communauté d’immigrés arabes et aucunement à l’information ou l’éducation des populations non musulmanes. Les relations entre ces immigrés, pour la plupart Libanais, et les Brésiliens qui se convertissent à l’Islam sont très difficiles et compliquées. Les premiers se servent souvent des erreurs des néophytes comme des « preuves » de leur « incapacité » à pratiquer l’Islam.

« Les convertis doivent ainsi faire face aux critiques de leurs familles, de leurs amis, de la société brésilienne tout entière, et pire, à celles de leurs propres frères et sœurs en Religion »

Un autre obstacle qui se présente à ces nouveaux musulmans est celui de la barrière linguistique. Très peu d’arabes parlent couramment le portugais et vice et versa. Très peu de livres sont traduits en portugais, et le petit nombre concerné est soit mal traduit soit extrêmement pauvre en terme de contenus. D’une façon générale donc, le Brésil et l’Amérique Latine dans sa globalité sont confrontés, plus que tous les autres continents à un problème de ressources. L’exemple brésilien montre bien à quel point l’éloignement géographique a conduit nécessairement à un isolement en matière de communication, voire même à un isolement des communautés arabe immigrées préférant se regrouper autour de leurs valeurs communes plutôt que de s’ouvrir voire d’accepter les nouveaux venus. D’ailleurs les conversions à l’Islam sont encore très récentes tout comme la construction des mosquées. Les premiers lieux de cultes officiels virent le jour dans la plupart des pays d’Amérique Latine à la fin des années 80 et au début des années 90 (1994 par exemple en Bolivie, 1988 au Chili, 1994 en Equateur pour donner quelques exemples).



Les réticences culturelles et politiques

Même si l’on prend en compte l’argument selon lequel, l’Islam fait partie, via l’histoire de l’Espagne, du patrimoine historique des Sud-Américains, il ne faut pas sous-estimer le fait que cette religion reste profondément étrangère à la culture des populations vivant dans ces pays.

Ainsi en Argentine, où l’on dénombre l’une des plus grosses communautés musulmanes du continent (700 000), la construction de la plus grande mosquée d’Amérique du Sud a soulevé un tollé général parmi les habitants de Buenos Aires. Ce projet, sponsorisé par l’Arabie Saoudite et qui prévoyait l’élaboration d’un immense centre islamique en plein cœur de la ville, a rencontré une très forte opposition. Il a fallu tout le soutien et l’appui du Président de la République, Carlos Menem, pour qu’enfin il puisse voir le jour en 2001.
Les Argentins reprochèrent fortement ce soutien au Président qu’ils n’hésitèrent pas à surnommer « le Turc » pour stigmatiser son rapprochement avec le Royaume Saoudien, et pour dénoncer le fait qu’il ne se préoccupait pas du sort réservé aux catholiques dans ce pays[3].

A Cuba, l’un des derniers grands bastions communiste de la planète, l’opposition est évidemment plus politique. L’interdiction de construire de mosquées ou de créer des associations musulmanes, rend la pratique du culte musulman plus difficile. Même la visite récente de Sheikh Muhammad Al-Aboudy[4], secrétaire générale de la Muslim World League, n’a pas permis de débloquer la situation. Ce dernier insista, sans succès, auprès des autorités cubaines afin que celles-ci autorisent la construction d’une Mosquée à la Havane. Le gouvernement lui fit comprendre que cette autorisation ouvrirait une brèche dans la société cubaine et que s’il facilitait le projet d’une mosquée, il se verrait assailli de demandes pour la construction d’églises catholiques ou protestantes.


Suite de l’article et sources :

http://elkalam.com/dossiers/dossiers.php?v...evolution+lente


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Suggestion de sujets
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