


| QUOTE (Daddy-O @ 30 Jan 2007 à 19:47) |
| L'avocat Jacques Vergès mis en cause dans le dossier du terroriste Carlos AFP. ![]() Le très médiatique avocat Jacques Vergès, qui fut le défenseur de Klaus Barbie et Milosevic, est mis en cause sans preuves matérielles par un tiers, cité dans un réquisitoire du parquet de Paris, comme ayant fourni au terroriste Carlos des informations ayant servi à l'attentat de 1982 contre le train le "Capitole". Le réquisitoire du dossier Carlos, rendu le 27 novembre, évoque également le rôle qu'aurait pu jouer l'avocat dans une tentative d'évasion de deux membres du groupe, Magdalena Kopp et Bruno Bréguet, après avoir négocié officieusement une réduction de leur peine avec les autorités françaises, peu après leur condamnation en 1982, a indiqué mardi le parquet confirmant une information du Parisien. Le document constate cependant qu'aucune élément matériel n'est venu corroborer ces accusations formulées par un membre présumé du groupe Carlos ou provenant des services secrets est-allemand, a précisé le parquet. Interrogé par l'AFP, Me Vergès a formellement démenti ces mises en cause en qualifiant d'"un peu primaire" et de "nostalgique" la pratique qui consiste à tenter de confondre l'avocat et son client. "J'y suis habitué, lorsque je défendais Klaus Barbie, on m'avait classé à l'extrême droite", a-t-il ajouté. "Mais, je n'ai jamais été entendu et, a fortiori, jamais été mis en examen pour ces faits qui datent de 1994-1995", a déclaré l'avocat. "M. Bruguière (juge antiterroriste en charge du dossier, ndlr) n'y a pas vu l'infraction pénale mais une faute déontologique. Il avait transmis des pièces au Conseil de l'ordre des avocats. J'ai été entendu par un rapporteur mais l'affaire n'a pas eu de suite", a-t-il précisé. M. Vergès reconnaît en revanche avoir eu des contacts avec le ministère de l'Intérieur, à la demande des autorités françaises, pour "arranger l'affaire" de Kopp et Bréguet après leur arrestation à Paris en 1982, alors que Carlos menaçait la France de représailles. Selon le parquet de Paris, M. Vergès a été accusé par un mis en examen d'avoir fourni des informations au groupe Carlos sur la fréquentation du train Toulouse-Paris, "le Capitole", par Jacques Chirac, alors maire de Paris, qui aurait été la cible de l'attentat (5 morts en 1982). Le nom de l'avocat est également cité à propos d'un projet d'évasion de Kopp et Bréguet dans des documents des services secrets est-allemand, a-t-on précisé de même source. "On a choisi de passer en revue ces mises en cause pour qu'on ne puisse pas nous accuser d'occulter certains éléments du dossier", a justifié le parquet en reconnaissant qu'ils sont "insuffisants pour mettre en cause un avocat, dont la mission est d'être en contact avec ses clients". Défenseur controversé des causes perdues, Jacques Vergès, adepte de la défense de rupture (l'accusé se fait accusateur et prend l'opinion à témoin) a défendu les militants du FLN durant la guerre d'Algérie, l'ancien chef de la Gestapo Klaus Barbie, Omar Raddad, le préfet Bonnet, Carlos et le président Milosevic. Le dossier Carlos est actuellement entre les mains du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière qui devrait prochainement signer l'ordonnance renvoyant l'ancien terroriste aux assises pour une série d'attentats commis entre 1982 et 1983. |
| QUOTE (Immortel95 @ 01 Feb 2007 à 22:30) |
| La consommation a baissé d'environ 1% pour info. |

