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Livenet > Forum > Quotidien et société
Thursday 13 September 2007 à 16:02
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France
Municipales : Françoise de Panafieu s'installe près du Marais


Afin de préparer sa campagne pour les élections municipales de mars 2008, l'UMP Françoise de Panafieu a installé ses quartiers dans le… 4e arrondissement de Paris, rue Saint-Antoine, à la station de métro «Saint-Paul-le-Marais». La députée-maire du XVIIe arrondissement avait pourtant régulièrement accusé Bertrand Delanoë de clientélisme vis-à-vis des homos (lire article du 6 juillet). Par ailleurs, on peut la voir sur cette vidéo tenter de s'approcher du maire de Chicago pour réclamer son soutien, peu de temps avant que celui-ci n'enregistre un message pour soutenir l'actuel maire…
Selon un sondage Ifop pour Paris-Match, les listes de Bertrand Delanoë (PS) recueilleraient 47% au premier tour des élections municipales, contre 33% pour celles de Françoise de Panafieu. Le maire de Paris qui a constitué son équipe a nommé Patrick Bloche, député et père du pacs, directeur de campagne. Les deux porte-paroles sont Anne Hidalgo, déjà première adjointe, et Annick Lepetit.

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Thursday 13 September 2007 à 16:04
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États-Unis
Sécurité : l'Ilga-Europe «inquiète» de l'accord États-Unis-Europe


Contactée par Têtu à propos de l'accord signé entre les États-Unis et l'Union européenne qui va permettre au ministère américain de la Sécurité intérieure d'obtenir des informations relatives «à la santé ou à la vie sexuelle» sur les passagers européens qui se rendront aux États-Unis (lire Quotidien du 11 septembre), l'International Gay and Lesbian Association Europe (Ilga Europe) a fait part de son inquiétude dans la mesure où «des détails sur la vie privée des Européens pourront être révélés». L'Ilga Europe a également souligné que «la communication de détails sur la vie sexuelle ou sur la santé d'une personne (et notamment le statut HIV) ne concerne pas seulement les personnes LGBT». D'où le fait que cet accord soit inquiétant «pour un bien plus grand nombre de personnes, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre».

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Thursday 13 September 2007 à 16:06
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Canada
Le nombre de couples homos a bondi d'un tiers en cinq ans


Entre 2001 et 2006, le nombre de couples de même sexe a augmenté de 32,6%, soit cinq fois le taux de croissance des couples hétérosexuels. L'institut de sondage Statistique Canada dénombre ainsi 45.345 couples (soit seulement 0,6% des couples au total, un pourcentage comparable à celui de l'Australie ou de la Nouvelle-Zélande). Depuis juillet 2005, date de l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, on compte 7.465 couples mariés, soit 0,12% des 6,1 millions de couples légalement unis —et un mariage homosexuel pour 800 unions hétérosexuelles. La moitié de ces couples homos vivent dans les trois grandes régions canadiennes de Montréal, Toronto et Vancouver. On note cependant une nette progression des couples homosexuels vivant en union libre, en particulier au Québec. Dans tout le pays, ils représenteraient près de la moitié des couples vivant ensemble sans être mariés.

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Thursday 13 September 2007 à 16:08
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Singapour
Un prof doit retirer son coming-out de son blog



Otto Fong, 38 ans, professeur de l'une des plus grandes universités de Singapour, la Raffles Institution (RI), a fait son coming-out via son blog. Il a cependant dû retirer ce billet, sous la pression du ministère de l'Éducation, qui l'a menacé de renvoi immédiat s'il ne se pliait pas à cette injonction. À travers cette annonce, Otto Fong, également illstrateur renommé de bandes dessinées, voulait aider à en finir avec la pénalisation de l'homosexualité dans l'île. Il voulait aussi donner un exemple positif aux étudiants gay en difficulté dans son université. Ce prof de sciences avait mis en ligne sur son blog une lettre ouverte le dimanche 9 septembre. Le ministère a été prompt à réagir puisque, dans la même journée, il exigeait le retrait de ce billet. Et le lundi matin, il ne restait effectivement aucune trace de ce coming-out. Pour justifier sa position, le ministère a expliqué que «les profs ont un statut particulier et doivent être un exemple pour leurs étudiants». Otto Fong a reçu, dans la seule journée de lundi, plus de 150 messages de soutien et de remerciements sur son blog.

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Ce message a été modifié par Bisounours73 - Thursday 13 September 2007 à 16:08.
Thursday 13 September 2007 à 16:13
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Turquie : 16 militants LGBT en garde-à-vue depuis 10 jours

16 militants d'une association LGBT turque sont maintenus en garde-à-vue depuis le 2 septembre, soient une durée exceptionnelle pour une garde-à-vue. Ils sont accusés d'incitation à la prostitution et de formation de groupe criminel.
Leur avocate réclame que la justice examine au plus vite leur dossier afin de permettre leur libération.
L"association Arc-en-ciel -qui accueille notamment des travestis et des transsexuels- et dont sont membres les personnes détenues, a déjà été inquiétée par les autorités en 2006.

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Thursday 13 September 2007 à 16:16
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Mondial de rugby : le XV de France s'affiche contre la discrimination des séropositifs



Trois Bleus du XV de France, Frédéric Michalak, Yannick Nyanga et Thierry Dusautoir, ont accepté de soutenir la campagne d'affichage de l'association Aides contre la discrimination dont sont victimes les personnes séropositives.

A l'occasion de la Coupe du monde de rugby, l'association a parié sur l'image véhiculée par les trois joueurs, coéquipiers lors de la dernière saison à Toulouse: tous trois réunis sur une même affiche interrogent "Est-ce qu'on serait dans le XV de France si on était séropositif ?"

Placardés sur 850 panneaux publicitaires et municipaux en Seine-Saint-Denis, à Paris, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Nîmes, d'autres visuels les présentent séparément, avec des déclinaisons rugbystiques.

"Est-ce qu'on me traînerait dans la boue si j'étais séropositif?", demande Michalak. "Est-ce que je me ferais plaquer si j'étais séropositif?", dit Nyanga. "Est-ce que je serais mis sur la touche si j'étais séropositif?", interroge Dusautoir.

Cette campagne est également déclinée sous la forme d'un film de 30 secondes que l'on peut visionner sur le site de l'association (www.aides.org).

"Toutes les diffusions sur panneaux, dans des journaux ou à la télévision nous ont été offertes à titre gracieux", a précisé l'association de lutte contre le sida.

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Thursday 13 September 2007 à 16:19
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RAVAD : formation à l'accueil et à l'accompagnement des victimes d'homophobie



Le RAVAD (Réseau d'Assistance aux Victimes d'Agressions et de Discriminations) organise sa première session de formation à l'accueil et à l'accompagnement des victimes les vendredi 2 et samedi 3 novembre 2007 à Paris.


Cette formation est proposée aux militant-e-s et salarié-e-s des structures LGBT, les candidatures de personnes issues d'autres horizons militants et/ou professionnels sont également les bienvenues.
Cette formation est organisée avec le soutien financier et/ou matériel du Ministère de la Justice et de la Ville de Paris.
Le programme (en cours de finalisation) comprendra 4 ateliers:
- Histoire et sociologie des discriminations liées à l'orientation sexuelle
- Mise en œuvre pratique des droits des victimes et procédure pénale
- Dimension psycho-sociologique et éthique de l'accueil et de l'accompagnement des victimes
- Présentation des réseaux de professionnels du RAVAD.

Pour les informations complémentaires et/ou les inscriptions, vous pouvez contacter Hussein Bourgi, vice-président du RAVAD, délégué au pilotage de cette formation :
husseinbourgi@hotmail.com

Site web : www.ravad.org


> Le RAVAD, qu'est-ce que c'est?

Le R.A.V.A.D. est un réseau d'assistance créé le 13 mai 2005 et constitué en association loi 1901, ayant pour but de venir en aide aux personnes victimes d'agressions et de discriminations en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou leur état de santé. Son objectif est de mutualiser les ressources associatives, juridiques et de santé en créant un réseau de proximité.
Un Comité de Pilotage composé de professionnels du droit garantit le respect de la charte du RAVAD (consultable sur son site) par les avocats qui auront été référencés sur www.ravad.org
Un réseau de professionnels de santé s'est constitué ; médecins généralistes et spécialisés, psychiatres, psychologues, psycho-thérapeutes.

Il peut être contacté par reseau.sante@ravad.org ou 06 22 09 09 66

Une ligne d'urgence est à la disposition des victimes : 06 89 81 36 90 urgence@ravad.org

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Ce message a été modifié par Bisounours73 - Thursday 13 September 2007 à 16:20.
Thursday 13 September 2007 à 18:04
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Communauté des homosexuels en Algérie

« Nous sommes tous des passagers clandestins »

Si l'homosexualité reste aujourd'hui un tabou important, les homosexuels sont sortis de leur isolement, grâce à Internet, et une communauté discrète émerge dans les grandes villes du pays l Bien que la pratique soit définie comme « acte contre nature » et criminalisée par les articles 333 et 338 du code pénal, les homosexuels, contraints généralement à mener une double vie, tentent d'adapter leur identité à une société qui les marginalise et les tolère tout à la fois.

Nous sommes devenus des experts en mensonges, des schizophrènes à l'image de la société algérienne tout entière. » C'est sur cette phrase, ou presque, que Karim débute le récit de sa vie, ému et volubile dans le décor pastel d'un salon de thé. Trentenaire, aide-soignant à Constantine, marié depuis 4 ans et père d'une petite fille, il a pu nommer, à l'âge de 12 ans, au hasard d'un livre médical sur La psychologie de l'anormal, ce désir naissant et cette étrange sensation d'être unique qui le taraudait depuis longtemps : l'homosexualité. Dès lors, un long et chaotique parcours de culpabilité commence : de fugues en visites chez des psys, de confidences évasives à une mère qui le met sous surveillance à une pratique soudaine et excessive des commandements religieux, d'espoirs en dépressions, Karim tente, plusieurs fois, de mettre fin à sa vie, une vie où il a pourtant connu neuf années d'un amour intense avec un homme qui a fini par épouser... sa sœur. Pressé par ses parents, il se résigne à se marier avec une femme dont il ne partage plus la chambre. « Ce mariage, je l'ai vécu comme un viol. Ma femme, je ne peux pas la rendre heureuse. Je ne peux pas. » Pour exister derrière le masque et trouver une issue identitaire à la négation sociale, il écrit, crée des réseaux, milite clandestinement, notamment à travers la création d'un blog et l'ouverture d'un cybercafé qui serait, comme beaucoup d'autres et en toute discrétion, « un refuge, un repos ». « Internet a été un vrai soulagement pour nous, explique-t-il. ça nous a sortis d'un isolement mortel. » Il a d'ailleurs trouvé son homme du moment, sur un site de rencontres très prisé. Quelques heures plus tard, adossé à la banquette moelleuse d'un bar de nuit enfumé, Redwane, jeune écrivain truculent et raffiné, s'égosille malicieusement sur : « Je suis un homo, comme ils disent », la célèbre chanson de Charles Aznavour. L'univers amical et festif, ce soir, essentiellement hétérosexuel et féminin, où il évolue en toute liberté, c'est la part officieuse de sa vie : « Si mes parents savaient, ils me tueraient carrément. » Exemples de doubles vies déclinables à l'envi. Ce phénomène souterrain mais réel et inscrit dans le champ des pratiques sociales invisibles s'estompe au fur et à mesure que l'on monte dans les sphères de la société. Kamel, la trentaine, élégant, travaille dans une importante société étrangère. Il connaît Paris et son quartier célèbre du Marais, mais l'évoque dans une moue indolente : « Alger est infiniment plus drôle. » Son plaisir à lui, c'est la finition haute couture, l'originalité et l'allure. « Il faut oser. Ces vêtements, c'est comme une armure. Je peux arriver au boulot avec un costume rose, personne n'osera me poser de questions. ». « Et la famille ? » « Les choses sont claires, on ne s'étale pas. » Autant d'éléments qui, de son point de vue, le distinguent des « cas sociaux », comme il les nomme négligemment.

Déni légal, déni social

Si en Algérie comme ailleurs l'homosexualité est plurielle, la réponse est la même pour tous : articles 333 et 338 du code pénal. Lorsque l'outrage public à la pudeur, puni de deux mois à deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 500 à 2000 DA, consiste « en un acte contre nature avec un individu du même sexe », la peine passe de six mois à trois années de prison et d'une amende de 1000 à 10 000 DA. Et l'article 338 punit tout acte d'homosexualité de 2 mois à 2 ans de prison et de 500 à 2000 DA d'amende. « En criminalisant notre sexualité, on criminalise notre identité toute entière, notre quotidien, notre vie. On nous réduit à un acte sexuel. Du coup, on a du mal à se voir autrement, à s'accepter », souligne Momo, jeune et fragile étudiant en droit à Alger, croisé dans un café. Impossible avec cette loi de créer une association ou d'ouvrir un lieu ouvertement destiné à cette population. En conséquence, par exemple, nombre d'associations de prévention et de lutte contre le VIH n'osent pas s'aventurer, sous peine d'amalgames compromettants, dans une démarche de travail officielle vers la communauté homosexuelle. « J'ai contacté une association féminine pour l'épanouissement de la personne et l'exercice de la citoyenneté. Elles n'ont pas souhaité me répondre », raconte Fatima, jeune étudiante de Tébessa, spontanée, combative et qui aime les femmes. Dans les grandes villes, cependant, divers lieux sont confidentiellement destinés à la population homosexuelle et, de fait, discrétion oblige, la clientèle est mixte, ce qui permet un brassage permanent des identités. Mais, plus grave, cette relégation de l'homosexualité au rang des comportements illégaux se double d'une impossibilité d'accès aux droits les plus évidents : « Il y a quelques années, j'ai subi une tentative de viol par un ancien camarade d'école marié. Comme je me suis défendu, il a paniqué, il a essayé de m'écraser avec sa voiture. Je ne peux pas porter plainte. Tu imagines un flic remplir gentiment son procès-verbal ? Laisse tomber. On a toujours été à la fois la cible des intégristes et les victimes de la police », explique Karim dans un sourire amer. « Cette loi est une épée au-dessus de nos têtes et elle donne raison à tous de nous maltraiter », conclut-il. Pourtant, l'existence des articles 333 et 338 est assez méconnue, même par les premiers concernés. C'est qu'ils sont, dans les faits, peu appliqués. Ils ne font que couronner un climat de peur, de honte ou de malaise qui est, en fait, entretenu par une censure sociale, familiale et religieuse concernant la sexualité en général et les comportements sexuels dits « déviants » en particulier, considérés globalement comme un danger pour l'ordre social et la préservation de la culture musulmane. « Franchement, en soi, l'homosexualité me dégoûte carrément, explique Amin, jeune marié moderne. J'ai pourtant eu un voisin homo d'un certain âge qui était quelqu'un de très bien. Il n'en faisait pas étalage, il rendait tout le temps service, normal. En fait, si on n'accepte pas cette sexualité, c'est qu'on a peur qu'ensuite ça prenne de l'ampleur et qu'il y ait un oubli progressif des valeurs musulmanes qui sont notre force identitaire et culturelle. » Cette peur se traduit par l'existence d'un cadre législatif clair, qui s'appuie sur la charia islamique et n'envisage la sexualité que sous l'angle de la procréation dans le cadre du mariage. « Il n'y a rien de positif dans cet acte contre nature, affirme le conseiller en communication du ministre des Affaires religieuses. Il faut encourager la croissance démographique et donc encourager le mariage entre l'homme et la femme, c'est cela qui est conforme à toutes les lois du monde et aux lois de toutes les religions monothéistes. » Le conseiller du ministre estime ainsi que sur tout le territoire algérien, ils ne sont pas plus de 2000, un chiffre qui, sur une population d'environ 35 millions de personnes, en fait implicitement une minorité négligeable, logiquement marginalisée. De visu, ce chiffre est largement contestable et contesté par de nombreuses associations étrangères qui estiment de façon générale que la population homosexuelle représente au moins 6 à 8% de la population globale de chaque pays du monde. Mais dans ce contexte où l'identité homosexuelle ne peut être ouvertement déclarée, une étude chiffrée fiable n'a jamais pu être effectuée. « Dans un pays où on chasse les amoureux des parcs, quand il y a une visite d'un chef d'Etat, comment veux-tu qu'on tolère ouvertement les ''nekoucha'' ? », s'esclaffe Redwane.

Rejet religieux et maladie morale

« L'Algérie est un pays musulman. La religion accompagne la vie quotidienne. Si tu rajoutes les traditions, le tout mélangé à l'hypocrisie... Ils connaissent notre existence mais ouvrir le débat, c'est inenvisageable pour eux, c'est contre nature, point à la ligne, débrouillez-vous ! », tempête Fatima. Néanmoins, nombreux sont ceux et celles qui souhaitent rester clandestins. « Pour vivre heureux, vivons cachés » est une expression qui revient souvent. « Ils ont peur d'être amalgamés avec les “folles” ou les “transgenres”, qui s'assument d'ailleurs radicalement, et les prostitués, qui le sont souvent devenus après s'être fait jeter de leur famille. Ils pensent que la clandestinité est la seule liberté à laquelle ils peuvent aspirer. Mais la liberté, ce n'est pas ça ! On ne veut pas une gay-pride ou le droit de s'embrasser en pleine rue. Nous sommes aussi des musulmans, même si, du coup, notre orientation peut rendre notre rapport à Dieu très compliqué. On désire juste avoir le droit à la différence et à la dépénalisation de notre identité. ça prendra un temps fou », précise calmement Karim. Cette revendication semble bien outrancière à l'imam Youssef El Qaradhawi, idéologue des Frères musulmans et auteur du livre Le licite et l'Illicite où l'on peut lire que, si les opinions des juristes de l'Islam divergèrent concernant « les punitions de cette abominable pratique », le meurtre des homosexuels « n'est qu'un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs qui ne conduisent qu'à la perte de l'humanité ». Cette lecture fondamentaliste du texte sacré, que tous les musulmans ne partagent certes pas, nous a été confirmée par le mufti Yahia, au ministère des Affaires religieuses (cf. article ci-contre) : « L'homosexualité est une inversion contraire à la nature qu'il faut soigner et, littéralement, dans le texte, punie de mort. Comment, dès lors, ne pas percevoir cette pratique comme une aberration ? » « On en est tous imprégnés, raconte Karim. Pour ma première tentative de suicide, j'ai voulu me jeter du haut d'un ravin avec la voiture de mon père. J'avais 18 ans. Depuis, j'ai appris que l'Islam punit l'homosexuel en le jetant du haut d'une falaise. C'est marrant, non ? » Ce refoulement de l'homosexualité en tant que pratique non conforme à la loi de Dieu aboutit parfois à la théorie d'une homosexualité importée d'Occident, « tare de la race blanche », amalgamée avec la maladie mentale, voire la maladie morale, comme incapacité de résistance à une pulsion ou à la pédophilie. Au mieux, comme on peut le lire sur les nombreux forums de discussion de sites religieux, où le sujet est d'ailleurs régulièrement examiné avec une docte bienveillance, l'homosexualité est une maladie ou une déviation du droit chemin qu'il faut accompagner et guérir, notamment par le « sabar ». « Je ne suis pas malade. Ma sexualité n'est pas un choix ni une malédiction. Je suis comme ça. Point », martèle Momo qui, paradoxalement, dit comprendre la lapidation des homosexuels et souhaite se marier un jour, afin d'être en accord avec sa religion. Pour la majorité d'entre eux, la clandestinité est donc la seule voie : « Je m'assume mais m'afficher, c'est impossible », explique Fatima. « L'homosexualité est essentiellement envisagée sous l'angle masculin. Elle est vécue dans les sociétés arabo-musulmanes comme une dépravation, c'est vrai, mais aussi comme une maladie de la virilité. Alors que chez nous, l'homme doit être un conquérant, un pilier. C'est aussi ça qui dérange. C'est la honte. Du coup, beaucoup d'homos se déguisent en machos avec leurs potes de quartier. C'est de l'hypocrisie : du fait de la séparation hommes/femmes de notre société, nombreux sont les hétéros qui ont eu leur première expérience sexuelle avec un partenaire du même sexe. La frontière est plus ténue qu'ailleurs. L'homosexuel ou la prostitution masculine, en Algérie, c'est aussi la sexualité du pauvre ou de l'hétéro en manque. On se fait souvent draguer par des hétéros mariés, faut pas croire », affirme Abdelkader, discret militant de la cause.

Entre le rêve et l'affirmation de soi

« On rêve de cette vie, quitter le bled pour vivre là où l'identité gay est acceptée et le droit protégé, un vrai paradis gay sur terre ! Mais je suis prête à mener le combat ici même si je sais qu'un jour, ça me tombera sur la tête... », écrit Fatima. La « harba » ou la lutte est un dilemme pour cette jeune femme, qui affirme son homosexualité par petites touches, de ses tenues gothiques customisées au pin's arc-en-ciel, symbole international des homosexuels, sur le sac de cours. Elle a fait son coming-out (révélation de son homosexualité) à trois de ses amis, qui n'ont pas changé d'attitude envers elle depuis. « Ils m'ont acceptée comme je suis. En Algérie, ceux qui ont une certaine ouverture d'esprit et ceux qui se sont ouverts aux autres cultures nous acceptent mieux. Pour ce pays fermé sur lui-même, c'est rassurant », raconte-t-elle. Effectivement, à Alger, comme dans de nombreuses grandes villes, la visibilité des homosexuels grandit : dans cette capitale où l'anonymat contribue à l'aisance, certaines places bien connues sont devenues des lieux de rencontres diurnes. Il suffira d'un sourire pour créer le lien et entrer rapidement dans le « vif du sujet ». La clandestinité ne permettant pas de longues tergiversations, les propositions sont étonnamment directes. Une communauté embryonnaire émerge donc, à travers Internet, se rencontre dans les cafés ou les salons de thé, fréquente des boîtes de nuit à population mixte connues pour leur « accueil » indifférencié, les restaurants nocturnes à l'atmosphère cossue ou les concerts de certaines icones du raï. La révélation de son homosexualité se fait entre amis, dans le cercle intime, auprès d'une tante moins traditionnaliste ou d'un cousin compréhensif. Si la prudence reste de mise dans son quartier et est souvent vitale au sein du noyau familial, un espace de liberté privée, vital lui aussi, s'ouvre, mêlant homosexuels et hétérosexuels. « Il y a vingt ans, un homo, dans mon quartier, on lui lançait des pierres. Aujourd'hui, on lui parle normal. Je ne sais pas si c'est bien mais c'est comme ça », constate Azzedine, perplexe. « Redwane est comme il est, c'est mon ami, je ne fais pas abstraction de son homosexualité, je n'en fais pas un plat non plus. Ça lui appartient, c'est tout. Quand on aime les gens, on ne fait pas le tri », confie pudiquement Mus', qui esquive cependant discrètement un geste amical un peu appuyé de son camarade. Mais si l'acceptation et la mixité sociale sont en marche, les difficultés, notamment au sein de la famille, restent énormes. « Mon frère a trouvé une lettre d'amour d'un ex. Il ne m'a plus jamais adressé la parole. Je ne comprenais pas pourquoi, jusqu'à ce qu'il me croise avec un ami pas très loin de mon quartier. En pleine rue, il m'a frappé et m'a menacé de tout révéler à mes parents. C'était intenable, je suis parti. Et j'ai pas mal galéré », raconte pudiquement Momo, les larmes aux yeux. « Je suis algérien, musulman et homo, autant dire un extraterrestre sous antidépresseurs », conclut-il cyniquement. Et pour nombre d'entre eux, leur planète est ailleurs, de l'autre côté des frontières, de l'autre côté de l'exil. Mais s'expatrier n'est pas si simple : « Pour faire une demande d'asile en tant qu'homosexuel en France, il faut apporter des preuves de persécutions personnelles et prouver que l'on court des risques sur l'ensemble du territoire algérien, c'est-à-dire qu'on a déménagé plusieurs fois et qu'on a subi partout des harcèlements », explique Hugues, membre d'une association française qui travaille à la reconnaissance du droit à l'immigration et au séjour des personnes homosexuelles. Les cas qui aboutissent sont rares, mais nombreuses sont les associations européennes qui œuvrent discrètement et parfois illégalement à l'accueil des étrangers homosexuels. « Notre enfermement est multiple, territorial, familial, religieux, intime. Le pire est de réaliser que dans ce pays où je suis né, mon homosexualité est un crime mais l'homophobie, même la plus violente, non. Même les ligues de droits de l'homme se désintéressent de notre cas. J'aimerais partir mais j'ai une fille à élever, elle n'a rien demandé. Et si je dévoile ma sexualité, j'ai peur qu'on l'élève dans la haine de son père. Je ne sais pas quoi faire. Alors, j'essaye de me battre, d'agir, de rassembler. On me dit que je suis fou mais tout ça prend vraiment forme. Ma religion veut des hommes conquérants ? A ma façon, j'en suis un », sourit Karim. Et, l'œil rieur, il cite une phrase de Tahar Ben Jelloun : « La nature crée des différences, la société en fait des inégalités. »


Thursday 13 September 2007 à 18:20
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J'ai déjà lu ce post ailleurs sur comlive...
Thursday 13 September 2007 à 18:25
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h2o
Thursday 13 September 2007 à 18:20
J'ai déjà lu ce post ailleurs sur comlive...




ah ok, je ne savais pas!!! :'(
Thursday 13 September 2007 à 18:30
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C'est pas grave, au contraire, je doute que certains ici soient allés voir à l'endroit où je l'ai lu. Merci smile.gif
Thursday 13 September 2007 à 18:32
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Thursday 13 September 2007 à 18:40
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Ben y en a au moins un... rolleyes.gif
Friday 14 September 2007 à 11:21
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source site Rue89.com



Un policier accusé à tort de pédophilie par une ministre
Par Alice Milot (Etudiante) 16H09 13/09/2007

La procédure a duré six ans et a brisé sa vie. Blanchi, Christophe Bridoux se dit victime de l'homophobie de Nelly Olin.

Tout commence le 11 septembre 2001. A New York, les tours du World Trade Center s'effondrent. A Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise), la vie de Christophe Bridoux s'écroule. Accusé de pédophilie, de vol et d'escroquerie, le chef de la police municipale vient d'être suspendu de ses fonctions par la maire de la ville, Nelly Olin. Il sera révoqué un mois plus tard après quinze ans de service, et va commencer une longue descente aux enfers.

Sa femme demande le divorce, il perd la garde de son fils âgé de 1 an, et se retrouve dans l'impossibilité de trouver un nouveau travail dans le domaine de la sécurité pendant la durée de l'instruction. Il se retrouve bientôt à la rue, réduit à la mendicité. Fait quatre tentatives de suicide, est admis un mois en hôpital psychiatrique, perd 30 kilos. "Tout ça pour rien!", s'exclame-t-il aujourd'hui. (Voir la vidéo.)





"On m'a humilié, on m'a traîné dans la boue." Comparant son affaire à celle d'Outreau, Christophe Bridoux a décidé de dénoncer les incohérences judiciaires dont il s'estime victime. Passé entre les mains de sept juges d'instruction, l'ancien policier municipal, malgré ses récriminations, doit faire face pendant six longues années à un éternel "il faut être patient".

Une lenteur que son avocat, Me Lesage, met sur le dos des difficultés habituelles de la justice. Cette explication ne convainc pas Christophe Bridoux, persuadé qu'il y a eu des pressions politiques, puisque le non-lieu a été finalement prononcé quelques mois après la démission du gouvernement Villepin, dont Nelly Olin était la ministre déléguée à l'Ecologie et au Développement durable.

"Une cabale homophobe a été menée contre moi!"

Pourquoi Nelly Olin a-t-elle porté de telles accusations contre Christophe Bridoux? Pour l'ancien chef de police, elles n'étaient qu'un prétexte pour l'écarter de son poste. Les vraies raisons? "Homophobie", explique ce père de quatre enfants, marié deux fois, qui s'est découvert homosexuel sur le tard:

"Le jour de ma suspension, elle m'a convoqué dans son bureau devant une assemblée de responsables municipaux, elle m'a demandé: 'Etes-vous gay?' Puis elle a énuméré un certain nombre de faits et gestes de ma part prouvant mon homosexualité. Elle m'avait fait suivre."

Quelques heures plus tard, sa femme l'appelle, la maire avait pris soin de la prévenir elle-même de la suspension de son mari... et de son homosexualité. "J'ai été victime d'une machination, une cabale homophobe a été menée contre moi!", s'exclame Christophe Bridoux.

Au départ de l'affaire, il est accusé du vol d'un téléviseur, puis d'heures supplémentaires non déclarées. Un mois et demi plus tard, il est suspecté de "recel d'images pornographiques représentant des mineurs", après qu'une photo a été retrouvée sur un ordinateur de son lieu de travail. L'enquête révèlera que ce dernier était en fait utilisé par plusieurs personnes du service.

Pour son avocat, "on n'a pas accepté qu'un policier puisse être homosexuel". Hussein Mokhtari, conseiller général (PS) du Val-d'Oise, soutient également la réhabilitation de Christophe Bridoux. Il s'indigne que la vie de cette homme ait été ruinée parce que Nelly Olin a, selon lui, "une aversion pour les homosexuels". Il ne s'étonne pas des méthodes de la maire, qui, d'après lui, "était prête à tout pour arriver à ses fins".

"Je pense qu'il est temps pour Nelly Olin de s'expliquer", réclame Christophe Bridoux. L'ancienne ministre, qui est à l'heure actuelle injoignable, n'a pas réagi à l'ordonnance de non-lieu. Cette dernière a été prononcée une semaine après sa démission de son poste de première adjointe au maire. Nelly Olin a préféré redevenir simple conseillère municipale, suite à des dissensions avec l'actuel maire de Garges, Maurice Lefevre.

Christophe Bridoux a porté plainte contre X pour diffamation et dénonciation calomnieuse, et s'apprête à en déposer une autre au tribunal administratif s'il n'est pas réintégré dans ses fonctions dans le délai légal de deux mois qui suit le non-lieu.

Il garde le moral: "Au moins, avec mon expérience, j'aurai un autre regard de policier sur la société, j'essaierai de régler les choses à l'amiable avant de virer des SDF."


Friday 14 September 2007 à 11:31
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La rapidité et la facilité avec laquelle une vie peut être brisée en peu de temps, c'est quand même très flippant.
Friday 14 September 2007 à 11:46
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chrisatreide
Friday 14 September 2007 à 11:31
La rapidité et la facilité avec laquelle une vie peut être brisée en peu de temps, c'est quand même très flippant.




oui ca fout les boules quand meme ! Et qu'on vienne pas me dire qu'ici il ne s'agit pas de d'homophie ! Cette connasse qui nous a fait chier avec ses ours des Pyrénées mais qui n'hésite pas a ruiner la vie d'un mec parce qu'il est homo !
Friday 14 September 2007 à 18:07
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Italie
Les amants du Colisée n'ont toujours pas été interrogés

Roberto L. et Michele F., les deux jeunes gays qui avaient été arrêtés par les carabinieri le soir du vendredi 27 juillet, alors qu'ils s'embrassaient fougueusement devant le Colisée de Rome, (lire Quotidien du 31 juillet), sont de retour à la une. La presse avait annoncé, mardi 11 septembre, que le juge d'instruction saisi de l'affaire allait renvoyer les deux hommes devant le tribunal. Or, il s'agit d'une fausse information, issue de la mauvaise compréhension d'un journaliste après une déclaration du juge. Celui-ci avait affirmé qu'il mettrait «à la disposition des deux hommes les actes produits par les forces de l'ordre» qui ont assuré avoir vu sans équivoque l'un pratiquer une fellation sur l'autre. L'avocat Daniele Stoppello, qui défend les deux homosexuels, a confié qu'il demandera un arrêt de non-lieu, car ses clients n'ont pas encore été interrogés par le juge. Affaire à suivre.

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Ce message a été modifié par Bisounours73 - Friday 14 September 2007 à 18:09.
Friday 14 September 2007 à 18:08
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Lituanie
Le parlement veut interdire la promotion de l'homosexualité auprès des enfants

Selon le site anglais PinkNews, le parlement étudierait une proposition de loi interdisant la mise en avant des relations homosexuelles auprès des enfants. Comme pour la Pologne en mars dernier (lire Quotidien du 14 mars), le texte sera débattu cet automne, ses auteurs certifiant qu'il ne sera pas incompatible avec la loi antidiscrimination votée avant l'adhésion à l'Union européenne (lire Quotidien du 24 mars). Ils estiment que les relations «hors mariage» ont des «conséquences néfastes sur le développement mental, physique et surtout moral des enfants». En février, une étude a révélé que la moitié des parlementaires lituaniens considéraient l'homosexualité comme une perversion. 17% de la population se déclare favorable à l'ouverture du mariage pour les couples homosexuels.

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Ce message a été modifié par Bisounours73 - Friday 14 September 2007 à 18:09.
Friday 14 September 2007 à 18:10
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Suède
L'armée s'engage auprès des LGBT


L'armée suédoise vient de nommer un responsable en charge des questions liées à l'orientation sexuelle. Il sera chargé de lutter contre les discriminations au sein de l'organisation, mais également d'informer et d'éduquer les nouvelles recrues aux droits des homos, bi et transsexuels. Même si la Suède a la réputation d'être un pays particulièrement tolérant, «il existe de tout, des employés très conscients et d'autres qui ne voient pas l'importance d'un lieu de travail où chacun a le droit d'être lui-même», explique Krister Fahlstedt, chef de l'environnement au travail au sein de l'armée, interrogé par l'Association suédoise de défense des droits des homosexuels (RFSL). Une étude montrait récemment que sept soldats LGBT sur dix avaient peur de révéler leur orientation sexuelle. L'armée suédoise entend donc donner l'exemple. Depuis 2002, elle participe en tant qu'employeur au projet national «Fritt fram» -littéralement «clair devant»- sur les questions liées à l'orientation sexuelle dans le milieu du travail. Le projet, qui a permis notamment de former plus de 8.000 personnes en Suède, arrive à son terme ce mois-ci.

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Friday 14 September 2007 à 18:11
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États-Unis
Iowa : des républicains veulent renvoyer le juge qui a autorisé le mariage homo


Un républicain ultra conservateur de l'Iowa, Bill Salier, vient de lancer une campagne de collecte de signatures pour demander la destitution du juge Robert Hanson qui avait, dans une décision du 30 août, invalidé la loi interdisant le mariage des couples de même sexe (lire Quotidien du 31 août 2007). Bill Salier, qui s'était présenté aux élections sénatoriales en 2002, mène cette campagne destinée à se séparer d'un juge qu'il considère être «activiste» dans la mesure où il abuserait de son pouvoir pour imposer ses convictions personnelles à la société. Cette lutte contre les «juges activistes» est avant tout une stratégie électorale mise en place par les républicains. La procédure de destitution a d'ailleurs peu de chances d'aboutir car elle doit être approuvée par le Parlement, à majorité démocrate. Mais Bill Salier est clair: «si le parti démocrate est assez stupide pour ne pas le faire, alors les républicains pourront utiliser ce sujet dans leur stratégie politicienne».

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