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samedi 17 février 2007 à 23:54
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Décès de Maurice Papon quatre ans après sa libération
AFP.


Maurice Papon à Bordeaux avant une audience de son procès, le 2 février 1998,

Maurice Papon, seul haut fonctionnaire français condamné pour complicité de crime contre l'humanité pour son rôle dans la déportation de juifs de Bordeaux sous l'Occupation, est mort samedi à 96 ans, plus de quatre ans après sa libération, a annoncé son avocat Francis Vuillemin.L'événement
Condamné en 1998 à 10 ans de réclusion pour son action comme secrétaire général de la préfecture de Gironde sous l'Occupation, en fuite en 1999, il a été incarcéré pendant près de trois ans avant d'être remis en liberté le 18 septembre 2002 en raison de son état de santé.
Il résidait depuis dans sa ville natale en grande banlieue parisienne, où il était suivi pour des problèmes cardiaques.
"Maurice Papon est mort samedi 17 février 2007 à 16H00" pendant son sommeil, a annoncé Me Vuillemin. Dans une clinique à Pontault-Combault, en Seine-et-Marne, selon une source policière.
Maurice Papon, qui vivait retiré dans son pavillon à Gretz-Armainvilliers (Seine-et-Marne), avait été hospitalisé le 8 février pour une "insuffisance cardiaque" et opéré mardi.
Alors que Me Vuillemin a rappelé que M. Papon n'avait "jamais accepté sa condamnation du 2 avril 1998 par la cour d'assises de Bordeaux" pour sa participation à la déportation de 43 Juifs, Me Gérard Boulanger, l'un des avocats des parties civiles au procès Papon, a regretté qu'il n'ait "jamais admis ce qu'il avait fait".
Me Arno Klarsfeld, un des avocats des parties civiles au procès Papon, a jugé, lui, la mort de Papon "anecdoctique", estimant que l'important c'est sa "condamnation".
Benjamin Abtan, président de l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) a souligné que "le procès Papon avait été un moment-clé dans la construction de la mémoire de la Shoah en France", voyant en lui "un symbole de la responsabilité de l'Etat français dans la tentative de destruction des juifs d'Europe".
Marie-George Buffet, candidate PCF à la présidentielle, s'est indignée qu'il ait "bénéficié jusqu'à sa mort d'un traitement de faveur".
Avant d'être rattrapé par son passé de fonctionnaire sous le régime de Vichy, Maurice Papon a connu une longue carrière dans les plus hauts rouages de l'Etat, traversant tous les régimes de la IIIe à la Ve République.
Il a notamment occupé les postes exposés de préfet de Constantine (1956-58) pendant la guerre d'Algérie, et de préfet de police de Paris (1958-67) lors de la répression sanglante de la manifestation algérienne du 17 octobre 1961, sous le général de Gaulle.
Après un bref passage à la présidence de Sud Aviation (1967), il entame une carrière politique: en 1968, il est élu député UDR (le parti gaulliste de l'époque) du Cher, en 1971 maire de Saint-Amand-Montrond (Cher) --il le restera 12 ans-- et est nommé ministre du Budget dans le troisième gouvernement Barre (1978-81).
C'est en 1981, juste avant la présidentielle, que le journal satirique le Canard enchaîné publie des documents datés de 1943 et 44 signés de la main de Maurice Papon, l'impliquant dans la déportation de juifs bordelais.
Après 17 ans de bataille juridique, l'ancien fonctionnaire est renvoyé devant les assises de la Gironde en octobre 1997 pour un procès qui durera six mois, en raison notamment d'interruptions pour hospitalisation.
Après l'épuisement des recours qui induit le caractère définitif de sa condamnation, Maurice Papon a toujours clamé son innocence.
C'est ce qu'a rappelé son avocat, Me Vuillemin, en soulignant dans un communiqué: "La Cour européenne des Droits de l'Homme a condamné la France le 25 juillet 2002 pour n'avoir pas respecté les règles du procès équitable. Le 4 avril 2002, le Conseil d'État a déchargé Maurice Papon de la moitié des dommages et intérêts dus aux parties civiles pour les mettre à la charge exclusive de l'Etat".
Il a aussi fait valoir que "le Conseil d'État a rétabli l'ancien préfet de police du général de Gaulle dans ses droits à pension de retraite le 4 juillet 2003, avec effet rétroactif".
"Maurice Papon s'est battu jusqu'au bout et il est mort en homme libre alors qu'il s'apprêtait à livrer son dernier combat: l'action en réhabilitation", affirme l'avocat.
dimanche 18 février 2007 à 00:03
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je trouve indécent cette médiatisation, de même que son procès qui relevait plus de la schizophrénie générale que du bons sens.

les faits étaient deja connus en 1948........... et de gaulle était au courant

dimanche 18 février 2007 à 00:19
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comme les lâches, il n'a jamais assumé son passé, et aidé par quelques politiciens véreux ou faible, il a pu s'en sortir

"La mort de Papon ne tourne pas la page de ses crimes

Après l'annonce du dècès de l'ancien collaborateur, Marie-George Buffet a estimé qu'il a "bénéficié jusqu'à sa mort d'un traitement de faveur".

Pour Arno Klarsfeld, la mort de Maurice Papon est "anecdotique, sauf pour sa famille".



Marie-George Buffet, candidate PCF à la présidentielle, a affirmé samedi que "la mort de Maurice Papon ne tourne pas la page de ses crimes", après l'annonce du décès du haut fonctionnaire condamné pour complicité de crime contre l'humanité. "Il aura fallu près de 60 ans pour qu'il réponde de l'envoi de milliers de juifs dans les camps de la mort. Si tardivement condamné pour ces crimes contre l'humanité, il aura bénéficié jusqu'à sa mort d'un traitement de faveur", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

"Il disparaît alors que la République n'a jamais eu le courage de reconnaître sa responsabilité comme préfet de police dans le massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961, ni dans la mort de neuf manifestants le 8 février 1962 au métro Charonne", ajoute-t-elle. "Ce soir, c'est à ces victimes que je pense. Justice doit encore leur être rendue", conclut Marie-George Buffet.

Pour Me Arno Klarsfeld, l'un des avocats des parties civiles au procès de l'ancien fonctionnaire de Vichy, la mort de Maurice Papon est "anecdotique, sauf pour sa famille". "Ce qui a compté pour nous c'est la condamnation à 10 ans de prison par la cour d'assises de Bordeaux", a-t-il ajouté. "Cette condamnation représentait une grande victoire. Elle a été emblématique car, à travers lui, c'est toute la haute fonction publique de Vichy qui a été condamnée", a-t-il dit encore. Interrogé sur sa remise en liberté en 2002 pour raisons de santé et sur la controverse suscitée, Me Klarsfeld a répondu que Maurice Papon a "bénéficié toute sa vie de protections, même après sa condamnation. Il aurait pu faire deux ans de prison de plus, mais le fait qu'il soit allé en prison nous satisfait pleinement".

"Pas réussi à réintégrer le bourreau dans l'humanité"

"Il a payé. Malheureusement il n'est resté que 3 ans en prison, dans une prison dorée", a pour sa part déploré, sur LCI, Michel Slitinsky, porte-parole des victimes de Maurice Papon. Celui-ci "porte sur ses épaules la responsabilité de 1.600 arrestations, dont 250 enfants", a-t-il ajouté. "Pour les enfants, il aurait pu faire un effort, dissimuler les listes dans son tiroir. Il ne l'a pas fait. Il est allé à l'extrémité de ses possibilités", a-t-il souligné.

Me Gérard Boulanger, l'avocat de 27 parties civiles au procès de Maurice Papon à Bordeaux, a regretté samedi que le procès n'ait pas "réussi à réintégrer le bourreau dans l'humanité". "Il est resté muré dans son mépris et sa morgue et n'a jamais admis ce qu'il avait fait", a-t-il souligné. "Le seul sentiment d'échec qu'on peut avoir c'est qu'on n'a pas réussi à lui faire comprendre ce qu'il avait fait", a-t-il ajouté. Gérard Boulanger avait déposé le 8 décembre 1981 à Bordeaux la première plainte contre Maurice Papon.

Juliette Benzazon, 77 ans, partie civile au procès de Maurice Papon à Bordeaux pour douze des siens, a également gardé le souvenir d'un homme "qui n'a pas voulu reconnaître, qui n'a pas voulu demander pardon". "Il n'a eu aucun remord, il se disait fonctionnaire", a-t-elle ajouté. "Il a vécu bien tranquille, maintenant il est mort", a-t-elle poursuivi. "Je suis très malade, je priais le bon dieu de ne pas mourir avant lui".



lundi 19 février 2007 à 17:47
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[Un attentat dans un train reliant l'Inde au Pakistan a fait au moins 66 morts
LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 19.02.07 | 06h40 • Mis à jour le 19.02.07 | 09h51


L'explosion d'engins explosifs a fait au moins 66 morts et une trentaine de blessés, dans la nuit de dimanche 18 à lundi 19 février, à bord d'un train reliant l'Inde au Pakistan. Selon les autorités indiennes, la plupart des victimes sont des Pakistanais.

Le ministre des chemins de fer indien, Lalu Prasad Yadava, a confirmé les soupçons d'attentat, précisant que des explosifs avaient été retrouvés dans deux valises. "C'est un sabotage, c'est un acte de terrorisme comme celui de Mumbai [Bombay]", a-t-il assuré, en référence à une série d'attaques à la bombe qui a tué 186 personnes en juillet 2006. "Les motifs sont évidents : il s'agit d'un effort pour déstabiliser le processus de paix entre l'Inde et le Pakistan", a-t-il ajouté à la presse, peu avant de se rendre sur le site des explosions, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale New Delhi. "Des témoins ont dit avoir entendu deux explosions... La police a retrouvé un détonateur sur place et nous en avons déduit qu'il s'agissait d'un sabotage", a précisé le directeur général des chemins de fer du nord de l'Inde. Le Pakistan a condamné un "acte de terrorisme".
UN SYMBOLE DANS LE RAPPROCHEMENT DES DEUX FRÈRES ENNEMIS

Les télévisions indiennes ont montré l'une des bombes artisanales n'ayant pas explosé, constituée d'une valise en plastique sur laquelle était attachée une bouteille plastique. Selon la chaîne de télévision Times Now, deux engins explosifs à base de pétrole auraient été à l'origine de l'incendie. La télévision ajoute que les secours ont mis une heure et demie à arriver sur place. Sur les images diffusées par la télévision indienne, les deux voitures qui ont été touchées par les explosions apparaissent carbonisées et éventrées. La plupart des fenêtres étant condamnées par des barres de fer, de nombreuses personnes se sont retrouvées prises au piège dans le train.

L'incendie s'est déclaré vers minuit (19 h 30, heure de Paris) dans deux voitures du train Samjhauta Express ("l'Express de l'amitié"), qui relie New Delhi à Wagah, située sur la frontière pakistanaise, où les passagers doivent descendre pour prendre un autre train les emmenant vers la ville pakistanaise de Lahore. Ce train représente un symbole dans le rapprochement des deux frères ennemis d'Asie du Sud. Il avait été suspendu début 2002 en raison de nouvelles tensions qui avaient suivi l'attentat contre le Parlement indien en décembre 2001, que New Delhi avait imputé à des militants soutenus par le Pakistan, mais la ligne avait été rétablie en janvier 2004.

Cet attentat intervient quelques jours avant une rencontre à New Delhi entre le ministre des affaires étrangères pakistanais, Khurshid Mehmood Kasuri, et les dirigeants indiens, qui doivent s'entretenir de l'avancée du processus de paix.
dimanche 25 février 2007 à 23:10
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Les Sénégalais élisent leur président, Wade pense gagner au 1er tour
AFP.


Le chef d'Etat sortant Abdoulaye Wade vote le 25 février 2007 à Dakar

Les Sénégalais se sont massivement rendus aux urnes dimanche pour élire leur président parmi 15 candidats, dont le sortant Abdoulaye Wade qui espère l'emporter dès le premier tour d'un scrutin-test dans un pays considéré comme une "vitrine" de la démocratie en Afrique.
Les opérations de vote ont très souvent débuté bien après 08H00 (locales et GMT) en raison de l'acheminement tardif d'une partie du matériel électoral, notamment à Touba (centre), la "capitale" des mourides, une confrérie musulmane très influente au Sénégal.
Et les autorités ont décidé d'une prolongation du vote, si nécessaire, jusqu'à 22H00 dans les 11.000 bureaux de vote de ce pays d'Afrique de l'ouest de onze millions d'habitants.
De Saint-Louis (nord) à Ziguinchor (sud), en passant par Dakar, une forte affluence a été constatée et aucun incident grave n'a été signalé. Plus de 1.500 observateurs nationaux et 500 internationaux ont été accrédités. Les premiers résultats partiels sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi.
Près de cinq millions d'électeurs étaient appelés aux urnes, sept ans après une alternance politique historique qui a porté au pouvoir le libéral Abdoulaye Wade après quatre décennies de pouvoir socialiste.
Un second tour sera organisé le 18 mars si aucun candidat n'obtient la majorité absolue des suffrages.
Mais, après avoir voté, le chef de l'Etat sortant a réaffirmé à la mi-journée qu'il serait élu dès le premier tour, malgré la concurrence de 14 adversaires, un record, et le probable éparpillement des voix.
"Il n'y aura pas de deuxième tour, je gagnerai", a-t-il lancé à la presse. "Il y a une très grande mobilisation devant les bureaux de vote. C'est calme partout, jusqu'à présent pas un seul incident", a-t-il ajouté.
Ces derniers jours, plusieurs dirigeants de l'opposition ont affirmé que M. Wade, élu au second tour en 2000, ne pouvait pas gagner dès le premier tour en raison du nombre record de candidats, sauf à recourir à la fraude, ce qui provoquerait des violences.
Le président-candidat avait répondu vendredi qu'il ferait "respecter l'ordre" pendant et après l'élection. Si des opposants "sèment le désordre", ils seront "traduits en justice", avait-il prévenu.
"Je me réjouis du fait que jusque-là, il y a eu un climat apaisé", a déclaré Ousmane Tanor Dieng, 60 ans, candidat du Parti socialiste qui a dirigé le Sénégal de l'indépendance de la France en 1960 jusqu'en 2000. Il est un des plus sérieux adversaires du chef de l'Etat sortant.
"Aucune violence n'a été signalée jusque-là nulle part. Je recommande à tous les citoyens de garder le calme pour que nous ayons des élections apaisées", a-t-il insisté, après avoir voté.
M. Wade devra aussi compter avec l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, 47 ans, un temps présenté comme son "dauphin" avant de tomber en disgrâce et de passer à l'opposition.
Après avoir voté, M. Seck "a appelé au calme, à la sérénité, et au respect du verdict des urnes", a déclaré à l'AFP son porte-parole Oumar Sarr.
"Ce n'est pas à 100% parfait", a reconnu en fin d'après-midi à l'AFP le porte-parole de la commission électorale Issa Sall, en notant les retards dans de nombreux bureaux de vote et, surtout, les problèmes dans la distribution des cartes d'électeurs.
"Mais je ne pense pas que cela puisse remettre en cause le scrutin. Le vote s'est bien déroulé dans l'ensemble malgré quelques retards. Et, généralement, on a rapidement rectifié", a-t-il conclu.
mercredi 28 février 2007 à 09:44
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Brésil: 3 Français victimes d'un sanglant règlement de compte dans une ONG
AFP.


Trois Français, deux hommes et une femme, ont été sauvagement assassinés mardi matin à coups de couteau au siège d'une ONG située près de la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, victimes d'un sanglant règlement de compte interne à l'organisation.
Les trois Français, le couple formé par Delphine Douyère, 36 ans et Christian Doupes, 42 ans, et leur ami Jérôme Faure, 38 ans, dirigeaient depuis plusieurs années l'organisation non gouvernementale brésilienne Terra Ativa d'assistance aux jeunes des favelas de Rio de Janeiro, en particulier pour les soustraire à l'influence des trafiquants de drogue.
Les trois victimes ont été tuées par trois Brésiliens, dont l'ancien trésorier de l'association, Tarsio Wilson Ramirez, 25 ans, collaborateur pendant plusieurs années et licencié de l'organisation en septembre pour détournements de fonds, selon le consulat de France.
La police, alertée par les voisins, a arrêté Tarsio à sa sortie de l'immeuble, en possession d'un coffre de l'ONG, a expliqué aux journalistes le commissaire de la police civile Marcus Castro, en charge de l'enquête.
L'homme, dont les vêtements étaient maculés de sang, a rapidement reconnu être l'un des trois auteurs de l'agression. C'est lui qui avait recruté deux hommes de main pour, a-t-il dit, "faire peur" aux dirigeants de l'association.
Mais pour la police, l'homicide était prémédité. "Ils sont allés là-bas pour tuer les trois membres de l'ONG, pour cacher les détournements", a affirmé le commissaire Castro.
Le comptable de l'organisation a confirmé à la police que Delphine Douyère lui avait récemment fait part l'an dernier de ses soupçons à l'encontre de Tarsio. Elle lui avait demandé de procéder à une vérification des comptes d'une organisation dont le fond de roulement mensuel était d'environ 20.000 reals (7.500 euros). Tarsio a lui-même reconnu auprès de la police avoir détourné au total environ 80.000 reals (30.000 euros).
Les trois hommes avaient acheté la veille des masques de carnaval et des gants chirurgicaux, pour ne pas laisser d'empreinte, et quatre couteaux. Tarsio a avoué aux policiers avoir recruté ses deux complices pour 1.000 reals (370 euros) chacun.
Selon la police, les agresseurs sont entrés sans difficulté dans l'immeuble, car le gardien connaissait l'un d'entre eux.
Les hommes ont trouvé Jérôme seul dans le local et l'ont attaché sur un lit. La police pense que les hommes ont tenté de lui extorquer des informations sur des documents compromettants pour Tarsio. Christian et Delphine sont ensuite arrivés en provenance de leur appartement, situé au neuvième étage du même immeuble, où ils avaient laissé leur fils Max, 2 ans, en compagnie d'une nourrice.
C'est à l'arrivée du couple que s'est alors probablement engagé une lutte au corps à corps ayant abouti à la mort des trois Français.
Les deux complices de Tarsio ont été eux aussi arrêtés peu après par la police. L'un d'entre eux, Luiz Gonzaga Gonçalves de Oliveira, a été capturé alors qu'il se faisait soigner pour des blessures à la main dans un hôpital de la banlieue nord. Le troisième homme José Gonçalves Cardoso a été cueilli sur son lieu de travail après avoir été dénoncé par ses complice.
Les trois hommes ont été présentés à la presse, avec les armes du crime et les masques de carnaval utilisés pour l'agression. Tarsio et Luiz Gonzaga sont apparus les mains bandées et ensanglantées.
Interrogé par les journalistes, Tarsio a reproché à Delphine "d'être payée avec un gros salaire" tandis que le sien était "très bas".
Le consulat de France a indiqué que la mère de Delphine était attendue sous peu à Rio. C'est elle qui doit prendre en charge le petit Max, recueilli depuis mardi par un couple d'amis français résidents à Rio.
A Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a exprimé sa "profonde émotion".
mercredi 28 février 2007 à 09:50
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Le bilan de l'attentat en Arabie contre des Français passe à quatre morts
AFP.


Le bilan de l'attentat perpétré lundi contre un groupe de Français dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite est passé mardi à quatre morts, avec le décès d'un jeune homme de 17 ans des suites de ses blessures dans un hôpital de Médine (nord-ouest).
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a présenté ses condoléances au président français Jacques Chirac, lui assurant que les auteurs de cet "acte terroriste" n'échapperaient pas à la justice, selon l'agence officielle SPA.
Perpétré par des inconnus, l'attentat n'avait toujours pas été revendiqué mardi en fin d'après-midi.
Il a fait resurgir le spectre des sanglants attentats anti-occidentaux des années 2003 et 2004, au plus fort d'une vague d'attaques revendiquées par la branche locale du réseau terroriste Al-Qaïda.
Il s'agit du premier attentat meurtrier contre des étrangers en Arabie depuis la mort, le 26 septembre 2004 à Djeddah (ouest), d'un Français travaillant pour un groupe français d'électronique.
Le décès de cette quatrième victime a été annoncé à l'AFP par le Dr. Moutawakkel Faleh Hajjaj, directeur de l'hôpital du roi Fahd de Médine, où il était soigné depuis la veille.
Le jeune homme, qui avait perdu beaucoup de sang, avait subi dans la nuit une longue opération pour extraire une balle logée dans le poumon gauche.
Les autres morts sont trois hommes, dont deux travaillaient pour le groupe français de matériel électrique Schneider Electric, l'autre étant enseignant au lycée français de Ryad.
Selon le témoignage de la femme d'une des victimes, les agresseurs ont demandé la nationalité de leurs victimes et c'est quand ils ont répondu "français" qu'ils ont été abattus.
Les quatre victimes faisaient partie d'un groupe de neuf Français, membres de trois familles résidant à Ryad, qui faisaient une excursion dans cette région désertique prisée des étrangers, notamment en raison de la présence de Madaen Saleh, un lieu historique situé à mi-chemin entre Médine et, plus au nord, la ville de Tabouk.
Les cinq autres membres du groupe, les épouses des trois premières victimes, ainsi que deux enfants, un garçon de 15 ans et sa soeur de 11 ans, sont indemnes, selon des sources françaises.
Les survivants ont été conduits dans un hôtel de Médine sous la protection des forces de sécurité saoudiennes et mardi ils ont été transférés à Ryad à bord d'un vol spécial organisé par les autorités, selon une source diplomatique française.
Selon le récit de l'un des rescapés, rapporté à l'AFP par le Dr. Khaldoun Mounla, médecin de conseil du consulat de France à Djeddah, les assaillants étaient masqués. Ils sont descendus d'une Jeep et ouvert le feu sur le groupe qui venait de Madaen Saleh et s'était arrêté pour pique-niquer.
De source diplomatique française, on confirmait mardi que le vol n'était pas l'objet de l'attaque, puisque rien n'avait été dérobé.
Deux des adultes sont morts sur le coup, alors que le troisième est décédé à son arrivée à l'hôpital le plus proche, selon Dr. Hajjaj.
Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a affirmé mardi matin que "pour l'instant (...) personne n'a revendiqué cet attentat".
Il a également déclaré qu'il y avait "avec les autorités saoudiennes une parfaite entente pour que l'on sache très vite ce qui s'est passé et pour que les coupables soient punis le plus vite possible".
Les attentats de 2003 et 2004 avaient suscité la peur au sein de la communauté étrangère dans le pays, dont l'apport à l'économie saoudienne est crucial.
Mais les autorités avaient ensuite déclenché une répression féroce contre les activistes islamistes, avec pour résultat une chute spectaculaire du nombre des attaques.
Les experts ont toutefois toujours été unanimes à souligner que la menace terroriste n'avait pas disparu dans le Royaume, premier producteur mondial de pétrole et l'un des principaux alliés des Etats-Unis dans la région.
dimanche 04 mars 2007 à 03:31
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Copenhague toujours secouée par les émeutes et les manifestations
AFP.


La police craignait de nouveaux troubles samedi soir à Copenhague face à des manifestants menés par un noyau dur des Autonomes d'extrême gauche, après deux nuits d'émeutes qui ont abouti à 600 arrestations et en dépit d'un calme apparent samedi après-midi.
Samedi vers 18H00 GMT, le calme semblait être revenu dans la capitale danoise. Les rues des quartiers de Noerrebro et Christianshavn, théâtre d'affrontements la nuit dernière, avaient été en partie nettoyées, les voitures incendiées et barricades retirées.
Une nouvelle manifestation qui a rassemblé samedi après-midi à Copenhague environ 2.000 personnes de tous âges, s'est déroulée sans incident.
Mais la police, surprise par la violence des émeutes des nuits précédentes, n'était pas en mesure d'exclure de nouveaux affrontements.
"Nous maintenons notre vigilance à un niveau maximal pour éviter une nouvelle flambée de violences", a déclaré Flemming Steen Munch, porte-parole de la police à Copenhague.
"Je crois qu'on est arrivé au bout du tunnel. Mais on ne sait jamais", a-t-il ajouté.
A titre préventif, la police a arrêté samedi "120 personnes dont 80 étrangers, notamment des Allemands et des Scandinaves, à différentes adresses à Copenhague", et qu'elle soupçonne d'être impliqués dans ces émeutes, a-t-il ajouté.
Ces troubles ont été déclenchés par l'évacuation forcée jeudi dernier d'une maison de jeunes à Copenhague, l'un des symboles depuis vingt-cinq ans de la culture "underground" en Europe.
L'Ungdomshuset, située dans le quartier difficile de Noerrebro, était mise à la disposition des jeunes depuis plus de vingt ans par la mairie de Copenhague avant d'être vendue à la communauté chrétienne Faderhuset (La maison du Père), une église fondamentaliste, non reconnue par l'Eglise catholique officielle.
Cette dernière avait obtenu en août 2006 une ordonnance d'expulsion de ses locataires.
Ces émeutes ont choqué une partie de la population danoise, qui s'interroge sur l'état d'esprit de ces jeunes, parfois à peine sortis de l'enfance -- certains ont 12 ans -- qui ont pris la rue comme champ de bataille contre la police et l'ordre établi.
"Il est illusoire de croire que les troubles sont l'oeuvre d'une minorité de jeunes. Car on n'a jamais arrêté et emprisonné autant d'adolescents de 14 à 18 ans que ces dernières 48 heures, et il y encore des milliers de protestataires dans les rues", a affirmé Rasmus Willig, président de l'association des sociologues du royaume.
"Les politiques devraient se demander si ce nombre record d'arrestations de jeunes n'est pas un signe de malaise de la jeunesse", a-t-il déclaré à l'AFP.
Il estime que "les autorités de Copenhague n'ont aucune idée de ce qui se passe dans une frange de leur jeunesse".
Il a rejeté la responsabilité de la crise sur la mairie de Copenhague qui "a enlevé à ces jeunes marginaux une maison qui était leur point d'attache".
"Ces jeunes représentent un groupe de marginaux qui ont besoin d'un endroit à eux, où ils peuvent vivre selon leurs propres règles", a-t-il ajouté.
Selon lui, "on les a déracinés et jetés à la rue. Il n'y a rien de surprenant à ce qu'ils se révoltent".
Il ajoute que la disparition d'Ungdomshuset "signifie dans le milieu de la culture +underground+ en Europe la destruction d'un de ses grands symboles, ce qui explique la présence d'un aussi grand nombre d'étrangers à Copenhague".
"La crise ne sera résolue que politiquement et non par la force policière", a encore affirmé ce sociologue.
lundi 12 mars 2007 à 18:17
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Une grand-mère de 66 ans a été condamnée vendredi par le tribunal correctionnel de Montauban à verser 495,50 euros de dommages et intérêts pour avoir téléchargé illégalement quelque 3000 chansons sur internet.

"Mon sentiment est très mitigé parce que je n'ai pas l'impression que nous avons à faire à une délinquante. Cela étant, on sent bien que cette décision est une décision de pur principe (...) C'est une sanction mesurée", a indiqué l'avocat de la défense, Me Jean-Louis Pujol, dont la cliente est sortie du tribunal les larmes aux yeux.

Le procureur avait requis le 2 février une peine symbolique de "confiscation des objets saisis" et Me Erick Ravinetti, avocat de la partie civile, la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), avait réclamé deux euros par fichier téléchargé. Sur les 2.889 fichiers téléchargés, 995 concernaient selon lui des adhérents de la SCPP.




voila c'est court mais j'aime bien ce petit aspect insolite ^^
lundi 12 mars 2007 à 18:22
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Mercredi, Marie Humbert participait à un débat organisé par l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD). Le sénateur UMP Jean Leonetti, auteur de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie votée en avril 2005, était présent. Cette loi condamne l'acharnement thérapeutique et autorise le patient, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, à limiter ou arrêter son traitement, le médecin étant dans l'obligation de respecter sa volonté.

LCI.fr : Avez-vous le sentiment d'avoir été entendue par les représentants des partis politiques présents à ce débat ?

Marie Humbert : Ce soir, pas du tout. Je pensais que les partis politiques participaient à ce débat pour affirmer leurs positions. Or c'est un débat qui n'a pas servi à grand-chose. Les politiques savent très bien ce que nous souhaitons. Ce que nous voulions savoir ce soir, c'est si oui ou non, ils allaient changer les choses. Mais ces hommes doivent tous être normands, car ils font tous des réponses de Normands. A chaque fois, c'est "peut-être ben que oui, peut-être ben que non".

LCI.fr : Estimez-vous que les positions des hommes politiques évoluent dans votre sens ?

M.H. : Cela fait quatre ans que je me bats, quatre ans que je fais des réunions. D'une certaine manière, je me dis que c'est bon, que notre histoire, tout le monde la connaît. De leur côté, à l'ADMD, ça fait trente ans qu'ils se battent également pour une loi [sur la dépénalisation de l'euthanasie]. Il y a quelques années, beaucoup de politiques étaient carrément opposés à cette loi. Mais la situation évolue un peu. J'ai entendu le ministre de la Santé dire qu'il allait falloir que les choses changent. J'ai entendu monsieur Sarkozy et madame Royal le dire aussi. C'est bien. On est d'accord. Mais maintenant il faut des faits.

LCI.fr : Selon vous, dans quel sens la loi Leonetti doit-elle être modifiée ?

M.H. : Monsieur Leonetti dit "on débranche, on arrête l'alimentation et les patients meurent". Moi, j'ai vu des mamans qui ont demandé l'application de la loi Leonetti pour arrêter les souffrances de leurs enfants et qui ont du attendre des jours et des jours avant que la mort ne survienne. Selon moi, il y a des moyens plus élégants pour arriver au même résultat. Quand vous voyez un gamin dans un lit, qui pendant six jours ne décède pas, avec sa famille autour qui attend, pour moi, c'est de l'hypocrisie totale. Alors qu'on peut faire simple en quelques secondes, on fait attendre six jours et parfois même dix jours. J'en ai assez de débattre tout le temps sur les mêmes choses. A chaque débat, Monsieur Leonetti dit "laissez faire la loi". Ca fait plus de deux ans et demi que cette loi existe. Et bien je suis désolée, mais c'est une catastrophe.




Je mets egalement cette petite interview car j'ai été tres touchée par l'histoire de Vincent Humbert dont j'ai lu le livre...

mardi 13 mars 2007 à 18:14
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Zimbabwe: le chef de l'opposition, blessé, devant la justice
AFP.


Le chef de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, blessé à la tête et le visage enflé, a été présenté mardi devant la justice à Harare, deux jours après son arrestation avant un rassemblement contre le président Robert Mugabe.
Le président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d'opposition, a été transféré au tribunal du centre de Harare sur la plate-forme arrière d'un camion de la police, au côté d'une vingtaine de ses partisans également interpellés dimanche.
Beaucoup portaient des traces de coups, reçus selon le MDC, pendant leur détention. Morgan Tsvangirai avait le visage enflé et ses cheveux avaient été rasés sur une partie du crâne, apparemment pour traiter une coupure sur le dessus de la tête. Ces opposants, dont quatre parlementaires et d'autres responsables de l'opposition, risquent d'être inculpés pour avoir avoir appelé à une "prière collective" dimanche dans un quartier pauvre de Harare, en dépit de l'interdiction par la police de manifestations et rassemblements dans la capitale.
Morgan Tsvangirai, 55 ans, et ses partisans ont comparu devant un tribunal de première instance de Harare en application d'un jugement de la Haute Cour qui a ordonné la veille qu'ils puissent s'entretenir avec leurs avocats et soient présentés à la justice, ou bien soient libérés. Parmi eux se trouvait Lovemore Madhuku, président de l'Assemblée nationale constitutionnelle, dont la tête et une main étaient bandées.
Arthur Mutambara, leader d'une faction du MDC, est apparu lui aussi près de Tsvangirai, démontrant sa solidarité avec celui qui était l'an dernier encore son rival dans un parti divisé. La répression menée contre l'opposition a été vigoureusement condamnée par les Nations unies, l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis.
Le reste de l'Afrique a gardé le silence sur ce durcissement du régime de Mugabe, 83 ans, héros de la lutte contre la colonisation britannique, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980. Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré que cette répression "viole les droits démocratiques de base des citoyens de se réunir pacifiquement". La présidence allemande de l'UE a condamné "la violente suppression de la liberté d'opinion et de réunion".
Une centaine de personnes ont manifesté à Johannesburg devant le consulat du Zimbabwe dans l'Afrique du Sud voisine, considérée comme le seul pays ayant une réelle influence diplomatique sur M. Mugabe. "La situation au Zimbabwe est un problème africain et des pays comme notre voisin sud-africain ne peuvent continuer à se taire quand des gens meurent", a déclaré l'ancien député du MDC, Roy Bennett, qui vit en exil en Afrique du Sud.
Mais Pretoria a estimé que "les solutions aux problèmes du Zimbabwe doivent être résolus par le peuple du Zimbabwe". Harare n'a pour sa part donné aucun signe d'apaisement. "Nous appliquerons la loi à la lettre. Nous attendons des gens qu'ils respectent la loi", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Kembo Mohadi, au quotidien d'Etat The Herald.
Mugabe a annoncé ce week-end son intention de briguer un nouveau mandat lors de l'élection présidentielle prévue en 2008, malgré le mécontentement suscité par la déroute de l'économie, qui se traduit par une inflation à plus de 1.700%. mellow.gif
mardi 13 mars 2007 à 18:57
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13 Mars 2007 | France | Source : Topinfo |

Euthanasie : le débat est relancé

Hier s’est ouvert devant la cour d’assises de la Dordogne le procès du Dr Laurence Tramois et de l’infirmière Chantal Chanel accusées d’avoir mis fin en août 2003 à la vie d’une patiente atteinte d’un cancer en phase terminale. Ce procès relance le débat sur l’euthanasie, et les candidats à l’Elysée vont devoir répondre aux attentes de leurs électorats de plus en plus interrogatifs sur la question. Conservateurs à droite et libéraux à gauche, tous n’ont pas la même vision de la question. A un peu plus d’un mois du premier tour, le sujet est relancé et l’épineuse question de la fin de vie va devoir être tranchée.

Après le handicap, la sécurité routière, la délinquance : l’euthanasie s’invite à son tour dans la campagne présidentielle. Longtemps ignoré, écarté, l’épineux dossier sur la fin de vie prend sa place et suscite de nombreuses questions.


Tout le monde se souvient de l’affaire Marie Humbert qui a ému la France en mettant fin au bout de plusieurs mois de douleur aux souffrances de son fils.

Aujourd’hui le débat est relancé avec le procès qui s’est ouvert hier devant la cour d’assises de la Dordogne à Périgueux. Le Dr Laurence Tramois et l’infirmière Chantal Chanel sont accusées respectivement de complicité d’empoisonnement et d’empoisonnement après avoir mis fin en août 2003 à la vie d’une patiente atteinte d’un cancer en phase terminale, Paulette Druais, 65 ans. Les deux femmes encourent 30 ans de réclusion criminelle, la cour d’assises rendra son verdict vendredi soir.

Derrière ce verdict, cette toute la question sur l’euthanasie et sur la fin de vie qui est lancée. Le 24 septembre 2003, trois ans jour pour jour après l'accident de voiture de son fils, Marie Humbert avait injecté à Vincent, 22 ans, une dose de barbituriques pour mettre fin à ses jours comme il le lui avait demandé.

Vincent Humbert, tétraplégique, muet et presque aveugle après son accident, avait été plongé dans le coma avant que deux jours plus tard, le 26 septembre 2003, le Dr Chaussoy débranche son respirateur et lui administre une injection létale, causant son décès.

La mort du jeune homme, ancien pompier volontaire à Breteuil-sur-Iton (Eure), avait ému la France entière. Sa mère Marie Humbert avait quitté sa maison, son travail et s’était installé trois ans durant dans un petit studio en face de l’hôpital de Berck. Durant des mois et des mois, elle s’est rendue chaque jour au chevet de son fils et avec lui lutter contre la paralysie. Avec force et détermination, elle lui force à bouger les jambes, les bras, répète inlassablement avec lui les mouvements. Et puis la parole. Vincent ne prononce plus aucun mot, il se met à communiquer par l’intermédiaire d’un doigt. En novembre 2002, il écrit au président et lui demande le "droit de mourir". Son livre écrit avec le journaliste Frédéric Veille "Je vous demande le droit de mourir" (éditions Michel Lafon) s'est vendu à plus de 350.000 exemplaires dans plus de vingt pays.

(je fais une petite paranthese pour ceux que ca interesse, le livre sur son histoire est vraiment très émouvant crying.gif )


Le combat continue

Depuis l’affaire Humbert, des améliorations ont été apportées par les textes législatifs d’avril 2005 (loi Léonetti). “Elles sont insuffisantes”, jugent 2 000 médecins et soignants qui ont lancé dans “le Nouvel Observateur” de jeudi un appel en faveur de la dépénalisation de l’euthanasie. “Nous, soignants, avons, en conscience, aidé médicalement des patients à mourir avec décence”, déclarent-ils dans le manifeste. “Tous les soignants ne sont pas confrontés à ce drame”, expliquent les signataires, “mais la majorité de ceux qui assistent régulièrement leurs patients jusqu’à la mort, utilisent, dans les circonstances décrites, des substances chimiques qui précipitent une fin devenue trop cruelle, tout en sachant que cette attitude est en désaccord avec la loi actuelle”.

La décision de la cour d’assises de la Dordogne d’acquitter ou non le Dr Chantal Chanel et l’infirmière Laurence Tramois devrait être décisif sur le débat de l’euthanasie. A un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle, le débat est relancé et tous les candidats à la présidentielle sont sollicités sur le sujet.

Léa Haustein
Pour le Topinfo

Dès demain paraîtra un complement sur la "loi léonetti" et la position des "politiques" sur le sujet.

Ce message a été modifié par Chiii38 - mardi 13 mars 2007 à 19:03.
mardi 13 mars 2007 à 18:59
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je sais je continue sur le meme sujet sleep.gif
mardi 13 mars 2007 à 19:00
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Il doit y avoir un topic sur l'euthanasie.

Je l'ai trouvé, il est ici.







Ce message a été modifié par Daddy-O - mardi 13 mars 2007 à 19:01.
mardi 13 mars 2007 à 19:04
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Merci, tu me le donnes pour que je poste l'articile dessus? ou simplement si je veux m'exprimer a ce sujet?
mardi 13 mars 2007 à 19:09
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QUOTE (Chiii38 @ 13 Mar 2007 à 18:04)
Merci, tu me le donnes pour que je poste l'articile dessus? ou simplement si je veux m'exprimer a ce sujet?

T'as l'air de t'y intéresser, alors je te montre le topic qui en traite. mrgreen.gif

Sinon, il me semble qu'il y en a aussi un en vie quotidienne.
mardi 13 mars 2007 à 19:12
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mdrrrrrrr bah disons que c'est vrai que j'ai du mal a passer a coté de ce genre d'article , ca m'emeut pas mal. Mais c'est assez etrange je suis completement hermetique dans le sens ou je prend pas de posittion quant a ce probleme
mardi 13 mars 2007 à 19:16
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Intoxications par des microbilles de verre dans du cannabisM. P..

Publié le 12 mars 2007Actualisé le 12 mars 2007 : 09h35

Des investigations complémentaires sont en cours à l'initiative de l'Institut de veille sanitaire.


Les dangers du cannabis sur la santé des adolescents sont désormais bien établis, s'agissant notamment de consommations chroniques. Viennent ensuite se greffer des problèmes particuliers liés à l'arrivée sur ce marché illégal et non contrôlé, de produits particulièrement défectueux. Ainsi, selon un communiqué de la Direction générale de la santé, « les autorités sanitaires ont été informées de deux cas de pathologies respiratoires sérieuses qui pourraient être liées à la consommation d'herbe de cannabis coupée avec des microbilles de verre ». Des investigations complémentaires sont en cours à l'initiative de l'Institut de veille sanitaire.

L'adjonction de microbilles de verre viserait à augmenter le poids et l'attractivité du produit par un aspect brillant et lumineux. La présence de ces microbilles a été détectée en France pour la première fois au cours de l'été 2006.


Ces microbilles de verre augmenterait la dangerosité de l'herbe de cannabis. La Société de pneumologie de langue française, sollicitée par la Direction générale de la santé, a indiqué qu'une consommation du produit pourrait provoquer des complications respiratoires sévères à court et probablement à long terme.


À court terme, une irritation et des infections pulmonaires peuvent se produire. À long terme, il pourrait y avoir un risque accru de fibrose pulmonaire, car l'élimination des microbilles par les poumons n'est pas évidente. Seul un arrêt de toute forme de consommation élimine ce risque. Il est recommandé aux personnes ayant consommé de l'herbe de cannabis et ressentant des symptômes inhabituels (sensation de brûlure de la bouche ou de la gorge, gêne respiratoire, voire crachats de sang) de consulter rapidement leur médecin traitant. Un numéro d'information indigo 0 820 03 33 33 a été mis en place par le ministère de la Santé.
mardi 13 mars 2007 à 21:15
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Somalie: tirs de mortier sur le palais présidentiel

Le palais présidentiel de Mogadiscio a été la cible d'une attaque au mortier mardi alors que le président somalien Abdullahi Yusuf venait d'arriver dans la capitale, ont rapporté des témoins.

Le président Yusuf n'a pas été blessé pendant l'attaque qui a duré dix minutes, a précisé à l'Associated Press le porte-parole de la présidence Hussein Mohamoud Hussein.

Mais un garçon de 12 ans a été tué par l'un des obus qui a manqué sa cible, a déclaré à l'AP son père, Abdullah Ahmed, dont trois autres enfants ont été blessés.

Le président Yusuf était arrivé dans la capitale quelques heures auparavant, en provenance du fief gouvernemental de Baidoa.

"Six obus de mortier ont été tirés en direction du palais présidentiel", a affirmé un témoin, Abdiwahid Haji Mumin, qui habite près de Villa Somalia, nom de ce palais situé en haut d'une colline. "Deux sont tombés à l'intérieur du palais et quatre à l'extérieur."

source : nouvelobs.com

La Corne de l'Afrique risque de voir s'ouvrir un nouveau front dans la lutte antiterroriste.
mardi 13 mars 2007 à 22:02
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Pratiques sexuelles des français : des changements - 13 mars 2007 - 15:00 (Par Pierre Melquiot)

Pratiques sexuelles des français : des changements

En matière de pratiques sexuelles, celles des français et des françaises ont évoluées au cours des 15 dernières années. La sexualité des Français a évolué, d’après la troisième enquête sur les comportements sexuels en France réalisée par l'ANRS (agence nationale de recherches sur le sida). En 15 ans, la sexualité des Françaises a évolué avec la baisse de l'âge du premier rapport sexuel, l’augmentation du nombre de partenaires, une sexualité qui s’allonge et reste active après 50 ans et des pratiques sexuelles plus libertines. Douze mille trois cent soixante-quatre personnes (12 364), femmes et hommes, âgées de 18 à 69 ans, ont été interrogées par téléphone sur leurs pratiques sexuelles.

En effet, selon l’ANRS qui a révélé les premiers résultats d'une grande enquête sur le contexte de la sexualité en France (enquête CSF), qui doit contribuer à guider l'élaboration des politiques de prévention de la transmission sexuelle du VIH sida et des autres risques associés à la sexualité, les femmes ont des rapports sexuels de plus en plus précoces.

Par ailleurs l’Internet est venu bouleverser la sexualité des français et des françaises. En effet, un homme sur dix, entre 20 et 24 ans, a déjà eu des rapports sexuels avec une personne rencontrée sur Internet contre 6% des femmes.

Les principaux enseignement de cette enquête sur les pratiques sexuelles des français, hommes et femmes, sont les suivants :

- Premier rapport sexuel : L’âge du premier rapport sexuel des femmes est aujourd’hui très proche de celui des hommes : 17,6 ans pour les femmes âgées de 18-19 ans, et 17,2 ans pour les hommes du même âge. Dans les années 2000, une tendance à la baisse est apparue.

- Nombre de partenaires : Les femmes et les hommes ne déclarent pas le même nombre de partenaires : en moyenne 4,4 pour les femmes et 11,6 pour les hommes. L’écart entre les deux sexes résulte d’une proportion plus importante d’hommes qui déclarent avoir eu au moins 10 partenaires dans la vie (35,4% versus 10,9% des femmes). Malgré tout, le nombre de partenaires déclaré par les femmes est en augmentation par rapport aux enquêtes précédentes, il reste stable chez les hommes depuis 1970.

- Fréquence des rapports sexuels : Parmi les personnes qui ont actuellement un partenaire sexuel, la fréquence des rapports est de 8,7 rapports par mois (identique pour les femmes et les hommes). Les femmes en couple de plus de cinquante ans connaissent aujourd’hui une vie sexuelle bien plus active que les femmes interrogées en 1970 ou en 1992.

- Rapports sexuels avec une personne du même sexe : Parmi les personnes qui ont entre 18 et 69 ans, 4,0% des femmes et 4,1% des hommes déclarent avoir déjà eu des rapports avec une personne du même sexe au cours de leur vie. Une augmentation sensible est enregistrée pour les femmes (par rapport aux femmes interrogées en 1992), alors que pour les hommes la proportion est identique à celle de l’enquête précédente. Au cours des douze derniers mois, 1,0% des femmes et 1,6% des hommes déclarent avoir eu des rapports avec une personne du même sexe.

- Nouvelles pratiques sexuelles : Les nouveaux moyens de communication ne sont pas sans effet sur les rencontres et l’activité sexuelle : 9,6% des femmes et 13,1% des hommes (de 18 à 69 ans) se sont déjà connectés à des sites de rencontre sur Internet, et c’est le cas de près d’un tiers des jeunes de 18 à 24 ans. Un homme sur dix, entre 20 et 24 ans, a déjà eu des rapports sexuels avec une personne rencontrée sur Internet contre 6% des femmes.

- Difficultés rencontrées dans la sexualité : Interrogées sur les difficultés rencontrées dans leur sexualité, les femmes déclarent dans 7,4% des cas avoir souvent (et 28,9% parfois) des difficultés à atteindre l’orgasme, cette difficulté étant rapportée plus fréquemment à la fois par les femmes les plus jeunes et par les plus âgées. Quant aux hommes, ils sont 2,5% a déclaré avoir souvent une difficulté à obtenir une érection et 14,3% parfois, cette situation augmentant fortement après 50 ans.

- Préservatif : Près de 90% des femmes et hommes de 18 à 24 ans ont utilisé un préservatif au premier rapport, les personnes sans diplôme l’utilisant un peu moins souvent. Dans les douze derniers mois, ceux qui ont eu plusieurs partenaires ou un nouveau partenaire ont plus fréquemment utilisé des préservatifs que ceux qui n’avaient qu’un partenaire connu depuis plus d’un an. Cependant, près de 20% des femmes et des hommes qui ont trois partenaires ou plus n’en ont pas utilisé dans les 12 derniers mois.

Ces premiers résultats de l’enquête CSF traduisent une diversification des expériences sexuelles et affectives. Mais si les écarts entre les femmes et les hommes se réduisent, leurs comportements continuent toujours à être perçus selon des critères bien distincts, et vécus différemment par les hommes et les femmes. Un clivage persiste entre une sexualité féminine, qui renvoie avant tout à l’affectivité et à la conjugalité, et une sexualité masculine, dont la diversité et la dimension physique apparaîtraient essentiellement comme des caractéristiques biologiques.

L'enquête «Contexte de la Sexualité en France» a été menée sous la responsabilité scientifique de Nathalie Bajos (Inserm) et de Michel Bozon (Ined), et coordonnée par Nathalie Beltzer (ORS Ile-de-France). L'équipe de recherche associe des chercheurs en sociologie, démographie et épidémiologie de l'Inserm, de l'Ined, du CNRS, de l'InVS et de l'Université. L'enquête est réalisée à l'initiative de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS). Elle a été financée par l’ANRS, la Fondation de France, la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) du ministère de la Santé, et l’INPES.



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