Thursday 31 January 2008 à 21:33
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nicolamar
Thursday 31 January 2008 à 21:26
Le blocus de gaza est un "châtiment collectif"






La taille 7, c'est mieux, en attendant qu'un modérateur te les coupent en petits morceaux.



Ce message a été modifié par europe - Thursday 31 January 2008 à 21:35.
Friday 01 February 2008 à 11:50
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Ils disent que c'est une bonne nouvelle, et ben puisque c'est comme ça, bien fait pour leurs gueules.

Au suivant, la relève, Al Quaida n'a pas cessé de nous émouvoir.
La Connasse.

Un responsable d'Al-Qaida tué par un missile américain au Pakistan

LE MONDE | 01.02.08 |



Haut responsable d'Al-Qaida, Abou Laith Al-Libi aurait été tué avec onze autres personnes, dans la nuit du mardi 29 janvier
, par une frappe de missile américain tiré d'un avion sans pilote, dans la zone tribale pakistanaise du Nord-Waziristan.Sa mort a été annoncée sur deux sites islamistes. "Nous annonçons la bonne nouvelle à la nation islamique : cheikh Abou Laith Al-Libi est tombé en martyr sur le sol du Pakistan musulman. Puisse Dieu débarrasser [ce pays] du joug de l'apostat [le président pakistanais Pervez Musharraf] et de sa clique", a indiqué un communiqué mis en ligne sur le site Al-Fajr.

SITE Intelligence Group (un groupe américain spécialisé dans l'étude des communications d'Al-Qaida) a aussi indiqué "qu'un large bandeau est apparu sur Al-Ekhlaas, un forum internet affilié à Al-Qaida annonçant la mort d'Abou Laith Al-Libi". Comme d'habitude, les autorités pakistanaises, soucieuses de ne pas apparaître comme validant des frappes américaines sur leur sol, ont d'abord dit n'avoir "aucune information" sur cette affaire.



Le porte-parole de l'armée pakistanaise, le général Athar Abbas a toutefois déclaré, vendredi 1er février, "notre position est la suivante : qui a tiré [ce missile], qui a ordonné le tir, qui a enterré les corps ? Nous ne savons rien de tout cela. Nous ne pouvons ni démentir ni confirmer [la mort d'AL-Libi] parce que, aussitôt après, ils ont enterré les corps", a-t-il ajouté, dans un aveu qui en dit long sur le peu de contrôle qu'exercent les autorités dans la zone tribale du Nord-Waziristan.

Le président Musharraf, qui a réitéré son refus absolu de voir des troupes américaines opérées au Pakistan, alors que les Etats-Unis s'inquiètent des activités d'Al-Qaida dans les zones tribales, a néanmoins toléré dans le passé des frappes aériennes américaines visant Al-Qaida dans ces zones.

L'incident s'est produit à environ 2 km au sud de Mir Ali, non loin de la frontière avec l'Afghanistan. Très vite, des rumeurs ont couru sur le fait que des combattants arabes de haut rang avaient été touchés. Les villageois, qui ont affirmé avoir vu avant l'attaque des avions sans pilote survoler la zone, ont assuré qu'on leur avait interdit d'assister aux funérailles des personnes tuées et d'approcher de la maison détruite. Des Arabes, des Turkmènes et des locaux auraient été tués en même temps qu'Al-Libi.

Selon des sources proches de ces combattants, Abou Laith Al-Libi était notamment responsable des camps d'entraînement le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan. Il était apparu à plusieurs reprises sur des vidéos diffusées par la maison de production d'Al-Qaida. Washington l'accusait d'être responsable de l'attentat-suicide devant la base de Bagram (50 km de Kaboul), en février 2007, lors d'une visite du vice-président américain Dick Cheney, qui avait tué 23 personnes.

Al-Libi, qui se trouvait dans la région depuis le djihad contre l'armée soviétique en Afghanistan dans les années 1980, faisait le lien entre les talibans afghans et pakistanais. "Sa mort est un coup significatif pour Al-Qaida, mais en même temps Al-Qaida a des plans d'urgence pour de tels événements et continuera ses activités", affirme Ben Venzke, directeur de SITE, précisant qu'Al-Libi est décrit par Al-Qaida comme un des leaders de l'organisation en Afghanistan.

Suite:
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/artic...l#ens_id=895309



Ce message a été modifié par europe - Friday 01 February 2008 à 12:02.
Friday 01 February 2008 à 16:12
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europe
Thursday 31 January 2008 à 21:33
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Ils disent que c'est une bonne nouvelle, et ben puisque c'est comme ça, bien fait pour leurs gueules.

Au suivant, la relève, Al Quaida n'a pas cessé de nous émouvoir.
Un responsable d'Al-Qaida tué par un missile américain au Pakistan





La Pétasse.

Al Quaida.


Ce message a été modifié par europe - Friday 01 February 2008 à 16:13.
Monday 04 February 2008 à 17:25
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Pas la peine de t'auto-quoter tout le temps, c'est un coup à finir à l'asile.
Saturday 16 February 2008 à 16:22
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Sixième nuit consécutive d'émeutes au Danemark

Six personnes ont été interpellées dans la capitale, selon des sources policières, alors que huit autres étaient arrêtées dans d'autres villes du pays, selon les médias locaux.

"A Copenhague, nous avons dénombré 28 voitures incendiées, 35 feux de bennes à ordures et 14 de poubelles", a indiqué l'inspecteur en chef de la police locale Lau Thytesen. Cinq des jeunes interpellés à Copenhague sont poursuivis pour incendie volontaire alors que le sixième a été relâché.

Des émeutes ont également été signalées dans la deuxième plus grande ville danoise Aarhus ainsi qu'à Odense et en Zélande du Nord.

Les causes de ces troubles ne sont pas complètement identifiées. Les jeunes qui agissent par petits groupes, ne sont pas vraiment organisés et n'ont pas indiqué leurs motivations.

L'un des organisateurs d'une manifestation pacifique anti-raciste vendredi, Rasmus Lingnau Amossen, a expliqué au quotidien Politiken que beaucoup de jeunes se sentaient harcelés par la police dont ils sont convaincus qu'elle se livre au délit de faciès.

La police a récemment été autorisée à effectuer de manière aléatoire des recherches d'armes même en l'absence d'indices ou de soupçons. Elle a mené des opérations dans des quartiers de Copenhague à forte concentration en immigrés comme Noerrebro et Vesterbro où ont démarré les émeutes la semaine passée.

"J'ai parlé avec certains d'entre eux et leur ai demandé pourquoi ils faisaient cela. Ils disent que c'est à cause du harcèlement dont ils sont victimes en relation avec les fouilles policières", a indiqué M. Amossen.

"Quand la police arrête toute personne ayant des traits arabes ou avec la mauvaise couleur de peau et laisse passer les autres, c'est du racisme", a-t-il estimé.

(D’après AFP)

Saturday 16 February 2008 à 19:23
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Les aventures du pieux parmi les siens ( suite. )

Comment se fait-il, que Nicolas Sarkozy n'étale pas outre mesure cette enquête sur le nucléaire Iranien avec autant de pompes et d'ardeur que ces histoires "d'exposés" inculquées aux mômes à l'école élémentaire.

Ce n'est peut-être pas assez contingenté, à son goût, dans les pratiques dites "religieuses."


Paris veut que l'AIEA enquête sur l'Iran "dans la durée"

LE MONDE | 15.02.08 |

Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (ONU), Mohamed ElBaradei, qui doit rendre avant la fin du mois un rapport sur le degré de coopération de l'Iran avec l'Agence, a été reçu, jeudi 14 février à l'Elysée, par Nicolas Sarkozy. M. ElBaradei a ensuite déjeuné avec le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, avant d'avoir d'autres entretiens au Quai d'Orsay.

Ces rencontres interviennent alors que la pression s'est accrue sur M. El Baradei à la veille de la publication de son rapport. De celui-ci dépend, de fait, le processus de sanctions contre l'Iran à l'ONU. Les pays non membres permanents du Conseil de sécurité, Afrique du Sud en tête, ont demandé à prendre connaissance de ce rapport avant d'envisager de passer au vote d'une nouvelle résolution.

Selon un communiqué de l'Elysée, M. Sarkozy a "encouragé" l'AIEA "à poursuivre ses travaux d'enquête en Iran dans la durée et avec détermination". Les responsables français, ainsi que les Américains et les Britanniques, reprochent en privé à M. El Baradei d'avoir fait preuve de laxisme avec l'Iran dans le cadre du "plan de travail" qu'il a mis en place en août 2007 avec la République islamique.

Ce plan stipule que l'Iran doit apporter de façon échelonnée des réponses à une série de questions portant sur le passé de ses travaux nucléaires. M. El Baradei semble avoir reporté de quelques jours la publication de son rapport, qui était attendue pour le 20 février.

La phase la plus délicate du "plan", celle portant sur la militarisation (études iraniennes sur la fabrication d'une ogive nucléaire, et sur des trajectoires de missiles) est actuellement l'élément le plus problématique. Les Iraniens peinent à apporter les réponses exigées. Ce point est au coeur du contentieux entre M. Elbaradei et les Occidentaux, qui craignent que son rapport soit à ce sujet trop positif, ou ambigu. Le problème a été évoqué lors des entretiens jeudi à Paris.

Le directeur de l'AIEA considère que rien ne permet d'établir que le programme iranien est de nature militaire, et encore moins de prouver une intention iranienne de parvenir à la capacité de fabriquer la bombe nucléaire. Les Occidentaux sont, eux, fermement convaincus du contraire. Ils considèrent que les éléments de renseignements fournis à l'AIEA suffisent amplement à justifier les inquiétudes. "La crédibilité de l'AIEA est en jeu", soulignait-on, jeudi, de source diplomatique française, ajoutant que M. ElBaradei n'avait, sur le fond, rien dit de neuf.



Source:
http://www.lemonde.fr/proche-orient/articl...l#ens_id=677013




Ce message a été modifié par europe - Saturday 16 February 2008 à 19:40.
Monday 18 February 2008 à 14:27
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Voilà, ça date d'hier, mais que faire devant le feuilleton présidentiel, aux allures primesautières et romanesques.

Même en étant pieux, pédant parmi les siens, on ne peut gagner le cœur de cette bande "d'ingrats."

Sarkozy, faut que tu revois les textes de ton scénariste, "en famille", comme tu sais si bien le faire, tes cousins commencent à râler.

( Ahahah, les sondages. )



Pour 52 % des Français, Nicolas Sarkozy n'est pas un bon président

LEMONDE.FR avec AFP | 17.02.08 |

La vague de défiance envers le chef de l'Etat se poursuit, si l'on en croit un sondage CSA/Le Parisien/Aujourd'hui en France publié dimanche 17 février, selon lequel seuls 41 % des Français considèrent que Nicolas Sarkozy fait un bon président, contre 52 % qui pensent le contraire.Dans quasiment tous les domaines, la cote du président de la République est en chute libre. Plus que les chiffres bruts, c'est la tendance à la baisse qui est flagrante, et que l'Elysée ne parvient pas à enrayer. D'après ce sondage, 64 % des Français (+18 points par rapport au même sondage de janvier) estiment que M. Sarkozy n'apporte pas de solutions à leurs problèmes, tandis que 61 % (+7 points) considèrent qu'il n'est pas suffisamment à leur écoute.

La tentative de Nicolas Sarkozy de revenir sur le terrain social, en se rendant dans des usines, et sue la question du pouvoir d'achat, ne semblent pas avoir porté leurs fruits dans l'opinion de manière immédiate. Surtout, l'image du président de la République est confuse, accréditant l'idée d'un politique dynamique (pour 88 % des sondés), courageux (pour 76%) mais aussi difficile à suivre dans ses choix : pour 49 % des sondés (+13), M. Sarkozy ne fait pas ce qu'il dit (47% pensent le contraire, -11) et 48% (+ 8) estiment que le chef de l'Etat n'est pas à la hauteur des événements. De même, le pourcentage de Français estimant que Nicolas Sarkozy sait où il va est en chute libre (-21 points depuis janvier), même s'il reste légèrement majoritaire (52 %).

Sa cote d'amour n'est pas complètement écornée* : 62 % des Français qualifient le président de sympathique, et 54 % le trouvent compétent. Ce pourcentage est néanmoins en recul de 14 points par rapport à janvier. Seul domaine dans lequel le président progresse : sa stature internationale (+10 points), pour 65 % des sondés.

( * Ahah, digne des plus célèbre jeu télévisé, cette assertion.)


Source, bien sûr:
http://www.lemonde.fr/politique/article/20...459_823448.html


Ce message a été modifié par europe - Monday 18 February 2008 à 14:33.
Wednesday 20 February 2008 à 14:08
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Il y a, effectivement des sondages qui valent la peine d'être juxtaposés, l'un contre l'autre, pour faire dans le feuilleton à l'eau de rose.

Après le remue-ménage sur "le voile" qui couvre la face, la polémique sur "le string" qui dévoile plus qu'il ne cache.

La nanotechnologie, le "string" de notre chère "dame science" que la religiosité exacerbée, à la mode du siècle paraît-il, essaye de censurer.

Pourquoi Dieu n'aime t-il pas l'infiniment petit, alors qu'il a fait la vie selon un gamète féminin supérieurement plus gros que le gamète masculin, mais infiniment plus petit pour que l'œil ignare de ces pieux puisse le déshabiller à la façon d'un "string."

La Science, maudite science, toi qui nous explique ce qu'est la vie.



Pour les croyants américains, le nanomonde est peu "moral"

LE MONDE | 19.02.08 |

Dans un pays qui ignore le "principe de précaution", le constat peut surprendre. Les Américains ont tendance à rejeter l'utilisation des nanotechnologies, selon une enquête d'opinion présentée lors du congrès annuel de l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS), qui s'est achevé lundi 18 février à Boston.

Seuls 29,5 % d'un échantillon représentatif de la population américaine jugent ainsi "moralement acceptables" les technologies développées à l'échelle du milliardième de mètre (nanomètre).

Pourquoi cette défiance envers le nanomonde ? Des chercheurs en sciences sociales ont comparé ces données avec celles des sondages de l'Eurobaromètre. Le fossé est considérable. Le Vieux Continent est globalement beaucoup plus favorable aux nanotechnologies : 54,1 % des Britanniques sondés, 62,7 % des Allemands et 72,1 % des Français les jugent ainsi "moralement acceptables".

Les auteurs ont utilisé les données du World Values Survey (WVS) - une base de données tenue par un réseau international de chercheurs en sciences sociales - pour découvrir quel ressort culturel pouvait expliquer cette dichotomie.

Selon le WVS, les Américains, à qui il est demandé d'évaluer de 1 à 10 l'importance de Dieu dans leur vie quotidienne, répondent en moyenne 8,43. Le même indice de "religiosité" se situe en France à 4,40, au Royaume-Uni à 4,92 et en Allemagne à 5,48. Rejet des nanotechnologies et religion semblent donc liés. Cette corrélation est naturelle, selon Dieter Scheufele (université du Wisconsin), puisque "la création de structures artificielles à l'échelle de l'atome peut être interprétée comme une tentative de se substituer à Dieu".

D'où ce paradoxe : pourquoi les OGM (organismes génétiquement modifiés) sont-ils globalement acceptés aux Etats-Unis et demeurent-ils massivement rejetés en Europe ? "En Europe, des ONG et des partis comme les Verts se sont emparés de la question des OGM, estime M. Scheufele. La couverture médiatique a aussi joué un rôle. Aux Etats-Unis, les OGM n'ont jamais réellement été un sujet de débat."


LES SCIENTIFIQUES INQUIETS

Publiés récemment dans Nature Nanotechnology, d'autres travaux sur la perception des risques liés aux nanotechnologies ne sont pas moins étonnants. "Il s'agit de la première technologie émergente qui, pour la santé et l'environnement, suscite plus d'inquiétude chez les scientifiques, spécialistes du sujet, que chez le grand public, dit ainsi leur coauteur Elizabeth Corley (université d'Arizona). Cela n'a jamais été le cas avec l'énergie nucléaire ou les biotechnologies."

Environ 20 % des scientifiques interrogés craignent que les nanotechnologies n'apportent de nouvelles formes de pollution, contre seulement 15 % du grand public. De même, environ 30 % des spécialistes du nanomonde craignent l'apparition de problèmes de santé publique, contre environ 20 % des béotiens.
L'histoire ne dit pas si les chercheurs ont, inconsciemment, répondu selon leur sentiment religieux*...

* ( Ahah, elle est bien celle là.)

Source ( pour ceux qui n'aiment se prendre la tête avec les ragots.)
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environn...#ens_id=1009996


Ce message a été modifié par europe - Wednesday 20 February 2008 à 14:14.
Friday 22 February 2008 à 20:41
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Le bonheur est presque dans le pré
LE MONDE | 22.02.08 |

Dans le milieu agricole, Bruno Parmentier est peut-être le plus optimiste de tous. Ce soir-là, le directeur général de l'Ecole supérieure d'agriculture (ESA) d'Angers explique à un parterre d'anciens élèves ingénieurs qu'il hésite à changer le nom de l'établissement. Il voulait en retirer la référence à l'agriculture, comme l'ont fait ses concurrents. Mais l'idée ne lui paraît plus d'actualité.

Cet ingénieur des Mines, arrivé dans le Maine-et-Loire en 2003, raconte les assemblées générales de coopératives telles qu'il les a vécues ces dernières années : "Le contexte était désespérant. Moi, je disais aux agriculteurs, tenez bon, vous allez reprendre la main." Il faudra nourrir 9 milliards d'humains en 2050, la production de biocarburants explose, on aura plus que jamais besoin des paysans, leur dit-il.

On y est. Depuis un an, les cours du maïs, de l'orge, du lait, se sont envolés. Celui du blé a doublé. Entre Cholet et Angers, dans les fermes des Mauges, les signes d'amélioration alimentent les conversations. Entre agriculteurs, on parle des fournisseurs de matériel agricole qui se frottent les mains devant le retour des investissements, des fabricants de tanks à lait ou de robots de traite qui croulent sous les commandes... On évoque la possibilité de cultiver la jachère cette saison, d'augmenter la production de lait en dépassant ses quotas. Tout un symbole : l'instauration de ces outils de maîtrise de la production avait désespéré l'agriculture française.

C'est la première fois que Pascal Gallard, éleveur à Saint-Florent-le-Vieil, jolie bourgade des bords de Loire, a une stabulation pleine. Une quarantaine de vaches à traire matin et soir. Il a gardé, à La Rielle, sa ferme, les bêtes les plus âgées, qu'il comptait envoyer à l'abattoir. "L'augmentation des quotas, cela nous donne confiance en l'avenir", confie-t-il. "C'est une nouvelle liberté", estime sa femme Cécile. Quand son mari s'est lancé, en 1984, en pleine mise en place des quotas, il avait fallu diminuer le cheptel. Le couple se réjouit à la perspective de la prochaine paye : elle sera en hausse de 37 % par rapport à celle de janvier 2007.

"Depuis dix ans, dans les réunions, j'avais pris l'habitude d'annoncer des baisses de prix, aujourd'hui on voit que le mieux est possible", résume, tout content, Jean-François Cesbron, le président de la chambre d'agriculture du Maine-et-Loire. Les revenus sont prévus à la hausse en 2007, de 12 % en général, et de 98 % pour les céréaliers.

Mais une question taraude tout le monde : ce nouveau contexte ne sera-t-il que positif ? "J'ai l'impression que les prix actuels sont politiques, ils vont servir à supprimer les aides. Remarquez, s'ils restent hauts, ça ne me gêne pas, c'est plus valorisant de ne pas vivre de subventions", estime Philippe Gallard, un cousin de Pascal associé à trois autres agriculteurs dans un groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) où l'on pratique l'agriculture intensive. Dans le préfabriqué rudimentaire qui sert de bureau, la conversation tourne autour de l'avenir de la politique agricole commune, la PAC, de l'éventuel démantèlement des outils de régulation si les prix agricoles restent élevés.

Dans cette "petite Bretagne" où les fermes sont restées nombreuses, on n'arrive pas à se réjouir. Les interrogations dominent, interdisant l'euphorie. Alors qu'on ne frôle pas encore la pénurie, pourquoi une telle flambée ? "C'est révoltant que personne n'ait imaginé ce qui allait se passer, s'énerve Jacques Coraboeuf, tout jeune retraité. On demande de produire plus, mais les vaches, y en a plus, et on peut pas les inventer." "Les bureaucrates devraient avoir un peu de bon sens paysan. Dans nos fermes, on fait des réserves de céréales et de fourrages l'été pour passer l'hiver. Il ne s'agit pas d'avoir des montagnes de beurre, mais ne serait-ce que de quoi tenir un an", estime Pascal Gallard.

Ces agriculteurs sont amers. Ils voient avant tout que la hausse des prix des céréales a eu pour conséquence directe de "plomber les élevages", qui en sont gros consommateurs. Pour Anne-Marie Poupard, 35 ans, éleveuse de lapins, le surcoût en grains s'est élevé en 2007 à 15 000 euros, pour Philippe Gallard et ses associés, qui produisent comme elle des lapins mais aussi des porcs, à 75 000 euros. Tout le monde ici imagine que les élevages porcins les plus fragiles vont disparaître. Dans ce secteur, les chutes des revenus sont estimées à 60 % pour 2007.

Même si les experts prévoient que les prix devraient s'ancrer à des niveaux durablement élevés, ces producteurs constatent pour l'instant que ceux de la poudre de lait et du beurre redescendent. Alors spontanément, c'est plus de l'éventualité d'un "retournement de situation" que d'une nouvelle donne agricole dont on débat.

A l'Ecole supérieure d'agriculture d'Angers, les quelques jeunes qui se destinent au métier d'agriculteur veulent pourtant y croire : la demande croissante des pays émergents, Chine au premier rang, pourrait bien donner un nouveau souffle au métier. Ils savent leurs aînés plus pessimistes. "Il faut comprendre nos parents, ils ont l'expérience des années 1980 où on leur a dit d'arrêter de produire, explique Vincent Bournaison, futur ingénieur.

Si l'actuelle hausse des cours ne suffit pas à remonter un moral depuis longtemps en berne, c'est que le malaise des agriculteurs, largement décrit par les sociologues, n'est pas seulement économique, mais aussi social et identitaire. Les crises sanitaires, la prise de conscience environnementale, et la perte de poids dans la société ont marqué la profession. "Les étudiants n'entraient plus à l'ESA dans l'optique de nourrir les gens, mais de sauver la planète", explique Bruno Parmentier, qui attend un retour de balancier. "On se demandait, tout comme la population d'ailleurs, si les agriculteurs pouvaient encore être utiles", reconnaît Jean-François Cesbron, le président de la chambre d'agriculture.

Suite ( il y a deux pages, au fait );
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008...#ens_id=1014362


Ce message a été modifié par europe - Friday 22 February 2008 à 20:43.
Friday 22 February 2008 à 20:51
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Les planètes soeurs de la Terre seraient légion dans la Voie lactée
LE MONDE | 22.02.08 |

Les astronomes ne les voient pas, mais elles sont pourtant bien là. Les planètes extrasolaires de type tellurique - à l'image de la Terre, de Mars ou de Vénus - les seules à même d'abriter la vie, sont légion dans la Voie lactée. De 20 % à 60 % des étoiles semblables à notre Soleil y tiendraient de telles planètes dans leur orbite.

Cette conclusion de travaux présentés, dimanche 17 février, à Boston (Massachusetts), au cours du congrès annuel de l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS), rend plus captivante encore la course engagée entre les équipes d'astronomes dans la recherche de mondes lointains et semblables à la Terre. Jusqu'à présent, l'écrasante majorité des quelque 270 exoplanètes découvertes sont des géantes gazeuses comme Jupiter ou Saturne.

Comment affirmer et quantifier l'existence d'astres qu'on ne voit pas ? L'astronome Michel Meyer (université d'Arizona) et ses coauteurs ont étudié des étoiles de notre galaxie, en les classant en six groupes en fonction de leur âge : des plus jeunes - de 3 millions à 10 millions d'années - à celles, plus vénérables, dont l'âge se situe entre 3 milliards et 10 milliards d'années.

Les chercheurs ont ensuite observé la répartition de la poussière autour de chacun de ces astres. Selon que les poussières sont chaudes (donc proches de l'étoile) ou froides (éloignées), leur lumière infrarouge diffère : ce sont ces variations de rayonnement qu'a pu détecter le télescope spatial américain Spitzer.

Résultat des observations : "Nous ne voyons que rarement des poussières "tièdes" autour des étoiles âgées de plus de 300 millions d'années, a déclaré Michel Meyer au cours d'une rencontre avec la presse. Cela est comparable au temps qui a été nécessaire pour que notre propre système solaire se forme et évolue."

Ces poussières tièdes sont précisément celles qui se situent à une distance "moyenne" de leur étoile qui, rapportée à notre Soleil, seraient situées entre la Terre et Jupiter. L'explication avancée par les chercheurs est que les poussières engendrées par le processus de formation des planètes rocheuses ont tendance à disparaître une fois l'agrégation de celles-ci achevée.


NAINS ET GÉANTES

Ces données et leur interprétation doivent cependant être confirmées par l'observation - toujours indirecte - de ces corps rocheux. Or ceux-ci, des nains très peu massifs en comparaison des géantes gazeuses, sont d'une difficulté extrême à distinguer. Une seule annonce d'une telle découverte a jusqu'ici été faite. Cependant, l'envoi sur orbite solaire, en février 2009, du télescope américain Kepler et les premiers résultats de l'observatoire européen Corot laissent espérer la détection prochaine d'un grand nombre de soeurs et de proches cousines de la Terre.

Source ou lien ( tiens, c'est mieux, lien.)
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environn...#ens_id=1013673

Edit:

Une vue de la voie lactée.




Ce message a été modifié par europe - Friday 22 February 2008 à 20:55.
Saturday 23 February 2008 à 01:10
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merci pour le lien europe
très interessant ton article,,,,sommes-nous seules dans cette immensité ?..........
Saturday 23 February 2008 à 10:30
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adelou2
Saturday 23 February 2008 à 01:10
sommes-nous seules dans cette immensité ?..........




Naaaa.
Saturday 23 February 2008 à 10:54
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Edit:

FABULEUX, c'est le genre d'article qui fait le beau temps sous un ciel ombragé de la toile du net.

Mettre la main, épousseter les vestiges, l'héritage et les trésors de l'humanité c'est se confronter intelligemment au patrimoine inestimable et incalculable une manière, une voie, qu'on invente pas, mais qu'on se force de suivre, à chaque instant pour préserver le peu de splendeur éparpillées tel un puzzle métabolique sur la surface de notre petite planète bleue.

Il n y a pas mieux pour faire ressortir la splendeur d'un legs historique que de l'exhumer, doucement préservant ainsi son originalité, son raffinement et son souci de témoigner d'une époque bien précise.


Les fresques préhispaniques du Pérou sous haute protection

LE MONDE | 21.02.08 |

Photos à l'appui, Duccio Bonavia évoque avec passion les centaines de peintures murales, souvent vieilles de plus de 1 500 ans, qu'il a recensées au Pérou dans les années 1960- 1970. "Ce qui est triste, c'est que près de 90 % d'entre elles ont disparu aujourd'hui", dénonce-t-il, fustigeant la négligence de l'Etat.

Saccagées par les pilleurs, abîmées par l'air marin, le soleil et les secousses sismiques fréquentes dans la région, de nombreuses fresques ont ainsi été détruites.

Arrivé dans le pays en 1949, cet archéologue italo-péruvien a été le premier à faire un inventaire des "peintures murales préhispaniques", qu'il a publié en 1974 dans un livre faisant désormais référence. Jusque-là réputé pour la beauté des vestiges de l'empire inca (XIVe siècle-XVIe siècle), le Pérou recèle bien d'autres merveilles datant notamment de l'époque Mochica ou Moche (IIe siècle-VIIIe siècle), dont de nombreux sites font aujourd'hui l'objet de fouilles importantes.

"La côte nord péruvienne offre un champ d'étude remarquable puisqu'avec l'Egypte, c'est la zone de la planète avec la plus forte densité archéologique. Tous les jours sortent de terre des pyramides, certaines couvertes de fresques de civilisations pré-inca", assure Georges Lomné, directeur de l'Institut français d'études andines, basé à Lima, dont les chercheurs travaillent sur de nombreux sites.

Pendant longtemps, les archéologues se sont contentés de découvrir les peintures, les laissant sans protection une fois le site fouillé. "Aujourd'hui, la plupart des sites qui ont des peintures et ne font pas partie d'un projet financé sont recouverts de terre pour éviter toute dégradation", assure l'archéologue péruvien Antonio Murga. Depuis 1990, il travaille sur les temples du Sorcier (El Brujo), dans la région de Trujillo (Nord), où ont été retrouvés de nombreux bas-reliefs et peintures murales Mochica, essentiels à la compréhension de cette culture : "Toute l'iconographie que l'on observe était un moyen de communication, une sorte de langage pour eux qui n'avaient pas d'écriture."

Protégées par des toitures en toile, de longues fresques montrant des guerriers, des prisonniers ou des scènes religieuses sont sculptées dans des murs d'"adobe", terre crue faisant la particularité des temples préhispaniques de la côte nord. "Il ne faut pas seulement s'occuper de la pigmentation, mais aussi les protéger du soleil, du vent, de la pluie et de l'homme lui-même", insiste M. Murga.

"Les choses ont changé au début des années 1990", confirme l'archéologue français Claude Chauchat, à la tête du programme Moche sur le site du temple de la Lune (Huaca de la Luna), que la France finance à hauteur de 700 000 euros. Sous la direction du fameux archéologue péruvien Santiago Uceda, l'équipe du temple de la Lune, ouvert il y a seize ans, a toujours pris soin des peintures et des bas-reliefs colorés. "Quel que soit le budget du site, 65 % de son montant est consacré à la préservation des vestiges", insiste le directeur de la conservation, Ricardo Morales.

Grande nouveauté qui pourrait assurer un plus bel avenir aux peintures Mochica : l'archéométrie, qui permet de calculer l'évolution des couleurs et d'apprécier l'efficacité des produits appliqués sur les oeuvres. "Jusqu'à maintenant, l'évaluation d'une couleur était subjective et dépendait de l'oeil humain, mais l'utilisation de la colorimétrie dans le temple de la Lune nous permet d'avoir pour la première fois des données scientifiques et de quantifier les changements qui interviennent sur ces décors", explique la Française Véronique Wright, docteur en physique, qui a mis en place le système.

Un Centre de recherche de l'architecture et de la terre - réunissant chimistes, biologistes, ingénieurs des matériaux, archéologues et conservateurs - a été créé en janvier au temple de la Lune, afin d'approfondir des études essentielles pour la conservation des peintures ancestrales, dont la mise au jour ne fait que commencer.



Représentation du "dieu décapiteur" sur un site Mochica, le Temple de la Lune, au Pérou.

Suite ( avant qu'ils ne la retirent, l'appât du gain oblige.)
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environn...#ens_id=1014176


Ce message a été modifié par europe - Saturday 23 February 2008 à 10:58.
Saturday 23 February 2008 à 11:28
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europe
Thursday 31 January 2008 à 21:33

Mettre la main, épousseter les vestiges, l'héritage et les trésors de l'humanité c'est se confronter intelligemment au patrimoine inestimable et incalculable ** une manière, une voie, qu'on n'invente pas, mais qu'on se force de suivre, à chaque instant pour préserver le peu de splendeur éparpillées tel un puzzle métabolique sur la surface de notre petite planète bleue.





** Suivant ( j'ai oublié, tiens.)
Edit, edit, edit.


Ce message a été modifié par europe - Saturday 23 February 2008 à 11:29.
Tuesday 26 February 2008 à 12:24
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Quand les "ancêtres" rentrent chez eux, par le court chemin des cieux.

Les musées face aux demandes de restitution de restes humains

LE MONDE | 25.02.08 |

Les musées occidentaux vont-ils devoir se séparer d'une partie de leurs collections à cause d'exigences formulées par certaines communautés de population ? La question était au coeur d'un colloque international qui s'est tenu, vendredi 22 et samedi 23 février, au Musée du quai-Branly, à Paris, sur le thème : "Des collections anatomiques aux objets de culte : conservation et exposition des restes humains dans les musées".

Depuis une dizaine d'années, les établissements européens et américains sont confrontés à des demandes croissantes de restitution de restes humains : ossements ou squelettes ayant appartenu à des ancêtres, crânes de chefs décorés de manière rituelle ou têtes tatouées maori... Les peuples dits "premiers", qui ont maintenant accès aux instances internationales, veulent reconquérir des "objets" dont on s'est souvent emparé sans leur consentement pendant la période coloniale. "Nous ne venons pas vider vos musées, a déclaré le préhistorien sénégalais Abdoulaye Camara, directeur du Musée d'art africain de Dakar. Nous ne réclamons que les objets dont nous avons besoin pour retrouver notre identité culturelle."

La France n'échappe pas à ce mouvement. En 2002, le Musée de l'homme a rendu à l'Afrique du Sud la dépouille de Saartje Baartman, dite "la Vénus hottentote", après un vote unanime de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Et récemment, la ville de Rouen a souhaité rendre à la Nouvelle-Zélande une tête de guerrier maori appartenant au Muséum national d'histoire naturelle de la ville. Mais elle s'est heurtée à l'opposition de Christine Albanel, ministre de la culture : la demande de restitution aurait dû être examinée par une commission scientifique, comme le spécifie la loi de 2002 sur les musées. En réponse, Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDF de Rouen, a déposé, le 20 février, une proposition de loi autorisant la restitution par la France des têtes maori.

Suscité par Mme Albanel, le symposium du Musée du quai-Branly a permis aux différents intervenants (directeurs de musées européens et américains, représentants officiels des communautés africaines, aborigènes, maori et du Vanuatu, anthropologues, préhistoriens, sociologues et juristes) de préciser leur position sur des questions déjà débattues aux Etats-Unis, en Australie, au Canada ou en Nouvelle-Zélande depuis les années 1970.

Cette confrontation avec les peuples du Sud repose entre autres sur une différence d'appréciation de la mort. Comme l'explique l'anthropologue Maurice Godelier : "Pour de nombreuses cultures, la mort n'est pas la fin de la vie. La personne humaine continue de vivre au-delà de cet événement par les ossements." C'est pourquoi les Maori recherchent toutes les têtes de chef tatouées, les Aborigènes les ossements de leurs ancêtres et l'île de Manikolo (Vanuatu) les crânes de chef surmodelés avec une pâte végétale. Tous veulent que leurs ancêtres reçoivent les rituels qui leur sont dus.

Face à ces demandes, les chercheurs sont inquiets et rappellent que les vestiges humains présents dans les musées ont fait avancer les connaissances, même s'ils ont été prélevés dans des conditions douteuses. Alain Froment, responsable scientifique des collections d'anthropologie physique du Musée de l'homme (qui abrite 30 000 pièces, dont le crâne de Descartes), explique que l'étude des squelettes anciens et des momies a permis de préciser les conditions de vie de populations disparues, l'origine et la diffusion de maladies (syphilis et peste), et mis en évidence des traces de violence. Elle a fait aussi avancer considérablement les recherches sur l'évolution de l'homme. Selon M. Froment, il peut y avoir restitution de certaines pièces, mais à condition que la parenté avec les demandeurs soit bien établie.

"Le musée, héritier des Lumières européennes, vise une forme de transcendance, celle de la connaissance par-delà les vicissitudes du temps et des goûts, estime pour sa part Dominique Schnapper, sociologue et membre du Conseil constitutionnel. Aussi, le rapatriement est-il contraire à la collection. Et il est donc impossible d'envisager une restitution générale." Mme Schnapper convient néanmoins que les musées, malgré leur caractère particulier, n'échappent pas à la dimension politique, et qu'ils peuvent participer à la reconnaissance de certains torts dont ont souffert les peuples autochtones. Mais elle ne souhaite pas que l'on touche à la loi de 2002, ainsi que le propose la sénatrice Catherine Morin-Desailly.

Comment faire, alors, pour rapprocher des positions qui semblent inconciliables ? La solution passe sans doute par le dialogue entre les parties intéressées. C'est la position de Jean-Pierre Mohen, directeur du patrimoine et des collections au Musée du quai-Branly, qui vient d'être nommé responsable de la rénovation du Musée de l'homme. "Il faut des projets et la volonté de travailler ensemble, affirme-t-il. Nous avons ainsi collaboré avec les Vietnamiens pour réaliser un musée d'ethnologie et un musée de la guerre, et avec les Béninois pour préparer une exposition sur les rois du Dahomey, sans que cela soulève de problèmes insurmontables."



Pour de nombreuses cultures, la mort n'est pas la fin de la vie. La personne humaine continuerait de vivre au-delà par les ossements.



Source, na na na la source:
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environn...#ens_id=1015475


Ce message a été modifié par europe - Tuesday 26 February 2008 à 12:31.
Wednesday 27 February 2008 à 13:23
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Editee:

Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien.
Assertion hautement fausse de part sa contradiction flagrante.

Et pourtant, et pourtant, chaque jour nous démontre le contraire.

Dame science ( oui M'dame ) nous sert en quelque sorte comme manivelle pour contourner et approfondir avec l'évidence de l'incubation des ces virus, le peu de savoir accumulé à fins palliatives.

Une boîte à outil où il fait bon de creuser, cette Science.


Résurgence de la grippe aviaire en Chine et au Bangladesh


LE MONDE.FR | 25.02.08 |

Les autorités sanitaires de la province de Guangdong, dans le sud de la Chine, ont annoncé, lundi 25 février, la mort d'une Chinoise de 44 ans des suites de la grippe aviaire. Elle aurait contracté le virus H5N1 au contact de volailles.La travailleuse migrante originaire du sud du pays est la quatrième victime de la grippe aviaire depuis le début de l'année en Chine et porte à 233 le nombre de décès attribués au virus H5N1 depuis 2003, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).



De son côté, le Bangladesh a confirmé, lundi, que la souche H5N1 du virus s'était propagée à Chandpur, à 170 km de Dacca, portant à 45 – sur 64 – le nombre de districts affectés. Mais, selon un responsable chargé des questions animales :"La situation est à présent en grande partie sous contrôle."


Avec près d'un million de volailles abattues depuis mars 2007, le Bangladesh applique consciencieusement les directives de précaution de l'OMS, menaçant un secteur-clé de l'économie bangladeshie et l'emploi de 5 millions d'habitants sur 140 millions.


TRÈS VIRULANT


Apparu chez l'homme pour la première fois en 1997, à Hongkong, le virus H5N1 est décrit par l'OMS comme étant un virus très virulant et évoluant de manière agressive. Avec une incubation se situant entre deux et huit jours, le virus ne se transmet pas encore d'un humain à un autre mais pourrait muter et être à l'origine d'une pandémie particulièrement dévastatrice dans les pays en développement.


Les premiers symptômes comportent une forte fièvre, des diarrhées, des vomissements, des douleurs abdominales, thoraciques et des saignements du nez et des gencives chez certains patients.

Les derniers foyers de grippe aviaire enregistrés en Europe, en Grande-Bretagne en novembre 2007 et en Pologne où 100 000 poulets ont été abattus en décembre 2007, n'ont été à l'origine d'aucune transmission de la maladie à l'homme.

Source d'eau douce:
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environn...l#ens_id=741460


Ce message a été modifié par europe - Wednesday 27 February 2008 à 13:25.
Wednesday 27 February 2008 à 13:34
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Tiens, un autre.
Bonus, aujourd'hui, on fait les soldes chez Com Live.

Pourquoi pas, après tout.
( Il faut éditer à chaque intervention "douanière", je le fais pas exprès, Ahahah. )


Les Etats-Unis se disent prêts à un accord "contraignant" de réduction des émissions

LE MONDE | 26.02.08 |

"Les Etats-Unis sont prêts à des obligations internationales contraignantes de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d'un accord global par lequel toutes les grandes économies prendraient des engagements similaires" : cette phrase lourde de sens a été prononcée, lundi 25 février, à Paris, par Daniel Price, conseiller de George Bush pour les affaires économiques internationales.

Accompagné de James Connaughton, conseiller pour l'environnement du président américain, Daniel Price a confirmé ainsi l'évolution de la position de son pays concernant les négociations sur le changement climatique : les Etats-Unis acceptent que l'accord international à long terme qu'ils disent appeler de leurs voeux depuis plusieurs mois soit, pour eux, "contraignant".

Le message, également délivré à Berlin par les deux collaborateurs du président Bush, s'inscrit dans les suites de l'accord trouvé par la communauté internationale à Bali (Indonésie), en décembre 2007, sur la préparation d'un traité qui succédera, après 2012, au protocole de Kyoto limitant les émissions de gaz à effet de serre. Il se situe aussi dans la perspective de la prochaine Réunion des économies majeures, impulsée par Washington et prévue les 14 et 15 avril à Paris.

"Un accord global ne pourra être efficace sans les plus grands pays en développement", c'est-à-dire sans la Chine, l'Inde et le Brésil, a rappelé Daniel Price. Les Etats-Unis semblent avoir compris qu'aucun de ces pays ne s'engagerait s'ils restaient eux-mêmes sur leur position. Leur volonté désormais affichée de prendre un engagement contraignant devrait permettre de faire avancer les discussions dès cette année.

Pour Washington, chaque Etat doit trouver le mode d'action qui correspond à sa situation. "Pour certains, il sera approprié de prendre des actions sectorielles ; pour d'autres, de se fixer des objectifs d'efficacité énergétique globaux ; pour d'autres, de viser une réduction globale des émissions", a poursuivi Daniel Price. Les Etats-Unis se rangeraient plutôt dans l'une des deux premières catégories. L'ampleur des objectifs qu'ils accepteront de se fixer devrait être au coeur des négociations.

Les émissaires de M. Bush ont précisé deux autres suggestions. D'une part, les Etats-Unis proposent de développer un mécanisme financier permettant de transférer "à un coût réduit ou nul" les technologies propres vers les pays en développement. De l'autre, ils insistent pour que les barrières douanières sur ces technologies soient réduites voire supprimées. Une proposition en ce sens a été déposée, en novembre, conjointement avec l'Union européenne, auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).




Les Etats-Unis sont responsables de 25 % des émissions de gaz à effet de serre avec moins de 5 % de la population mondiale - ici, la ville de Los Angeles entourée d'un nuage de pollution.


Helo, la source d'eau douce:
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environn...l#ens_id=965049


Ce message a été modifié par europe - Wednesday 27 February 2008 à 13:37.
Friday 29 February 2008 à 22:28
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Bilan préoccupant pour les espèces protégées en France
LE MONDE | 29.02.08 |

La France dispose, pour la première fois, d'une photographie de l'état du vivant sur son territoire. Non pas de toutes les espèces animales et végétales présentes sur son sol - un tel inventaire serait impossible -, mais de la part la plus remarquable et la plus rare de son riche patrimoine naturel. "Il y a plus d'espèces végétales dans le département des Alpes-Maritimes que dans tout le Royaume-Uni", relève Sébastien Moncorps, directeur du comité français de l'Union mondiale pour la nature (UICN).

Les résultats de cette étude, pilotée par le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) pour le compte du ministère de l'écologie, ont été transmis à la Commission européenne, jeudi 28 février. Car c'est pour répondre à une obligation communautaire, fixée par la directive sur les habitats naturels de 1992, que la France s'est livrée à cet exercice.

Environ 200 espèces animales et 100 espèces végétales protégées ont été étudiées, ainsi que 132 habitats naturels (lagunes côtières, prés salés, dunes, etc.) qui sont le support de la vie des espèces. Les oiseaux, qui font l'objet d'une directive spécifique, n'étaient pas concernés. Les bilans ont été effectués par aire géographique : atlantique, continentale, alpine et méditerranéenne.

Une couleur a été attribuée à chaque espèce et habitat : verte quand l'état de conservation est favorable, orange quand il est "défavorable inadéquat" (situation inquiétante mais réversible), rouge quand il est "défavorable mauvais" (viabilité compromise), gris quand son état n'est pas connu. Quelque 200 experts ont été mobilisés, toutes les données disponibles rassemblées : un travail ardu, car les informations sont difficiles à collecter, éparses et hétérogènes.

A première vue, les résultats sont alarmants. En moyenne, 36 % des habitats et des espèces sont classés en rouge, 29 % en orange, le reste se répartissant entre le vert (20 %) et le gris.

Mais cette lecture doit être nuancée. "Ce n'est pas un inventaire exhaustif, mais une évaluation des espèces protégées dans le cadre de la directive habitats, qui sont par définition rares ou menacées, affirme Jacques Trouvilliez, directeur du service du patrimoine naturel au Muséum. Il est normal que les résultats ne soient pas très bons."

En outre, le mode de notation a tendance à "tirer les résultats vers le rouge", explique la direction de la nature et des paysages (DNP) du ministère de l'écologie. Pour chaque espèce, quatre critères sont pris en compte :

- l'évolution de l'aire de répartition ;

- l'état des effectifs ;

- l'état des habitats de l'espèce ;

- ses perspectives futures.


Il suffit qu'un seul de ces critères soit classé en rouge pour que l'espèce le soit également. A l'inverse, il faut au moins trois verts pour que son état soit jugé favorable.

Le résultat global est donc préoccupant, sans être catastrophique. "Il y a peu de cas désespérés", commente la DNP.

Ce sont les espèces et les habitats des régions montagneuses, les plus préservés des activités humaines, qui sont les moins fragilisés.

Le loup, par exemple, réapparu dans les Alpes au début des années 1990, se porte bien.

En revanche, la biodiversité des régions atlantique et continentale est en piètre état. Or ces régions couvrent la majeure partie du territoire. Plus de la moitié des habitats et des espèces y sont classés en rouge.

Globalement, les espèces liées à l'eau sont les plus mal en point. Les habitats côtiers et marins, les dunes, les tourbières et les habitats d'eau douce sont également dégradés.

Ce sont les activités agricoles et forestières qui contribuent le plus à la perte de biodiversité, par:

- La transformation de prairies en cultures de céréales;

- La destruction des haies;

- Le drainage des marais;

- La pollution par les fertilisants et les pesticides;

- L'appauvrissement des peuplements forestiers.

- L'urbanisation et la fragmentation des habitats par les grandes infrastructures, qui détruisent les écosystèmes ou empêchent leur bon fonctionnement, constituent la deuxième grande menace.

Cet inventaire doit guider la politique de protection de la nature. "Il nous aidera à déterminer les politiques prioritaires", précise la DNP. Il servira également d'étalon, car cet exercice d'évaluation sera renouvelé tous les six ans.

L'enjeu est de préserver un patrimoine pour sa valeur propre - comme l'est le patrimoine historique -, mais aussi pour les services rendus à l'humanité par les écosystèmes qui le composent :

fourniture d'eau,
d'alimentation,
de vêtements,
d'énergie,
de matériaux,
de plantes utilisées en médecine ou d'espaces de loisirs,
épuration des pollutions ou protection contre les crues.



Seul le loup, réapparu dans les Alpes au début des années 1990, se porte bien.


Source d'eau douce:
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environn...#ens_id=1015657


Ce message a été modifié par europe - Friday 29 February 2008 à 22:32.
Saturday 01 March 2008 à 18:47
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