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mercredi 14 mars 2007 à 11:04
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Enquête : le BIT dénonce le racisme à l'embauche

Une enquête du Bureau international du travail indique qu'un employeur français préfère, quatre fois sur cinq, embaucher un candidat "d'origine hexagonale ancienne" plutôt que son collègue d'origine maghrébine ou noire africaine.

ne enquête du Bureau international du travail (BIT) publiée mercredi 14 mars indique qu'un employeur français préfère, quatre fois sur cinq, embaucher un candidat "d'origine hexagonale ancienne" plutôt que son collègue d'origine maghrébine ou noire africaine.
L'enquête, réalisée par testings, a été coordonnée avec le ministère de l'Emploi, entre fin 2005 et mi-2006.
"Collectivement, les employeurs testés ont très nettement discriminé les candidats minoritaires (d'origine maghrébine ou noire africaine) et seulement 11% des employeurs ont respecté tout au long du processus de recrutement une égalité de traitement entre les deux candidats", note le BIT. "Près de 90% de la discrimination globale est enregistrée avant même que les employeurs ne se soient donné la peine de recevoir les deux testeurs en entrevue", souligne l'enquête.
Différentes pratiques sont dénoncées, du mensonge basique ("le poste est déjà pourvu") à la réponse embrouillée ("rappelez-moi en fin de semaine, on est quel jour ? ...on est vendredi...euh oui donc, rappelez-moi la semaine prochaine pour voir s'il y a du changement."). Le BIT note également "une forme assez sournoise de discrimination" qui consiste à mettre en attente le candidat discriminé ("envoyez un CV", "rappelez" ou "on vous rappellera"), alors que le candidat majoritaire reçoit une proposition d'entretien.

Diplômes et expériences équivalents

Le BIT a testé ainsi 2.440 offres d'emploi à Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Paris et Strasbourg, en ayant recours à des étudiants ou des comédiens, de 20 à 25 ans, dûment formés pour l'exercice.
Tous Français, les candidats qui ont répondu à des offres de basses et moyennes-basses qualifications, dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, de la vente, du commerce et d'autres domaines comme les services à la personne, transports, accueil, etc., se font appeler, pour le "candidat majoritaire" Julien Roche ou Jérôme Moulin pour les hommes, Marion Roche ou Emilie Moulin pour les femmes, et Kader Larbi, Farid Boukhrit, Aminata Bongo ou Binta Traoré pour le "candidat minoritaire".
Tous ont des CV rigoureusement équivalents en termes de scolarité, formation, qualifications, expérience, mobilité, résidence et se distinguent simplement par la consonance de leur nom.
Les vrais faux candidats ont téléphoné, envoyé un CV ou se sont présentés directement.

Réponses différentes aux deux candidats

Dans 32,8% des cas, les deux candidats concurrents ont essuyé un refus après le premier contact. 22,3% ont été priés de patienter, 13,3% ont tous les deux été convoqués pour un entretien ou pour une évaluation (3,6%), ce qui constitue, souligne le BIT, la meilleure manière de prévenir les discriminations.
Dans les autres cas (28%), la réaction la plus fréquente a consisté à donner des réponses différentes aux deux candidats, les trois quart du temps au détriment du candidat d'origine maghrébine ou noire africaine.
Parfois, après un rendez-vous, la discrimination a quand même eu lieu, l'excuse invoquée par certains employeurs étant de faire croire au candidat discriminé qu'il est refusé sous prétexte qu'il habite loin.
Un seul test a eu pour résultat une discrimination à l'encontre d'un candidat prénommé Julien et intéressé par un poste de serveur. L'employeur a retenu le vrai faux Farid Boukhrit, après lui avoir posé une foule de questions sur ses origines et sa religion "parce que, lui a-t-il dit, j'ai un cuisinier originaire de Sétif qui visiblement n'accepte pas tellement les musulmans non pratiquants".

NOUVELOBS.COM
mercredi 14 mars 2007 à 11:54
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C'est pour cela que certains politiciens presentent dans leur campagnes l'idée du CV anonyme.
Mais bon cela ne change pas grand chose dans le sens ou apres la rencontre avec le candidat, l'employeur aura pris connaissance de son origine.
Cela dit il y avait eu une enquete aussi sur le faite qu'une fois que l'employeur avait rencontré la personne, il y avait tout de même une legere difference. Un cas de conscience plus important peut etre. C'est comme la technique du 1er pas quoi.

Mais bon cet article que tu donnes remets en cause quelque part de cette possibilité d'amelioration.
C'est bien decevant
mercredi 14 mars 2007 à 11:58
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Darfour : Un rapport accablant

Soudan . Le conseil des droits de l’homme de l’ONU pointe les responsabilités de Khartoum.

La commission d’évaluation pour le Darfour, mise sur pied par le Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU en décembre 2006, vient de sortir son rapport. Il sera présenté au conseil lors de sa 4e session qui s’est ouverte cette semaine à Genève. C’est un rapport dur aussi bien sur la situation dans la région que pour le gouvernement soudanais. Il met en évidence la catastrophe humanitaire en cours au Darfour et plus loin, jusqu’au Tchad (environ 2 millions de réfugiés sont pris dans la guerre que se livrent l’État soudanais et des rebelles). Aggravé par les attaques des milices progouvernementales, les djandjawids, ce conflit aurait déjà fait près de 200 000 victimes civiles. La commission d’enquête accuse clairement l’État soudanais de manquer à son « devoir de protection » envers sa population et les réfugiés et « d’avoir participé à des atrocités à leur encontre ». Elle estime que « la responsabilité de la communauté internationale est désormais engagée de manière urgente » pour pallier la situation. La commission exige du Soudan qu’il accepte « la venue d’une force de maintien de la paix (ONU et/ou OUA) », qu’il « respecte le droit humanitaire » et qu’il permette « le travail sur le terrain des organismes d’aide ». Quant aux rebelles, ils sont appelés au respect des mêmes droits et à « arrêter de se servir des civils comme protection ». La commission appelle de ses voeux des « pourparlers de paix » entre factions soudanaises ainsi que la tenue rapide d’une « conférence régionale », sous auspices internationaux, pour éviter les risques d’une extension du conflit.

Ramine Abadie


mercredi 14 mars 2007 à 13:19
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Ce mariage homosexuel qui agite la vieille Europe

MONDE - Débat de société

En France, la Cour de cassation se prononce aujourd’hui sur le mariage homosexuel. Une législation qui divise l’Europe.

CAROLINE STEVAN
Publié le 13 mars 2007



Il y eut une époque où l'on empêchait les femmes de divorcer, il en est une où l'on défend aux hommes de se marier.
Le 5 juin 2004, à Bègles, en Gironde, Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier se prenaient pour époux, costume sombre et costume blanc devant l'écharpe tricolore de Noël Mamère. Le 27 juillet, le premier mariage homosexuel français était déclaré nul par le Tribunal de grande instance de Bordeaux, une décision confirmée quelques mois plus tard par la Cour d'appel. Le couple s'est pourvu en
Cassation; le «tribunal suprême» doit rendre son verdict aujourd'hui.

Unions civiles

L'avocate des mariés invoque «les valeurs fondamentales d'égalité et de fidélité» et la «consécration d'une évolution». Et rappelle que le Code civil français hérité de Napoléon ne précise pas expressément qu'une noce doit être conclue entre un homme et une femme, même si, sous Bonaparte, «la question ne se posait pas». De son côté, l'avocat général estime que les bouleversements induits par une autorisation du mariage gay seraient tels que la décision en revient au législateur et non au judiciaire.

En Italie, la thématique fait également débat. Le gouvernement a adopté un projet de loi le mois dernier visant à légitimer les couples non mariés, homos ou hétéros. Une reconnaissance allant du droit de visite à l'hôpital et à la succession après quelques années de vie commune. Le Vatican a fait part de sa désapprobation et prévoit d'organiser une «journée de la famille» afin de protester contre les amours impies. Quelques milliers d'Italiens ont manifesté ce week-end pour exhorter le gouvernement Prodi à tenir bon. «Cette bataille fait partie d'une lutte plus générale en faveur de la laïcité de l'Etat», a souligné le député socialiste Enrico Boselli.

En Europe, seuls trois pays ont légalisé le mariage gay: la Hollande, la Belgique et l'Espagne. Quelques autres ont opté pour des partenariats ou des unions civiles. L'Allemagne, ainsi, parle de «contrat de vie commune» depuis 2001, la France a adopté le Pacte civil de solidarité en 1999, les pays scandinaves et la Suisse – depuis juin 2005 – autorisent le «partenariat enregistré». Chaque appellation cache de petites différences, en matière fiscale notamment, mais seuls l'Espagne et les Pays-Bas autorisent l'adoption d'enfants.

Selon l'Eurobaromètre publié en décembre 2006, 49% des citoyens de l'Union désapprouvent le mariage homosexuel et 61% sont contre l'adoption par les couples gay. Signé en 1997, le Traité d'Amsterdam, qui précise les règles de fonctionnement de l'UE, stipule que nul ne peut être discri­miné en fonction de son orientation sexuelle. Paris tranchera aujourd'hui
mercredi 14 mars 2007 à 13:22
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Hum .....
J'ai trouvé un autre article....
mercredi 14 mars 2007 à 13:24
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Le mariage homosexuel définitivement illégal

figaro.fr (avec AFP et AP). Publié le 13 mars 2007

La Cour de cassation a annulé l'union, célébrée en 2004 à Bègles par Noël Mamère.



C’est un revers pour la communauté homosexuelle. La Cour de cassation a annulé mardi définitivement le "mariage" homosexuel de Bègles, en rejetant le pourvoi formé par les deux "mariés".


Le mariage de Stéphane Chapin, 36 ans, et Bertrand Charpentier, 33 ans, avait été célébré en juin 2004 par le maire de Bègles, Noël Mamère. En juillet de la même année, le tribunal de grande instance de Bordeaux avait annulé cette union. Une décision qui avait été confirmée le 19 avril 2005 par la cour d'appel de Bordeaux.


Aujourd’hui, la Cour de cassation a confirmé cet arrêt, annulant définitivement le mariage des deux homosexuels. «Selon la loi française, le mariage est l’union d’un homme et d’une femme», a-t-elle estimé.


L’avocat général avait considéré vendredi qu’il appartenait au législateur et non au juge de trancher sur cette question : «Compte tenu des enjeux de société importants qui relèvent de cette question et de la dimension politique évidente que revêt toute tentative d'y apporter des réponses adaptées, abandonner à la seule autorité judiciaire le soin de se prononcer, me paraît exiger du juge qu'il accomplisse une tâche excédant les limites permises de son action», avait déclaré le magistrat.


La décision de la Cour de cassation n'a pas étonné Noël Mamère qui "ne regrette pas une seconde un acte éminemment politique". Et d'affirmer : "Je vais me battre avec eux pour que cette question soit présente dans le débat lors de la présidentielle et des législatives". Les deux homosexuels ont fait savoir qu'ils allaient saisir la Cour européenne des droits de l'Homme.

Ce message a été modifié par Chiii38 - mercredi 14 mars 2007 à 19:09.
mercredi 14 mars 2007 à 16:14
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Tu peux aussi les poster ici. mrgreen.gif

( et il y a une faute dans le titre de ton dernier article : "illegalle" )
mercredi 14 mars 2007 à 19:11
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Voila c'est fait pour les deux choses ^^
mercredi 14 mars 2007 à 23:09
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Survivre au Zimbabwe, malgré les pénuries et la répression

LE MONDE | 13.03.07 | 12h45 • Mis à jour le 13.03.07 | 13h44
HARARE ENVOYÉE SPÉCIALE



AP/TSVANGIRAYI MUKWAZHI
Des enfants ramassent des oeufs dans les poubelles dans une rue de Mbare (Zimbabwe), en décembre 2005.


Les Zimbabwéens sont les seuls au monde à vivre avec des prix qui augmentent de 1 600 % par an. Ils doivent se nourrir, se loger, s'habiller, se déplacer avec l'argent gagné aujourd'hui, qui ne vaudra plus rien demain. Le salaire d'un instituteur ne permet pas de faire un plein d'essence.

"Nous sommes tous des délinquants. On s'en sort parce qu'on ne fait plus rien dans les règles. Il a fait de nous des voyous", lâche un cadre d'une société de grande distribution.

"Il" désigne Robert Mugabe, le chef de l'Etat, dont on ne prononce jamais le nom en public sauf pour chanter ses louanges.

Il y a deux mondes parallèles au Zimbabwe. Dans le premier, un dollar américain vaut 250 dollars zimbabwéens, l'inflation sera contenue à 400 % en 2007 et la récolte de céréales devrait battre un record. Dans l'autre, un dollar américain vaut 7 800 dollars zimbabwéens, l'inflation est hors de contrôle, et chacun plante du maïs, en ville et à la campagne, pour ne pas mourir de faim.

"On va trouver une solution" est certainement la phrase la plus courante. Souvent la "solution" réside dans un nouveau moyen de contourner la loi, en jouant sur la différence entre le taux de change officiel et celui du marché noir. Alors que la banque centrale est constamment à court de devises, les billets verts américains, les livres sterling ou les rands sud-africains s'échangent en permanence derrière des portes closes.

Grâce aux quatre millions de Zimbabwéens (un habitant sur trois) qui ont fui le pays, le flot de devises ne tarit pas.

Myriam était psychiatre dans le plus grand hôpital public d'Harare. "Les patients marchaient des heures, raconte-t-elle. Je n'avais jamais un médicament à leur donner. Je les envoyais dans une pharmacie privée, mais je savais qu'ils n'en avaient pas les moyens." C'était en 2002, il n'y avait déjà plus de médicaments dans le secteur public. Myriam s'est installée en Grande-Bretagne et envoie de l'argent à ses parents, retraités de l'enseignement. Elle est revenue en vacances, les poches pleines de devises.

Qu'ils soient à Londres ou à Johannesburg, les migrants rapatrient au pays une partie de leurs revenus, même modestes, pour aider ceux qui sont restés. Le pays perd ainsi ses meilleurs diplômés et sa force de travail. Bien entendu, cet argent ne passe jamais par les banques. "Ici, c'est facile de devenir millionnaire en une nuit, dès que l'on a accès à des devises. Des grandes villas se construisent à Harare, les plus belles voitures roulent en ville, la crise n'est pas un drame pour tout le monde", explique un journaliste. "Le chef de l'Etat est au courant, tout le monde s'espionne, se dénonce. Au final, c'est lui qui contrôle tout, peut faire tomber qui il veut quand il veut. Alors personne ne bouge", poursuit-il.

A côté de cette minorité qui profite sans vergogne de la situation, la majorité se bat pour s'en sortir. Plusieurs villes de provinces n'ont plus de services municipaux, les coupures d'électricité sont fréquentes et les infrastructures, faute de pièces de rechange, se désagrègent.

A Harare, la maintenance du système d'approvisionnement en eau potable est de plus en plus défectueuse, et des cas de choléra sont apparus en ville. Il ne reste plus dans la capitale un terrain vague, ou une friche, la moindre parcelle de terre est désormais plantée de maïs. Dans les grandes surfaces, les quelques clients passent un temps fou à comparer les prix avant de repartir avec un ou deux articles. En général, le minimum vital. Ils passeront encore de longues minutes à la caisse pour compter les billets qu'ils emportent en liasses épaisses.

Parfois il n'y a plus de sucre pendant quelques jours ou plus d'huile, quand la production locale ne suit pas ou quand les importateurs ont des problèmes pour trouver des devises. Les produits non périssables disparaissent vite des étals. Depuis quelques semaines, on ne trouve presque plus de pain, les boulangers refusant de vendre au prix fixé par le gouvernement, qui revient pour eux à une vente à perte.

ESPÉRANCE DE VIE : 37 ANS

Les femmes d'Harare en parlent peu par pudeur, mais elles souffrent aussi d'une pénurie de produits hygiéniques. Importés, ils sont hors de prix, et l'usine locale ne fonctionne plus faute de devises. Une campagne de solidarité a été lancée en Afrique du Sud et en Grande-Bretagne. Elle a permis d'envoyer en 2006 un million de serviettes hygiéniques, et financera cette année la réouverture de l'usine locale.

Dans de nombreuses maisons, on empile sacs de riz, de farine ou bouteilles d'huile. La santé est le premier secteur touché par cette crise sans précédent et seule une petite classe privilégiée peut encore se soigner. L'espérance de vie n'est plus que de 37 ans (34 pour les femmes), elle était encore de 62 ans en 1999. Le sida n'est pas seul responsable, mais aussi la pauvreté, la malnutrition, les problèmes de transport.

Les médecins internes, qui gagnent à peine 60 000 zim dollars par mois, sont en grève depuis début janvier. Ils réclament une augmentation de 8 000 %. Parce qu'ils n'ont pas encore en main leur diplôme de fin d'études, délivré au terme de leur période de travail dans le secteur public, ils ne peuvent ni ouvrir un cabinet privé ni partir à l'étranger. Ils ont été rejoints par les médecins titulaires puis par les infirmières. Les hôpitaux manquent de tout, de médicaments mais surtout de personnel.

Début février, les enseignants se sont mis en grève. Les salaires des fonctionnaires sont ridiculement bas et chacun trouve une autre source de revenus pour survivre. "On a souvent deux ou trois métiers, la journée à l'école, après on donne des cours particuliers, ou on fait des traductions pour le privé", raconte ce professeur de français, qui vend à l'étranger de l'artisanat local.

Avec le prix du transport, travailler est un luxe. "Parfois je me demande pourquoi nos ouvriers continuent à venir à l'usine. Avec leur salaire, ils peuvent à peine payer le bus", explique un cadre de l'industrie du tabac. L'entreprise offre un repas à la cantine, un uniforme et une assurance maladie minimale, seules raisons de se déplacer. Beaucoup marchent, souvent des heures. Dans la plupart des familles, on ne mange qu'une fois par jour.

Fabienne Pompey

www.lemonde.fr

Ce message a été modifié par uno - mercredi 14 mars 2007 à 23:10.
jeudi 15 mars 2007 à 11:30
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Un ex-membre d'Al-Qaïda reconnaît être le cerveau du 11-Septembre
AFP.


Khaled Cheikh Mohammed, ancien chef du "Comité militaire d'Al-Qaïda" a reconnu être le "cerveau" des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près de 3.000 morts à New York et Washington, dans une déclaration diffusée mercredi par le Pentagone.
"Je suis responsable de l'opération du 11-Septembre de A à Z", a dit Cheikh Mohammed, détenu par les Américains depuis 2003, dans une déclaration lue en son nom par un officier américain et dont l'AFP s'est procuré une copie. Au total, il a reconnu être responsable de 31 attaques ou tentatives d'actes terroristes, selon ce document.
Le Pakistanais, ex-numéro 3 du réseau terroriste Al-Qaïda d'Oussama ben Laden comparaissait sur la base américaine de Guantanamo (Cuba) au cours d'une audience pour déterminer son statut de "combattant ennemi". Le Pentagone a précisé que Cheikh Mohammed était présent à cette audience. Le Pentagone n'a pas autorisé les journalistes à suivre les audiences. Les avocats des détenus n'ont pas non plus été autorisés à être présents.
Jusqu'à son arrestation au Pakistan en mai 2003, Cheikh Mohammed, âgé de 41 ans, a été chef militaire et responsable du "Département des opérations extérieures" d'Al-Qaïda. Les Etats-Unis le considèrent comme le responsable opérationnel des attentats du 11-Septembre.
Cheik Mohammed a reconnu sa responsabilité dans 31 opérations dont des tentatives d'assassinat contre les anciens présidents américains Bill Clinton et Jimmy Carter et contre le pape Jean Paul II lors d'un voyage du souverain pontife aux Philippines. Une des revendications a été censurée par le Pentagone dans la version distribuée à la presse.
Cheikh Mohammed a également reconnu sa responsabilité pour l'attentat commis en 1993 contre le World Trade Center à New York et l'attentat à la bombe contre une boîte de nuit à Bali (Indonésie). Le Pakistanais a également indiqué qu'il préparait une seconde vague d'attentats après ceux du 11-Septembre contre le World Trade Center et le Pentagone à Washington. Ces attentats visaient selon lui la Library Tower à Los Angeles (ouest), la Sears Tower à Chicago (nord), la Plaza Bank dans l'Etat de Washington (nord-ouest) et l'Empire State Building à New York.
Il a dit être responsable de la planification, du financement et du suivi des opérations pour détruire des navires américains et des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, le détroit de Gibraltar et le port de Singapour. La déclaration fait également état d'un projet visant à détruire le canal de Panama.
Cheikh Mohammed a également revendiqué la paternité d'un attentat ayant coûté la vie de deux soldats américains au Koweit et le projet d'attentat du Britannique Richard Reid qui envisageait de faire exploser un avion lors d'un vol transatlantique avec des chaussures bourrées d'explosifs en décembre 2001.
Soupçonné d'avoir commandité et participé à l'assassinat du journaliste américain Daniel Pearl en janvier 2002, Cheikh Mohammed évoque d'une manière extrêmement confuse le journaliste du Wall Street Journal qu'il qualifie "d'agent du Mossad", les services secrets israéliens.
Quatorze hauts responsables d'Al-Qaïda, dont Cheikh Mohammed, comparaissent depuis vendredi sur la base de Guantanamo. Outre Cheikh Mohammed, ces audiences concernent également Ramzi ben Al-Shaiba, un des organisateurs présumés des attentats du 11-Septembre, Abou Zoubeida, un proche d'Oussama ben Laden, et Hambali, soupçonné d'être le cerveau de l'attentat qui a fait plus de 200 morts à Bali en 2002.
Si le statut de "combattant ennemi" est confirmé, les hauts responsables d'Al-Qaïda pourraient être inculpés. Ils auraient alors droit à un avocat militaire et seraient traduits devant un tribunal militaire d'exception, selon la procédure très contestée établie par une loi promulguée à l'automne.
Les quelque 370 autres détenus de Guantanamo sont tous passés devant une commission similaire chargée de déterminer leur statut.
jeudi 15 mars 2007 à 16:39
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Je ne sais pas, ça sent la pression tout ça..dit-il la vérité ?
jeudi 15 mars 2007 à 17:16
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QUOTE (Immortel95 @ 15 Mar 2007 à 15:39)
Je ne sais pas, ça sent la pression tout ça..dit-il la vérité ?

Je sais pas, je vais reposter l'article dans le topic du 11 septembre, tiens.
jeudi 15 mars 2007 à 18:16
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Décès de la résistante Lucie Aubrac, hommages unanimes
Reuters.


L'ensemble de la classe politique a salué jeudi la mémoire de Lucie Aubrac, figure de la Résistance, qui est décédée à l'âge de 94 ans.

Des voix de droite comme de gauche se sont élevées pour proposer son transfert au Panthéon, aux côtés de Jean Moulin.

Lucie Aubrac est morte mercredi soir à l'Hôpital suisse de Paris à Issy-les-Moulineaux, a-t-on appris auprès de sa famille. Elle était hospitalisée depuis deux mois et demi.

"Une lumière de la Résistance s'est éteinte cette nuit", déclare Jacques Chirac dans un communiqué, faisant part de sa "tristesse" et de son "émotion". Le chef de l'Etat, qui a téléphoné à son mari, Raymond, salue "une figure emblématique de l'engagement des femmes dans la Résistance".

"Lucie Aubrac restera à jamais dans nos mémoires et celle de nos enfants comme un symbole d'honneur et un idéal pour tous les Français", écrit le Premier ministre, Dominique de Villepin.

Pour Ségolène Royal, première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée, Lucie Aubrac "a incarné la lutte des Français pour la liberté et dans ce combat a illustré la participation des femmes".

"La France perd en Lucie Aubrac l'une des grandes figures de la République", estime la candidate présidentielle du Parti socialiste dans un communiqué.

Lucie Aubrac "était la France debout, celle de l'engagement et du courage jusqu'au bout", écrit François Hollande, premier secrétaire du PS.

En avril 2006, en pleine crise du CPE, Lucie Aubrac avait signé un "Appel des résistants" appelant les Français à mettre un terme à la "casse sociale du pouvoir actuel".

De son côté, Nicolas Sarkozy rend hommage à celle qui "refusa la soumission de la France, la haine et l'antisémitisme". "Au nom du courage et de l'amour, elle prit tous les risques", rappelle le candidat de l'UMP.

UNE VIE À RACONTER ET À MILITER

Pour la Ligne des droits de l'Homme, "il est des noms, très rares, qu'il suffit de prononcer pour que s'éclaire l'essentiel. Pour tous les Français, le nom de Lucie Aubrac est de ceux-là".

"Ce nom dit le courage sous toutes ses formes, le combat pour la liberté et l'égalité", ajoute l'organisation.

Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes, et Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, se prononcent pour l'entrée de Lucie Aubrac au Panthéon, où les cendres de Jean Moulin ont été transférées en 1964 sur décision du général de Gaulle, pour commémorer le 20e anniversaire de la Libération.

"La France s'enorgueillirait de voir une telle femme entrer au Panthéon", dit la candidate anti-libérale.

Pour le président UMP de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, l'ancienne enseignante aura été un "symbole de l'engagement actif des femmes dans la Résistance"

Née en juin 1912 près de Mâcon, Lucie Bernard dite Aubrac avait obtenu l'agrégation d'histoire à la fin des années 1930 et épousé Raymond Samuel en 1939.

Après avoir milité contre la montée du fascisme, elle rejoint les rangs de la résistance à l'occupation allemande en 1940 en participant à la création du mouvement Libération-Sud, qui publie le journal Libération.

Lucie Aubrac effectue des missions d'information puis joue, enceinte de son deuxième enfant en 1943, un rôle majeur dans l'évasion de son mari lors d'un transfert, après son arrestation à Caluire avec Jean Moulin et d'autres chefs de la Résistance par la Gestapo, dirigée pour la région de Lyon par Klaus Barbie.

En février 1944, le couple gagne Londres.

Après la guerre, Lucie Aubrac reprend son métier d'enseignante qu'elle avait interrompu en entrant dans la clandestinité après l'évasion de 1943.

Elle ne cesse alors de militer en faveur de la paix et de livrer, à travers de nombreuses conférences, le témoignage de son engagement dans la Résistance, multipliant les rencontres dans les collèges et les lycées.

En plus de son livre autobiographique, elle avait écrit un ouvrage didactique "La résistance expliquée à mes petits enfants" (2000).

Sa vie a été adaptée au cinéma par le réalisateur Claude Berri en 1997. Elle était incarnée à l'écran par Carole Bouquet.
vendredi 16 mars 2007 à 14:35
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Les Français reviennent au robinet

Pour la première fois depuis 8 ans, les Français déclarent boire plus d'eau du robinet qu'en bouteille. 82% la jugent "sûre" et 73% "bonne".



La tendance s'inverse. Les Français déclarent consommer plus d'eau du robinet que d'eau en bouteille pour la première fois depuis 1999, selon un sondage de la Sofres publié jeudi. 67% des Français déclarent consommer au moins une fois par semaine de l'eau du robinet (dont 50% plusieurs fois par jour), ce qui correspond à une hausse de 4 points par rapport à 2006 (63%). Dans le même temps, 60% affirment consommer au moins une fois par semaine de l'eau en bouteille (43% plusieurs fois par jour), soit 6 points de moins qu'en 2006 (66%).

Autre enseignement du sondage, et pas des moindres après la polémique engendrée par la publicité de Cristaline (lire notre article) : 82% des Français estiment que "l'eau du robinet est sûre" (en hausse de 2 points par rapport à 2006) et que 73% la jugent "bonne". Parmi les 23% qui se déclarent insatisfaits de la qualité de l'eau du robinet, les principaux reproches concernent le goût (45%), le chlore (33%) et le calcaire (23%).

Ce sondage est la 12ème édition d'un baromètre réalisé chaque année à la demande des industriels de la branche (Centre d'information des entreprises de services d'eau et d'assainissement). Il a été réalisé dans les mêmes conditions que les précédentes, lors d'entretiens en face à face, du 15 novembre au 5 décembre, auprès d'un échantillon représentatif de 1954 individus de 18 ans et plus
vendredi 16 mars 2007 à 14:38
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L'Afrique du Sud lance un nouveau plan de lutte contre le sida

mercredi 14 mars 2007, mis à jour à 14:15, l'Express

L'Afrique du Sud a lancé un nouveau plan d'action contre le sida alors qu'une étude a souligné les terribles conséquences de l'inaction du gouvernement: 1.500 Sud-Africains sont contaminés chaque jour par la maladie.

Le nouveau "Plan national stratégique" a pour ambition de réduire de moitié le nombre de contaminations et de proposer un traitement et un accompagnement à 80% des personnes séropositives d'ici 2011.

Les experts médicaux veulent y voir un changement d'état d'esprit des autorités sud-africaines face à une maladie qui a déjà contaminé 5,5 millions d'habitants sur une population totale de 47 millions, et qui tue chaque jour, selon des estimations, un millier de Sud-Africains.

"Certaines indications montrent qu'il y a eu un véritable changement au plus haut niveau", estime le quotidien Business Day mercredi dans son éditorial.

Le gouvernement du président Thabo Mbeki est depuis longtemps accusé d'avoir sous-estimé la menace que constitue l'épidémie de sida, en demandant notamment des expertises à des scientifiques réputés pour être des "négationnistes du sida" et en remettant en cause l'efficacité des traitements antirétroviraux (ARV).

Sous la pression de l'opinion publique, le gouvernement a toutefois lancé l'un des plus importants programmes mondiaux de distribution d'antirétroviraux - dont bénéficient aujourd'hui plus de 200.000 personnes et qui pourrait d'ici 2011 concerner un million de personnes. De nombreux observateurs politiques continuent toutefois de mettre en doute la sincérité de l'engagement du gouvernement à combattre la maladie.

Le lancement du nouveau plan d'action a cependant suscité une vague d'espoir, en raison notamment du départ pour raisons médicales du ministre de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang, et de la nomination de la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka pour diriger la politique du gouvernement en matière de lutte contre le sida.

REGARD NEUF

Les militants associatifs se sont félicités de sa volonté d'appréhender avec un regard neuf le combat contre l'épidémie.

Mlambo-Ngcuka a déclaré mercredi lors d'une conférence sur le sujet que le nouveau plan ciblerait en particulier les hommes dans le but de leur faire prendre conscience du danger de la maladie.

Mais il reste la question du financement. Des responsables gouvernementaux ont indiqué que le budget initial du plan d'action s'élevait à 3,3 milliards de dollars mais plusieurs estimations évaluent à six milliards de dollars le coût des mesures.

"Le gouvernement est-il prêt à aller chercher (l'argent) au fond de ses poches? C'est un véritable test de la (sincérité) de son engagement", s'interroge Business Day.

Une étude publiée mercredi a souligné le coût élevé de l'inaction du gouvernement: il y a eu 571.000 nouvelles contaminations en 2005, soit environ 1.500 contaminations chaque jour, un chiffre bien supérieur aux projections du ministère de la Santé.

Cette enquête, publiée dans l'édition de mars du Journal de l'association médicale sud-africaine, indique que les campagnes de prévention ne parviennent pas à sensibiliser les jeunes, et plus particulièrement les jeunes femmes.

"Parmi les jeunes gens appartenant à la classe d'âge des 15-24 ans, les femmes représentent 90% des récentes contaminations au VIH (virus de l'immunodéficience humaine)", expliquent les chercheurs.

L'étude montre par ailleurs qu'un certain nombre d'enfants ont été contaminés par le virus sans qu'il leur ait été transmis par leur mère, ce qui pourrait être la conséquence de violences sexuelles. Les habitants des bidonvilles, qui continuent de s'étendre en Afrique du Sud, sont les plus touchés par la maladie.
vendredi 16 mars 2007 à 14:42
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Le TGV se prépare au record du monde

FABRICE AMEDEO. Publié le 16 mars 2007

La nouvelle ligne a été inaugurée hier, mais les voyageurs ne pourront emprunter le nouveau train qu'à partir du 10 juin.


AMBIANCE à bord. Trois cents invités, dont Dominique Perben, ministre des Transports, étaient à bord du TGV Est, hier, pour l'inauguration officielle de la nouvelle ligne. Au menu des festivités, un spectaculaire feu d'artifice le long de ses 300 kilomètres de voie. L'événement était attendu. Cette nouvelle ligne constitue la première étape d'un axe européen à grande vitesse entre Paris et Budapest. Il devrait voir le jour à horizon 2020. En attendant de traverser l'Europe par le rail en quelques heures, les voyageurs pourront se rendre de Paris à Strasbourg en 2 h 20 et à Luxembourg en 2 h 05. Ils devront toutefois patienter jusqu'au 10 juin, date du lancement commercial du TGV Est par la SNCF. D'ici là, les techniciens d'Alstom, de Réseau ferré de France et de la SNCF vont poursuivre leurs tests avec en ligne de mire le record du monde de vitesse sur rail.


Début avril, le 3 ou le 5 selon la météo, le TGV tentera de battre son ancien record de 513,3 km/h du 18 mai 1990. Le nom de code de l'opération est « V 150 » pour 150 mètres par seconde, soit 540 km/h, objectif officiellement annoncé. D'après des proches du dossier, les trois partenaires chercheraient plutôt à se rapprocher le plus possible des 600 km/h.


Pour l'heure, la rame du record est conservée à l'abri des regards dans un entrepôt au nord de Paris. Elle a été assemblée dans les chantiers Alstom de La Rochelle et adaptée à la très haute vitesse : les roues sont surdimensionnées tandis que le train ne comporte que deux locomotives et trois wagons duplex. L'un d'eux accueille les laboratoires d'Alstom et de RFF ainsi que celui de l'Agence d'essai ferroviaire de la SNCF.


Spasme de caténaire


« Un tel record a une vocation avant tout scientifique, commente Patrick Trannoy, le responsable de la nouvelle ligne chez RFF. Il s'agit de pousser à leurs limites l'infrastructure ferroviaire et tous les composants d'un train afin de recueillir de précieuses informations sur leur résistance et leur longévité. »


En janvier et février, la rame V 150 a donc réalisé plusieurs sorties expérimentales dont certaines au-dessus des 500 km/h. Durant cette campagne, les techniciens ont pu tester la résistance des voies. Ils ont également dû retendre les caténaires, les lignes d'alimentation électrique des trains. Objectif : éviter les « spasmes de caténaire ». Quand le train est lancé à grande vitesse, il rattrape l'onde qu'il provoque le long du câble métallique. De leur côté, les techniciens d'Alstom ont suivi avec une attention toute particulière l'une des trois voitures de la rame V 150, équipée de la technologie AGV (automotrice grande vitesse). Cette dernière équipera la future génération de TGV du groupe français, capable de rouler à 360 km/h en vitesse de croisière.


Le marché du siècle


Ce train devrait réaliser ses premiers essais début 2008, avec une commercialisation prévue en 2009-2010. Son innovation provient de son système de motorisation répartie : les wagons ne sont plus tirés par une locomotive, ils sont tous moteurs. Un système dont sont déjà équipés ses concurrents : le Velaro de Siemens et le Zefiro du canadien Bombardier. Ces trois groupes se retrouveront en concurrence sur ce qui pourrait être le marché du siècle : le renouvellement de la flotte de TGV de la SNCF. L'appel d'offres devrait être lancé au début de 2008 pour une livraison à horizon 2013. D'après nos informations, il s'agirait de remplacer 500 trains, soit un contrat géant de 1'ordre de 12,5 milliards d'euros. « Le record et cet appel d'offres sont deux sujets complètement différents, prévient Guillaume Pépy, directeur général exécutif de la SNCF. La recherche sur la très haute vitesse n'a rien à voir avec celle sur le meilleur rapport qualité-prix pour un train commercial. » Le fait que le record soit battu avec de la technologie Alstom ne préjuge donc pas du résultat de la compétition.


samedi 17 mars 2007 à 15:40
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Israel Singer est mis à la porte du Congrès juif mondial

CRISE. Le chef exécutif, connu en Suisse pour l'affaire des fonds en déshérence, est accusé d'irrégularités s'élevant à plusieurs millions.

Luis Lema, New York
Samedi 17 mars 2007


«Israel Singer n'est plus associé au Congrès juif mondial, ni à aucune de ses branches.» Si la lettre envoyée cette semaine évite de parler de renvoi, c'est bien de cela qu'il s'agit. Connu en Suisse pour l'affaire des fonds en déshérence, dans laquelle sa dureté lui avait permis d'obtenir 1,25 milliard de dollars des banques suisses, Singer était, dans les faits, le chef exécutif du Congrès juif mondial (CJM) depuis des années. Sa mise à l'écart fait suite à une période de grands remous, après qu'ont été mises en lumière des irrégularités s'élevant à plusieurs millions de dollars.

Suite: ici.
lundi 19 mars 2007 à 14:19
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L'ADSL progresse, les plaintes aussi...

Le nombre de plaintes concernant les fournisseurs d'accès, enregistrées par l'AFUTT, a augmenté de plus de 50% en 2006

Le baromètre 2006 de l'Association Française des Utilisateurs des Télécommunications a été publié dimanche 18 mars dans le Journal du Dimanche. Les conclusions ne sont pas optimistes car si le nombre d'abonnés a fortement augmenté en 2006, les plaintes contre les fournisseurs aussi.

Le bilan dressé par l'AFUTT est sans appel. Alors que les contrats des FAI ne représentent que 15% de la sphère des télécoms, la part des plaintes répertoriées par l'AFUTT concernant ces fournisseurs atteint 64%. L'ADSL et le haut-débit sont donc bien plus souvent mis en cause que la téléphonie fixe ou mobile.

L'AFUTT publie la liste des fournisseurs pour qui le plus de plaintes ont été reçues. Avec 1849 plaintes, Alice est l'opérateur le plus critiqué, suivi par Free (1310), Club Internet (1267) et Neuf (834). Au contraire, Orange est le fournisseur d'accès le moins visé par les abonnés avec seulement 175 plaintes selon l'AFUTT.

Quels sont les motifs les plus souvent cités par les abonnés ? Par rapport à 2005, les plaintes liées à la qualité générale de fonctionnement de la ligne ont doublé. Les problèmes de livraison et d'installation des modems arrivent toujours en seconde position malgré une baisse sensible enregistrée en 2006. Enfin, le troisième principal motif de désagrément est la coupure de ligne avec une explosiion de 333% en un an (dégroupage total et écrasement de ligne-slamming).

Les chiffres de l'AFUTT ne sont certes pas exhaustifs puisque nombre d'internautes se plaignent directement à la DGCCRF ou résilient leur contrat pour s'abonner chez un concurrent. Reste que ce baromètre est un indicateur qui fournit les grandes tendances. "Les opérateurs consacrent l'essentiel de leurs efforts à conquérir les clients et font passer la qualité au second plan" estime Bernard Dupré, le délégué général de l'association. Engagés dans une bataille à couteaux tirés, les FAI doivent améliorer leur qualité de service. La mise en place de "vrais" centres de relation client est certes un investissement mais les abonnés sont aujourd'hui davantage prêts à choisir un forfait pour sa qualité et non plus que pour son prix. Alors 2007, l' année du changement?
lundi 19 mars 2007 à 14:21
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Colonna demande au tribunal la condamnation de Sarkozy


PARIS (Reuters) - Yvan Colonna, accusé de l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, a demandé en personne au tribunal de Paris la condamnation de Nicolas Sarkozy pour "atteinte à la présomption d'innocence" dans des discours récents.

Le parquet a soutenu le rejet de sa demande, estimant que les propos litigieux du ministre de l'Intérieur ne faisaient que décrire la situation juridique du suspect. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 4 avril prochain.

Entouré de 25 gendarmes dans son box, dans une salle d'audience cernée par une trentaine d'autres agents des forces de l'ordre, le berger de Cargèse a estimé que le ministre de l'Intérieur cherchait à faire pression sur les juges qui examineront l'affaire en novembre prochain.

"Je suis innocent, je l'ai toujours affirmé et pour le moins je suis présumé innocent. M. Sarkozy est avocat, juriste, candidat à l'élection présidentielle, les termes (qu'il a employés-NDLR), sont à proscrire", a-t-il dit".

"A mon sens, Nicolas Sarkozy a fait pression sur l'opinion publique et il exerce sur les juges des pressions intolérables, inacceptables", a-t-il dit.

Il demande que le ministre soit condamné à lui payer 15.000 euros pour ses frais et souhaite la publication du jugement dans trois journaux et sur des sites internet.

Yvan Colonna, arrêté en juillet 2003 après quatre ans de fuite et emprisonné depuis dans l'attente de son procès, qui se déroulera en novembre, met en cause certaines déclarations publiques où Nicolas Sarkozy l'a présenté selon lui comme l'auteur avéré de l'assassinat du préfet Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio.

Il vise des déclarations du 5 janvier dernier où le ministre de l'Intérieur, prié de dire lors d'une visite en Corse s'il pensait qu'Yvan Colonna était l'assassin, avait répondu aux journalistes : "Il n'y a pas que moi qui le pense, sinon je ne pense pas qu'on l'aurait gardé en prison".

Yvan Colonna met aussi en cause un discours de Nicolas Sarkozy tenu le 14 janvier, lors de son investiture par l'UMP pour la présidentielle, où il a vanté la "République réelle à laquelle (il) croit, celle qui met en prison l'assassin présumé du préfet Erignac".

Les avocats du candidat UMP à la présidentielle ont nié qu'il ait voulu porter atteinte aux droits d'Yvan Colonna. "Quel que soit le sort qui sera réservé électoralement à Nicolas Sarkozy, il sera jugé en toute indépendance et en toute loyauté", a dit Me Thierry Herzog



source : Boursier.com
lundi 19 mars 2007 à 14:24
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Russo ferme sur les suppressions d'emplois

NOUVELOBS.COM | 19.03.2007 | 11:49



La directrice générale de l'équipementier télécoms se défend, en revanche, de délocaliser la R&D.







Patricia Russo, directrice générale d'Alcatel-Lucent, juge indispensable son plan de réductions d'effectifs mais se défend de délocaliser la recherche et développement (R&D) dans les pays à bas coûts.
"Nous ne prévoyons pas de revenir sur le nombre global de 12.500 suppressions de postes", souligne-t-elle dans un entretien publié par La Tribune lundi 19 mars. "Mais nous discuterons des modalités de sa mise en œuvre".
Elle estime que l'équipementier télécoms doit avoir "une structure de coûts compétitive" alors que "de nouveaux acteurs émergent". Des groupes chinois comme Huawei et ZTE prennent des parts de marché aux géants occidentaux depuis quelques années.



Patricia Russo cherche aussi à répondre aux inquiétudes des syndicats sur la R&D. "On dit que ce plan a pour objectif de déplacer la recherche et développement vers les pays à bas coûts. Ce n'est pas vrai. Les marchés émergents requièrent des développements spécifiques. C'est pourquoi nous devons avoir des compétences là-bas", affirme-t-elle.
Elle explique que dans ce domaine le groupe a besoin d'une masse critique et en même temps de centres proches des marchés. "En Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis, nous avons des centres de compétences que nous maintenons dans le cadre de ce plan", dit-elle.

Nouvelle manifestation prévue jeudi

Jeudi, entre 3.000 et 5.000 salariés européens ont défilé dans les rues de Paris, en signe de protestation au plan de restructuration. Une nouvelle journée d'action, nationale, est prévue jeudi 22 mars.
"C'est humain. Mais sur le long terme, cela pourrait perturber la bonne marche de l'entreprise", a réagi Patricia Russo à propos de cette mobilisation.

Alcatel-Lucent a annoncé, le 9 février dernier, la suppression de 12.500 emplois dans le monde, dont 1.468 en France soit 12% des effectifs, dans le cadre d'un plan d'économies de 1,7 milliard d'euros sur trois ans. (avec Reuters)

Ce message a été modifié par Chiii38 - lundi 19 mars 2007 à 14:25.

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