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lundi 19 mars 2007 à 14:29
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La Sacem assigne deux sites russes

NOUVELOBS.COM | 16.03.2007 | 19:17





Une plainte pour "activités illégales" a été déposée à l'encontre d'allofmp3.com et mp3sugar.com, qui permettent le téléchargement d'oeuvres musicales françaises "moyennant le paiement d'une somme dérisoire".



Le Tribunal de grande instance de Nanterre a été saisi, vendredi 16 mars, par la Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs), qui lui demande de "mettre un terme aux activités illégales" de deux sites internet russes. Dans un communiqué, la Sacem estime que "allofmp3.com" et "mp3sugar.com", deux sites de musique établis en Russie, mettent à la disposition du public "un très grand nombre d'oeuvres musicales des répertoires français et étrangers moyennant le paiement d'une somme dérisoire en contrepartie du téléchargement de celles-ci".
De plus, les deux sites, accessibles en France, "ne disposent d'aucune autorisation valable au titre de l'exploitation des oeuvres musicales en France".

Demande de réparation

"Leur activité ne donne lieu à aucune rémunération des auteurs, compositeurs et des éditeurs", ajoute la Sacem. Elle demande donc "la réparation du préjudice subi par les ayants droit".
En janvier, les deux sites avaient déjà été assignés en justice pour avoir mis à disposition des albums sans autorisation de la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP).
Depuis le 7 mars, la Sacem a réussi à obtenir la fermeture de deux sites français de musique très populaires, Blogmusik.net et Radio.blog.club, pour tenter de les contraindre à passer un accord avec elle.
lundi 19 mars 2007 à 14:30
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Petite actualité breve que je viens de lire sur l'express huh.gif





La méningite a fait plus de 1 600 morts en Afrique




La méningite a infecté près de 16 000 personnes et en a tué 1 670 en Afrique sub-saharienne ces deux derniers mois, a annoncé vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’agence de l’Onu a précisé qu’elle travaillait en collaboration avec Médecins sans frontières (MSF) pour tenter de contenir cette épidémie.

Des campagnes de vaccination sont menées au Burkina Faso, en République démocratique du Congo, au Soudan et en Ouganda. Elles doivent couvrir 1,5 million de personnes. La méningite présente un taux de létalité de 5 % à 10 %.



lundi 19 mars 2007 à 14:36
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L’Espagne vote une loi d’égalité hommes-femmes





Le parlement espagnol a adopté récemment une “loi d’égalité” entre hommes et femmes, un texte volontariste destiné à lutter contre les discriminations dont sont victimes les femmes au travail et en politique, mais aussi à permettre aux pères de rester plus longtemps avec les nouveaux-nés...

“Aujourd’hui est le premier jour d’une société différente», s’est écrié au cours du débat précédant le vote le président du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero, féministe proclamé qui a imposé la parité au sein de son gouvernement dès son arrivée aux commandes, pour la première fois dans l’histoire du pays. Cette loi “transformera la société espagnole, pour toujours et pour le mieux”, a-t-il ajouté.

Le texte a été adopté sans aucune voix contre, malgré les 119 abstentions de la part des élus du Parti populaire (PP, droite conservatrice), qui a dénoncé un texte trop interventionniste.

La nouvelle loi accorde 15 jours de congé-paternité aux nouveaux pères, qui passeront à un mois en 2013. Jusqu’ici, la seule disposition en leur faveur était que la mère pouvait céder une partie de ses dix semaines de congé parental à son conjoint

Autre disposition majeure, les partis politiques sont désormais obligés de présenter 40 % de femmes sur leurs listes de candidats. Elle entrera en vigueur dès mai prochain, lors des élections régionales et municipales.

Alors que le taux de chômage est de 14,4 % parmi les femmes espagnoles, comparé à 7,5 % pour les hommes, et que les différences salariales restent considérables, la loi prévoit des mesures d’incitation à l’embauche des femmes.

Dans le monde des affaires, où les femmes sont très sous-représentées, et bien que les femmes diplômées des universités espagnoles soient plus nombreuses que les hommes, seuls 2 % des membres des conseils d’administration des 35 sociétés constituant l’indice de la Bourse espagnole sont des femmes. Contre une moyenne dans l’Union européenne qui atteint 8,5 %, selon le réseau européen des femmes.

De par la nouvelle loi, les entreprises pratiquant une plus grande égalité hommes-femmes tant au niveau des postes à responsabilité qu’aux échelons inférieurs se verront en outre préférées aux autres lors des appels d’offres gouvernementaux.
lundi 19 mars 2007 à 14:40
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L'AFSSAPS suspend la commercialisation d'une crème cosmétique

AP | 17.03.2007 | 16:16






L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a annoncé samedi la suspension de la commercialisation et le retrait d'un produit cosmétique, Jonctum Cica Crème réparatrice, à la suite de réactions cutanées jugées sérieuses observées lors d'un essai clinique.

Dans un communiqué diffusé vendredi, l'Agence demande aux personnes en possession d'un tube de cette crème pour peaux irritées destinée au nourrisson, à l'enfant ou l'adulte, de ne plus l'utiliser et le rapporter à une pharmacie. Elle recommande également de consulter un médecin, en cas de manifestations cutanées consécutives à l'utilisation de cette crème.

Dans un communiqué, l'Afssaps précise que 3.100 tubes de cette crème commercialisée depuis janvier par les laboratoires CS Dermatologies avaient été mis à ce jour sur le marché.

Lors d'un essai clinique destiné à évaluer l'effet cicatrisant de la crème "des effets indésirables considérés comme sérieux ont été mis en évidence", précise l'Afssaps. Les 16 personnes participant à l'essai ont présenté des lésions de type ulcération ayant nécessité un traitement médical, selon le communiqué, et les "réactions cutanées de sept d'entre elles ont été considérées comme revêtant un caractère de gravité". AP
lundi 19 mars 2007 à 14:42
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lundi 19 mars 2007, mis à jour à 11:15

Réveil macabre en première classe ( wacko.gif )


Un passager en première classe sur un vol British Airways reliant New Delhi à Londres s'est réveillé à côté d'un cadavre, rapportent des journaux britanniques.

L'équipage a déplacé le corps d'une vieille dame décédée en classe économique peu après le décollage, a expliqué Paul Trinder au Mirror et au Sun.

"Le corps était attaché au siège mais à cause des turbulences il a glissé sur le sol", a déclaré l'homme d'affaires. "C'était horrible. Le corps était maintenu en place avec plein de coussins".

La fille de la défunte a, elle aussi, été surclassée et a passé le reste des neuf heures de vol à veiller sa mère, rapporte le Sun.

Selon le Guardian, l'incident s'est produit la semaine dernière. "Nous nous excusons mais notre équipage a travaillé dans des circonstances difficiles et a choisi l'option qui, selon lui, causait le moins de dérangement", peut-on lire dans le Mirror qui rapporte les propos de British Airways.
mercredi 21 mars 2007 à 15:45
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Royal prône "une cinquième branche" de la sécurité sociale






La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, a annoncé mercredi la création, si elle est élue, d'une "cinquième branche de la Sécurité sociale" pour "prendre en charge les questions du grand âge et de la dépendance".

"La réforme profonde que je ferai c'est celle de la création d'une cinquième branche au même titre que les quatre créées à la Libération", a indiqué Mme Royal au cours de sa visite aux pensionnaires d'une maison de retraite à Saint-Maur des Fossés (Val-de-Marne).


"Aujourd'hui, il faut que la solidarité nationale prenne en charge la question du grand âge et de la dépendance", a dit Mme Royal aux pensionnaires et personnel de la résidence Abbaye, qui outre les personnes âgées accueille de très jeunes enfants dans le cadre d'une garderie.

Jugeant l'établissement "exemplaire", la candidate socialiste a salué "l'idée de rapprocher les crèches avec les grands anciens que l'on ne voit plus dans la cité."

Elle a notamment souligné "le gros retard en terme d'accessibilité" dont souffrent, en ville, "les personne à mobilité réduite".

"Ce sera un chantier national qui sera lié à celui de l'environnement", a-t-elle promis.

Evoquant la question du manque de personnel dans les maisons de retraite, Mme Royal a souhaité "définir cette question au niveau européen" dans le cadre de l'Europe sociale qui doit en "définir les normes".

Interrogée par des pensionnaires sur le financement de ces mesures, Mme Royal a suggéré le "redéploiement de fonds publics", qui sera "le premier sujet de la "conférence nationale sur la croissance et les revenus".

"Il y a des ressources à redéployer pour les entreprises qui créent des emplois", a-t-elle dit en ajoutant que "la réussite de cette réforme dépendra de la relance de la croissance".

Mme Royal s'est par ailleurs prononcée en faveur de l'augmentation du "reste à vivre", la somme restant aux pensionnaires sous aide sociale et vivant en maisons de retraite.

"Le reste à vivre doit passer de 75 euros à au moins 150 euros", a-t-elle dit en se prononçant pour un alignement du "reste à vivre" des personnes dépendantes de moins de 60 ans (10% de leur retraite) avec celui des plus de 60 ans (30%).

Elle a enfin fait remarquer "le paradoxe" de la multiplication des maisons de retraites privées et jugé qu'il ne fallait "pas laisser fuir les maisons de retraite dans la privatisation".

"Il y a urgence à freiner ce mouvement", a-t-elle estimé en estimant qu'il "y a des solutions de rééquilibrage à mettre en place".






le monde
mercredi 21 mars 2007 à 15:47
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La France risque une amende pour la qualité de l'eau en Bretagne

La Commission européenne annonce son intention de saisir la Cour européenne de justice pour faire condamner la France à une amende d'au moins 28 millions d'euros pour violation des normes de qualité des eaux en Bretagne, tout en lui laissant une dernière chance.

La France avait déjà été condamnée en 2001 sur le dossier de la teneur maximale en nitrates de nombreux captages d'eau, qui devrait être de 50 mg par litre au maximum depuis 1987, et, malgré les progrès réalisés, la situation reste mauvaise.

"La Commission n'est pas encore convaincue que ces mesures sont suffisantes", a expliqué une porte-parole tout en soulignant que les autorités françaises ont annoncé que des efforts seraient consentis de manière très rapide.

L'exécutif européen demande donc une amende de 28 millions euros et une astreinte quotidienne de 117.882 euros par jour d'infraction tout en annonçant le report de la saisine, le temps que les négociations puissent porter leurs fruits.

"La persistance de concentrations élevées en nitrates dans 11 rivières en Bretagne a mené la Commission à saisir la Cour", a déclaré le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas. "Cependant, en proposant un sursis d'exécution, la Commission a tenu compte des initiatives encourageantes dernièrement annoncées par les autorités françaises visant à accélérer l'assainissement nécessaire."

Neuf des 110 captages de surface bretons sont toujours au-dessus de la norme dans cette région où est concentrée la moitié de la production de porcs et de volailles de France.

La France souhaitait fermer certains captages pour éviter les amendes en attendant une amélioration de la situation mais les agriculteurs s'y opposent.

La France a mis en oeuvre un certain nombre de mesures, y compris des mesures agri-environnementales visant à réduire la quantité d'azote épandu sur les terres agricoles.
mercredi 21 mars 2007 à 15:50
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En 2005, les opinions racistes ont gagné du terrain en France
LE MONDE | 21.03.07 | 08h55







Après une année 2004 marquée par un fort accroissement des actes racistes, antisémites et xénophobes, mais aussi par une prise de conscience collective de ces phénomènes et une forte mobilisation pour y remédier, le rapport remis au gouvernement, mardi 21 mars, à l'occasion de la journée mondiale contre le racisme par la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), fait état pour 2005 d'une situation tout aussi alarmante. Mais, marquée, cette fois-ci, par un racisme plus latent qu'apparent, avec une forte hausse des personnes s'avouant racistes et une radicalisation des opinions xénophobes.



Révélant "un paradoxe opposé à 2004", l'année 2005 enregistre en effet un très net recul de l'ensemble des violences et menaces à caractère raciste et antisémite (974 actes ou menaces recensés contre 1 574 en 2004, soit une baisse de 38 %, Le Monde du 20 janvier 2006). La baisse est même plus sensible encore pour les seuls actes antisémites (504 contre 974 soit - 48 %). Mais ce recul des actes avérés de racisme et d'antisémitisme masque une évolution de l'opinion, jugé "particulièrement inquiétante" par la CNCDH.


"LA LEVÉE D'UN TABOU"


Le sondage réalisé par l'institut CSA (sur un échantillon représentatif de 1 011 personnes interrogées en face à face du 17 au 22 novembre 2005) montre une banalisation du racisme. Un Français sur trois se déclare raciste, ce qui marque une augmentation de 8 % par rapport à 2004. Et, sans doute plus inquiétant encore, 63 % estiment personnellement que "certains comportements peuvent justifier des réactions racistes". En 2005, on assiste "incontestablement à la levée d'un tabou", s'alarme la CNCDH.

La banalisation du racisme se reflète aussi dans une "démobilisation sensible" des individus dans la lutte contre le racisme. Ils ne sont notamment plus que 32 % (-18 points) à se dire prêt à signaler un comportement raciste à la police. On assiste à "une vraie tendance au repli sur soi, à une indifférence croissante face aux manifestations de racisme, dans lesquelles viennent se combiner des peurs (tendance anxiogène) et des craintes d'une "communautarisation"", relève le rapport qui note un doublement des personnes citant les "Français" comme victime du racisme.

Aussi cette banalisation du racisme va-t-elle de pair, sur fond d'un malaise économique et social croissant, avec une progression des préjugés xénophobes. Une majorité de Français (56 % soit + 18 % par rapport à 2004) estiment ainsi que le nombre d'étrangers est trop important. La radicalisation s'exprime tout autant en ce qui concerne le nombre d'immigrés, jugés à 55 % (+9 points) trop important.

Aussi observe-t-on, un net recul (-11 points) de ceux qui considèrent que les travailleurs immigrés "sont en France chez eux puisqu'ils contribuent à l'économie française". Et plus encore de ceux qui soutiennent que "la présence d'immigrés est nécessaire pour assurer certaines professions". Les avis sur cette question n'ont d'ailleurs jamais été aussi partagés (48 % contre 49 %).

Alors qu'en 2004, dans un contexte marqué par de nombreuses agressions racistes et antisémites, l'attitude était plutôt à l'indignation, au soutien aux victimes des violences et des discriminations, et à la demande de sanctions accrues contre les auteurs de ces actes, en 2005, ce sont les immigrés qui sont perçus comme une menace.

"Le racisme et la xénophobie sont corrélés sinon confondus. L'étranger est très nettement assimilé à l'immigré, à l'Arabe, au Maghrébin, ou à l'Africain", relève la CNCDH qui note que l'image du "bouc émissaire" apparaît dans de nombreux discours de rejet et/ou de peur.


ANGOISSE ÉCONOMIQUE


De plus en plus nombreux sont ceux qui considèrent que les musulmans constituent un groupe à part (63 %, + 6 points), tandis que le sentiment que "les Français musulmans sont des Français comme les autres" recule très nettement (66 %, - 11 points).

Le rapport de la CNCDH s'attache à rappeler que le sondage a été effectué "dans un contexte de violences urbaines et de réactions sécuritaires immédiates" à prendre en compte dans l'analyse des chiffres. Reste que la justification des opinions xénophobes par ceux qui les professent semble avant tout liée à une montée de l'angoisse économique.

De fait, l'emploi apparaît nettement comme le principal domaine dans lequel le nombre d'immigrés pose problème : 66 % (+ 14 points) de ceux qui jugent le nombre d'immigrés excessif considèrent que cela pose un problème dans le domaine de l'emploi et du niveau de chômage en France. Un record depuis 2002. Et, malgré le contexte de violences urbaines, le nombre d'immigrés pose un problème de sécurité, pour seulement 14 % des personnes interrogées.

Pour Michel Tubiana, vice-président de la Ligue des droits de l'homme, cette nette progression des attitudes ethnocentriques à laquelle on assiste est certes le résultat des émeutes urbaines, mais "aussi et surtout la conséquence directe des discours gouvernementaux qui multiplient les propos provocateurs à l'égard des étrangers". Une remarque reprise, de façon à peine plus nuancée, par le rapport de la CNCDH qui met en garde le gouvernement contre le fait que, "dans un contexte de malaise économique et social fortement ressenti, les étrangers et les immigrés sont souvent sinon dénoncés, du moins stigmatisés de façon flagrante".

Laetitia Van Eeckhout


mercredi 21 mars 2007 à 15:53
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La gauche dénonce un « coup électoral »

Pour Nicolas Sarkozy, il était du « devoir » de la France de communiquer ses informations sur Cesare Battisti.

Au lendemain de l’arrestation de Cesare Battisti, la gauche a accusé, hier, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur et candidat à l’Élysée, d’avoir voulu faire un « coup électoral ». Une assertion qualifiée de « stupide » par le principal intéressé dans l’après-midi. « Tout simplement, le ministre de l’Intérieur, qui est aussi candidat à l’élection présidentielle, s’est offert la tête de Battisti sur l’autel électoral », a résumé Noël Mamère (Verts). « C’est un engagement pris au plus haut niveau de l’État qui a été remis en cause par l’actuel gouvernement français à l’encontre de Cesare Battisti il y a trois ans », a également rappelé Nicole Borvo, sénatrice PCF, qui est intervenue auprès de l’ambassadrice du Brésil en France afin d’éviter l’extradition du militant italien.

Interrogé lors de l’émission France Europe Express, dimanche, Nicolas Sarkozy a confirmé que la police française avait fourni aux Brésiliens des informations sur Battisti, en fuite depuis 2004. « La police française a pu obtenir des renseignements, elle les a communiqués, comme c’est son devoir. (...) C’est Interpol qui fait obligation de donner des renseignements quand nous en avons, sur des gens qui sont recherchés », a précisé le candidat UMP.

La LCR a, quant à elle, appelé à « tout faire pour empêcher l’extradition (de Battisti) en Italie pour purger une peine de prison à vie puisque la loi italienne ne prévoit pas de nouveau procès ». Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal, a déclaré pour sa part : « on est maintenant habitués à ces timings de dernière minute. (...) Ce n’est pas la première fois dans notre histoire électorale qu’on a des coïncidences de dates entre l’arrestation de terroristes et les élections, ce sont des vieilles méthodes qui perdurent, les Français jugeront. » Et d’ajouter : « Au plan des principes, ce que l’on pourrait souhaiter en tant que signataires de la Convention européenne des droits de l’homme, c’est qu’il ait un procès où il est présent. » Même tonalité pour François Bayrou, qui a affirmé hier : « Quelle que soit l’horreur que m’inspire cette période, l’horreur que m’inspirent ces actes, dont je ne sais pas s’il est coupable ou pas, notre droit français, européen, occidental, c’est qu’un homme a droit à un procès en sa présence. »

Le directeur du cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll, n’a pas pris les mêmes précautions, hier : « Il a fui, c’est de sa responsabilité, il n’aurait pas dû le faire, a-t-il affirmé. Maintenant, il doit être extradé. »

S.B
L'humanité
mercredi 21 mars 2007 à 16:02
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«Je sens qu'on me prend, je me vois deja égorgé»Daniele Mastrogiacomo, le mardi 20 mars 2007 à Laskhar Gah. REUTERS
Le récit fait par Daniele Mastrogiacomo à son journal, «la Repubblica», de ses quinze jours de captivité en Afghanistan. Il a été libéré lundi.
Par MASTROGIACOMO Daniele,SEMO Marc

LIBERATION.FR : mercredi 21 mars 2007


Dans deux heures, prépare-toi.» Le commandant est rayonnant, voire ironique. Il est entré dans la petite pièce de terre et de paille où nous dormons et annonce en mimant un avion au décollage : «Tu es libre, prends ton vol.» Je suis à un pas de la liberté. Je me lève malgré les chaînes qui me serrent les chevilles depuis quinze jours et je fixe avec stupeur le commandant, déchiré entre la peur de subir une nouvelle désillusion et le très fort désir d'être enfin libre [...].
La capture


Ils m'ont arrêté, c'est-à-dire enlevé, à un kilomètre du centre de Laskhar Gah. J'avais décidé d'aller au sud, à Kandahar d'abord puis là, parce que ce sont les zones où domine le mouvement taliban. Cela a toujours été ma manière de travailler : voir de mes propres yeux, écouter, et puis raconter. Je l'ai fait des dizaines et des dizaines d'autres fois, en Irak, en Somalie, en Palestine. Un collègue afghan me dit que tout a été préparé et que l'entretien avec un commandant est fixé pour 11 heures. Avec le chauffeur, nous sortons de Laskhar Gah et à 1 km plus loin nous prenons à bord un jeune homme avec le visage recouvert jusqu'aux yeux par le tissu traditionnel. Je le salue mais il ne répond pas. Il montre la route, une piste de sable et de caillasses qui se perd dans les champs.

Trois motos noires surgissent, descendant d'une colline. Leurs pilotes sont habillés comme des talibans, turbans noirs et vêtements gris foncé. Ils font descendre mes deux compagnons [le chauffeur et l'interprète, ndlr] et leur lient les mains avec leurs turbans. Ils ouvrent la porte arrière, me scrutent, puis me font descendre à mon tour. Ils nous confisquent tout : l'argent, les papiers, l'ordinateur, les montres, les téléphones portables. Je suis stupéfait, mais je dis qu'il s'agit d'un malentendu : nous avons rendez-vous pour une interview, et tout est en règle. Ils braquent les canons de leurs kalachnikovs sur moi, puis me lient les mains et me mettent un bandeau sur les yeux. J'ai l'impression de suffoquer, je veux voir la lumière, je déplace le bandeau. Alors ils me jettent à terre. Je reçois un coup de crosse sur la tête et le sang commence à couler, imbibant le tissu qui recouvre de nouveau mes yeux. Puis ils m'installent ligoté sur le siège d'une des motos.

L'interrogatoire


Il y a là une dizaine de personnes qui parlent, nous offrent du thé et nous disent que nous sommes en état d'arrestation «pour avoir pénétré illégalement sur le territoire taliban». Tout à la fois durs et très formels, ils disent devoir vérifier qui nous sommes. Ils nous tueront s'ils découvrent que nous sommes des espions, mais si nous sommes réellement des journalistes nous leur servirons pour un échange de prisonniers. [...] Ils me ligotent encore une fois les mains derrière le dos et me bandent à nouveau les yeux. J'ai peur d'être tué. Je les supplie au moins d'enlever le bandeau. Je hurle des «please, please». Je dois me calmer ; je pense au yoga, que je n'ai jamais pratiqué mais sur lequel j'ai beaucoup lu. Avec mes deux compagnons, ils nous chargent dans un 4 x 4 plein de jeunes gens armés. On roule de nuit pendant quatre heures dans le désert. Le ciel est plein d'étoiles. Je reprends espoir et me dis que tout se réglera au bout de quelques jours, quand ils auront vérifié qui nous sommes.

Nous arrivons finalement dans un village perdu où ils nous mettent dans une cahute de boue séchée. Je ferme la petite porte et je m'enroule dans une couverture que je trouve par terre et qui me tiendra compagnie pendant ces quinze jours de cauchemar. Nous repartons à l'aube après la première prière. Un moment de ferveur intense dont je suis exclu. Pour eux, je suis et je reste un infidèle. L'eau, la nourriture, les objets que je touche appartiennent dès lors seulement à moi. Ils sont impurs, aucun de mes geôliers ne peut les toucher. On continue à rouler vers le sud jusqu'à une autre baraque isolée où nous passons une nouvelle nuit. Ils prennent des chaînes qu'ils nous mettent aux chevilles avec des cadenas, et, à moi, ils lient aussi les poignets. Mais nous ne manquons de rien, ni de vivres, ni d'eau, ni de cigarettes. Nous restons là deux jours, dormant par terre avec une brique comme coussin et dévorés par les puces. [...]

A tour de rôle ils viennent nous parler. Ajmal, mon interprète, me dit qu'ils cherchent des informations, et m'enjoint de faire très attention à ce que je dis. [...] Nous parlons beaucoup de religion. Ils me demandent comment nous nous comportons dans notre société, comment nous faisons l'amour et quelles sont les peines prévues pour celui qui tue, vole ou commet l'adultère. Ils écoutent, rient, puis redeviennent sérieux. Ils sont gentils, puis brusquement explosent dans des crises de rage. Ils me respectent, mais ils me condamnent. [...]

Les coups


Le chauffeur est entré dans la bergerie et pleure sans arrêt. Je le regarde effaré et lui demande ce qui se passe. Il murmure : «Dis-leur bien que tu me donnais 50 dollars par jour.» Ils viennent me prendre à mon tour et m'emmènent dans une autre pièce. Ils sont tous assis là en cercle. Un des chefs m'interroge sur l'argent saisi et sur ce qu'il y a dans mon ordinateur. Je lui réponds le plus clairement possible. Il insiste, redemande des précisions sur la quantité de dollars que j'avais sur moi. Je lui dis ne pas m'en souvenir exactement. Alors ils me mettent à terre et commencent à me battre avec des tubes de caoutchouc. Dix coups en criant «Allah Akbar». Je hurle «basta», et cela se dit de la même manière en pachtou. L'homme qui me fait face fait avec le pouce le geste de me tailler la gorge, puis leur ordonne d'arrêter. Tous rient et parodient mes implorants «please, please» des jours passés. Mon coeur bat à tout rompre. Je suis encore vivant, mais ma situation est apparemment plus sérieuse que je ne le pensais. Je sais qu'ils ont déjà dû vérifier que j'étais bel et bien journaliste et pour quel journal j'écrivais. [...]

Les règles


Je les ai apprises à mes dépens. Je dois faire attention à tout, et à ne pas heurter leur susceptibilité religieuse. Du Pakistan est arrivé un membre d'Al-Qaeda qui me regarde avec haine. Ensuite, pendant les trois jours où il me garde, il sera le plus sensible de mes geôliers. Quand je pleurais, tremblant de froid, il passait sur mes pieds gelés du baume du tigre en me parlant de l'islam et d'Allah et du fait que Dieu a peut-être décidé de me laisser là afin de me faire comprendre ce que sont vraiment les talibans. La nuit, je rêve sans cesse et me souviens de mes songes, contrairement à l'habitude. Je rêve de ma mère qui me dit de revenir. Je rêve de mon père mort l'année précédente qui me dit qu'il m'aide. [...]

Dans les moments de pause entre les interrogatoires, ces jeunes gens me demandent sans cesse ce que j'écrirai sur eux et ce que je pense du djihad. Ils me disent que, même si je meurs, j'aurai la possibilité de les revoir au paradis, mais que pour sauver mon âme ma seule chance est de me convertir à l'islam. Ils m'ont surnommé Tony Blair, et un commandant nommé Maulas roule des yeux quand il me voit prier. J'évite le signe de croix, mais je me mets moi aussi à genoux cinq fois par jour et prie notre Dieu, mon Dieu, de me sauver. Je pense à ma femme et à mes fils et à l'angoisse que je leur procure. [...]

L'exécution


Nous sommes retournés dans la zone contrôlée par les talibans, avec des hectares et des hectares de pavots en fleur. C'est la treizième fois que je change de lieu de détention. Un journaliste taliban dit qu'il faut faire une vidéo pour faire pression sur le gouvernement afghan. On nous met dans une jeep, et nous attendons pendant des heures sous le soleil au bord d'un fleuve. [...] Malgré le bandeau, je réussis à voir la scène. Le chauffeur qui avait disparu depuis deux jours ­ j'étais isolé dans une cellule différente ­ est porté au centre du groupe. Le commandant prononce la sentence de mort au nom de l'islam. Il dit que nous sommes des espions et que nous devons mourir. Je vois Ajmal qui pleure. Moi, je n'ai pas compris et je lui demande ce qu'ils ont dit exactement. Il répond en sanglotant : «Ils vont nous tuer.» Quatre hommes s'emparent du chauffeur et lui enfoncent la tête dans le sable. Puis ils lui tranchent la gorge et continuent à couper jusqu'à le décapiter. Il n'a même pas eu le temps de pousser un cri. Ils essuient leurs couteaux sur sa tunique, lient la tête au reste du corps qu'ils traînent jusqu'à la rive, puis le jettent à l'eau... J'ai les jambes qui tremblent. Je sens qu'on me prend aussi et je me vois déjà égorgé, le sang giclant de mes artères, disparaissant dans le sable.

Mais ils me remettent dans la jeep. Nous arrivons alors dans une nouvelle prison au milieu d'une plantation de pavots à opium. Dans le grenier sont entassés des centaines de kilos de drogue prêts à être vendus. Nous resterons là deux jours ­ c'est là qu'ont été tournées les vidéos dont beaucoup n'ont pas été expédiées où je lance mes appels désespérés. Je m'adresse à tous. A mon directeur. A Massimo D'Alema [le ministre italien des affaires étrangères]. A Romano Prodi [le président du Conseil]. Malawi, l'un des religieux du groupe, me dit que ça va bien. Je les conseille pour des prises de vues plus efficaces. Un message arrive en code avec des références aux chiens de mon père. Ils me proposent d'appeler l'ambassade, le journal, ma femme, la présidence du Conseil. [...] Je sens que l'organisation de l'enlèvement devient beaucoup plus sophistiquée et que les ordres arrivent du Pakistan ou d'ailleurs. Je sens que le commandant n'est plus le seul à décider. Je change encore une fois de prison. Ce sera la dernière. Je sens qu'il y a un tournant et que l'impossible peut avoir lieu. Mais il y a un nouveau blocage, qu'ils attribuent aux gouvernements alliés. [Le journaliste sera finalement libéré peu après. Son guide interprète lui, est toujours entre les mains des ravisseurs.] L'angoisse monte. Désormais je ne mange plus et je ne dors plus. [...]
jeudi 22 mars 2007 à 10:18
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J'ai viré les 3 derniers posts HS dans le topic prévu à cet effet: ici. Merci d'éviter les commentaires.


Ce message a été modifié par mouloute - jeudi 22 mars 2007 à 10:20.
samedi 24 mars 2007 à 12:43
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Quinze marins britanniques capturés dans le Golfe
AFP.


Quinze marins britanniques ont été capturés vendredi par des navires iraniens dans le Golfe, un incident qui a provoqué un échange d'accusations entre l'Iran et la Grande-Bretagne, deux pays aux relations déjà tendues.
L'Iran a affirmé dans la soirée que les marins britanniques étaient "entrés illégalement dans les eaux territoriales iraniennes", alors que, selon Londres, ils ont été capturés à l'intérieur même des eaux territoriales irakiennes.
Londres a immédiatement haussé le ton contre Téhéran. La ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a demandé à l'Iran une "explication complète" après cette capture.
Mais le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti la version des faits britannique, affirmant que les marins étaient "entrés illégalement dans les eaux territoriales iraniennes".
Cet incident est survenu sur fond de tension accrue entre l'Iran et la communauté internationale, en raison du refus de Téhéran de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.
Une nouvelle résolution visant à alourdir les sanctions déjà imposées à l'Iran doit être soumise samedi au vote au Conseil de sécurité de l'ONU.
La chargée d'affaires britannique, Kate Smith, a été convoquée au ministère iranien des Affaires étrangères pour y recevoir "la ferme protestation de l'Iran", a indiqué le ministère qui a demandé des "explications immédiates à Londres à propos de la violation des eaux territoriales iraniennes et insisté sur la nécessité de ne plus recommencer".
Peu avant, l'ambassadeur d'Iran à Londres, Rasoul Movahedian, avait été convoqué au Foreign Office pour ce que Mme Beckett a qualifié d'entretien "rapide mais poli" avec le sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, sir Peter Ricketts.
Téhéran s'est vu clairement signifier que "nous voulons le retour immédiat, sain et sauf de notre personnel et de leur équipement", a déclaré Mme Beckett.
Elle a souligné que les marins, capturés à bord de deux bateaux alors qu'ils inspectaient un navire marchand, opéraient en accord avec la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui autorise la présence de la Force multinationale en Irak.
Ils soutenaient "le gouvernement irakien pour arrêter la contrebande", a-t-elle ajouté.
Washington a affirmé "suivre attentivement" la situation.
Les marins "doivent être relâchés et je pense que c'est ce à quoi tout le monde se consacre", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice avant de quitter Washington pour une nouvelle tournée au Proche-Orient.
Le contre-amiral britannique Nick Lambert, chargé des opérations dans la région, a affirmé qu'il n'y avait "aucun doute dans (son) esprit" sur le fait que le personnel capturé peu après 9h00 locales se trouvait "dans les eaux territoriales irakiennes".
S'exprimant depuis la frégate HMS Cornwall, d'où étaient partis les marins, il a cependant reconnu que "la limite et la définition des eaux territoriales dans cette partie du monde était très compliquée", et a dit espérer qu'il s'agissait "d'une simple méprise".
Il a ajouté que, selon un hélicoptère dans la zone, "les bateaux avaient été conduits le long du Chatt al-Arab vers une base iranienne. Nous savons qu'il n'y a pas eu de bataille, il n'y a pas eu d'armes engagées", a-t-il ajouté.
Selon Téhéran, les soldats britanniques "ont été arrêtés par les garde-frontières pour enquête et examen".
Le Chatt al-Arab est le fleuve frontalier entre l'Iran et l'Irak qui a longtemps représenté une source de conflit entre les deux pays.
Les tensions entre Londres et Téhéran sont vives, en raison notamment du rôle prêté à l'Iran dans le sud de l'Irak, où sont déployées les troupes britanniques.
Encore vendredi matin, le lieutenant-colonel Justin Maciejewski, responsable de la base britannique au palais de Bassorah (sud de l'Irak), avait accusé l'Iran d'y financer et armer les insurgés.
samedi 24 mars 2007 à 18:46
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Le Maroc veut entrer dans le club des pays nucléaires
24.03.2007 | 15h53


Les grandes manoeuvres ont commencé autour du programme nucléaire civil marocain. Rien d'officiel, tout en coulisses. La Russie avance ses pions tandis que le gouvernement de Rabat reste muet car le sujet est ultrasensible.

La Russie avance discrètement ses pions pour vendre un réacteur à Rabat.

Une délégation du groupe public russe Atomstroyexport était à Rabat cette semaine. Elle y aurait fait avancer sa candidature dans le projet de construction d'une centrale à l'ouest du pays, à Sidi Boulbra, entre Safi et Essaouira. Atom­stroyexport est le bras armé du Kremlin pour mettre en musique les accords politiques de coopération nucléaire. Le groupe russe construit des centrales en Chine, en Inde, en Iran et en Bulgarie, à un coût très compétitif par rapport à ses concurrents occidentaux.

Plusieurs dirigeants d'Atom­stroyexport avaient d'ailleurs déjà accompagné Vladimir Poutine lors de sa visite de septembre dernier au Maroc. Pour l'heure, aucun appel d'offres n'a été lancé par le gouvernement. « Les groupes français et américains tels que Areva et General Electric ne sont pas disposés à laisser les Russes leur souffler un joli contrat et les gouvernements de ces pays ne voudront pas laisser le Maroc entrer dans la zone d'influence du nucléaire civil ­russe », fait valoir un observateur marocain.

La presse espagnole s'est émue ces derniers jours de l'éventualité d'avoir une centrale nucléaire à quelques encablures des îles Canaries. Les commentateurs y doutent de la capacité du pays à assurer le niveau de sécurité nécessaire à de telles installations et rappellent que la menace terroriste est bien réelle dans le pays.

Incertitudes politiques
Autre inquiétude, entendue il y a dix jours à Rabat : les partis islamistes, dont le PJD (Parti de la justice et du développement), pourraient fort bien remporter les élections législatives de septembre. « Si les barbus ont le pouvoir, le nucléaire sera un sujet central, voire une priorité », affirme un chef d'entreprise.

Mais, pour l'heure, la situation est plus simple. Le Maroc a un besoin urgent de répondre à la demande croissante d'énergie de sa population et de ses entreprises (+ 8 à 10 % par an). Le pays dépend à 97 % de fioul, de gaz et de charbon venant de l'étranger et ne dispose pas dans son sous-sol de réserves naturelles. Il ne veut pas non plus se mettre sous la dépendance du voisin algérien.

L'option nucléaire a encore été rappelée par les experts du Haut Commissariat au Plan (un organisme directement rattaché au roi Mohammed VI), qui planchaient il y a dix jours à Rabat sur l'avenir du pays. Mais si la décision est prise, sa concrétisation est longue et le nouveau réacteur ne devrait pas fonctionner avant 2013.

Et, même si l'Agence internationale de l'énergie atomique a agréé le site de Sidi Boulbra, le Maroc ne possède à ce jour qu'un petit réacteur nucléaire civil d'une puissance de deux mégawatts destiné à des fins scientifiques (imagerie médicale, environnement et géologie).

Jean-François Arnaud
Source: Le Figaro

Ce message a été modifié par Yazid Wydad - samedi 24 mars 2007 à 18:47.
vendredi 30 mars 2007 à 11:48
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La Thaïlande, l'Indonésie, le Vietnam et l'Inde se rebellent contre le prix élevé des médicaments
LE MONDE | 28.03.07 | 12h33 • Mis à jour le 28.03.07 | 15h37








Philippe Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères, a apporté, lundi 26 mars, un soutien remarqué aux autorités thaïlandaises. Dans un communiqué, le ministre français a chaudement approuvé la "licence obligatoire" prise en janvier par Mongkol Na Songkha, ministre de la santé thaïlandais, qui l'autorise à importer à moindre prix des génériques du Kaletra, un médicament sous brevet commercialisé par le laboratoire américain Abbott.



"Par cette décision, la Thaïlande devient le premier pays en développement à mettre en application l'accord de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)" sur la licence obligatoire, qui donne aux pays en développement le droit de "se procurer des versions génériques de médicaments antirétroviraux, afin d'en faire baisser les prix et de soigner davantage de malades atteints du sida".

Ce soutien du gouvernement français s'ajoute aux messages de solidarité de la fondation Clinton, de 22 sénateurs américains et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). M. Douste-Blazy s'est toutefois abstenu de féliciter la Thaïlande d'avoir pris une licence obligatoire sur le Plavix, l'antithrombotique vedette du groupe français Sanofi-Aventis.

Certains groupes pharmaceutiques ne semblent pas décidés à laisser faire. Le 14 mars, en riposte à la licence obligatoire sur le Kaletra, le laboratoire américain Abbott a décidé de suspendre la procédure de commercialisation en Thaïlande de sept de ses médicaments les plus récents : l'antidouleur Brufen, l'antibiotique Abbotic, l'anticoagulant Clivarine, l'antiarthritique Humira, l'antihypertenseur Tarka, le Zemplar contre l'insuffisance rénale, et surtout la version thermo-résistante du Kaletra (Aluvia), un médicament de dernière génération contre le sida.

Dans un pays qui compte un demi-million de personnes contaminées par le VIH et où les plus pauvres n'ont pas de réfrigérateur pour protéger les médicaments de la chaleur, la décision concernant le Kaletra-Aluvia a créé une intense émotion. Le 21 mars, l'association des médecins ruraux thaïlandais a protesté contre cette "prise en otage des patients" et réclamé un boycott général de tous les médicaments commercialisés par Abbott. Médecins sans frontières, Act Up et nombre d'autres organisations non gouvernementales tentent de mobiliser les médias contre le laboratoire américain.

Face à cette mobilisation, le laboratoire américain reste de marbre. "Les médicaments déjà commercialisés par Abbott continueront d'être fournis à la Thaïlande, mais la procédure d'enregistrement sera suspendue pour les nouveaux produits. La Thaïlande ne fait pas partie des pays les plus pauvres du monde. Et ce pays doit contribuer au financement de l'innovation", indique un porte-parole de la filiale française d'Abbott.

Le conflit opposant le laboratoire américain à la Thaïlande n'est pas un cas isolé. Depuis août 2006, le suisse Novartis mène un procès contre l'Etat indien, qui refuse d'homologuer le Glivec, son médicament anticancéreux. Comme l'explique Médecins sans frontières, l'Inde a conservé dans sa législation un "garde-fou" qui donne aux laboratoires de ce pays le droit de fabriquer des génériques de médicaments brevetés partout ailleurs dans le monde.

La tension entre les laboratoires et la Thaïlande s'est élargie à la grippe aviaire. Le 22 mars, Bangkok a annoncé qu'il rejoignait l'Indonésie et refuserait désormais de mettre à la disposition de l'OMS et des fabricants de vaccins les souches de virus de la grippe aviaire. " Les laboratoires ne nous aident pas. Ils se bornent à nous faire cadeau de quelques lots de vaccins contre le H5N1 et cela s'arrête là", a indiqué le ministre de la santé thaïlandais.

En février, l'Indonésie - le pays le plus touché au monde par la grippe aviaire - avait signé avec le laboratoire Baxter un accord qui avait toutes les apparences de l'exclusivité : Jakarta fournissait ses souches de H5N1 et Baxter s'engageait en retour à fournir des vaccins en quantité suffisante et à un prix abordable. Sans prévenir, le Vietnam a lui aussi décidé de "bilatéraliser" ses relations avec les laboratoires.

Cette bilatéralisation des échanges en matière de santé a eu lieu après que les grands producteurs de vaccins ont refusé d'ouvrir des centres de production dans chaque pays d'Asie touché par la grippe aviaire. " Il est techniquement impossible de montrer des centres de production locaux. Le problème ne peut être réglé qu'au niveau politique", explique Didier Hoch, président de Sanofi-Pasteur-MSD.

Ce qui semble avoir été fait les 26 et 27 mars à Djakarta. L'OMS, réunie en conclave avec le gouvernement indonésien, a entendu le discours de Siti Fadilah Supari, ministre de la santé d'Indonésie, qui a rappelé qu'il n'était plus supportable qu'un pays fournisse gratuitement des souches de virus H5N1 pour se voir proposer en retour des vaccins à des prix inabordables.

L'Indonésie a toutefois accepté de remettre ses souches dans le giron de l'OMS. Mais en échange, si un laboratoire a une demande spécifique, alors il devra négocier directement avec le pays d'où provient l'échantillon de virus, a déclaré le ministre indonésien.

Yves Mamou

dimanche 01 avril 2007 à 23:57
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Londres "continue à regretter" les pertes dues à la guerre des Malouines, il y a 25 ans
AFP.


Londres "continue à regretter" les pertes dues à la guerre des Malouines avec l'Argentine il y a vingt cinq ans, a déclaré dimanche la ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, annonçant un accord qui permettra aux proches des soldats argentins tués de se rendre sur ces îles.
"Les pertes humaines des deux côtés sont une source de regrets persistants", a souligné la ministre à la veille du vingt-cinquième anniversaire de l'invasion des îles par les forces armées argentines le 2 avril 1982.
La célébration de l'événement par Londres a été qualifiée de "geste d'arrogance" à Buenos Aires.
La Grande-Bretagne a, en accord avec les autorités des Malouines, "offert aux membres des familles des soldats argentins tués en 1982 l'opportunité de se rendre dans les îles vers la fin de 2007 pour tenir une commémoration privée au cimetière argentin de Darwin", a précisé la ministre.
Londres "reste engagée en faveur d'une relation constructive avec l'Argentine", ajoute-t-elle dans un communiqué.
L'invasion des îles Malouines, possession anglaise perdue dans l'Atlantique sud, par la dictature argentine en avril 1982 a débouché sur la plus grande bataille aéronavale depuis la Seconde Guerre mondiale.
Ce conflit s'est terminé en seulement dix semaines par une écrasante victoire de la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher et un bilan de plus de 900 morts (649 Argentins et 255 Britanniques), sept navires coulés et une centaine de bombardiers et hélicoptères détruits.
Alors que Londres s'efforce de jouer l'apaisement, ce conflit demeure un souvenir douloureux en Argentine. Ainsi, le ministre argentin des Affaires étrangères, Jorge Taiana, a qualifié dimanche de "geste d'arrogance" les célébrations qui commencent lundi en Grande-Bretagne.
"Ce n'est pas comme le dit (le Premier ministre Tony Blair) une commémoration, mais un défilé militariste de la victoire, un geste typique d'arrogance", a affirmé Jorge Taiana dans un entretien au journal Pagina12 publié dimanche.
Le gouvernement démocratique argentin revendique toujours la souveraineté des Malouines.
La Grande-Bretagne s'apprête à marquer l'anniversaire dans les prochaines semaines par une série d'expositions, rencontres de vétérans et cérémonies religieuses.
Le Premier ministre de l'époque, Margaret Thatcher, dont la réputation de Dame d'acier a été forgée lors du conflit, doit y participer. Les célébrations culmineront le 14 juin, date de la capitulation des forces argentines.
Lors des combats, les Argentins ont coulé six navires britanniques, utilisant notamment des missiles français Exocet. Le moment le plus dramatique a toutefois été la destruction du croiseur argentin General Belgrano, coulé par des torpilles conventionnelles tirées du sous-marin nucléaire Conqueror. 323 Argentins ont péri dans le naufrage.
lundi 02 avril 2007 à 12:04
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Un tsunami dévaste des villages des îles Salomon, au moins 15 morts
AFP.


Un tsunami a "entièrement dévasté" lundi des villages des îles Salomon, après un séisme de magnitude 8 survenu dans le Pacifique, mais les craintes d'un vaste raz-de-marée à l'échelle régionale ne se sont pas matérialisées.
"Certains villages (de l'ouest de l'archipel) ont été entièrement dévastés", a indiqué à la presse le président du Conseil national des catastrophes de l'archipel, Fred Fakari, s'exprimant depuis la capitale des Salomon, Honiara.
Alex Lokopio, Premier ministre de la Province Occidentale, la plus touchée, a indiqué que "plus de quinze personnes étaient mortes, simplement aux alentours de Gizo", capitale de la province. "Mais pour les autres îles, je ne peux pas vous dire", a-t-il indiqué dans un entretien à Radio Nouvelle-Zélande.
"Nous avons cruellement besoin d'eau, de tentes et de nourriture car près de trois à quatre mille personnes vivent sur la colline surplombant Gizo", ville située à un quarantaine de km seulement de l'hypocentre du séisme, a ajouté le responsable.
Les habitants craignent de rentrer chez eux en raison des nombreuses répliques, a-t-il précisé, précisant que la plupart des édifices publics et des commerces de Gizo avaient été détruits, tout comme l'ensemble des habitations situées en contrebas.
Le porte-parole du gouvernement, Alfred Maesulia, a indiqué que, "dans certains villages côtiers, des vagues pouvant atteindre dix mètres de hauteur ont détruit les maisons et les propriétés".
Robert Iroga, rédacteur en chef du quotidien Solomon Star, a indiqué que des habitants lui avaient déclaré que "des corps flottaient" autour d'une île proche de l'aéroport provincial de Gizo, ville touristique réputée pour ses plages paradisiaques. "Des informations non confirmées que nous avons obtenues indiquent qu'une île a été totalement recouverte par la vague et que des habitants, tués, flottent sur l'eau", a déclaré Robert Iroga, basé à Honiara.
Les informations restent très parcellaires, les lignes téléphoniques et l'électricité étant coupées à Gizo. Aucune donnée ne filtrait d'autres îles de la région proche de l'hypocentre, comme Bougainville, ou la Papouasie-Nouvelle Guinée toute proche.
L'archipel des Salomon, situé à 2.575 km à l'est de l'Australie, est peuplé par un peu moins de 500.000 habitants répartis sur des dizaines d'îles. Les craintes d'un tsunami régional, du type de celui qui avait fait plus de 200.000 morts le 26 décembre 2004 dans l'océan Indien, ne se sont pas matérialisées.
Le Centre d'alerte pour les tsunamis dans le Pacifique, basé à Hawaï, a ainsi levé en milieu de journée l'avertissement qu'il avait émis pour de nombreux pays de la région, dont l'Australie. "Quand aucune vague importante n'a été observée dans les deux heures qui suivent l'heure estimée... alors les autorités locales peuvent partir du principe que la menace est passée", a précisé le Centre dans un communiqué.
Les autorités de Nouvelle-Calédonie, territoire français d'outre-mer situé environ à 1.000 km au sud des Salomon, ont décidé d'évacuer les populations exposées des îles Loyauté et sur la côte est. Aucun dégât n'a cependant été signalé dans ce territoire finalement touché par une vague estimée à 15 cm, selon les autorités.
En Australie, les plages du littoral oriental ont été fermées pendant quelques heures et certains services de ferry annulés dans la baie de Sydney. Mais la mesure de précaution a été levée dans l'après-midi en l'absence de toute vague majeure.
jeudi 12 avril 2007 à 02:34
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revue de presse mondiale sur les présidentielles 2007

source courrier international

ÉLYSÉE 2007 • Quand la presse internationale sonde la France profonde

Plus le premier tour approche, plus les journalistes étrangers se penchent sur les maux de la France. Un pays, selon eux, malade et déprimé.



Après le temps des présentations des candidats, beaucoup de quotidiens internationaux se sont décidés à sonder la France en profondeur et à multiplier les reportages sur ce pays communément décrit comme "malade", "à la croisée des chemins" ou encore "rêvant de changement". Cela veut aussi dire que les équipes de reporters et de correspondants ont été renforcées à quinze jours du premier tour.

Même The Hindu, le grand quotidien anglophone indien, s'est fendu d'un éditorial sous forme de reportage pour tenter de faire comprendre les enjeux de l'élection française à ses lecteurs. La journaliste a décidé de suivre une certaine Christine Perez, une mère de famille de 41 ans, qui a décidé d'organiser en famille sa propre élection présidentielle. De dîners en dîners, à force de faire voter amis et familiers, elle est parvenue à mobiliser "jusqu'à 25 personnes la semaine dernière". Conclusion de The Hindu : "Les Français se passionnent pour cette élection."

Et le quotidien de poursuivre : "Les Français ne feront certes pas la révolution par les urnes, mais le prochain président sera le (ou la) candidat(e) qui saura le mieux incarner le changement que le pays réclame." Et le problème est qu'aucun des prétendants ne semble s'imposer vraiment. "M. Sarkozy est perçu comme trop autoritaire, despotique, répressif et trop libéral par une partie de la droite classique. De son côté, Mme Royal a suscité les doutes de la gauche traditionnelle sur ses capacités de gouvernance et sa connaissance des affaires étrangères. D'où l'émergence de François Bayrou, le troisième homme de cette élection." Bref, The Hindu sait qu'il ne sait rien… comme à peu près toute la presse internationale d'ailleurs.

Aussi, plutôt que de se perdre en conjectures, The Guardian a-t-il décidé de multiplier les reportages. Angélique Christafis s'est ainsi rendue à Lille pour sonder une population – celle du Nord – particulièrement touchée par le chômage. Elle y a rencontré Dominique Regueme, un jeune homme de 24 ans au chômage depuis deux ans qui rêve d'être monteur de cinéma et qui "n'a même pas les moyens – après avoir payé son loyer de 360 euros – de se payer une place de cinéma". Des jeunes gens comme ça, la correspondante du quotidien londonien en a rencontré des dizaines. Ils appartiennent à la "génération S, comme stagiaire" et sont souvent au chômage ou occupent des boulots sous-qualifiés.

"Le chômage de masse est en train de détruire ce pays", ajoute le jeune Dominique, qui explique "le malaise général" et la violence sous-jacente. La journaliste britannique explique même que, pour trouver du travail – n'importe quel travail – les Nordistes passent la frontière belge pour se faire embaucher au moment de la récolte des asperges. Un travail ingrat et mal payé, mais un travail tout de même.

Et lorsque le genre reportage s'épuise, il est alors temps de redevenir politique, à l'instar du Houston Chronicle, qui, dans un éditorial assez drôle, tente de trouver un équivalent à François Bayrou aux Etats-Unis. C'est-à-dire, explique l'éditorialiste, quelqu'un qui permettrait à la politique américaine de sortir du tête-à-tête républicains-démocrates. Il faudrait en somme "un démocrate raide ou un républicain de gauche". Le journaliste (Cragg Hines) se souvient de l'aventure de Ross Perot, un milliardaire politiquement 'indépendant' qui avait un temps porté les espoirs de ceux qui voulaient sortir du bipartisme. Une aventure courte et coûteuse. Il reste tout de même le maire de New York, Michael Bloomberg, "un ex-démocrate qui est suffisamment riche pour utiliser une partie de sa fortune pour se payer une campagne et qui est assez loin des républicains pour s'être fait élire à la mairie de la Grosse Pomme".

Mais, rappelle le Houston Chronicle, "rappelez-moi la dernière fois qu'un milliardaire juif mesurant moins de 1,70 mètre et originaire de New York a réussi à se faire élire à la Maison-Blanche ?" En clair, l'extrême centrisme, c'est pour la France et nulle part ailleurs.



jeudi 12 avril 2007 à 12:59
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Le roi de France. mrgreen.gif

Balthazar Napoléon III, le Bourbon "made in India" se rêve en duc de France
AFP.


L'un des héritiers du trône de France pourrait être Indien: Balthazar Napoléon de Bourbon III, qui serait descendant d'un cousin du roi Henri IV, revendique le titre de duc de France, au nom de l'incroyable histoire de son ancêtre Bourbon débarqué en Inde au XVIè siècle.
M. de Bourbon est un avocat et propriétaire terrien de 48 ans dont la famille est installée depuis 1775 à Bhopal, une ville historique du centre du sous-continent.
L'homme, corpulent et de petite taille, est chaleureux. Il reçoit en famille dans sa maison bourgeoise et kitch à la façade ornée d'une imposante fleur de lys surmontée de l'inscription "Maison de Bourbon". L'emblême de la monarchie française s'affiche sur ses meubles, cartes de visite et jusqu'à ses boutons de manchettes.
"On m'a toujours inculqué l'idée que j'appartenais à une famille noble et royale", raconte M. de Bourbon. A la suite de son père Salvadore, il milite depuis 20 ans pour que soit "reconnue" son appartenance à la Maison de Bourbon, dont le chef fut Roi de France jusqu'en 1830.
"Qu'ils me reconnaissent ou pas, je fais partie d'une grande famille. Je suis une fraction d'une part de la France", assène l'avocat qui ne parle pas un mot de français et n'a jamais mis les pieds dans l'Hexagone. Il a gardé de ses ancêtres français la foi dans le catholicisme. Ses enfants s'appellent Frédéric, Michelle et Adrien.
Les Bourbon indiens sont connus dans les cercles royalistes, mais leur histoire vient d'être remise au goût du jour par le Prince Michel de Grèce. Dans son roman historique, "Le Rajah Bourbon", il démontre ce que M. de Bourbon savait déjà: son ancêtre Jean-Philippe de Bourbon, arrivé en Inde en 1560, était bien le fils du Connétable de Bourbon, cousin du Roi Henri IV.
Après avoir tué dans un duel un noble français, Jean-Philippe fuit vers l'Espagne. Enlevé par des pirates, il échoue en Egypte puis est capturé par l'armée éthiopienne. Il s'échappe de nouveau et se retrouve à Goa, le comptoir portugais de l'Inde où il devient l'éminence de l'empereur moghol Akbar dont il épouse une belle-soeur.
La famille s'installe à Agra puis à Delhi où Jean-Philippe apprend qu'il est l'aîné de la Maison de France --les Bourbons sont désormais sur le trône avec Henri IV-- mais il renonce à ses droits. Ses descendants migreront vers Bhopal pour y rester jusqu'à aujourd'hui.
D'après Michel de Grèce, si la lignée du Connétable de Bourbon est l'une des héritières du trône de France, l'Indien Balthazar Napoléon III peut légitimement y prétendre. "Si Jean-Philippe est dans la ligne directe de succession, alors je le suis aussi", avance M. de Bourbon, sans pour autant revendiquer la couronne, "pleinement conscient que la France est une démocratie".
"Ce qui compte avant tout pour moi, c'est le lien familial. Les gens doivent savoir qu'un descendant de Jean-Philippe vit toujours (...) Nous avons le même sang, du sang français, du sang royal", dit-il.
Mais M. de Bourbon rêve surtout d'un titre royal. "La reconnaissance serait de nous donner le titre de +duc de France+ ou +duc de Bourbon+. Conférer ce titre aux Bourbon d'Inde serait une manière de reconnaître les souffrances endurées par ma famille obligée d'émigrer en Inde", plaide-t-il.
"Economiquement, je suis le maillon faible de la famille. Des gens pourraient penser que je vais les déstabiliser, peut-être parce que je suis Indien. Mais n'ayez pas peur, je ne réclame aucune richesse en France".
vendredi 13 avril 2007 à 20:22
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Le corps de Sophie retrouvé, le suspect mis en examen


La jeune fille a été retrouvée morte vendredi. Un homme de 46 ans a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivie de mort".


Le principal suspect dans la disparition de Sophie Gravaud, retrouvée morte vendredi près de Nantes, a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivie de mort" par un juge d'instruction nantais, a annoncé le procureur de la République de Nantes. Ce chef de mise en examen, prononcé avant la découverte du corps, devrait être rapidement requalifié en "enlèvement et séquestration suivie de mort", a précisé le procureur.

Le corps de la jeune femme, "très abimé" et pas "complètement vêtu", selon les gendarmes, avait été retrouvé vendredi en début d'après-midi, à Bouguenais, à quelques kilomètres du centre commercial de Saint-Herblain en Loire-Atlantique où elle travaillait. La macabre découverte a été faite par un promeneur dans un fossé situé près d'un chemin vicinal, le long d'une voie express reliant Nantes et Pornic. C'est là aussi qu'avaient été découverts des effets de la jeune femme mercredi soir.

Interdiction de sortir du département


Le principal suspect est un père de famille de 46 ans originaire de Bosnie. Ce mécanicien sans emploi est notamment soupçonné d'avoir utilisé la carte bancaire et le téléphone portable de la jeune femme dans les heures ayant suivi sa disparition, samedi vers 21 heures. Il a été identifié par la caméra vidéo d'une station-service de la région nantaise, où a été utilisée la carte bancaire. Il a affirmé aux enquêteurs avoir acheté le téléphone portable de la jeune femme à un tiers.

Il a par ailleurs expliqué s'être rendu à Bourgoin-Jallieu (Isère), où il a été interpellé, pour y chercher de l'argent chez des amis après avoir joué et perdu au jeu. Il avait pourtant interdiction de sortir du département de Loire-Atlantique en raison de sa mise en examen pour agression sexuelle sur mineure dans une affaire actuellement à l'instruction.

Ce message a été modifié par electrasstosphere - vendredi 13 avril 2007 à 20:22.
dimanche 15 avril 2007 à 16:40
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"J'ai vu mon copain à terre, j'ai entendu la mâchoire craquer"

Deux militants du fn, impliqués dans une rixe le 11 avril à Thizy (Rhône) avec de jeunes Français d'origine maghrébine, ont été mis en examen, vendredi 13 avril, pour "violences volontaires en réunion avec usages d'arme".

Agés de 26 ans et 44 ans, ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Les incidents avaient fait deux blessés. L'un d'eux a eu la mâchoire brisée à l'aide d'un gourdin.


Au lendemain des faits, les membres du FN avaient assuré être tombés dans un "guet-apens" d'une "bande ethnique d'une vingtaine de personnes" lorsqu'ils menaient campagne pour leur candidat aux législatives. Ils invoquaient la "légitime défense" pour expliquer les violences dont ils sont les auteurs.

L'enquête contredit leur version : "Les jeunes du village étaient quatre et non une vingtaine", confirme le procureur de Villefranche-sur-Saône, Francis Battut, qui désigne les frontistes comme les "agresseurs".

Rachid Merdji, raconte : "Le FN tournait en camionnette depuis le matin dans Thizy. Il y a eu des mots échangés. L'un des véhicules a accéléré et percuté mon collègue (la principale victime) à la hanche. Il a frappé dans la vitre et l'a brisée. Trois militants sont descendus avec des bâtons d'un mètre. On s'est fait laminer comme des chiens. J'ai vu mon copain, à terre, maîtrisé par des membres du FN, recevoir un coup de pied dans la mâchoire. J'ai entendu la mâchoire craquer, j'ai vu ses yeux tourner." Dimanche, une manifestation à l'appel de SOS-Racisme doit avoir lieu place Bellecour, à Lyon.

Source: Le Monde (lien.)

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