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mercredi 07 février 2007 à 21:32
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Tient ça date un peu et c'est pas la nouvelle du siècle mais bon au cas où ça intéresserait certains!

Le nouveau visage du musée de l’Homme

Une exposition où le footballeur Lilian Thuram symbolise la modernité à la suite de Descartes et Cro-Magnon… Le musée de l’Homme choisit l’audace pour affirmer son futur rôle, recentré sur la préhistoire et l’anthropologie.



« Nous voulions exposer le moulage du crâne d’un homme actuel, mais lequel ? », explique François Sémah, directeur du département préhistoire au musée de l’Homme. Après des années difficiles, la vieille institution de la place du Trocadéro, à Paris, entame en effet une véritable mue architecturale, culturelle et scientifique ( lire p. 11 ). Et elle a choisi l’audace : c’est le footballeur Lilian Thuram, champion du monde 1998 avec les Bleus, qui lui servira de nouveau symbole, aux côtés d’un exceptionnel Cro-Magnon. Le crâne de cet homme fossile, vieux de 33 000 à 26 000 ans, l’un des « trésors » de l’humanité, n’avait encore jamais été exposé au public. Ajoutez-y le crâne du philosophe René Descartes (1596-1650), et vous avez trois pièces maîtresses de l’exposition de préfiguration qui ouvre ses portes le 14 février.

Parce qu’il adhère aux valeurs humanistes d’un musée désormais tourné vers une histoire naturelle de l’homme, le défenseur du FC Barcelone, Lilian Thuram, a accepté de servir de modèle. Début janvier, il est venu à Paris placer son crâne sous un scanner de l’Institut mutualiste Montsouris : l’image tridimensionnelle a été matérialisée par un moulage, à découvrir en exclusivité au musée. « Pour marquer la renaissance de ce lieu créé en 1937 par Paul Rivet, nous cherchions un symbole, raconte François Sémah. Il se devait de représenter une communauté d’origine géographique différente de celle des deux autres stars du musée. Et porter un message fort en termes de diversité et d’unité de l’espèce humaine. Il fallait aussi qu’il soit le pendant de la valeur patrimoniale, scientifique, historique ou intellectuelle associée aux deux autres bonshommes . Cro-Magnon est l’archétype de l’ Homo sapiens ancien. Descartes est un philoso-phe entré dans l’histoire. Lilian Thuram est un symbole vivant (lire l’interview ci-contre ). » « Ces trois Français représentent notre diversité spécifique, commente le chercheur. Ainsi, pour se convaincre que l’humanité est singulière, il n’est que de regarder autour de nous, à une échelle spatiale proche, la France, et à une échelle temporelle courte…, soit quelques dizaines de milliers d’années. »

Nouvel Observateur 1

Et voici encore un interview de Thuram à ce sujet!

Nouvel Observateur 2


Ce message a été modifié par uno - mercredi 07 février 2007 à 21:34.
jeudi 08 février 2007 à 19:02
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Le câlin le plus long de l’histoire



Roméo et Juliette peuvent aller se rhabiller. En Italie, deux squelettes tendrement enlacés dans un câlin éternel ont été découverts par des archéologues.

«C’est un cas extraordinaire», s’enthousiasme la chef de l’équipe, Elena Menotti, qui se dit «quasi certaine» qu’il s’agit d’un homme et d’une femme.

«II n’y avait pas de trace de double enterrement au Néolithique, encore moins de deux personnes comme celles-là. Je fais des fouilles depuis 25 ans, et que n’ai jamais été aussi émue», raconte-t-elle. De futures analyses doivent permettre de déterminer l’âge exact du couple.

Philippe Berry
20Minutes.fr
jeudi 08 février 2007 à 21:41
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C'est mignon wub.gif
vendredi 09 février 2007 à 21:56
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Bouclier antimissile américain: Moscou va renforcer son système de missiles
AFP.


La Russie a prévenu, vendredi dans le cadre d'une réunion avec l'Otan à Séville (sud), qu'elle allait renforcer son système de missiles intercontinentaux en réponse au bouclier anti-missiles que les Etats-Unis veulent installer en Pologne et en République tchèque.
"Nous allons devoir suivre en donnant une réponse asymétrique qui consistera à développer notre propre système stratégique (de fusées intercontinentales, ndlr) car nous devons avoir la capacité de battre tout système anti-missiles", a indiqué vendredi le ministre russe de la Défense Sergueï Ivanov à l'issue d'un Conseil Otan-Russie informel avec ses 26 homologues de l'Alliance atlantique.
"Cela n'est menaçant pour personne" et "nous n'allons pas jouer le jeu de la course aux armements", a-t-il relativisé.
"Mais nous voulons avoir la certitude de n'être dans aucune circonstance soumis à des pressions politiques ou militaires", a-t-il souligné.
Washington a demandé en janvier à la République tchèque et à la Pologne de servir de bases européennes au bouclier anti-missiles américain, s'attirant immédiatement les protestations les plus énergiques de Moscou.
Pour parer à d'éventuelles attaques en provenance notamment d'Iran, le Pentagone souhaite déployer un radar en République tchèque et dix intercepteurs en Pologne d'ici à 2011-2012.
En marge de la réunion de l'Otan qui s'est achevée vendredi à Séville, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a tenté de persuader M. Ivanov que ce système "ne représentait pas une menace pour la Russie".
M. Ivanov a reconnu lui-même que "la sécurité de la Russie (n'allait) pas être menacée par la présence de dix missiles intercepteurs" en Pologne. Mais "on se demande quand même ce qu il y a derrière tout cela" car ce système anti-balistique censé être dirigé contre la Corée du Nord et l'Iran n'a, du point de vue de la Russie, aucune justification technique.
Le ministre français de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a loué la "capacité d'écoute" de son collègue américain qui l'a interrogée, lors d'un entretien bilatéral, sur son "analyse de la situation au Liban".
Le ministre français ne fait pas mystère de ses relations parfois houleuses avec le prédécesseur de M. Gates, Donald Rumsfeld, et note dans ses contacts américains "des changements d'attitude".
La réunion de Séville a été par ailleurs largement dominée par la question de l'engagement de l'Otan en Afghanistan alors que le commandement militaire de l'Alliance a réclamé des troupes supplémentaires pour faire face aux attaques croissantes des talibans, ce qui a provoqué le scepticisme de plusieurs pays européens.
Le thème du Kosovo a également été largement débattu, une semaine après l'annonce par l'émissaire de l'ONU, Martti Ahtisaari, d'une proposition de futur statut, proche de l'indépendance pour cette province serbe.
M. Ahtisaari prévoit de soumettre son plan au Conseil de sécurité de l'ONU vers la fin mars.
La Russie, qui dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité, a souligné qu'elle n'accepterait aucune décision sur le Kosovo qui ne soit admise par les autorités serbes. Or, celles-ci rejettent le plan Ahtisaari.
Le ministre russe Ivanov a réaffirmé vendredi l'opposition de Moscou à l'indépendance du Kosovo. "Il ne faut pas ouvrir la boîte de Pandore" de l'indépendantisme, a-t-il mis en garde.
samedi 10 février 2007 à 00:40
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Le colossal projet de réalisation d’un million de logements d’ici l’horizon 2009 n’arrête pas de susciter encore des « convoitises » et de provoquer le mécontentement des opérateurs locaux qui voient d’un très mauvais oeil « l’accaparement » des chantiers par les entreprises étrangères et les grandes sociétés publiques.


L’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) n’hésite pas à pointer du doigt le nouveau code des marchés qui régit le secteur du bâtiment et qui favoriserait d’après elle les entreprises étrangères au détriment des nationaux. L’argument est de taille, estime le président de cette association qui englobe à elle seule plus de 400 entreprises privées du bâtiment. « Le nouveau code des marchés n°02/250 du 24/07/2002 est en tarin de tuer à petit feu la PME algérienne relevant du BTPH », a indiqué hier le président de l’AGEA, M. Mouloud Kheloufi, en soulignant que « tout a été pensé pour écarter les entreprises locales dans la réalisation des logements et autres infrastructures de base à travers le pays ». Le plus grand « écueil », estime encore ce responsable, c’est les avis d’appels d’offres qui semblent être destinés uniquement aux grandes entreprises (publiques algériennes ou étrangères) vu la consistance et la taille de chaque projet.

« L’entreprise (privée) ne peut pas réaliser seule de tels projets qui nécessitent des moyens énormes », se cabre le président de l’AGEA, ce qui fait, argumente-t-il, que les projets sont toujours confiés après ouverture des plis à des « colosses » qui se constituent de surcroît en consortiums très puissants.

Les entreprises du bâtiment menacées

Partant du constat que 60% du tissu de la petite et moyenne entreprises est issu du secteur du bâtiment, le patron de cette association n’est pas optimiste quant à l’avenir de ces entreprises qui ont, dit-il, reconstruit le pays dans les pires moments de son existence. Cet avis n’est pas partagé par un responsable au ministère de l’Habitat qui a brandi pour sa part l’impérative nécessité de finaliser le programme présidentiel à la date fixée par le chef de l’Etat. Sans le dire explicitement, ce responsable qui a voulu rester dans l’anonymat, pense que les entreprises locales sont loin, très loin des performances des Chinois par exemple.

A son tour, le président de l’AGEA un peu « excédé » par la réflexion de ce responsable dira que si les entreprises privées algériennes facturaient comme les Chinois, à savoir de 25 à 30.000 DA le mètre cube du béton, les infrastructures et les bâtiments pousseraient en Algérie comme des champignons. D’après lui, il existe certes un manque terrible en matière de main-d’oeuvre qualifiée dans le secteur du BTPH, mais on apprend, dit-il, très vite quand on est bien rémunéré. Pour faire face à la concurrence étrangère et aux grandes entreprises publiques, l’Association générale des entrepreneurs algériens appelle toutes les entreprises du secteur privé du BTPH à se constituer en « groupement » et se propose même de coordonner et de parrainer cette nouvelle orientation.

samedi 10 février 2007 à 00:53
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QUOTE (Daddy-O @ 09 Feb 2007 à 20:56)
Bouclier antimissile américain: Moscou va renforcer son système de missiles

C'est moi où on nous refait une petite guerre froide bientôt ?
samedi 10 février 2007 à 01:28
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QUOTE (Immortel95 @ 09 Feb 2007 à 23:53)
C'est moi où on nous refait une petite guerre froide bientôt ?

C'est precisement ce que je me disais, ça me rapellait la guerre froide.
dimanche 11 février 2007 à 13:40
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Vladimir Poutine a critiqué avec virulence l'unilatéralisme des Etats-Unis et son recours à la force
10.02.2007 13:31
Vladimir Poutine s'en est pris avec virulence aux Etats-Unis samedi à la conférence de Munich sur la sécurité, les accusant notamment de "recours presque sans retenue à la force" et de susciter de nouvelles courses aux armements. Les actions unilatérales des Etats-Unis ont été dénoncées par la président russe comme un foyer de conflits supplémentaires. Washington s'est déclaré "surpris et déçu" par ce discours. Le ton monte entre Moscou et Washington depuis un an, Dick Cheney ayant notamment accusé Moscou d'utiliser ses ressources énergétiques comme "des instruments d'intimidation ou de chantage".


source: http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=...y=1171114574000
dimanche 11 février 2007 à 15:01
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QUOTE (Daddy-O @ 10 Feb 2007 à 00:28)
C'est precisement ce que je me disais, ça me rapellait la guerre froide.

En tout cas les faits concourent à cette hypothèse, les uns répondent aux autres, etc..
dimanche 11 février 2007 à 21:33
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Dans le coma après avoir été roué de coups





Des jeunes armés de battes de base-ball ont pris à partie une femme, vendredi, avant de se jeter sur un automobiliste qui s'interposait.

Le jeune homme de 25 ans qui s'est interposé est toujours dans un état très grave. Deux jeunes ont été interpellés.




Un groupe de jeunes a violemment agressé un automobiliste vendredi après-midi à Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l'Essonne, alors qu'il tentait de porter secours à une jeune femme, a indiqué dimanche une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Vers 17h, l'automobiliste, un jeune homme de 25 ans, s'est engagé dans une rue où une cinquantaine de lycéens d'établissements voisins étaient rassemblés sur la chaussée. La rue était bloquée par deux véhicules. Le jeune homme a alors involontairement heurté la voiture d'une automobiliste qui venait de freiner brusquement devant lui, a indiqué cette même source. Les deux conducteurs sont sortis de leurs véhicules. C'est là qu'une partie des jeunes, armés de battes de base-ball et de manches d'outils, se sont avancés vers la jeune femme pour tenter de l'agresser. L'autre automobiliste s'est alors interposé, permettant ainsi à la conductrice de prendre la fuite.

Portable retrouvé sur l'interpellé

Plusieurs lycéens se sont rués sur lui et l'ont frappé à de nombreuses reprises, notamment avec le manche d'une pelle, alors que d'autres ont fouillé son véhicule pour voler son téléphone portable, selon la même source. Les secours sont intervenus alors que les agresseurs avaient déjà quitté les lieux. L'automobiliste a été conduit dans un premier temps au centre hospitalier de Longjumeau (Essonne), souffrant d'une hémorragie cérébrale interne. Il a dû être transporté dans la soirée à l'hôpital Henri Mondor de Créteil (Val-de-Marne) après être tombé dans le coma. Il y a subi une intervention chirurgicale samedi après-midi.

L'important dispositif déployé par la police a permis l'interpellation de deux jeunes dans un bus le soir même de l'agression, toujours selon cette même source. Les deux suspects, dont l'âge et l'identité n'ont pas été communiqués, ont été formellement identifiés, selon la même source. Le téléphone portable de la victime a été retrouvé sur l'un d'entre eux. Les deux jeunes, qui nient les faits, ont été placés en garde à vue au commissariat de Sainte-Geneviève-des-Bois où ils se trouvaient encore dimanche matin.




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Et après quoi? Trop marre de cette violence, et aussi marre des gens qui occultent cette violence et qui font comme si elle n'était pas là, et encore plus marre des gens qui trouvent des excuses à ces actes.

Ce message a été modifié par electrasstosphere - dimanche 11 février 2007 à 21:38.
lundi 12 février 2007 à 10:39
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Poutine entame à Ryad une tournée régionale après une diatribe anti-US
AFP.


Vladimir Poutine et le roi Abdallah le 11 février 2007 à Ryad

Le président russe Vladimir Poutine a entamé dimanche à Ryad une tournée régionale qui le conduira ensuite au Qatar et en Jordanie, deux autres alliés très proches des Etats-Unis, au lendemain d'une violente diatribe contre l'unilatéralisme des Etats-Unis.
M. Poutine, qui a prononcé samedi à Munich (Allemagne) un véritable réquisitoire contre la volonté de domination "déstabilisatrice" de Washington, s'est entretenu avec le roi Abdallah à son arrivée à Ryad.
Le président russe et le roi d'Arabie Saoudite "ont discuté de tout l'éventail des développements sur la scène régionale et internationale, au premier chef (...) de la question palestinienne et de la situation en Irak", ont rapporté les médias officiels saoudiens.
Le roi Abdallah a auparavant déclaré à l'agence russe Itar-Tass que la visite de M. Poutine devrait contribuer au renforcement de la coopération bilatérale "selon une approche stratégique qui sert les intérêts des deux pays à court et à long terme".
L'Arabie saoudite, principal membre de l'Opep, et la Russie, qui n'appartient pas au cartel pétrolier, sont les deux premiers producteurs mondiaux de brut. A ce titre, ils devront "coordonner (leurs efforts) pour assurer des approvisionnements pétroliers sûrs et réaliser la stabilité et l'équilibre sur le marché mondial dans l'intérêt aussi bien des producteurs que des consommateurs", a dit le roi, rappelant que les deux pays coordonnaient leurs politiques pétrolières dans le cadre d'une commission mixte.
En septembre 2003, ils avaient conclu un accord de coopération pour la stabilisation du marché pétrolier lors d'une visite à Moscou d'Abdallah, alors prince héritier. Le roi, cité par l'agence officielle Spa, a souligné que la Russie avait un rôle important à jouer dans un règlement du conflit israélo-palestinien en sa qualité de membre du Quartette.
En 2005, M. Poutine avait été le premier dirigeant russe à se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens A la veille de son périple au Moyen-Orient, il a dressé un violent réquisitoire contre la politique de domination "déstabilisatrice" des Etats-Unis.
"Les Etats-Unis sortent de leurs frontières nationales dans tous les domaines et cela est très dangereux, personne ne se sent plus en sécurité parce que personne ne peut plus trouver refuge derrière le droit international", a affirmé le chef de l'Etat russe, devant la 43e conférence de Munich sur la sécurité.
Selon une source diplomatique qui a requis l'anonymat, la visite de Poutine devrait aboutir à "un accord verbal" sur la vente de quelque 150 chars T-90 russes à l'Arabie, un client traditionnel des pays occidentaux, notamment les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, mais qui cherche à diversifier ses sources d'approvisionnement en armes. Les discussions sur cette transaction devraient se poursuivre par des visite d'experts militaires des deux pays, selon la même source.
Le T-90 a fait l'objet de tests l'an dernier en Arabie saoudite pour déterminer sa capacité d'adaptation au désert. La Russie a également proposé à Ryad des hélicoptères Mi-17 pour le transport de troupes, selon la même source.
Lundi, le président russe aura des entretiens séparés avec le prince héritier Sultan ben Abdel Aziz, également ministre de la Défense. Les deux pays doivent également signer des accords de coopération dans les domaines économique, culturel, des investissements, et de la lutte contre le terrorisme.
Le président russe est attendu ensuite à Doha pour une visite de quelques heures au Qatar, avant de partir ensuite pour Amman, où il s'entretiendra avec le roi Abdallah II de Jordanie et rencontrera le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
lundi 12 février 2007 à 10:46
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La reponse du berger à la bergère :

Washington répond à Poutine: pas de Guerre froide mais une coopération avec la Russie
AFP.


Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a répondu dimanche avec courtoisie, mais fermement et sans dramatiser, au réquisitoire prononcé la veille par le président russe Vladimir Poutine visiblement exaspéré par la politique des Etats-Unis.
Rappelant qu'il était, comme M. Poutine, un "vieux guerrier de la Guerre froide" et un ancien "espion" habitué à ce titre "à parler d'une manière tranchée", Robert Gates a estimé avec le sourire qu'"une Guerre froide avait largement suffi", devant la 43e Conférence sur la sécurité, à Munich.
Pour bien signifier que, selon Washington, la hache de guerre n'était pas déterrée malgré les attaques du chef de l'Etat russe, il a annoncé qu'il avait été invité cette semaine à se rendre à Moscou "à la fois" par M. Poutine et par son homologue russe, Sergueï Ivanov.
Devant le même auditoire de dirigeants politiques et militaires, au premier rang desquels la chancelière allemande Angela Merkel, M. Poutine avait accusé les Etats-Unis de "déborder de leurs frontières dans tous les domaines" et de représenter un élément déstabilisateur dans le monde, ne respectant pas le droit international.
Il s'en était également pris à l'Otan, accusée de violer les traités sur la réduction des forces conventionnelles en Europe, et avait réitéré son opposition aux bases de défense antimissiles que les Etats-Unis veulent installer en Pologne et en République tchèque.
Samedi également, dans une interview à la chaîne satellitaire arabe Al Jazira, M. Poutine a estimé que l'intervention américaine en Irak avait fait plus de mal au pays que Saddam Hussein, selon le texte publié samedi par le Kremlin.
Un porte-parole du conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, avait samedi exprimé la "surprise" et la "déception" de Washington, affirmant que ces "accusations" étaient "fausses".
Il avait néanmoins ajouté que les Etats-Unis comptaient "poursuivre la coopération avec la Russie" dans "la lutte contre le terrorisme et la réduction de la menace des armes de destruction massive et de leur prolifération".
Les propos de M. Poutine m'ont "par nostalgie, presque fait regretter" la Guerre froide a déclaré pour sa part M. Gates, se présentant comme "un diplômé en histoire russe et soviétique" ayant dirigé la CIA et siégé "sous quatre présidents différents" au Conseil national de sécurité des Etats-Unis.
Aujourd'hui, "la Russie est un partenaire dans l'action. Mais nous nous interrogeons aussi sur certaines mesures politiques prises par la Russie qui semblent aller à l'encontre la stabilité internationale, comme les transferts d'armement et sa tentation d'utiliser ses ressources énergétiques à des fins de coercition politique", a-t-il riposté, faisant allusion aux ventes de missiles sol-air russes à l'Iran et aux crises ayant opposé Moscou à la Géorgie, l'Ukraine et le Bélarus sur le prix de vente du gaz.
Son homologue russe, Sergueï Ivanov, a affirmé pour sa part aux conférenciers qu'il ne fallait pas voir dans les critiques de M. Poutine "le moindre esprit agressif et de confrontation de type Guerre froide" vis-à-vis de Washington.
On doit seulement y trouver de la "sincérité" quant à ce que la Russie pense, a-t-il ajouté.
"Nous ne visons aucunement à briser l'unité de l'Otan. Nous avons coopéré avec l'Otan depuis cinq ans mais il semble que nous ayons atteint un seuil après deux ou trois ans d'euphorie", a-t-il estimé.
lundi 12 février 2007 à 21:19
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QUOTE (electrasstosphere @ 11 Feb 2007 à 20:33)

Dans le coma après avoir été roué de coups





Des jeunes armés de battes de base-ball ont pris à partie une femme, vendredi, avant de se jeter sur un automobiliste qui s'interposait.

Le jeune homme de 25 ans qui s'est interposé est toujours dans un état très grave. Deux jeunes ont été interpellés.




Un groupe de jeunes a violemment agressé un automobiliste vendredi après-midi à Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l'Essonne, alors qu'il tentait de porter secours à une jeune femme, a indiqué dimanche une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Vers 17h, l'automobiliste, un jeune homme de 25 ans, s'est engagé dans une rue où une cinquantaine de lycéens d'établissements voisins étaient rassemblés sur la chaussée. La rue était bloquée par deux véhicules. Le jeune homme a alors involontairement heurté la voiture d'une automobiliste qui venait de freiner brusquement devant lui, a indiqué cette même source. Les deux conducteurs sont sortis de leurs véhicules. C'est là qu'une partie des jeunes, armés de battes de base-ball et de manches d'outils, se sont avancés vers la jeune femme pour tenter de l'agresser. L'autre automobiliste s'est alors interposé, permettant ainsi à la conductrice de prendre la fuite.

Portable retrouvé sur l'interpellé

Plusieurs lycéens se sont rués sur lui et l'ont frappé à de nombreuses reprises, notamment avec le manche d'une pelle, alors que d'autres ont fouillé son véhicule pour voler son téléphone portable, selon la même source. Les secours sont intervenus alors que les agresseurs avaient déjà quitté les lieux. L'automobiliste a été conduit dans un premier temps au centre hospitalier de Longjumeau (Essonne), souffrant d'une hémorragie cérébrale interne. Il a dû être transporté dans la soirée à l'hôpital Henri Mondor de Créteil (Val-de-Marne) après être tombé dans le coma. Il y a subi une intervention chirurgicale samedi après-midi.

L'important dispositif déployé par la police a permis l'interpellation de deux jeunes dans un bus le soir même de l'agression, toujours selon cette même source. Les deux suspects, dont l'âge et l'identité n'ont pas été communiqués, ont été formellement identifiés, selon la même source. Le téléphone portable de la victime a été retrouvé sur l'un d'entre eux. Les deux jeunes, qui nient les faits, ont été placés en garde à vue au commissariat de Sainte-Geneviève-des-Bois où ils se trouvaient encore dimanche matin.




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Et après quoi? Trop marre de cette violence, et aussi marre des gens qui occultent cette violence et qui font comme si elle n'était pas là, et encore plus marre des gens qui trouvent des excuses à ces actes.

D'accord avec toi, révoltant et carrément gerbant. Ces espèces de râclures de chiottes qui font absolument tout pour provoquer le drame devraient n'avoir que ce qu'ils méritent, à savoir en l'occurence qu'on leur roule dessus sleep.gif
mardi 13 février 2007 à 19:39
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Je te trouve trop doux, sns doute parce que tu es un lapin? wub.gif
Plus sérieusement je n'arriverai jamais à admettre que ce genre d'actes restent inpunis, parce que c'est ce qui va encore et toujours se passer.... sad.gif
mardi 13 février 2007 à 19:51
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Course-poursuite mortelle près de Lyon




Une voiture volée repérée par des policiers a percuté un pilier à très vive allure mardi matin, à Saint-Fons. Bilan : deux morts.

Mardi, vers 2 heures du matin, à Saint-Fons, dans la banlieue sud de Lyon. Quatre jeunes roulent à vive allure à bord d'une voiture volée. Repéré par des policiers, le véhicule percute le pilier d'un pont, pour une raison indéterminée, tuant sur le coup son chauffeur, âgé de 15 ans. Une passagère âgée de 17 ans est morte un peu plus tard mardi matin, et une deuxième passagère, âgée également de 17 ans, était dans un "état désespéré" mardi après-midi, a indiqué le procureur de la République de Lyon. Selon Le Figaro.fr, cette deuxième passagère serait décédéé à l'hôpital des suites de leurs blessures.

Seul le passager arrière droit, âgé de 17 ans, a survécu au drame et a été légèrement blessé. Hospitalisé, il a été entendu par la police mais ne sera pas mis en garde-à-vue, a précisé le procureur. Les quatre adolescents sont originaires du quartier sensible Mermoz, dans le VIIIe arrondissement de Lyon. Toujours selon Le Figaro.fr, ils avaient décidé de voler une voiture pour "aller manger une pizza ensemble".

La voiture, une Ford Escort break, a été repérée par une patrouille de la BAC alors qu'elle roulait à très vive allure sur le périphérique lyonnais. Ayant identifié un véhicule volé, les policiers l'ont suivi, avec sirènes et gyrophares. Le conducteur a accéléré, quitté le périphérique et heurté un pont quelques minutes plus tard. "Les policiers ont agi avec maîtrise, sans prendre de risque, et ne se sont pas lancés dans une course poursuite risquée", a souligné le procureur, indiquant que l'enquête avait été confiée à la sûreté départementale et que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, police des polices) n'avait pas été saisie.

(Avec agence)
mardi 13 février 2007 à 22:51
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La Guinée en état de siège, les blindés dans les rues de Conakry
AFP.


La Guinée était mardi en état de siège, décrété par le président Lansana Conté pour stopper des manifestations hostiles qui ont fait plus de 100 tués depuis début janvier, avec notamment des blindés et des forces de sécurité aux endroits stratégiques de Conakry.
Cet état de siège, qui prévoit un couvre-feu 20 heures sur 24, était globalement respecté dans les principales villes de province, à l'exception de la ville de Dinguiraye (nord) et Labé (nord), où de nombreux habitants sont allés faire leurs courses au marché, selon des témoins joints par l'AFP.
Aucune manifestation n'a été enregistrée à la mi-journée, tant dans la banlieue de Conakry qu'à l'intérieur de ce pays d'Afrique de l'ouest, peuplé de 9,4 millions d'habitants et premier exportateur mondial de bauxite.
Depuis la nomination vendredi soir d'un proche du chef de l'Etat, le ministre Eugène Camara, au poste de Premier ministre, les affrontements entre manifestants exigeant le départ du président Conté et les forces de l'ordre ont fait 45 tués, dont 18 pour la seule journée de lundi.
Syndicats et opposition avaient immédiatement rejeté cette nomination, jugeant le promu trop proche du chef de l'Etat, et repris lundi le mouvement de grève générale dans le pays.
En soirée, le chef de l'Etat, un militaire au pouvoir depuis 23 ans et âgé de 72 ans, a tapé du poing sur la table, décrétant un état de siège suspendant de nombreuses libertés publiques pour, selon lui, éviter une "guerre civile".
Dès l'aube mardi, des militaires, gendarmes et policiers ont été déployés aux points stratégiques et sur les principales artères de la capitale, Conakry, et de sa banlieue, selon des témoins.
Des blindés ont pris position à plusieurs carrefours, notamment près de l'aéroport, en banlieue et sur la Place du 8 novembre, point d'entrée vers le centre-ville, ont rapporté les habitants.
Aucun véhicule ni civil ne circulait dans les rues, conformément au couvre-feu, la circulation étant seulement autorisée de 16h00 à 20h00 (locales et GMT).
Quelques rafales d'armes automatiques retentissaient sporadiquement, notamment en banlieue, mais plusieurs témoins ont assuré qu'il s'agissait de tirs d'intimidation en l'air.
A la mi-journée, des militaires sont entrés dans des domiciles proches du boulevard le Prince, qui traverse toute la capitale et sa banlieue, obligeant à coups de matraques des jeunes à enlever les barricades érigées ces derniers jours sur la voie, selon des témoins.
Le camp militaire Alpha Yaya, près de l'aéroport, était calme mardi. Des tirs nourris en provenance du camp avaient été entendus pendant plusieurs heures lundi. Des jeunes militaires protestaient notamment, selon des témoins, contre l'arrivée à Conakry d'hommes armés en provenance du Liberia.
L'état de siège prévoit notamment l'interdiction de "cortèges, défilés et manifestations" ainsi que des "réunions publiques ou privées propres à provoquer ou entretenir le désordre".
"Des perquisitions de jour et de nuit" sont désormais autorisées et de très sévères restrictions sur la presse sont instaurées.
Malgré ces sévères restrictions des libertés, aucune réaction officielle de la part de la communauté internationale n'a été enregistrée mardi à la mi-journée, à l'exception du Bureau international du travail (BIT) qui a appelé à l'arrêt des violences.
mercredi 14 février 2007 à 10:00
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Turkménistan: Berdymoukhammedov élu président avec 89% des voix
AFP.


Le président par intérim et favori de l'élection présidentielle du 11 février au Turkménistan, Gourbangouly Berdymoukhammedov a été élu à la tête de ce pays d'Asie centrale avec 89,23% des voix, a annoncé mercredi Mourrad Karryev, le chef de la Commission électorale.
"Gourbangouly Berdymoukhammedov a obtenu 89,23% des voix", a déclaré M. Karryev devant le Khalk Maslakhaty (Conseil populaire), la plus haute instance législative turkmène composée de près de 2.500 dignitaires et chefs de clans.
"Le peuple vous a confié son destin", a-t-il ajouté.
Berdymoukhammedov succède ainsi pour cinq ans au tout puissant président à vie Saparmourat Niazov, décédé le 21 décembre dernier.
Le scrutin de dimanche était le premier au Turkménistan auquel participaient plusieurs candidats, M. Berdymoukhammedov y ayant été opposé à cinq autres prétendants, tous sans envergure et membres du seul parti autorisé le Parti démocratique, l'opposition, exilée, n'ayant pas été autorisée à participer.
Le président élu doit, dans la foulée de l'annonce des résultats, prêter serment sur la Constitution devant les 2.500 délégués du conseil.
mercredi 14 février 2007 à 10:41
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Liban

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Hommage à Rafic Hariri dans Beyrouth sous tension ( AFP, mercredi 14 février 2007, 8h51)
Les partisans de Rafic Hariri célébraient lors d'un grand rassemblement mercredi à Beyrouth le deuxième anniversaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais, dans un climat de tension accrue après un double attentat qui a fait trois morts mardi.

Le Liban commémore l'assassinat d'Hariri malgré les attentats ( Reuters, mercredi 14 février 2007, 8h30)
BEYROUTH (Reuters) - Le Liban s'apprête à célébrer mercredi le deuxième anniversaire de l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri et les dirigeants antisyriens ont appelé à un rassemblement massif à sa mémoire à Beyrouth, malgré le double attentat de la veille.

L'ONU enquête sur un incident à la frontière israélo-libanaise ( Reuters, mardi 13 février 2007, 23h32)
NATIONS UNIES (Reuters) - Les soldats israéliens qui ont essuyé des tirs de l'armée libanaise, mercredi, au cours d'une opération de déminage à la frontière, se trouvaient encore sur leur propre territoire, mais ont ensuite pénétré au Liban, selon les enquêteurs des Nations unies qui mettent en cause les deux parties.

Liban: 3 morts dans un attentat à la veille de l'anniversaire de la mort d'Hariri ( AFP, mardi 13 février 2007, 20h52)
Trois personnes ont été tuées mardi dans un double attentat à la bombe, qui a soufflé deux autobus dans une région chrétienne au nord de Beyrouth, à la veille du deuxième anniversaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
mercredi 14 février 2007 à 10:48
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mercredi 14 février 2007, 8h51
Hommage à Rafic Hariri dans Beyrouth sous tension
Par Salim YASSINE


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BEYROUTH (AFP) - Les partisans de Rafic Hariri célébraient lors d'un grand rassemblement mercredi à Beyrouth le deuxième anniversaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais, dans un climat de tension accrue après un double attentat qui a fait trois morts mardi.

La foule convergeait dans la matinée vers la place des Martyrs, dans le centre de la capitale libanaise, dont les accès étaient bloqués par des barrages de soldats.

La ville a été placée sous très haut dispositif militaire pour cet anniversaire, et des milliers de soldats, appuyés par de très nombreux blindés, quadrillaient la ville.

La majorité anti-syrienne organise en effet cet hommage à l'ex-Premier ministre, assassiné le 14 février 2005, sur fond de vives tensions politiques, après trois mois d'une crise qui paralyse les institutions du pays et a ponctuellement dégénéré fin janvier en violences confessionnelles meurtrières.

Malgré les appels au calme des dirigeants politiques de la majorité comme de l'opposition, un attentat à la bombe, qui a fait trois morts et 18 blessés mardi dans une région chrétienne des environs de Beyrouth, a suscité de nouvelles inquiétudes.

Des barrières de deux à trois mètres de haut, des barbelés, des cordons de soldats ainsi que le service d'ordre des organisateurs, séparaient le lieu du rassemblement de la place voisine où l'opposition libanaise a installé depuis le 1er décembre un campement de plusieurs centaines de tentes pour réclamer la démission du gouvernement. Ce dispositif était renforcé par des panneaux de bois et de carton pour que les deux camps ne puissent pas se voir.

Des portraits de Rafic Hariri étaient placardés autour de la place, où repose le défunt dans une tombe, sous un chapiteau. Des extraits de discours de l'ex-Premier ministre, également affichés disent que "Le Liban est un pays pour tous les libanais" ou affirment "Nous surmonterons toutes les difficultés". Les fidèles de Rafic Hariri, venus de Beyrouth et de tout le Liban, arrivaient à pied sur la place des Martyrs, ornée de petites bougies, décorée de ballons bleus, la couleur de l'actuelle majorité parlementaire dirigée par Saad Hariri, le fils de l'ancien Premier ministre.

Certains allaient s'incliner sur la tombe, recouverte de fleurs banches.

Les barrages de soldats obligeaient la foule à marcher parfois un ou deux kilomètres. "Les gens vont venir encore plus nombreux après l'attentat de mardi", assurait Marwan Khalil, 25 ans, venus avec sept membres de sa famille de la région du Akkar, dans le nord du Liban, qu'ils ont quittée à trois heures du matin.

Mardi, Saad Hariri avait estimé que l'attentat qui a visé deux bus dans la montagne chrétienne avait pour but de dissuader les Libanais de se rendre au rassemblement. L'opposition avait pour sa part appelé à l'union. Rafic Hariri avait été tué le 14 février 2005 dans un spectaculaire attentat à la voiture piégée à Beyrouth, qui avait fait au total 23 morts, alors que le Liban était toujours sous tutelle syrienne.

Cet assassinat, suivi un mois plus tard, le 14 mars, par un rassemblement monstre sur cette même place des Martyrs, avait précipité le départ des troupes syriennes du Liban et les élections qui ont porté au pouvoir l'actuelle majorité anti-syrienne. Mais les conséquences du meurtre de Rafic Hariri empoisonnent toujours, deux ans plus tard, la vie politique libanaise.

Le projet de création d'un tribunal international pour juger ses assassins est en effet à l'origine de la crise politique qui a éclaté en novembre avec la démission des six ministres pro-syriens. La majorité, appuyée par le camp occidental, accuse l'opposition, soutenue par Damas et Téhéran, d'avoir ainsi voulu torpiller le projet de tribunal pour dissimuler une éventuelle implication syrienne dans l'attentat.

Les Forces du 14 Mars, nom de la majorité antisyrienne, ont d'ailleurs clairement accusé la Syrie d'être à l'origine de l'attentat de mardi. "Nous considérons que le régime syrien assume la responsabilité de l'attentat", a affirmé un communiqué. Le Premier ministre Fouad Siniora a lui promis que son pays était "déterminé à poursuivre les criminels et les terroristes" après cet attentat.
vendredi 16 février 2007 à 12:40
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Procès des attentats du 11 mars 2004 à Madrid: "Mohamed l'Egyptien" rejette toute implication
AFP.


L'un des principaux accusés et cerveaux présumés des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, "Mohamed l'Egyptien", a rejeté toute implication dans cette action meurtrière et nié tout lien avec Al-Qaïda, jeudi au premier jour d'un procès placé sous haute surveillance policière.L'événement
"Monsieur le président, jamais je n'ai eu aucune relation avec ces événements qui se sont déroulés à Madrid", a assuré Rabei Ousmane Sayed Ahmed, alias "Mohammed l'Egyptien" en réponse aux questions de son avocat.
"Jamais, je n'ai inspiré des personnes ou des groupes de personnes" impliquées, a-t-il encore déclaré. Les attentats contre les trains de Madrid, revendiqués au nom d'Al-Qaïda, avaient fait 191 morts et 1.824 blessés.
L'accusé, portant une barbe noire et vêtu d'une gabardine beige, au centre de toute la première journée du procès, a "condamné inconditionnellement et de manière complète" les attentats de Madrid ainsi que ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et de Londres en juillet 2005.
"Je n'ai jamais fait partie d'Al-Qaïda, ni d'aucune organisation islamiste", a-t-il affirmé, assis sur une chaise au milieu de la salle d'audience. "Oui, l'Islam est une religion de paix, ce qui s'exprime déjà dans notre salut qui veut dire +paix+", a-t-il encore déclaré, s'exprimant posément.
L'intéressé s'était pourtant vanté dans des conversations enregistrées à Milan par les services secrets italiens, d'être le principal instigateur des attaques de Madrid.
"Toute l'idée de l'opération de Madrid était de moi", avait-il notamment déclaré, ajoutant s'être lui même "préparé à être martyr".
L'accusé, qui encourt près de 40.000 ans de prison, fait partie des sept principaux accusés --trois cerveaux présumés, trois poseurs de bombes présumés et le fournisseur présumé des explosifs-- sur un total 29 accusés.
L'ouverture de ce procès qui devrait durer de cinq à six mois s'est accompagnée du déploiement d'un important dispositif policier autour et à l'intérieur de l'annexe du tribunal antiterroriste espagnol, l'Audience nationale, où se tient le procès, dans l'ouest de la capitale espagnole.
Parmi les dizaines de familles de victimes venues assister au procès, Jamila Benselah a expliqué: "Je viens regarder dans les yeux les assassins de ma fille. J'espère qu'ils seront condamnés".
Cette Marocaine veut comprendre pourquoi et comment la vie de sa fillette de 13 ans a été fauchée au nom d'Al-Qaïda.
Pilar Manjon, la présidente de la principale association de victimes des attentats, a expliqué pour sa part: "Cela va être difficile de regarder dans les yeux ceux qui ont détruit ma vie, mais je vais le faire pour mon fils".
"J'ai les jambes qui tremblent, j'ai peur, j'ai des crampes à l'estomac", a déclaré, les larmes aux yeux, cette femme qui a perdu son fils de 20 ans lors de la pire tragédie terroriste ayant endeuillé l'Espagne.
Le 11 mars 2004, vers 07H40, dix bombes avaient explosé dans quatre trains de banlieue bondés, transportant des employés de bureau, des ouvriers et des étudiants vers la gare madrilène d'Atocha.
Selon l'accusation, les auteurs des attaques, parmi lesquels une majorité de petits délinquants marocains de Madrid convertis au jihad, avaient voulu châtier l'Espagne pour son intervention militaire en Irak, décidée par le précédent gouvernement conservateur de José Maria Aznar.
Les sept principaux accusés encourent à eux seuls une peine théorique cumulée record de 270.600 ans de prison. Mais dans la pratique la réclusion est limitée à 40 ans.
Le première audience s'est achevée vers 18H00 (17H00 GMT).
Le procès reprendra vendredi à 10H00 (09H00 GMT) avec la poursuite de la comparution de "Mohamed l'Egyptien".

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