lundi 16 juin 2008 à 18:33
Fierté gay : des milliers d'homosexuels ont manifesté à Lyon, Toulouse et Strasbourg

Des milliers d'homosexuels ont défilé dans trois grandes villes de France samedi pour leur Gay Pride locale. L'homophobie - en particulier à l'école - a été dénoncée un pau partout.
Lyon :6 000 personnes, selon les organisateurs, ont défilé samedi après-midi à Lyon pour dénoncer les discriminations homophobes à l'école. L'Education nationale n'a toujours pas engagé d'action décisive en matière de prévention des violences discriminatoires, ni de sensibilisation au respect de la diversité des orientations sexuelles, pouvait-on lire sur un tract distribué lors de la manifestation. Elle est aujourd'hui la grande muette contre l'homophobie malgré des initiatives personnelles isolées et deux circulaires ministérielles sans application réelle, déplorait encore le texte.
Derrière la banderole de tête de cortège qui proclamait :"Pour une éducation sans aucune discrimination" sept camions sonorisés ont sillonné le centre ville pendant près de quatre heures entre la Parc de la Tête d'Or et la Place Bellecour. Parmi les slogans inscrits sur les pancartes on pouvait lire : "Parent hétéro, parent homo, parent tout court" ou encore "Insulté(e)s, expulsé(e)s, tabassé(e)s, ça suffit". Parallèlement, une contre-manifestation animée par une cinquantaine de militants d'extrême droite, en présence vice-président du fn, Bruno Gollnisch, s'est déroulée sans heurts dans le centre ville.
Strasbourg :
Au moins 1 500 homosexuels, selon la police, ont défilé samedi dans une ambiance festive à Strasbourg pour dénoncer "l'homophobie et la transphobie". Le cortège, composé de plusieurs chars, dont un venait d'Allemagne, était ouvert par un homme et une femme portant un cercueil recouvert du drapeau arc-en-ciel, devant une banderole expliquant que "l'homophobie et la transphobie provoquent le suicide". Sur une pancarte on pouvait lire "liberté-égalité-respect".
Toulouse :
8 000 personnes, selon les organisateurs, ont défilé samedi à Toulouse, avec dans les premiers rangs le maire PS, Pierre Cohen, et plusieurs élus socialistes. On est content. C'est la première fois qu'il y a la participation visible des politiques, le maire de Toulouse en tête avec des élus des conseils régional et général, a déclaré Laure Faghol, présidente de l'association Arc-en-ciel, organisatrice de la manifestation.
La manifestation avait cette année comme solgan : "Une éducation sans aucune discrimination". Sur une banderole était écrit : "Parce que les patriarches et l'hétérosexisme nous écrasent, luttons nuit et jour (et surtout la nuit)". Les manifestants ont réclamé la création d'une maison pour homosexuels, bi et transsexuels.
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