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Thursday 30 August 2007 à 22:05
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ouf!!!!sauvé in extremis!


Texas: le gouverneur épargne Kenneth Foster juste avant son exécution
AMéRIQUE jeu 30 août

Kenneth Foster, 30 ans, condamné à mort au Texas (sud) pour un meurtre commis par un camarade de fumerie, a vu sa peine commuée en réclusion à perpétuité six heures avant son exécution prévue jeudi soir.

Une nuit d'août 1996, Kenneth Foster a accompagné trois camarades, tous âgés de 19 ou 20 ans, dans une virée combinant marijuana et petits braquages. A un moment, l'un des passagers, Mauriceo Brown, est descendu de la voiture pour suivre une belle femme et s'est trouvé face à son compagnon, Michael LaHood. Le ton est monté, le jeune délinquant a tiré, tuant sa victime sur le coup.

Mauriceo Brown a été exécuté pour ce meurtre l'été dernier. Mais Kenneth Foster, qui était au volant, a été jugé et condamné en même temps que lui, à la même peine que lui, au nom d'une loi texane dite "loi des parties" qui permet ce type de condamnation par association.

Si Kenneth Foster a reconnu que les braquages et son choix de laisser Mauriceo Brown remonter dans la voiture étaient criminels, il a toujours rejeté la responsabilité du meurtre, assurant qu'il ne savait pas que son passager avait une arme sur lui, et encore moins qu'il comptait l'utiliser.

Mais la justice fédérale a validé la condamnation à mort, estimant que le jeune homme avait fait preuve "d'un manque de respect inconsidéré à l'égard de la vie humaine" en acceptant de conduire des "voleurs armés et fumeurs de marijuana d'un lieu de braquage à un autre".

De multiples comités de soutien s'étaient créés aux Etats-Unis, en France, en Italie, en Allemagne, et même au Texas, où les exécutions laissent en général plutôt de marbre.

Un ami de la victime, Sean-Paul Kelly, avait dénoncé la sévérité de la peine dans une tribune de presse: "Exécuter un jeune homme qui n'a même pas tué Mike? Ce n'est pas la justice. C'est une vengeance insensée, un acte barbare revêtu de la robe noire de la justice".

Jeudi matin, alors que le condamné avait déjà été conduit de la prison de Polunsky, où se trouve le "couloir de la mort", à celle de Huntsville, à environ 70 km, où se trouve la chambre d'exécution, le bureau des grâces de l'Etat a recommandé par 6 voix contre 1 que sa vie soit épargnée.

Aussitôt, les comités de soutien ont appelé à inonder de fax et d'appels le bureau du gouverneur, le républicain Rick Perry, pour qu'il suive la recommandation.

Une heure plus tard, six heures avant l'heure fatidique, M. Perry a publié un communiqué annonçant que la peine était commuée en réclusion criminelle à perpétuité.

"Après avoir examiné attentivement les faits de cette affaire, tout comme les recommandations du bureau des grâces, je pense que (cette décision) est correcte et juste", a-t-il déclaré.

Le gouverneur s'est également dit "préoccupé" par le fait que le jeune complice ait pu être jugé en même temps que le meurtrier: "Je pense que les parlementaires devraient examiner ce problème".

Comme la perpétuité réelle n'existe au Texas que pour les crimes commis depuis 2005, Kenneth Foster pourra bénéficier un jour d'une libération conditionnelle. Les comités de soutien ont suggéré de continuer à appeler M. Perry... pour le remercier.

Jusqu'à présent, Rick Perry n'avait commué qu'une seule condamnation à mort, pour un meurtrier dont les troubles mentaux étaient si graves qu'il ne pouvait plus être exécuté. Il a en revanche autorisé 163 exécutions, soit déjà dix de plus que son prédécesseur, l'actuel président George W. Bush.
(rtl info)



Ce message a été modifié par sandie72 - Thursday 30 August 2007 à 22:10.
Thursday 30 August 2007 à 22:25
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Tain, j'allais poster cet article. sleep.gif
Thursday 13 September 2007 à 03:09
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La RDC confrontée à une épidémie de fièvre Ebola
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...l?xtor=RSS-3208


La fièvre Ebola, contre laquelle il n'existe toujours aucun traitement, a déjà provoqué la mort de plus de 450 personnes en RDC.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé mardi la présence de la fièvre hémorragique Ebola dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), où des dizaines de personnes ont succombé ces derniers mois à une maladie non identifiée. Selon l'OMS, cinq cas de contamination par le virus ont été formellement identifiés au Kasaï occidental."La priorité pour l'OMS est de trouver les malades d'Ebola, de les isoler et de retrouver les personnes avec qui ils ont été en contact", a souligné la porte-parole de l'OMS à Genève, Fadéla Chaïb. Les équipes envoyées sur place doivent aussi s'efforcer de transporter les malades vers des unités d'isolement et aider les familles à enterrer leurs morts de façon sûre.


Cette fièvre hémorragique, contre laquelle il n'existe aucun traitement spécifique ni vaccin, a déjà provoqué la mort de plus de 450 personnes en RDC. Elle avait frappé le pays pour la première fois en 1976, avec 200 décès pour 318 contaminations recensées. Une seconde épidémie avait fait 250 victimes pour 315 contamination en 1995.

Les scientifiques ignorent toujours quel pourrait être le réservoir précis du virus de la fièvre Ebola, qui fait en moyenne entre 60 % et 90 % de morts parmi les malades qui le contractent, malgré toutes les investigations menées depuis plus de trente ans. Ce virus, qui porte le nom d'une rivière de la province de l'Equateur (nord de la RDC) où il est apparu pour la première fois, se transmet par contact direct avec le sang ou les sécrétions (urine, sperme...). Mais un des principaux vecteurs reste, chez l'homme, le contact avec des primates porteurs du virus, qu'ils soient vivants ou morts.
Friday 21 September 2007 à 17:01
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Sans nom
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La Bretagne à la conquête des Champs-Élysées
BERTRAND DICALE.

Dimanche, 3 000 musiciens traditionnels vont défiler, dans Paris, à l'occasion de la Breizh Parade. La manifestation reflète l'extraordinaire dynamisme culturel de la région.

PENDANT la Première Guerre mondiale, la grand-mère de Jean-Pierre Pichard fut domestique à Paris. Elle avait une vingtaine d'années et les gamins des rues chantaient, sur son passage, « des pommes de terre pour les cochons, des épluchures pour les Bretons ». Mais il insiste : « Cette parade sur les Champs-Élysées n'est pas du tout une revanche. Mais il faut voir d'où l'on vient... »

L'ordonnateur de la Breizh Parade, dimanche à Paris, est depuis des lustres l'orchestrateur du réveil culturel breton, phénomène unique dans les régions de France. Pour lui comme pour des milliers de Bretons des années 1960, tout commence par la vague folk, par le courant qu'on appelait « régionaliste » et par la cornemuse. Il est chef des sonneurs du bagad de Rennes quand l'état de ses bronches l'incite à remplacer ses quatre heures de musique quotidienne par la promotion de la musique traditionnelle. En 1972, Jean-Pierre Pichard prend en main la direction artistique du Festival interceltique de Lorient qu'il n'a quittée que cette année. Entre-temps, le nombre de musiciens des formations traditionnelles a atteint les dix mille, plus qu'à aucun moment dans l'histoire de la société bretonne. « Mon plan pour la décennie 1990-2000 était de faire comprendre qu'il existe un phénomène culturel en Bretagne. Je me suis d'abord heurté à un mur d'incompréhension. On me disait :»S'il se passait quelque chose en Bretagne, on le saurait !* Et on ne me le disait pas seulement à Paris, mais aussi en Bretagne. »

Car il fait aussi le constat que, si Alan Stivell a tant réussi dans les années 1970, c'est aussi parce qu'il vivait et se produisait à Paris. « Dans notre pays, on n'existe que dans le regard renvoyé par la capitale ». Aussi Jean-Pierre Pichard décide-t-il, pour « vendre » la Bretagne, d'annexer la fête de tous les Irlandais à travers le monde, la Saint-Patrick. Puis, en 2002, il installe la Bretagne au Stade de France. Pleines pages dans la presse parisienne et 20 heures de TF1 : la reconnaissance du dynamisme culturel breton est incontestable.

Mais il est un constat que Jean-Pierre Pichard martèle avec obstination : « La Bretagne bouge, et pas seulement dans le domaine culturel. » Il propose alors à la Région d'oser « quatre jours de vitrine de la Bretagne à Paris ». Des premiers contacts sont pris en 2002, mais il mettra des années à convaincre la Préfecture de police de Paris de lui ouvrir la moitié des ChampsÉlysées, du Rond-Point à la place de la Concorde.

De puissants soutiens

« Ils aiment traiter avec des professionnels », souligne-t-il. L'énorme parade des nations celtes, avec ses milliers de musiciens et de danseurs défilant tous les ans dans les rues de Lorient, est devenue un exemple d'événement de masse géré de main de maître, et a beaucoup pesé dans la balance. Les Champs ouverts, la Région enthousiaste, la Breizh Touch bénéficie aussi de soutiens puissants dans le monde de l'économie, comme Vincent Bolloré, François Pinault ou Patrick Le Lay, mais aussi Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF, et une foule de personnalités, bretons d'origine ou de coeur, Patrick Poivre d'Arvor, Jane Birkin, Bernard Hinault ou Erik Orsenna.

La voie dès lors est libre pour la musique traditionnelle bretonne. Tradition bien vive, d'ailleurs : la moyenne d'âge des musiciens des bagadou qui vont défiler sur les Champs-Élysées est de 25 ans. Jeunesse qui n'est pas sans lien avec le tissu culturel : « Les Bretons ont peut-être plus que d'autres une capacité ancienne à vivre des événements collectifs liés à la musique et à la danse, comme le fest-noz, dans une culture qui n'est pas considérée comme folklorique », explique Béatrice Macé, directrice des Transmusicales de Rennes, le plus « pointu » des festivals rock français. La région, où la musique traditionnelle est la plus puissante, est aussi une région merveilleusement riche en festivals rock, jazz, électro ou world. La Breizh Touch a ainsi invité huit festivals (Transmusicales de Rennes, Art Rock de Saint-Brieuc, Tombées de la nuit de Rennes, Vieilles Charrues de Carhaix, Astropolis de Guilers, Bout du monde de Crozon, Route du Rock de Saint-Malo et Atlantique Jazz Festival de Brest) à proposer une programmation à Paris.

Tout l'enjeu de la Breizh Touch est là : démontrer, derrière le dynamisme d'une musique enracinée dans des siècles d'histoire ou les promesses des nouvelles technologies, « ce qui ne s'enseigne pas dans les écoles de commerce ou à Sciences Po, selon Jean-Pierre Pichard, et qui fait que des Australiens ou des Argentins travaillent maintenant avec des Bretons, à l'Interceltique puis ailleurs : l'affectif, l'humain...»




hahaaha ... C'est pas les Normands ou les Vendéens qui auront ça un jour ...
Monday 24 September 2007 à 18:14
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Envie d'espace et d'épater vos amis? Une base américaine de lancement de missiles balistiques vous tend les bras sur le site de vente aux enchères eBay, pour le prix d'une petite villa à Hollywood. Tarif de l'ancienne base militaire Larsen, "à 10 minutes de l'autoroute" dans le désert de Moses Lake, dans l'Etat de Washington : 1,5 million de dollars. Cette somme permet de s'offrir plus de 4.000 m2 "habitables" nichés sous 23 hectares de terrain, répartis entre 16 bâtiments souterrains, dont 3 silos de lancement avec belle hauteur sous plafond (50 mètres) et une salle de contrôle, le tout relié par des kilomètres de tunnel.

Contre toute attente, la base de Larsen a de la concurrence. Le site internet missilebases.com propose également à la vente une base souterraine de lancement de missiles Titan similaire aux alentours de Denver, dans le Colorado, un "endroit historique rarissime" avec "vue sur les montagnes" et à "seulement 20 minutes de l'aéroport", pour 1,8 million de dollars, payable en cash. Si d'aventure un particulier était intéressé, il pourrait en faire "l'ultime chez-soi, à la sécurité inégalée", fait miroiter le site Internet. "Votre propre ville souterraine."


Thursday 04 October 2007 à 14:19
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Les deux Corées signent une déclaration de paix
http://news.fr.msn.com/Article.aspx?cp-documentid=6312931



Le président sud-coréen Roh Moo-Hyun et son homologue nord-coréen Kim Jong-Il ont signé jeudi une déclaration de paix à l'issue de leur sommet à Pyongyang, selon des informations d'un pool de presse.
Les deux Corées ont achevé jeudi leur sommet à Pyongyang par une déclaration commune visant à promouvoir paix et prospérité dans la péninsule sur fond d'éclaircies dans le dossier nucléaire nord-coréen.
"Le Sud et le Nord partagent la vue selon laquelle ils doivent mettre fin à la situation actuelle d'armistice et instaurer un système de paix permanent", selon des déclarations retransmises par un pool de presse. Les deux ex-frères ennemis de la Guerre froide sont en effet dans une situation anachronique, n'ayant conclu qu'un armistice et non un traité de paix à l'issue de la guerre de Corée (1950-53), ils sont donc toujours théoriquement en guerre.
Les deux dirigeants ont paraphé à 13H00 (04h00 GMT) un document en huit points par lequel ils s'engagent à promouvoir la paix et la prospérité économique sur la péninsule divisée depuis plus de cinq décennies. Les deux dirigeants ont également réaffirmé leur engagement à démanteler les installations nucléaires de la Corée du Nord, laquelle semble en passe d'honorer ses engagements internationaux.
La Corée du Nord avait accepté, le 13 février, d'abandonner son programme nucléaire en échange d'une importante aide énergétique et de garanties dans le domaine de la sécurité, quatre mois après avoir fait exploser sa première bombe.
Selon un accord dévoilé mercredi par la Chine, le régime communiste a accepté un calendrier pour les prochaines étapes de sa dénucléarisation , s'engageant à démanteler ses installations du principal site nucléaire de Yongbyon avant le 31 décembre, sous la supervision des Etats-Unis.
Sur le chapitre des relations intercoréennes, Séoul et Pyongyang ont eu à coeur d'afficher des signes d'entente depuis le début, mardi, de leur face à face, le deuxième seulement depuis le sommet historique de 2000 qui avait consacré leur rapprochement.
Le président sud-coréen Roh Moo-Hyun a symboliquement franchi mardi à pied la ligne de démarcation séparant les deux Corées. De son côté Kim Jong-Il avait apparemment rompu le protocole en venant accueillir en personne son hôte.Le président sudiste a affirmé à maintes reprises qu'il souhaitait promouvoir la réconciliation entre les deux ex-frères ennemis de la Guerre froide et donner corps au rapprochement amorcé lors d'un sommet historique organisé en 2000.
Cette "politique du rayon de soleil", inspirée de l'Ostpolitik allemande de Willy Brandt, s'était traduite par des réunions familiales et une coopération économique accrue.
Cependant, en Corée du Sud , des détracteurs du sommet ont reproché à M. Roh d'avoir fait allégeance à son hôte en se rendant à Pyongyang, soupçonnant le numéro un nord-coréen d'avoir accepté la rencontre pour en tirer des bénéfices économiques.La Corée du Nord appelle notamment Séoul à accélérer le développement d'un complexe industriel implanté dans la ville frontalière de Kaesong (Corée du Nord) et financé par la Corée du Sud.
La Corée du Sud voit dans Kaesong, où 13.000 Nord-Coréens sont employés par 22 entreprises sud-coréennes, un projet phare pour tenter de relancer une économie du Nord à genoux.
M. Roh devait justement faire étape jeudi après-midi à Kaesong sur son chemin de retour à Séoul, accompagné de représentants des grands groupes sud-coréens.


Ce message a été modifié par Daddy-O - Thursday 04 October 2007 à 14:21.
Friday 05 October 2007 à 19:49
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Premier procès pour piratage : 220 000 $ pour 24 morceaux

Par Bruno Cormier PCINpact - Vendredi 5 octobre, 10h11.

Le tout premier procès pour piratage opposant la RIAA à Jammie Thomas, une trentenaire américaine, vient d'être expédié en 3 jours à peine. Résultat : une amende impressionnante pour l'accusée, pour seulement 24 chansons.

La mère de famille et ses deux enfants à charge devront maintenant s'acquitter d'une lourde dette envers la RIAA : 220 000 dollars de dommages et intérêts, soit 9250 dollars pour chacun des 24 morceaux illégalement partagés qui formaient la base de l'accusation. La sanction aurait ainsi pu s'élever à plusieurs millions de dollars, car la RIAA accusait Jammie Thomas d'avoir partagé illégalement un total de 1702 morceaux de musique.

De même, si le jury avait conclu à une violation volontaire de propriété intellectuelle, la sanction aurait pu monter à 150 000 dollars par morceaux. Dans cette affaire, la RIAA n'a pas eu à prouver qu'un programme de partage P2P était présent sur le disque dur de Jammie Thomas lors de son inspection, ni que c'était bien la personne responsable de ce partage illégal. De même, la RIAA n'a pas eu à prouver que certains P2Pistes ont effectivement téléchargé des morceaux sur son ordinateur.

L'Américaine a fondu en larme après le verdict, explique son avocat. « C'est une femme qui vit de salaire en salaire, et tout d'un coup, elle se retrouve avec un quart de ses salaires à payer jusqu'à la fin de sa vie » ajoute le juriste. La RIAA rétorque que le peuple américain comprendra cette sentence importante : « Cela envoie le message, j'espère, que télécharger et distribuer nos enregistrements n'est pas sans conséquence. »

L'affaire ne devrait pas en rester là, puisque certains juristes très impliqués dans le domaine affirment que l'instruction sur laquelle s'est basé le jury dans ce procès était plus que bancale, et que tout devrait alors être remis à plat lors d'un procès en appel, s'il est réclamé par Jammie Thomas.

http://fr.news.yahoo.com/pcinpact/20071005...-c2f7783_1.html


Ce message a été modifié par didam - Friday 05 October 2007 à 19:49.
Friday 05 October 2007 à 19:53
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Mais quels enc...s quand même.
Friday 05 October 2007 à 20:00
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c'est dangereux de voler la musique, c'est pas nouveau.

c'est clair que tout le monde le fait, mais quand ils vous tombent dessus l'addition est salée.
Monday 08 October 2007 à 18:46
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http://news.fr.msn.com/Article.aspx?cp-documentid=6344532

Les victimes demandent que "justice soit faite" au procès du Queen Mary 2

Les survivants et les familles des 16 morts de l'accident du Queen Mary 2 ont réclamé lundi "la vérité" et "la justice" au premier jour du procès des responsables présumés de la catastrophe devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire.

"Je voudrais que la justice soit faite!", a résumé, très émue, Marlène Cassard, l'une des 29 personnes blessées, parfois grièvement, dans la chute de la passerelle dans le port de Saint-Nazaire le 15 novembre 2003.

Ce jour-là, Mme Cassard a perdu son mari, cadre des Chantiers de l'Atlantique, son frère et trois amis proches qu'elle connaissait depuis 50 ans.

Quatre ans après un drame qui avait provoqué une très forte émotion à Saint-Nazaire, les Chantiers de l'Atlantique, constructeur du navire, Endel (filiale du groupe Suez), fabricant de la passerelle, et huit de leurs salariés sont jugés jusqu'au 23 octobre pour "homicides et blessures involontaires".

Ils encourent jusqu'à trois ans d'emprisonnement ferme. Un avocat des parties civiles a toutefois réclamé lundi la requalification des faits en "faute délibérée", passible de cinq ans d'emprisonnement.

"Nous voulons juste qu'ils (les prévenus) disent +oui j'ai fait une bêtise+. Nous voulons qu'ils prennent leurs responsabilités", a ajouté Eric, le fils de Mme Cassard.

Le mari d'une femme décédée dans la chute a exprimé la même impatience: "Je n'arrive pas à comprendre qu'il n'y en ait pas un qui dise: +je suis quand même responsable de quelque chose+". "Comment font-ils pour dormir la nuit?", s'est demandé cet homme, soucieux de rester anonyme.

Il est notamment reproché aux deux entreprises de ne pas avoir effectué les contrôles de sécurité obligatoires avant la mise en service de la passerelle ainsi que d'avoir employé du personnel insuffisamment formé.

Longue de 14 mètres, l'étroite passerelle devait être notamment utilisée, ce 15 novembre 2003, par des centaines de personnes invitées à visiter l'immense navire de 345 mètres de long, alors plus gros paquebot du monde, deux mois avant son entrée en service. Parmi les 45 victimes de l'accident, figuraient 26 employés d'une entreprise de nettoyage et 19 personnes invitées.

"J'ai pensé que c'était la fin...", s'est souvenue à la barre Marlène Cassard. "Je suis tombée sur des personnes et d'autres sont tombées sur moi. J'ai ouvert les yeux et j'étais au milieu de corps déchiquetés et d'amas de ferraille", a-t-elle raconté dans un silence total entrecoupé de sanglots.

La passerelle avait été montée, la veille de l'accident, "sans plan et de mémoire", a précisé le président des débats, Alain Le Dressay.

Ce dernier a affirmé sa détermination à "faire éclater le vérité" car "plus personne n'assume plus rien", alors que les Chantiers de l'Atlantique et Endel se rejettent la responsabilité du drame.

"Nous avons indéniablement une responsabilité morale dans l'accident", a déclaré en marge de l'audience le PDG des Chantiers, Patrick Boissier, qui s'en remet à la décision de la justice pour la responsabilité pénale.

Endel assure pour sa part qu'un "détournement d'usage de la passerelle est à l'origine de l'accident" car "jamais elle n'aurait dû accueillir du public", selon son avocat, Me Thierry Dalmasso.

Une quarantaine d'avocats sont présents à ce procès, pour lequel près de 130 parties civiles se sont constituées. Le jugement sera mis en délibéré et rendu "dans quelques mois", a précisé M. Le Dressay.

Monday 08 October 2007 à 18:50
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http://news.fr.msn.com/Article.aspx?cp-documentid=6344529

USA: 6 morts dans une fusillade dans une petite ville du Wisconsin

Un jeune adjoint au shérif local d'une petite ville du Wisconsin (nord des Etats-Unis) a tué dimanche, au petit matin au cours d'une fusillade, six personnes, dont sa petite amie, participant à une soirée, ont annoncé les autorités locales.

L'auteur présumé de la fusillade, âgé de 20 ans, a été abattu par la police plusieurs heures plus tard.

Dix jeunes, entre 17 et 20 ans, étaient présents à cette soirée, selon la radio locale WTMJ. La police a confirmé qu'un des jeunes, blessé, se trouvait dans un état critique.

Les tirs auraient éclaté à environ 03H00 locales (07H00 GMT) à Crandon, une bourgade bucolique de 2.000 habitants, située entre les lacs Michigan et Supérieur, non loin de la frontière avec le Canada. L'endroit est surtout connu pour la pratique de la chasse, de la pêche et du scooter des neiges.

"Il n'y a pas une famille qui n'ait pas été touchée d'une manière ou d'une autre par ce drame", a déclaré Tom Vollmar, un des responsables de la police du comté de Forest, dont dépend Crandon.

Selon les autorités locales, le jeune adjoint au shérif étaient en très bon termes avec ces jeunes qui formaient un groupe uni.

L'adjoint au shérif local "était un type bien, aimant la chasse et la pêche, un type normal en bon termes avec tous les jeunes", a précisé par ailleurs un habitant de Crandon.

Kelly Flanery, 15 ans, qui connaissait toutes les victimes, a déclaré que la petite amie du meurtrier "était la personne la plus délicieuse. Elle était amie avec tout le monde".

Une autre jeune Cody Hanson, 17 ans, a ajouté que l'adjoint au shérif "lui semblait pas quelqu'un capable d'un tel acte".

Selon la chaîne de télévision CNN, le principal suspect de la tuerie, présenté comme "armé et dangereux", a été abattu plusieurs heures après le drame par les forces de l'ordre lancées à sa poursuite. La radio WTMJ l'a identifié comme étant Tyler Peterson de la police du comté de Forest.

Aucun détail n'a été rendu public sur les circonstances de sa mort. Selon la chaîne de télévision Fox News, qui donne aussi l'information, le policier aurait été abattupar un tireur d'élite dans le comté voisin d'Ocanto à l'issue d'une chasse à l'homme.

La police locale a refusé de répondre aux questions de l'AFP. Les autorités ont également demandé aux habitants de ne pas parler aux médias.

En l'absence de toute information officielle, les médias en étaient réduits à émettre des hypothèses sur les raisons de la fusillade, évoquant tour à tour une présence du policier à la soirée pour des raisons de service ou un drame sentimental.

L'épouse du maire de Cradon Gary Bradely a indiqué à la chaîne de télévision WISN que certains parents, dont les enfants étaient venus pour le week-end afin d'assister à une soirée entre lycéens, n'avaient pas encore été avertis du drame. Les familles des victimes se sont réunies dans l'église du village.

Pendant la durée de la chasse à l'homme, les habitants de Crandon ont eu l'interdiction de sortir de chez eux.

En avril, les Etats-Unis, pourtant habitués à ce genre de faits divers, avaient été secoués par le massacre (33 morts) commis par un étudiant déséquilibré d'origine coréenne sur le campus de l'université de Virginia Tech, dans la ville de Blacksburg en Virginie (est).

Depuis, sans avoir le même retentissement, les tueries n'ont pas cessé.
- 29 avril: deux personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées par un homme qui a ouvert le feu dans un centre commercial près de Kansas City, dans le Missouri (ouest), avant d'être abattu par les forces de l'ordre.
- 20 mai: trois personnes, dont un policier, ont été tuées dans un échange de coups de feu à Moscow (Idaho, nord-ouest).
- 12 août: trois personnes ont été tuées et cinq blessées après qu'un homme armé eut tiré sur les fidèles d'une église Neosho, dans le Missouri (centre).
- 17 septembre: un nourrisson de 23 jours a été tué au cours d'une fusillade attribuée à un gang de Los Angeles.

Le 10 juin, dans ce même état du Wisconsin où se trouve Crandon, six personnes avaient été tuées par balles, mais l'affaire avait été expliquée par un drame familial.

Le FBI avait annoncé le mois dernier que plus de 1,4 million de meurtres, viols et vols avec violence avaient été commis dans le pays en 2006, soit un acte de violence contre les personnes toutes les 22 secondes.
Monday 08 October 2007 à 21:06
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"Vendons bébé à naître"
C. M. (lefigaro.fr) avec AFP.

Un jeune couple de Chiliens a mis en vente son futur bébé sur Internet pour se payer une voiture de sport et une maison.

"Vendons bébé à naître, contacter Caroline ou Juan". Une petite annonce bien réelle passée par un jeune couple chilien sur le site de vente locale Quebarato.cl, dans la rubrique "autres services". Un site Internet par ailleurs inaccessible depuis la révélation de cette annonce par la presse de Santiago. Dans ce pays catholique, la nouvelle fait particulièrement scandale, et occupait la Une des journaux jeudi.

Le couple s’apprêtait donc à vendre son nouveau-né, attendu pour décembre, pour 100.000 dollars, avant de revoir ses prétentions à la baisse, pour ne demander finalement que 13.700 dollars. Les parents, âgés de 16 et 20 ans, avaient visiblement l’intention de s’acheter une voiture de sport et une maison en échange.

Ce sont les journalistes d'une chaîne de télévision se faisant passer pour d'éventuels acheteurs qui ont «piégé» le couple. Le Service National pour les mineurs (Sename) a pris l'affaire en main et placé la future maman dans un centre spécialisé jusqu'à l'accouchement. Quant à la justice chilienne, elle étudie le cas qui ne semble pas tomber sous le coup de la législation locale puisque la vente ne s'est pas concrétisée.

http://www.lefigaro.fr/international/20071...e_a_naitre.html
Wednesday 10 October 2007 à 12:51
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RD Congo: plus de 100 morts dans les derniers combats au Nord-Kivu, selon l'armée

KINSHASA (AFP) - Plus de 100 combattants, dont 85 insurgés, ont été tués au cours des derniers combats autour de la localité de Karuba, au Nord-Kivu, a annoncé mercredi à l'AFP le commandant en second de l'armée dans cette région de l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

"Nous contrôlons Karuba (à environ 40 km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma) depuis hier. L'ennemi a abandonné 85 corps sur le terrain. (...) Nous avons perdu 16 soldats et comptons 27 blessés dont cinq graves", a déclaré le colonel Delphin Kahimbi.

"Depuis la rupture de la trêve imposée par Nkunda, ce sont les plus lourdes pertes qu'ils ont subies. Nous avons aussi récupéré une jeep, des munitions et des armes", a-t-il ajouté.

Joint par l'AFP, le porte-parole du mouvement politico-militaire de Nkunda, René Abandi, a déclaré que les Forces armées de RDC (FARDC) avaient "pilonné" leurs positions, que des blessés étaient "ramenés" vers leurs bases, mais qu'il ne disposait pas de bilan "pour le moment".

http://fr.news.yahoo.com/afp/20071010/tts-...-c1b2fc3_1.html
Wednesday 10 October 2007 à 13:03
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Le prix Nobel de Physique aux deux pionniers du disque dur miniature

Par EuroNews euronews - Mardi 9 octobre, 19h34Le Français Albert Fert, 69 ans, professeur à l'université Paris-Sud d'Orsay et l'Allemand Peter Grünberg, 68 ans, professeur à l'institut Festkörperforschung de Forschungszentrum Jülich. Le comité Nobel a choisi de récompenser ces deux physiciens pour avoir découvert la magnétorésistance géante, une technologie qui a bouleversé l'univers du disque dur.

Explications d'Albert Fert : "L'application principale, c'est l'application à la lecture des disques durs d'ordinateur, et la sensibilité de cet effet a permis de détecter des inscriptions magnétiques beaucoup plus petites et d'augmenter considérablement, par cent ou deux cents, la capacité [de stokage] en information des disques durs".

Découverte en 1988, la magnorésistantce géante, ou GMR, avait déjà valu aux deux hommes le prestigieux Japan prize, en janvier dernier. Mais le Nobel, c'est encore autre chose : "Je m'y attendais un tout petit peu, mais pas vraiment, sinon j'aurais mis une cravate", a réagi le professeur Grünberg.

Lui et son confrère français recevront le 10 décembre une médaille en or, un diplôme, et se partageront environ un million d'euros.

http://fr.news.yahoo.com/euronews/20071009...-115566a_1.html
Tuesday 16 October 2007 à 23:59
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http://news.fr.msn.com/eco/Article.aspx?cp...umentid=6409463

Nouveaux records du pétrole, à plus de 88 dollars à New York

Les prix du pétrole ont dépassé mardi pour la première fois de leur histoire les 88 dollars à New York et les 84 dollars à Londres, le risque d'une éventuelle offensive turque à la frontière irakienne s'ajoutant aux craintes sur les approvisionnements cet hiver.

Le prix d'un baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre a grimpé mardi jusqu'au prix jamais vu de 88,20 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Dans le même temps, le Brent de la mer du Nord pour la même échéance a également amélioré son record historique, en atteignant 84,49 dollars le baril.

Le baril de "light sweet crude" a terminé mardi la séance à New York en hausse de 1,48 dollar à 87,61 dollars, un record de clôture, tandis qu'à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a clôturé en hausse de 1,41 dollar à 84,16 dollars.

"Les derniers développements en Turquie ont retenu l'attention du marché et accentué la pression à la hausse sur les prix", ont affirmé les analystes de la banque Barclays Capital.

La Turquie a évoqué le recours à l'intervention militaire de l'autre côté de sa frontière avec l'Irak, afin de pourchasser sur leurs bases les rebelles kurdes du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan.

Le Parlement turc discute actuellement d'une motion visant à autoriser cette intervention dans le Nord de l'Irak, et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé le gouvernement irakien et les Kurdes d'Irak à agir contre le PKK pour éviter de subir les conséquences d'une incursion militaire.

Les analystes craignent qu'une telle intervention ne perturbe encore plus l'approvisionnement en brut de la région: le pétrole extrait dans le nord de l'Irak est acheminé hors du pays via un oléoduc aboutissant au terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée.

Le transit par les oléoducs du Nord a longtemps été quasiment inexistant depuis 2003, date de l'invasion militaire américaine, en raison d'incessants sabotages mais les exportations via le nord du pays avaient récemment repris.

L'Irak exporte également son brut par le Golfe où la production des champs du sud du pays est acheminée via le terminal pétrolier de Bassorah.

Selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l'Irak a produit environ 2 millions de barils par jour au mois d'août. Avant avril 2003, date de l'invasion militaire américaine, la production du pays était estimée à 2,8 millions de barils par jour.

Le marché, habitué à l'instabilité en Irak, ne s'inquiète pas seulement des perturbations éventuelles de l'offre du pays, mais d'une éventuelle déstabilisation de la région, où les foyers de risque sont multiples.

Ce nouveau risque géopolitique intervient au moment où le marché est sur les dents en raison de l'état critique des stocks mondiaux avant l'hiver.

"Nous considérons que l'équilibre de plus en plus serré entre l'offre et la demande mondiale de pétrole est le facteur principal de l'escalade continue des prix", ont estimé les analystes de la banque Barclays Capital.

L'Opep ne partage pas cette analyse, comme elle l'a encore répété mardi. Le cartel observe avec "inquiétude" la récente escalade des prix, mais persiste à penser que les fondamentaux du marché ne justifient pas les prix actuels, selon son secrétaire général, Abdallah El-Badri.
Le "marché est très bien approvisionné", a insisté l'Opep.


Une telle déclaration laisse penser que, malgré la flambée des cours, l'organisation n'envisage pas à court terme de mettre davantage de pétrole sur le marché.

Alors que les craintes sur l'approvisionnement se multiplient, l'afflux d'argent spéculatif pourrait contribuer à pousser les cours vers les 90 dollars le baril à très court terme, estiment plusieurs analystes.


Ce message a été modifié par didam - Wednesday 17 October 2007 à 00:00.
Wednesday 31 October 2007 à 02:45
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La tentation de la race

LE MONDE | 30.10.07 | 13h51 • Mis à jour le 30.10.07 | 16h22


AFP/ODD ANDERSEN
James Watson, codécouvreur de l'ADN, Nobel de médecine en 1962.


On la croyait enterrée pour de bon. Tuée par la science. Mise en miettes par la génétique, dont les premiers résultats ramenaient toute l'humanité à une seule même et grande famille. Las ! Voilà la notion de race remise en selle. Et pas par n'importe qui : par l'Américain James Watson lui-même, codécouvreur, avec Francis Crick et Rosalind Franklin, de la structure de l'ADN (acide désoxyribonucléique).

Interrogé mi-octobre par le Sunday Times, pour la promotion de son dernier ouvrage (Avoid Boring People, Oxford University Press, 14,99 £), le Prix Nobel de médecine 1962, aujourd'hui âgé de 79 ans, a expliqué sans ambages qu'il était "profondément pessimiste sur le futur de l'Afrique". Pourquoi ? Parce que, a-t-il dit, "toutes nos politiques de développement sont basées sur le fait que leur intelligence (celle des Africains) est la même que la nôtre (Occidentaux blancs), alors que tous les tests disent que ce n'est pas vraiment le cas". "Ceux qui ont eu affaire à des employés noirs", a-t-il ajouté, savent ce qu'il en est.

Retour d'un "racisme scientifique" qu'on croyait disparu ? Ou simples élucubrations d'un vieil homme qui s'est dit, quelques jours plus tard, "mortifié" par ses propres mots, alors que toutes ses conférences au Royaume-Uni étaient annulées et que son institution, le Cold Spring Harbor Laboratory, le remerciait sans délai.

Que James Watson dévoile aujourd'hui sa pensée, de manière aussi crue et décomplexée, sur un sujet aussi sensible, ne doit rien au hasard. Le co-inventeur de la double hélice de l'ADN, explique le généticien Axel Kahn, directeur de l'Institut Cochin, "se situe dans la mouvance de la droite déterministe anglo-saxonne, un vieux courant de pensée inégalitariste, scientiste et flirtant parfois avec le racisme". Or, selon M. Kahn, ce mouvement idéologique connaît un regain : "Après la seconde guerre mondiale, ce à quoi avait abouti le paroxysme de cette vision et l'horreur qu'elle avait suscitée dans le monde l'ont durablement disqualifiée, l'ont en quelque sorte mise entre parenthèses. Mais cette parenthèse, aujourd'hui, se dissipe."

Les tabous tombent. En septembre 2005, la revue Science - l'une des plus prestigieuses institutions scientifiques au monde - publie les travaux d'une équipe de chercheurs américains portant sur deux gènes impliqués dans la microcéphalie : ASPM et MCPH-1. Ces deux séquences génétiques ont subi deux mutations, apparues respectivement il y a 5 800 ans et 37 000 ans, qu'ils pensent être impliquées dans l'augmentation du volume cérébral. La rapide diffusion de ces mutations dans la population montrerait, selon les auteurs, que ces deux caractéristiques sont soumises à une forte "pression sélective". Soit, en d'autres termes, que la sélection naturelle s'est opérée au fil des siècles en favorisant les humains porteurs de ces deux gènes mutés, du fait de leurs meilleures capacités intellectuelles.

Bien sûr, ce n'est pas tout. "Les auteurs ajoutaient sans frémir que ces deux mutations étaient largement présentes dans les populations européennes et asiatiques et, au contraire, qu'elles étaient rares en Afrique, explique Axel Kahn. Il a été depuis montré que tout était faux, mais ce que dit aujourd'hui M. Watson n'est rien d'autre que la traduction de ce que ces chercheurs ont prétendu, à tort, avoir démontré."

A l'époque, l'émoi, discret, provoqué par Science, ne transparaît guère dans la presse grand public. Il demeure pour l'essentiel cantonné à des débats techniques sur la fragilité des statistiques mises en oeuvre. "Beaucoup d'équipes ont réanalysé leurs données : il n'y a aucune preuve de ce qu'ils avançaient", confirme François Balloux, chercheur au département de génétique humaine de l'université de Cambridge (Royaume-Uni).

Reste la notion de race. La génétique l'a-t-elle évacuée ? Ou, au contraire, les dernières méthodes d'analyse tendent-elles à opérer une distinction entre les peuples, rangeant les uns ici, les autres là ? Un nombre considérable de travaux scientifiques s'attache, depuis quelques années, à relever les particularités génétiques de telle ou telle population, en fonction de la géographie ou des origines ethniques.

En décembre 2002, une équipe américano-russe avait déjà publié dans Science l'un des articles les plus cités sur le sujet : en analysant plus de 300 marqueurs génétiques chez environ un millier d'individus appartenant à 52 populations différentes, les chercheurs sont parvenus à isoler 5 à 6 grands groupes humains, cohérents avec les grands ensembles géographiques. Peut-on parler de races ? Pas vraiment. Il s'agit, précise le généticien Vincent Plagnol (université de Cambridge), "d'une simplification de la réalité" puisque dans ce type de modèle "personne n'appartient à 100 % à un groupe, les individus étant décrits comme appartenant à une combinaison de ces ensembles". Du coup, la notion "scientifique" de race devrait demeurer une virtualité.

Voire une ineptie. "La notion de race n'est scientifiquement pas pertinente, estime ainsi Lluis Quintana-Murci, généticien des populations (CNRS-Institut Pasteur). Il est impossible d'isoler une race : les variations des populations humaines sont graduelles et continues, de l'Europe du Nord à la Chine méridionale. Il n'existe jamais de fossé génétique entre deux ethnies."

"Même en ayant accès au génome d'un individu, il est impossible de le rattacher à une race' au sens populaire' du terme, poursuit le chercheur. Imaginons que moi, Lluis Quintana-Murci, je commette un crime et que l'on retrouve sur place un échantillon de mon ADN. On pourrait dire, en forçant à peine les choses, que le criminel est originaire du Moyen-Orient, car mon chromosome Y appartient à la lignée J, qui y est particulièrement fréquente. Alors même que ma famille est, à ma connaissance, espagnole depuis toujours." La récente profusion d'études visant à segmenter et catégoriser génétiquement les populations humaines n'est pas le fait d'une névrose classificatrice. Ni d'un racisme latent.

C'est surtout, depuis peu, un enjeu important de la recherche biomédicale. La circulation de pathologies génétiques dans certaines communautés ou au sein de certaines ethnies est bien documentée. Comme l'est la prédisposition génétique à certaines maladies multifactorielles. Thalassémie ou hémophilie dans certains pays arabo-musulmans, où l'union entre cousins n'est pas prohibée. Maladie de Gaucher ou syndrome de Tay-Sachs chez les juifs d'Europe de l'Est. Troubles cardio-vasculaires deux à trois fois plus fréquents chez les Afro-Américains que dans les autres communautés d'Amérique du Nord. Etc.

Une prédisposition à la maladie ne fait pas une race. Mais la génétique va désormais plus loin dans la différenciation. Certains cherchent à déceler des mécanismes génétiques de tolérance ou de réponse à telle ou telle molécule, plus probablement présents dans certaines communautés que dans d'autres. Les motivations de ces travaux pourraient être économiques. "Il y a, hélas, très peu de nouvelles molécules thérapeutiques qui arrivent sur le marché puisque nombre d'entre elles, qui ont pourtant nécessité des investissements lourds, présentent trop d'effets indésirables même si ces derniers sont variables selon les individus, avance François Balloux. La tentation est forte de remettre en selle certaines de ces molécules, en les destinant à certaines catégories de la population."En attendant l'émergence annoncée d'une médecine individualisée, dans laquelle chaque traitement serait administré en concordance avec les particularités génétiques du patient, des laboratoires pharmaceutiques pourraient miser sur une médecine ethno-raciale. Une médecine ou le patient déclare, lui-même, son appartenance à un groupe en même temps qu'il décrit ses symptômes.

Premier signe de cette tendance : l'autorisation du BiDil, en 2005 aux Etats-Unis, un médicament contre l'hypertension artérielle spécifiquement destiné aux Afro-Américains. En 1997, sa commercialisation avait d'abord été refusée par la Food and Drug Administration (FDA). Cette médecine "racialisée" ne convainc pas l'ensemble de la communauté médicale aux Etats-Unis. Loin s'en faut. Dans une tribune publiée fin septembre dans la revue PLoS Medicine, un groupe de médecins américains en contestent la pertinence et critiquent la classification forcément réductrice des patients qui, selon eux, "peut conduire à des erreurs de diagnostic et à des traitements inappropriés".

Aux Etats-Unis, la tentation ethno-raciale dans la recherche biomédicale s'officialise. Depuis 2001, les chercheurs financés par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) doivent catégoriser les individus participant à des essais dans l'un des cinq ensembles ethno-raciaux prédéfinis par l'administration : Amérindiens ou natifs d'Alaska ; Asiatiques ; Noirs ou Afro-Américains ; natifs d'Hawaï ou de toute autre île du Pacifique ; Blancs.

Nul doute que les variations génétiques, ténues et invisibles, ainsi réaffirmées par la biologie, seront récupérées à des fins idéologiques de hiérarchisation. Mais, rappelle Axel Kahn, la prédisposition à une maladie, comme la réponse à un traitement médicamenteux, tient à des variations relativement simples "sur très peu de gènes". "Alors que les capacités cognitives reposent, elles, sur un équilibre extraordinairement subtil entre l'inné et l'acquis, conclut le généticien. Equilibre dont nous ne savons aujourd'hui presque rien."

Stéphane Foucart

Article paru dans l'édition du 31.10.07

Le Monde


Ce message a été modifié par uno - Wednesday 31 October 2007 à 02:50.
Wednesday 31 October 2007 à 19:55
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T'es Black Uno ? mrgreen.gif
Wednesday 31 October 2007 à 20:39
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Non je suis simplement intéressé par le sujet! wink.gif


Ce message a été modifié par uno - Wednesday 31 October 2007 à 20:40.
Wednesday 31 October 2007 à 20:42
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uno
Wednesday 31 October 2007 à 02:45
Non je suis simplement intéressé par le sujet! wink.gif




Je sais mrgreen.gif

Sinon, tu as voté pour l'U.D.C. ?
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Ce message a été modifié par Sidi - Wednesday 31 October 2007 à 20:42.
Wednesday 31 October 2007 à 21:35
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Sidi
Wednesday 31 October 2007 à 19:55
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Sinon, tu as voté pour l'U.D.C. ?
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Ca va ou bien?! mrgreen.gif

Bon aller fin du HS! mrgreen.gif

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