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samedi 23 décembre 2006 à 19:54
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Paris serait l'une des villes les mieux équipées en Wifi
Par Nil Sanyas, rédaction de PC INpact

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Le spécialiste russe de la sécurité Kaspersky, qu'il n'est plus besoin de présenter, a publié récemment les résultats de sa dernière enquête (en français) effectuée à Paris. Portée sur le réseau sans fil, cette enquête est extrêmement surprenante de par ses résultats. Ainsi, selon Kaspersky, non seulement Paris aurait de bien meilleurs débits que ceux calculés à Londres, au CeBit (Hanovre), ou encore en Chine (Pékin/Beijing et Tientsin), mais aussi une bien meilleure sécurité ! L'étude avoue plusieurs fois son agréable étonnement, après avoir fustigé la plupart des grandes villes du monde pour leur retard technologique voire leur incompétence en terme de sécurité.


Cette enquête de quatre jours - du 22 au 25 novembre dernier - a eu lieu à Paris, mais aussi plus précisément à La Défense, cette dernière ayant abrité le salon de la sécurité informatique, InfoSecurity, du 22 au 23 novembre justement. Dans ce secteur, Kaspersky a pu dénombrer plus de 400 points WiFi, contre plus de 500 points dans les quartiers parisiens. D'après le spécialiste de la sécurité, il s'agit là déjà d'un record, du moins par rapport à toutes ses études, qui n'ont bien évidemment pas eu lieu sur toute la planète.


Paris, ville (vitesse) lumière.


Agrandir la photo Venons-en aux débits de la ville de Paris. Voici les résultats de Kaspersky.


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Agrandir la photo C'est étonnant, mais La Défense est moins bien pourvue que les quartiers de Paris. Reste qu'avec 82 % de réseau à 54Mbps (802.11) pour l'ensemble (Paris + La Défense), Paris écrase les données calculées en Chine (36 %), à Hanovre (51 %) ou même à Londres (68 %).


Bien entendu, cette forte majorité de réseaux très haut débit a pour conséquence de voir le réseau à 11Mbps bien moins développé que autres villes. Avec 17,7 % de moyenne, Paris est ainsi bien en retrait par rapport à Londres (28,5 %), Hanovre (47 %) et les villes Chinoises (58 %).


L'équipement parisien est donc bien supérieur aux autres villes déjà visitées par Kaspersky. Mais quid de la sécurité des données ?


Paris, ville cryptée.


À l'instar de la vitesse, Paris met à nouveau un claque aux autres villes en terme de cryptage, comme les trois graphiques ci-dessous vous le prouvent.





Protection des réseaux : à La Défense, à Paris, et en moyenne.


Bien entendu, près de 40 % pour La Défense ou près de 30 % en moyenne, cela peut paraître énorme et encore bien trop élevé. Mais comparativement aux autres villes, Paris signe là un record de sécurité, à un tel point que Kaspersky compte bien prendre dorénavant Paris pour exemple, aux dépens de Londres. Voici un paragraphe révélateur de l'avis de Kaspersky sur le sujet, alors que le spécialiste de la sécurité commente les résultats concernant les quartiers parisiens :


« Les données récoltées dans les différents quartiers de Paris ont porté un grand coup aux idées que nous nous faisions sur la protection des réseaux sans fil. 22% de réseaux non cryptés – ce n’est pas seulement presque deux fois mieux que le cœur des affaires parisien. Il s’agit là de l’indice le plus faible de toutes nos investigations confondues. L’opinion populaire selon laquelle nous étions face à « une moyenne mondiale de 70% » confirmée en partie par la Chine (59%), Moscou (68%) et Londres (50%) – a été complètement démenti à Paris. Qui plus est, ce démenti ne s’arrête pas au quartier d’affaires de la ville, mais s’étend aux points d’accès ordinaires appartenant à des particuliers. »


Pour le reste, je vous conseille très fortement de lire le dossier complet de Kaspersky (en français), même si malheureusement, certaines données n'ont pas pu être identifiées, ce qui fausse certaines conclusions.


dimanche 24 décembre 2006 à 15:28
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Inondations en Asie du Sud-Est: 60 morts, des centaines de disparus
AFP.


Des graves inondations dues à des pluies de mousson ont fait plus de soixante morts et "des centaines" de disparus en Asie du Sud-Est, en particulier dans la province indonésienne d'Aceh, déjà dévastée par le tsunami il y a deux ans, a-t-on appris dimanche de sources officielles.
"Nous avons évacué soixante corps du district de Tamiyang, dans la province d'Aceh", a indiqué dimanche Ghufran Zainal Abidin, un coordinateur des secours.
Le porte-parole des autorités locales du même district, Nurdin Joes, a fait état de "centaines de personnes portées disparues". Plus de 110.000 personnes ont été déplacées dans la seule région d'Aceh-Nord, a indiqué le vice-responsable du district, Nasruddin (un seul nom) Ces réfugiés viennent ajouter aux difficultés de relogement que connaît déjà la province après le violent raz-de-marée du 26 décembre 2004 qui avait fait 220.000 morts sur le littoral de l'océan Indien, dont près de 170.000 à Aceh.
Dans la Malaisie voisine, sept personnes ont été confirmées mortes et environ 70.000 habitants évacués. "La région de Tamiyang (en Aceh) est entourée d'eau et le seul moyen de s'y rendre est par bateau... Des milliers de personnes ont trouvé refuge dans des camps", a ajouté M. Abidin. La capitale locale Kuala Simpang est complètement isolée, a-t-il souligné.
Dans cette région, un barrage a cédé dans la nuit de samedi à dimanche, a précisé à l'agence Antara le porte-parole du gouvernement provincial, Eddy Syofian, soulignant que les secours ne pouvaient pas atteindre les sinistrés dans le district de Langkat, le plus touché avec parfois un mètre d'eau par endroits. Jusqu'à huit mètres d'eau recouvrent certaines zones, après une semaine de pluies diluviennes, selon les autorités. "J'ai reçu des informations selon lesquelles le village de Limo Mukur a été emportée par le torrent et nous n'avons pas retrouvé d'habitants", a précisé Nurdin Joes.
Selon le quotidien Kompas, six des 17 districts d'Aceh ont été touchés par les inondations, Tamiyang étant le plus affecté.
"Deux hélicoptères de l'armée effectuent des rotations, larguant de la nourritre dans les régions isolées. Nous avons également dépêché des médicaments et du personnel", a indiqué le porte-parole de l'armée à Aceh, le lieutenant-colonel Dudi.
Tandis que l'aide de l'armée et de la Croix-Rouge commençaient à affluer, les autorités craignent que le bilan s'alourdisse à mesure que les secours atteignent les districts isolés de Gayo Lues et d'Aceh-Oriental. Le vice-président indonésien Yusuf Kalla a accusé la déforestation sauvage. Cité dans le quotidien Jakarta Post, il a promis un renforcement du programme de reforestation, allouant 440 millions de dollars par an à partir de l'année prochaine.
Le phénomène avait également été dénoncé lors des inondations qui avaient ravagé la même région en 2003, tuant des centaines de personnes. Le Premier ministre malaisien Abdullah Ahmad Badawi s'en est quant à lui pris aux pilleurs qui profitent de conditions chaotiques. La police a arrêté cinq personnes dans le région de Kota Tinggi (sud), une des plus affectées par les inondations et où 2.400 habitations sont encore sous les eaux. "Nous prions pour que la pluie cesse", lance Rosleli Zahari, responsable local dans l'Etat de Johor. "Il n'y aura pas de Noël cette année", lâche Leon Lopez, un habitant de l'Etat voisin de Malacca dont l'habitation a été ravagée par les flots.
lundi 25 décembre 2006 à 13:36
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Le Japon exécute quatre condamnés à mort le jour de Noël
AFP.


Quatre condamnés à mort pour meurtre, dont deux septuagénaires, ont été pendus lundi au Japon, marquant le jour de Noël la fin d'un moratoire de facto de plus de quinze mois sur les exécutions, dans un pays qui reste très chaudement partisan de la peine capitale.
Un porte-parole du ministère de la Justice a annoncé que quatre personnes avaient été exécutées lundi, jour sacré pour les Chrétiens mais ordinaire pour l'écrasante majorité des Japonais de confession bouddhiste et shintoïste.
Comme il est d'usage au Japon, les autorités n'ont pas divulgué les identités des condamnés ni les lieux d'exécution. Une "opacité" que dénoncent régulièrement les organisations de défense des droits de l'Homme.
Le Japon est, avec les Etats-Unis, le seul grand pays industrialisé à ne pas avoir aboli la peine capitale.
Selon les médias nippons, les condamnés executés sont Yoshimitsu Akiyama, 77 ans, et Yoshio Fujinami, 75 ans, tous deux incarcérés à Tokyo, ainsi que Michio Fukuoka, 64 ans, détenu à Osaka (ouest), et Hiroaki Hidaka, 44 ans, qui était incarcéré à Hiroshima (ouest). M. Hidaka avait notamment été condamné pour l'assassinat d'une fillette et de trois femmes, et M. Fukuoka pour le meurtre de trois personnes dont son beau-père et sa belle-soeur.
La dernière pendaison au Japon remontait à septembre 2005. Elle avait eu lieu quelques jours avant l'entrée en fonctions du ministre de la Justice Seiken Sugiura, un avocat fermement opposé à la peine capitale en raison de ses convictions bouddhistes.
Au Japon, les arrêts de mort doivent être contresignés par le ministre de la Justice pour être exécutés. Malgré d'intenses pressions, M. Sugiura s'était toujours refusé à envoyer le moindre condamné au gibet. Après l'entrée en fonctions en septembre dernier du nouveau Premier ministre conservateur Shinzo Abe, lui-même partisan de la peine capitale, M. Sugiura avait été remplacé. Son successeur, Jinen Nagase, avait alors laissé entendre que les exécutions pourraient reprendre.
Selon un sondage réalisé en 2004, plus de 80% des Japonais étaient partisans de la peine de mort en cas de crimes cruels. Seuls 6% étaient contre. Pour Azaho Mizushima, juriste de l'université Waseda, le gouvernement japonais avait à coeur de rompre avant la fin de l'année la trêve imposée par l'ancien ministre de la justice. Les autorités judiciaires "ont pris cette décision pour des raisons politiques et de sécurité publique, en jugeant nécessaire de ne pas conclure 2006 sans une seule pendaison", a-t-il analysé.
"Les tribunaux japonais ont tendance à imposer des sentences plus lourdes, tandis que l'opinion publique les accepte de mieux en mieux", a-t-il souligné.
De son côté, Amnesty international a dénoncé la brusquerie des exécutions, qui ne permet même pas aux condamnés de prévenir leurs proches. "Les détenus âgés ou mentalement déséquilibrés sont abandonnés des décennies entières dans le couloir de la mort jusqu'au jour de leur exécution dont ils ne sont pas informés à l'avance", a souligné Amnesty dans un communiqué.
Depuis des années, l'organisation dénonce le "secret" entourant les exécutions au Japon, lesquelles se déroulent souvent pendant les vacances parlementaires en décembre et en juin. La dernière session parlementaire s'est achevée le 19 décembre. Ce n'est que depuis 1998 que le gouvernement annonce officiellement que des pendaisons ont eu lieu.
Makoto Suzuki, un abolitionniste chrétien, a dénoncé un "acte d'une grande insensibilité". "Noël était le jour propice pour réaffirmer les valeurs humaines au Japon", a-t-il regretté.
Les abolitionnistes nippons peinent toutefois à faire entendre leur voix en l'absence de débat public que de nombreux Japonais considèrent comme inutile, selon les juristes.
mercredi 27 décembre 2006 à 03:36
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Le Népal retrouve son "Petit Bouddha" mystérieusement disparu
AFP.


Un jeune Népalais présenté par ses adorateurs comme la réincarnation de Bouddha et dont la mystérieuse disparition il y a neuf mois avait suscité une vive inquiétude a été retrouvé dans l'est du royaume, a annoncé mardi la police.
"Une patrouille de police a découvert +Petit Bouddha+ assis sous un arbre dans la forêt de Piluwa après des rumeurs selon lesquelles des villageois avaient localisé l'enfant lundi après-midi", a indiqué Rameshwor Yadav, un policier du district de Bara (150 km à l'est de Katmandou).
C'est dans ce même district que Bahadur Bomjan, 16 ans, avait été aperçu pour la dernière fois en mars où il avait coutume de méditer en lotus sous un figuier banian comme le fit il y 2.500 ans le fondateur du bouddhisme, Siddhartha Gautama, à qui fut plus tard conféré par ses disciples le titre de "Bouddha" (éveillé).
Les motifs de cette disparition ne sont pas connus.
Présenté par ses fidèles comme méditant depuis mai 2005 sans boire ni manger, l'adolescent avait drainé des dizaines de milliers de bouddhistes, curieux et dévots, et la nouvelle de sa disparition les avait jetés dans les affres.
L'adolescent a eu un fort impact dans le royaume avec des visiteurs ne cessant de venir près du site et achetant CD et photographies "officielles".
La nuit tombée, un écran le cachait à la vue du public gardé à bonne distance faisant naître des doutes sur un possible canular et poussant le gouvernement à diligenter une enquête dont les conclusions n'ont pas été rendues.
jeudi 28 décembre 2006 à 03:13
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Cuba: frustrée du silence officiel autour de Castro, la population retient son souffle
AFP.


Privés d'informations officielles sur l'état de leur président, les Cubains espèrent recevoir un message de Fidel Castro, opéré il y a exactement cinq mois, à l'occasion du Nouvel An qui marquera le 48e anniversaire de la Révolution.
Les autorités ont prévu d'importantes festivités pour cette journée, suscitant de fortes attentes dans une population qui, à l'instar du reste du monde, ne connaît toujours pas la nature de la maladie du vieux dirigeant, ni les raisons de la lenteur de sa convalescence.
Estela Hernandez, une habitante de La Havane de 38 ans, ne veut pas manquer la fête, les concerts et les danses prévus ce week-end sur la Place de la Révolution mais elle voudrait qu'on lui dise que "le commandant va bien pour commencer 2007 l'esprit tranquille".
Ni le gouvernement ni la presse cubaine n'ont rendu publiques des informations fournies mardi à son retour à Madrid par le médecin espagnol José Luis Garcia Sabrido, qui a examiné Fidel Castro pendant le week-end.
Le praticien a démenti que le "lider maximo", âgé de 80 ans, soit atteint d'un cancer comme l'avait affirmé la semaine dernière le chef du renseignement américain John Negroponte. Selon lui, il n'est pas nécessaire de réopérer Castro, qui a subi une intervention d'une nature non précisée le 27 juillet après une "hémorragie intestinale".
Selon le médecin, son illustre patient est "dans un processus de rétablissement lent mais progressif" et il effectue une rééducation physique et nutritionnelle.
"C'est quand même bizarre que nous apprenions ce qui se passe à Cuba par l'intermédiaire de ce qui se dit ailleurs. Ils (les autorités) devraient informer le peuple parce que beaucoup de gens sont préoccupés", déplore Jorge Medina, un travailleur indépendant interrogé dans la vieille ville de La Havane.
Beaucoup de Cubains disent avoir obtenu des nouvelles grâce au bouche à oreille, par des amis ou des voisins ayant accès à l'internet ou munis d'une antenne de télévision satellitaire, officiellement interdite.
La visite du médecin espagnol a permis d'entendre d'autres avis mais "c'était (aussi) une manière de démentir l'histoire du cancer, si c'était un médecin cubain qui l'avait dit, peut-être ne l'aurait-on pas cru", pense une jeune femme au foyer de 32 ans.
Lors de la session d'hiver du parlement cubain, samedi, Raul Castro qui remplace "provisoirement" son frère à la tête du pays depuis le 31 juillet, n'a mentionné que très brièvement l'état de son aîné de cinq ans, en soulignant qu'il "progressait dans son rétablissement".
Fidel Castro n'a plus été vu en public depuis le 26 juillet lorsqu'il avait prononcé deux discours dans l'ouest de Cuba. Sa présence était attendue lors des festivités différées de son anniversaire (13 août) organisées fin novembre et d'un défilé militaire le 2 décembre mais il n'a fait aucune apparition ni envoyé de message.
Les dernières images de Fidel Castro datent du 28 octobre lorsqu'une vidéo avait été diffusée à la télévision nationale le montrant en survêtement, effectuant avec difficulté des exercices de gymnastique devant la caméra.
La ligne officielle à Cuba reste que Fidel Castro reprendra son poste prochainement alors que des responsables américains lui donnent seulement quelques mois à vivre. "Notre capacité à déterminer l'état de santé de Castro est minime", a reconnu cependant mardi Gonzalo Gallegos, porte-parole du Département d'Etat.
vendredi 29 décembre 2006 à 14:10
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La Chine veut une armée "défensive" mais puissante
AFP.


La Chine a réaffirmé sa volonté de se doter d'une armée puissante et moderne au nom des défis qu'elle doit affronter, comme les éventuelles velléités indépendantistes de Taïwan, en publiant vendredi son cinquième Livre Blanc sur la Défense.
Repoussant les critiques de ceux qui voient une menace dans sa puissance militaire, Pékin se dit à nouveau résolument "engagé dans la voie d'un développement pacifique", doté d'une politique militaire "purement défensive", ou "dissuasive" pour ce qui est du nucléaire.
Mais pour assurer sa sécurité, la Chine indique aussi vouloir "construire une défense nationale puissante" et "renforcer les performances" de ses troupes de 2,3 millions d'hommes, notamment par l'informatisation et les progrès technologiques, avec un accent mis sur la Marine, le maillon faible des forces armées.
Pour Pékin, les "forces séparatistes" à Taïwan, le programme nucléaire nord-coréen mais aussi le renforcement d'une alliance américano-japonaise contribuent à rendre "plus complexes" les problèmes de sécurité dans la région Asie-Pacifique.
Dans son précédent Livre blanc, Pékin avait promis d'écraser toute tentative d'indépendance de Taïwan, séparée de fait du continent depuis 1949, sur laquelle, selon l'armée taïwanaise, sont pointés près de 800 missiles balistiques chinois.
En 2006, les autorités de Taïwan posent toujours "une grave menace pour la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine, comme pour la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan et toute la région Asie-Pacifique", affirme le nouveau document.
Et "la lutte pour contenir les forces séparatistes (...) demeure ardue", ajoute-t-il.
A cet égard, le gouvernement note aussi que si les Etats-Unis disent "adhérer à la politique d'une seule Chine", ils continuent néanmoins "de vendre des armes de pointe à Taïwan".
Il relève aussi comme une caractéristique des changements dans la région au plan de la sécurité, le rapprochement nippo-américain. "Les Etats-Unis et le Japon renforcent leur alliance militaire (...). L'attitude militaire du Japon devient plus tournée vers l'exterieur", souligne-t-il.
A l'intention de Washington encore, Pékin souligne qu'"un petit nombre de pays ont fait grand bruit d'une +menace chinoise+ (...) s'efforçant de contrôler ses progrès", alors que la Chine "cherche résolument à bâtir une relation de coopération (mutuellement bénéfique) avec d'autres pays et promouvoir une sécurité commune".
Les Etats-Unis ont renforcé leurs moyens militaires dans le Pacifique ces dernières années face à la menace liée, selon eux, au développement de l'armée chinoise, dont le dernier rapport annuel du Pentagone s'est encore inquiété.
Pékin avait vivement dénoncé ce rapport estimant qu'il reflétait une "mentalité de guerre froide".
Selon le Livre blanc 2006, les dépenses militaires chinoises sont d'ailleurs faibles comparées à celles des grands pays occidentaux. En 2005, elle n'ont représenté que 6,19% de celles des Etats-Unis, 52,95% de celles du Royaume-Uni, 71,45% de celles de la France et 67,52% de celles du Japon, affirme-t-il.
Par le passé, d'autres estimations par Pékin de ses dépenses militaires ont été accueillies à l'étranger avec le plus grand scepticisme, notamment au Etats-Unis, qui taxent la Chine de "manque de transparence" dans ce domaine.
Le géant asiatique reconnaît vendredi "avoir graduellement accru ces dépenses depuis le début des années 90, sur la base de son développement économique", obtenant une augmentation annuelle moyenne de 15,36% (9,64% une fois l'inflation prise en compte).
Mais il affirme qu'il ne s'agit là que d'un rattrapage destiné à "compenser" des moyens qui étaient "à l'origine faibles".
dimanche 31 décembre 2006 à 04:10
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En attendant on l'oublie un peu, lui :

Fidel Castro: ma convalescence "est loin d'être une bataille perdue"
AFP.


Le président cubain Fidel Castro a affirmé samedi que sa convalescence serait un processus prolongé, mais qu'"elle était loin d'être une bataille perdue", dans un message à la nation pour le 48e anniversaire de la révolution cubaine.
"Je vous remercie de votre tendresse et de votre soutien. Au sujet de ma convalescence, j'ai toujours averti qu'elle serait un processus prolongé, mais elle est loin d'être une bataille perdue. Je collabore en patient discipliné avec l'équipe médicale confirmée qui s'occupe de moi", déclare le chef de l'Etat cubain dans son communiqué diffusé par les médias officiels.
Il s'agit du premier message de Fidel Castro aux Cubains depuis son apparition à la télévision le 28 octobre, au cours de laquelle il avait démenti les rumeurs sur la gravité de son état.
"Je n'ai pas cessé de me tenir au courant des principaux événements et des informations. J'ai des échanges avec les camarades les plus proches chaque fois qu'une coopération sur les thèmes d'importance vitale s'avère nécessaire", ajoute le président cubain, rendant hommage à "la sérénité et la maturité avec laquelle se sont comportés" le peuple cubain et les institutions du régime.
"Un maximum de coopération et de discipline sociale sont nécessaires", a-t-il souligné.
"L'humanité vit une époque difficile, avec des guerres et des périls qui surgissent partout, et un processus consumériste sans frein, typique du système impérialiste mondialisé, qui épuise les ressources naturelles et pollue l'environnement. Cela, en soi, justifie notre lutte héroïque", ajoute le président cubain avant de déclarer: "Mon souhait le plus ardent est que 2007 constitue l'aube d'une espérance pour tout notre peuple".


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Personnellement, je pense qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps, ses jours sont comptés.
lundi 01 janvier 2007 à 00:40
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8 bombes à Bangkok: 2 morts, 36 blessés - dont 9 étrangers -, festivités du Nouvel An annulées
AFP.

Deux personnes ont été tuées et au moins 36 blessées, dont neuf étrangers, par l'explosion de huit bombes dimanche à Bangkok, et les autorités ont annulé les festivités publiques du Nouvel An dans la capitale thaïlandaise.
Les six premières explosions ont eu lieu en un peu plus d'une heure, de 17h20 à 18h30 heure locale (de 10h20 à 11h30 GMT) en divers endroits de Bangkok, selon le porte-parole de la police nationale, Ajiravid Subarnbhesaj.
Cette première série de bombes a fait deux morts et 26 blessés, selon le directeur du centre d'information du ministère de la Santé, Surachet Sathitniramai.
Deux autres bombes ont explosé peu avant minuit heure locale (17h00 GMT), a indiqué la police, faisant onze blessés, dont neuf étrangers.
L'une a explosé dans une cabine téléphonique en face du Central World Plaza, l'immense centre commercial du centre de Bangkok, a déclaré un responsable de la police, le colonel Vanlop Patummaung.
Parmi les neuf étrangers blessés, deux Britanniques, deux Serbes, un Américain et deux Hongrois ont été hospitalisés. Deux autres Hongrois ont reçu des soins avant de pouvoir quitter l'hôpital, a-t-on indiqué de sources médicales.
Une autre bombe qui n'a pas fait de victimes, selon les premières informations, a explosé près d'un canal proche du centre commercial, a ajouté le colonel Vanlop Patummaung.
Auparavant, deux personnes avaient été tuées. Un homme de 36 ans était décédé à l'hôpital Ratvitee, dans le quartier central de Victory Monument, où a explosé la deuxième bombe, celle qui a fait le plus de victimes, a annoncé le directeur du centre d'information du ministère de la Santé.
Un autre homme, âgé de 61 ans, est décédé à l'hôpital de Chulalongkorn, près du marché de Klong Toey, où une bombe a explosé, a déclaré ce responsable.
Selon le porte-parole de la police, la première bombe, qui a explosé à Sukhumvit Road, dans le centre, n'a fait aucun blessé. Le bilan le plus lourd a été enregistré à Victory Monument, où la bombe a fait au moins 13 blessés, dont deux grièvement atteints, a-t-il dit. L'un de ces blessés est décédé par la suite.
Puis deux bombes ont explosé presque simultanément dans des postes de la police de la circulation. L'une, à un carrefour dans le nord de la capitale, a fait deux blessés. L'autre, dans la banlieue de Nonthaburi, dans le nord, n'a pas fait de victimes.
Vers 18h30 (11h30 GMT), une cinquième bombe a explosé près d'un temple chinois du district de Klong Toey, dans le centre, blessant cinq personnes dont un enfant, a déclaré M. Ajiravi. L'un des blessés est décédé.
Egalement vers 18h30, une sixième bombe, qui n'a pas fait de victimes, a explosé dans une poubelle derrière un grand magasin dans une banlieue de l'est de Bangkok.
Le chef de la junte militaire thaïlandaise, le général Sonthi Boonyaratglin, a ordonné le déploiement de soldats dans la capitale pour assurer la sécurité en coordination avec la police.
Le général Sonthi, qui se trouvait dimanche à l'étranger, est l'auteur du coup d'Etat qui a renversé le 19 septembre dernier le Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra.
L'actuel Premier ministre Surayud Chulanont a convoqué une réunion d'urgence avec de hauts responsables militaires et le ministre de l'Intérieur pour examiner la situation.
Les attentats n'ont pas été immédiatement revendiqués, et les autorités n'ont fait état d'aucune indication sur leur origine possible.
Aucun élément ne permettait notamment de les lier au coup d'Etat du 19 septembre ou à l'insurrection séparatiste musulmane dans le sud du royaume thaïlandais.
En raison des attentats, le gouverneur de Bangkok, Aspirak Kosayothin, a annoncé l'annulation des festivités publiques du Nouvel An dans la capitale.
Au moment où les premières bombes ont explosé, des dizaines de milliers de personnes étaient déjà rassemblées devant le Central World Plaza, où des acteurs et des musiciens devaient participer à un compte à rebours jusqu'à minuit, et dans le parc de Sanam Luang.
lundi 01 janvier 2007 à 01:26
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Roumanie et Bulgarie rejoignent l'UE, 17 ans après la chute du communisme
AFP.


La Bulgarie et la Roumanie ont rejoint l'Union européenne dimanche à minuit, 17 ans après la chute du communisme, un événement historique pour les deux pays qui devront néanmoins poursuivre les réformes pour rattraper le retard les séparant des 25 autres membres.
Concerts pops et rocks dans la capitale roumaine, spectacle gigantesque de sons et lumières et des centaines de ballons marqués "Welcome Europe" lâchés dans le ciel de Sofia ont marqué cet "événement historique", terme employé par toutes les personnalités présentes dans les deux pays.
"Avec la Roumanie et la Bulgarie qui nous rejoignent aujourd'hui nous créons une Union de près d'un demi milliard de citoyens", s'est réjoui le président de la Commission européenne Jose Manuel Durao Barroso dans un message vidéo diffusé dans les deux capitales.
"En souhaitant la bienvenue à deux nouveaux membres dans notre famille, nous savons que notre culture, notre héritage sera plus riche et que cela favorisera nos relations mutuelles aussi bien que notre économie", a-t-il ajouté.
Le président bulgare, Géorgui Parvanov, dans un discours à la radio et à la télévision, a qualifié ce 1er janvier 2007 de "l'une des dates les plus importantes de l'histoire nationale". Il a toutefois ajouté que les "futurs succès en tant que nation ne dépendront pas des fonds et des ressources donnés par l'UE mais de notre propre travail".
La Bulgarie a dû fermer avec réticence dimanche soir deux réacteurs de son unique centrale nucléaire, jugés trop dangereux et couteux par la Commission européenne avant son adhésion officielle à l'UE.
Les efforts des gouvernements bulgare et roumain en matière de justice et de lutte contre la corruption seront également étroitement surveillés par Bruxelles.
Le Premier ministre roumain Calin Tariceanu a reconnu que le processus d'entrée dans l'UE a été "très difficile" et qu'il restait du chemin à faire vers l'intégration.
Les anciens membres de l'UE n'avaient pas attendu minuit pour féliciter les deux nouveaux Etats membres, qui seront les plus pauvres des 27.
"Chers amis de Roumanie et de Bulgarie et désormais chers concitoyens européens, c'est pour vous et pour nous un moment historique. Demain, nous partagerons, à nouveau, une même histoire et un même destin", a déclaré le président français Jacques Chirac, en s'adressant à ces deux pays membres de la Francophonie.
Après avoir hissé le drapeau européen au palais Victorie, le siège du gouvernement, M. Tariceanu, aux côtés du chef de l'Etat Traian Basescu, du président du Parlement européen, Josep Borrell, du commissaire à l'Elargissement Olli Rehn et de plusieurs ministres d'autres pays de l'Union, a écouté l'hymne européen, "L'Hymne à la joie" de Beethoven, avant que n'éclate un feu d'artifice dans le ciel clair de Bucarest.
Par dizaines de milliers les fêtards ont rejoint la Place de la Révolution, au centre de Bucarest, pour une gigantesque "Hora de la Joie", en présence de personnalités de l'UE ainsi que des ministres bulgare, hongrois, danois, irlandais ou autrichien, invités à se joindre à cette "danse en dix mouvements".
Pourtant, ce 1er janvier donne également le coup d'envoi d'une nouvelle course contre la montre pour les deux pays pour changer leur image de "cousins pauvres" des Européens. "La Roumanie aura besoin de 20 ans pour rattraper le niveau de vie des autres pays de l'UE", a ainsi reconnu M. Tariceanu.
Malgré une forte croissance économique de 5% et 6% en moyenne, les deux pays qui comptent à eux deux 30 millions d'habitants, ne pèsent ensemble que 1% du produit intérieur brut de l'UE.
Ce 1er janvier marque par ailleurs un tournant pour le petite Slovénie, qui devient le premier des nouveaux adhérents de 2004 à adopter l'euro. Ce "bon élève de l'UE" est le 13ème pays de l'UE à utiliser la monnaie commune.
mardi 02 janvier 2007 à 03:27
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Brésil: Lula aborde son second mandat avec la volonté d'accélérer la croissance
AFP.


Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a promis lundi, dans son discours d'investiture, d'oeuvrer avec "célérité, courage et audace" en faveur de la croissance et de la justice sociale lors de son second mandat, sans céder au populisme.
"Les verbes 'accélérer', 'croître' et 'inclure' vont régir le Brésil dans les quatre prochaines années", a déclaré Lula dans son discours devant le Congrès brésilien.
"Nous allons débloquer le Brésil pour croître et inclure (les couches sociales défavorisées) plus rapidement", a-t-il assuré.
En costume sombre et cravate à rayures rouges, l'ancien ouvrier-tourneur et dirigeant syndical, âgé de 61 ans, s'est dit "le même par l'énergie et le courage d'agir" qu'il y a quatre ans mais "différent par l'expérience accumulée dans l'art difficile de gouverner".
"Notre gouvernement n'a jamais été et n'est pas populiste. Ce gouvernement a été, est et sera populaire", a affirmé Lula.
Le chef de l'Etat a insisté sur sa volonté de favoriser une croissance vigoureuse, sans sacrifier la maîtrise de l'inflation ni le contrôle des finances publiques.
"Je sais que la croissance, pour être rapide, durable et soutenue, doit se faire avec responsabilité en matière budgétaire. Nous ne nous relâcherons en aucune manière sur ce point", a-t-il assuré.
Signe de son engagement en faveur de la justice sociale, après avoir mis en place la bourse pour les familles, dont bénéficient 11,1 millions de foyers pauvres, Lula vient de décider d'augmenter l'an prochain le salaire minimum de 8,6% à 177 dollars.
Lula a cependant repoussé au mois de janvier l'annonce de mesures destinées à doper la croissance et les investissements dans des infrastructures déficientes.
Le Brésil connaît une période de stabilité financière, mais sa croissance n'a pas dépassé 2,7% par an en moyenne depuis l'arrivée de Lula au pouvoir, ce qui le place en queue de peloton des principaux pays émergents. Industriels et critiques de gauche fustigent le niveau élevé des taux d'intérêt.
Avant son investiture, le chef de l'Etat avait descendu sous la pluie l'Esplanade des ministères, longue de près de deux kilomètres, qui sépare la cathédrale du Parlement, deux bâtiments conçus par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, dans une Rolls Royce décapotable, aux côtés de son épouse Marisa Letica, vêtue d'une robe jaune.
Aucun chef d'Etat étranger ni personnalité étrangère de premier plan ne figurait parmi les 1.800 invités officiels.
Le Parti des Travailleurs (PT, gauche) du président Lula a organisé des festivités après la cérémonie. Mais la deuxième investiture de Lula est loin de susciter la même ferveur populaire qu'en 2003, où 150.000 personnes avaient fêté l'arrivée au pouvoir de l'ancien ouvrier.
Le président Lula aborde sa seconde présidence avec une cote de popularité élevée: 52% des Brésiliens approuvent son premier mandat.
En dépit des scandales de corruption de ce premier mandat, qui ont contraint ses principaux collaborateurs à quitter le gouvernement, 58 millions de Brésiliens, soit près de 61% des électeurs, ont à nouveau fait confiance à Lula le 29 octobre pour conduire leur pays.
Le président Lula va dans l'immédiat gouverner avec un cabinet provisoire. La composition de son nouveau gouvernement dépendra des arbitrages délicats entre la dizaine de partis qui le soutiendront au Parlement. Sa propre formation, le PT, craint quant à elle de devoir lâcher de nombreux portefeuilles au profit du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre), premier groupe parlementaire.
mardi 02 janvier 2007 à 13:13
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palestine
analyse selon un correspondant de courrier international



TERRITOIRES PALESTINIENS • "Un désastre sans égal"

Les luttes fratricides entre le Fatah et le Hamas sont vivement critiquées par le quotidien palestinien Al-Hayat Al-Jadida. En s'entretuant, les Palestiniens ne font que desservir leur cause.

Récemment, la chaîne satellitaire Al-Jazira a diffusé un reportage sur les armes détenues par les factions palestiniennes. Cette émission avait provoqué la colère de beaucoup de gens qui considéraient qu'il n'y avait pas lieu d'accorder autant d'importance à ce sujet. Selon eux, ces armes palestiniennes ne pèsent pas lourd, face à l'arsenal militaire israélien pour lequel le Premier ministre Ehoud Olmert a reconnu, dans un lapsus délibéré, l'existence d'un volet nucléaire. Au même moment, Israël redoublait d'efforts pour que le monde entier parle des "roquettes" qui sont lancées par dizaines [de la bande de Gaza sur le territoire israélien] sans quasiment jamais faire de dégâts sérieux, si ce n'est en explosant à la figure des artificiers palestiniens eux-mêmes ou en provoquant des ripostes destructrices de la part d'Israël.

Puis, cette semaine, tout a changé. D'un coup, on s'est rendu compte que les armes palestiniennes étaient réellement dangereuses et pouvaient réellement tuer. Car, dimanche dernier, elles se sont retournées contre nous-mêmes. [Après l'annonce, samedi, d'élections anticipées par le président Mahmoud Abbas, de violents heurts ont éclaté entre les partisans du Fatah et ceux du Hamas]. Et, le dimanche 17 décembre, quand elles ont visé le camp d'entraînement de la garde présidentielle, elles ont, cette fois-ci, bel et bien atteint leurs cibles.

L'amère vérité, c'est que ces armes ne sont efficaces et ne tuent que des Palestiniens, comme si nous n'avions pas suffisamment d'ennemis extérieurs pour nous tirer dessus ! Dimanche dernier, ces ennemis se sont frotté les mains d'avoir obtenu une attestation de bonne conduite. Pourquoi, en effet, devraient-ils craindre le reproche de tuer des Palestiniens si ces derniers s'appliquent à s'entretuer tous seuls ? Comment expliquer ce renversement de la situation à notre détriment, au détriment de notre image, de nos intérêts, de notre rêve juste et sacré ?

Les scènes de combats entre Palestiniens risquent d'effacer de la mémoire mondiale les images édifiantes de nos enfants affrontant à mains nues les chars de l'occupant israélien. Nos enfants de l'Intifada des pierres [de fin 1987 à 1991] n'ont-ils grandi que pour retourner leurs armes contre leur propre peuple, hypothéquant leur propre avenir, souillant leur honneur et piétinant leur gloire d'anciens héros ? Nous assistons à un désastre sans égal.

Nous sommes un petit peuple vivant sur un bout de terre exigu, lourdement chargé de blessures infligées par nos ennemis et souffrant d'un blocus international. Nous devons cesser de miser sur des pays qui sont eux-mêmes en échec [l'Iran et la Syrie] et qui ne sont même pas capables de faire le bonheur de leur propre peuple. S'ils étaient généreux, ils ne tyranniseraient pas leurs propres citoyens ; s'ils étaient vraiment de bon conseil, ils ne seraient pas traités comme des parias par la communauté internationale. Renouons avec nos valeurs et notre véritable identité, avec l'image que nous voulons vraiment présenter au monde. Que le diable, quand il veut souffler sur la braise, ne trouve que la cendre !

Yahya Rabah, Al-Hayat Al-Jadida (Ramallah)

mercredi 03 janvier 2007 à 18:00
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Indonésie: un Boeing toujours recherché, les autorités critiquées
AFP.


Un Boeing 737 était toujours recherché mercredi en Indonésie où les autorités sont vivement critiquées pour le retard des opérations et la fausse annonce d'une localisation de l'épave.
L'avion de la compagnie aérienne indonésienne Adam Air, porté disparu avec 102 personnes à bord, était parti lundi à 12H59 (05H59 GMT) de Surabaya (Java) à destination de Manado (île de Célèbes), où il n'est jamais arrivé.
Au total, 96 passagers se trouvaient à bord - 85 adultes, onze enfants dont quatre nourrissons - plus six membres d'équipage.
Le Boeing 737-400 a lancé un appel de détresse alors qu'il se trouvait dans la province de Sulawesi Sud, à 750 kilomètres au sud-ouest de sa destination prévue.
Mais ce n'est que mercredi que les autorités ont lancé de véritables recherches terrestres, aériennes et maritimes.
Des témoignages présumés de villageois annonçant mardi que l'épave avait été localisée à un endroit très difficile d'accès se sont révélés faux et ont retardé toutes les opérations de localisation.
Les autorités n'ont pas expliqué les raisons pour lesquelles certains responsables avaient repris ces informations et crédibilisé la thèse d'un accident du Boeing dans un site reculé de la province de Sulawesi Ouest.
Les efforts pour retrouver l'avion se concentraient mercredi sur la région proche de Majene, à 40 kilomètres à l'ouest de Polewali, à quelques dizaines de kilomètres du lieu des recherches de mardi.
"Ce (mercredi) matin nous avons commencé à fouiller la zone proche du dernier signal radio détecté par un radar de Singapour, sur terre et sur mer", a déclaré Firdaus, de la base aérienne Hassanudin de Macassar.
Il a assuré qu'en même temps se poursuivraient les opérations de localisation sur terre, dans des forêts denses, par des équipes de l'armée, de la police et des secouristes.
"Si nous n'arrivons pas à trouver l'épave nous continuerons jusqu'à nouvelle instruction", a dit Firdaus.
Les secouristes avaient tenté en vain mardi de retrouver le Boeing dans une zone reculée. Aucune épave n'a été retrouvée, avait finalement annoncé mardi soir l'armée.
"Les informations précédentes sur la localisation, le nombre de survivants sont toutes fausses. Nous ignorons d'où elles proviennent", avait déclaré à l'AFP le commandant Arif Budi Sampurno.
La presse indonésienne reprochait vivement mercredi aux autorités d'avoir repris des témoignages qui se sont révélés faux et d'avoir fait croire que l'épave du Boeing avait été localisée.
"On a menti à la population", résumait le quotidien Pikiran Umum, en ajoutant que le public avait cru des informations fausses "durant une journée complète".
Les témoignages présumés des villageois ont été officialisés en étant repris par nombre de responsables indonésiens, avec force détails.
Le quotidien The Jakarta Post a souligné que "l'angoisse des proches augmente avec les fausses nouvelles". Le journal a ajouté que des familles avaient dû reprendre espoir en entendant parler de douze survivants.
Le quotidien Rakyat Merdeka a estimé qu'il s'agissait d'un "scandale national". "Comment peut-on mentir ainsi à toute l'Indonésie? Du président au vice-président, aux ministres et jusqu'au public, ils ont tous été aveugles", dénonçait, dans un courrier publié en une, un lecteur nommé Supratman.
Le journal The Point a lui indiqué qu'Eddy Suyanto, commandant de la base Hassanuddin de l'armée de l'air indonésienne, à Macassar, avait présenté ses excuses mardi soir.
"Nous présentons nos excuses à la population", a également déclaré Suyanto, également porte-parole de l'Agence nationale de recherches et de secours. Il avait annoncé que 90 personnes sur les 102 à bord du Boeing avaient péri.
Des proches des passagers de l'avion ont exprimé leur colère après la fausse piste suivie mardi par les secours. "Se rendent-ils compte à quel point cela a affecté les familles?", a interrogé Wenny, soeur d'une hôtesse de l'air portée disparue.
samedi 06 janvier 2007 à 15:14
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Le nouvel archevêque de Varsovie plonge l'Eglise de Pologne dans la crise
AFP.


La collaboration avouée du nouvel archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, avec l'ancienne police secrète communiste a plongé la puissante Eglise catholique de Pologne dans une crise sans précédent.
"C'est la plus grande crise de l'Eglise polonaise", titrait samedi le quotidien de droite Dziennik. La plupart des commentateurs regrettaient le mea culpa tardif, que le prélat a exprimé seulement après sa prise de fonction vendredi pour succéder au cardinal Jozef Glemp, parti à la retraite.
"C'est un moment dramatique pour l'archidiocèse de Varsovie, et pas seulement pour lui", estime Wieslaw Chrzanowski, ancien président du Parlement polonais.
"Les prochains mois et peut être les prochaines années seront difficiles aussi bien pour Mgr Wielgus que pour les fidèles", a estimé cet intellectuel catholique.
Tiraillée entre des intégristes et des progressistes, l'Eglise de Pologne avait montré une unité exemplaire au moment du décès en avril 2005 de Jean Paul II, que les Polonais appelaient "notre pape".
Mais l'an dernier, un débat s'est ouvert sur la collaboration du clergé polonais avec les anciens services secrets communistes.
Principal rempart pendant quarante ans contre l'ancien régime, l'Eglise a gardé le silence depuis 17 ans sur ses rapports avec le pouvoir totalitaire de l'époque.
Le clergé était souvent contraint à entretenir des contacts avec la police secrète (SB) mais plus de 10% de ses membres sont devenus ses collaborateurs, selon les historiens.
Dans un message aux fidèles publié vendredi soir, Mgr Wielgus, 67 ans, a reconnu sa "faute" et s'en est remis à "la décision" du pape Benoît XVI.
"Je confesse aujourd'hui devant vous cette erreur que j'ai commise autrefois, comme je l'avais déjà confessée au Saint-Père", a déclaré Mgr Wielgus dans ce message, lu samedi dans les églises de l'archidiocèse de Varsovie.
Il demande "avec le coeur repenti" au clergé et aux fidèles de son archidiocèse de le "recevoir en frère qui veut unir et non diviser, prier et réconcilier les gens au sein d'une Eglise des saints et des pécheurs qui est la nôtre".
Une commission spéciale de l'épiscopat polonais a conclu vendredi que Mgr Wielgus avait bel et bien collaboré avec l'ancienne police communiste.
Selon les documents étudiés par la commission et rendus publics, le nouveau métropolite de Varsovie avait été recruté par la police secrète en 1967, alors qu'il était encore étudiant en philosophie de l'Université catholique de Lublin (est). Sa collaboration a duré plus de vingt ans.
Selon ces documents, Mgr Wielgus avait même suivi une "formation spéciale pour agents". La police secrète polonaise (SB) le désignait sous les pseudonymes "Grey", "Adam" et "Adam Wysocki".
Tous les pays communistes d'Europe avaient mis sur pied une police secrète, souvent appelée Sécurité d'Etat comme en RDA, en Pologne ou en Tchécoslovaquie, pour surveiller les moindres faits et gestes des citoyens.
Le Vatican a renouvelé vendredi sa confiance envers Mgr Wielgus, en renvoyant les journalistes à un communiqué publié le 21 décembre.
Ce communiqué soulignait que le pape avait "toute confiance en Mgr Stanislaw Wielgus et, en pleine conscience, lui a confié la mission de pasteur de l'archidiocèse de Varsovie".
Les responsables de l'Institut polonais de la mémoire nationale (IPN) qui gère les archives de la SB ont toutefois affirmé qu'aucune demande d'accès aux dossiers de Mgr Wielgus ne leur avait été adressée de la part du Vatican.
Le nouvel archevêque fera son entrée officielle dans la cathédrale dimanche, lors d'une cérémonie solennelle en présence notamment du président Lech Kaczynski et du cardinal Stanislaw Dziwisz, ancien secrétaire particulier de Jean Paul II.
Mais, selon un sondage publié samedi par le quotidien conservateur Rzeczpospolita, 46% des Polonais estiment que Mgr Wielgus aurait dû renoncer à sa fonction, ou du moins reporter la cérémonie jusqu'à ce que son cas soit entièrement élucidé.
samedi 06 janvier 2007 à 15:17
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Colombie: un ex-ministre, otage des FARC, s'échappe au cours d'une opération militaire
AFP.


Un ex-ministre colombien, Fernando Araujo, retenu en otage par la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) depuis 2000, a recouvré la liberté vendredi après s'être échappé au cours d'une opération militaire, a-t-il lui-même annoncé.
Fernando Araujo a expliqué lors d'une conférence de presse à Cartagène, à plus de 1.000 kms au nord de Bogota, qu'il a profité d'une attaque par l'armée du campement où il se trouvait pour prendre la fuite.
"Dimanche quand je me suis aperçu que les hélicoptères survolant le campement commençaient à tirer, je me suis dit : ou je m'en vais ou ils me tuent, c'est donc question de vie ou de mort", a déclaré M. Araujo, amaigri et la peau brunie par le soleil.
"Cela a été extrêmement difficile de m'échapper de ce campement où il y avait pratiquement 200 guérilleros", a-t-il expliqué. Il n'a pas précisé s'il était détenu avec d'autres otages ou s'il était le seul.
Six rebelles des FARC et un soldat ont été tués au cours de l'opération et deux autres militaires ont été blessés, a indiqué le président colombien Alvaro Uribe.
M. Araujo a raconté que pendant cinq jours, il a marché sans manger ni boire cherchant le bon chemin, caché dans la végétation. "C'était très compliqué car les bois sont très denses et je n'avais aucun outil pour m'aider, seulement les mains", a-t-il expliqué.
Le chef de l'Etat, qui se repose actuellement dans son ranch situé dans le département de Cordoba (nord), a remercié la famille de l'otage pour avoir au préalable "autorisé (les autorités, NDRL) à procéder au sauvetage".
Depuis un attentat à Bogota le 19 octobre attribué par les autorités aux FARC, M. Uribe a rompu tout pourparler avec la guérilla et ordonné aux forces de l'ordre de libérer les otages par la force.
M. Uribe a félicité l'armée pour l'opération et a précisé que la localisation du campement avait été rendue possible grâce à des informations fournies par un paysan.
Les familles d'autres otages se sont réjouis de la fuite de M. Araujo mais ont demandé au président Uribe d'éviter de telles opérations et de privilégier le dialogue avec les FARC.
"Le problème c'est le risque couru par les otages. Dans ce cas, grâce à Dieu cela s'est bien passé mais ce n'est pas toujours le cas", a souligné Marta Lizcano, dont le mari est un parlementaire séquestré à la même époque que M. Araujo.
Au total 11 otages des FARC ont péri dans des opérations de sauvetage lancées depuis que M. Uribe est au pouvoir dont 8 militaires, un gouverneur et un ex-ministre tués lors d'une intervention ratée en mai 2003.
L'ancien ministre Araujo faisait partie d'un groupe de 58 otages, parmi lesquels la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, que la guérilla propose aux autorités de libérer en échange de 500 rebelles détenus.
Ministre du Développement économique sous le gouvernement du président Andres Pastrana (1998-2002), il avait été enlevé en décembre 2000 (bien 2000) par un commando des FARC alors qu'il effectuait des exercices matinaux sur une plage de Cartagène.
Les FARC, première guérilla du pays avec 17.000 combattants, exigent la démilitarisation de deux municipalités du sud-ouest du pays afin de négocier avec le gouvernement un échange entre les otages et les rebelles détenus.
dimanche 07 janvier 2007 à 14:42
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QUOTE (Daddy-O @ 06 Jan 2007 à 14:14)
Le nouvel archevêque de Varsovie plonge l'Eglise de Pologne dans la crise
AFP.

Le nouvel archevêque de Varsovie démissionne sous pression du Vatican
AFP.


Le nouvel archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, a démissionné dimanche sous pression du Vatican, après avoir plongé l'Eglise de Pologne dans une crise sans précédent, par sa collaboration avouée avec l'ancienne police secrète communiste.
Un communiqué de la nonciature apostolique à Varsovie annonçant la démission du prélat et son acceptation par le souverain pontife a été rendu public au même moment à Varsovie et au Vatican.
Ce communiqué précise que Benoît XVI a confié l'administration de l'archidiocèse au titulaire sortant, le cardinal Jozef Glemp, "jusqu'à la prise de nouvelles décisions concernant l'archidiocèse".
Le texte s'appuie sur un article du droit canon qui stipule que "l'évêque diocésain qui en raison d'une maladie ou d'une autre cause grave se trouve moins apte à l'accomplissement de sa fonction est vivement invité à présenter sa démission d'office".
Tous les commentateurs polonais l'ont immédiatement interprété comme une pression du Vatican pour obtenir la démission du prélat, deux jours après sa prise de fonction.
La cérémonie d'intronisation de Mgr Wielgus, prévue dimanche en fin de matinée à la cathédrale de Varsovie, a été transformée en une "messe de gratitude" pour le sacerdoce du cardinal Glemp.
Le début de l'office a été perturbé par les partisans de Mgr Wielgus, quand celui-ci leur a annoncé lui-même sa démission.
"Non, non!", et "Reste avec nous!", ont scandé les fidèles massés dans la cathédrale.
Dans son homélie, Mgr Glemp a pris la défense de Mgr Wielgus. "Il a été jugé et condamné sans avocats, sans témoins", a-t-il dit, sous les applaudissements nourris de l'assistance.
Nommé par le pape le 6 décembre, Mgr Wielgus, 67 ans, avait pris ses nouvelles fonctions vendredi, pour succéder au cardinal Jozef Glemp qui devait prendre sa retraite à 77 ans tout en conservant son titre de primat de Pologne.
Mais une commission spéciale de l'épiscopat polonais a conclu le même jour que Mgr Wielgus avait bel et bien collaboré avec l'ancienne police communiste.
Dans un message aux fidèles publié vendredi soir, le prélat avait reconnu sa "faute" et s'en était remis à "la décision" du pape Benoît XVI.
Sa démission sans précédent intervient à la suite d'un énorme scandale provoqué en Pologne par les révélations de sa collaboration passée avec les services spéciaux communistes.
Selon des documents rendus publics, Mgr Wielgus avait été recruté par la police secrète (SB) en 1967, alors qu'il était encore étudiant en philosophie de l'Université catholique de Lublin (est). Sa collaboration a duré plus de vingt ans. Selon ces documents, Mgr Wielgus avait même suivi une "formation spéciale pour agents".
Tous les pays communistes d'Europe avaient mis sur pied une police secrète, souvent appelée Sécurité d'Etat comme en RDA, en Pologne ou en Tchécoslovaquie, pour surveiller les moindres faits et gestes des citoyens.
Principal rempart pendant quarante ans contre l'ancien régime et renforcée par l'élection en 1978 du pape polonais Jean Paul II, l'Eglise polonaise a été contrainte d'avoir des contacts avec la police secrète pour régler toutes sortes de problèmes. Mais, selon les historiens, plus de 10% de ses membres sont aussi devenus des agents de la SB.
Après la chute du communisme, l'Eglise a pendant près de 17 ans gardé le silence sur ses rapports avec le pouvoir totalitaire de l'époque.
Mais l'an dernier, un débat s'est ouvert sur la collaboration du clergé avec l'ancienne police secrète, provoquant de nombreux tiraillements au sein de l'Eglise. En visite à Varsovie en mai, le pape Benoit XVI avait même dû appeler à la retenue.
La démission du nouvel archevêque de Varsovie, "est une bonne décision pour Mgr Wielgus", a commenté dimanche le père Adam Boniecki, rédacteur en chef de la revue catholique polonais Tygodnik Powszechny. "Je ne pouvais pas m'imaginer comment il aurait pu diriger son archidiocèse avec ce fardeau".
dimanche 07 janvier 2007 à 15:39
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Afrique : pas de répit pour la diplomatie chinoise !

L’Empire du milieu continue de séduire les pays africains. Li Zhaoxing, le ministre chinois des Affaires étrangères, a consacré les premiers jours de ce mois de janvier 2007 à « resserrer » ses liens diplomatiques et commerciaux avec sept d’entre-eux. En République Centrafricaine ce vendredi, l’Erythrée et le Mozambique seront les deux prochaines étapes de son périple africain commencé dimanche dernier.

A peine l’année 2007 entamée, la Chine poursuit son offensive africaine. Le Bénin, la Guinée Equatoriale, la Guinée-Bissau, le Tchad, la République Centrafricaine - où le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing est arrivé ce vendredi -, l’Erythrée et le Mozambique sont les étapes d’une tournée qui a débuté dimanche dernier. La formule est toujours la même : "des cadeaux ", dons et allègements de dette, contre des contrats commerciaux qui lui assureront la fourniture en ressources naturelles, indispensables à sa croissance économique. En tête de liste : le pétrole. Ainsi, en Guinée Equatoriale, troisième producteur africain d’or noir, Li Zhaoxing a annoncé l’annulation d’une partie de la dette de ce pays, soit 75 millions de dollars (57 millions d’euros). Le Tchad a bénéficié d’un traitement similaire avec une remise de dette de 81 millions de dollars. Le pays, qui produit aussi du pétrole, vient en outre de rompre ses relations diplomatiques avec Taïwan, la bête noire de la Chine.

La Chine a besoin de ses partenaires africains

Le responsable chinois avait promis auparavant au Bénin, sa première étape, une aide de 36 millions de dollars. En Guinée-Bissau, où il a achevé sa visite officielle, jeudi, il a signé un accord de coopération économique et technique. Ce dernier autorise l’entrée sur le marché chinois de 442 produits à des tarifs préférentiels. La Chine lui a également fait un don de 3 millions. Si les intérêts chinois pour ces pays sont moins évidents, il n’en demeure pas moins qu’ils existent. Car Pékin compte aussi sur le soutien africain pour s’imposer sur la scène internationale, notamment aux Nations Unies, et isoler Taïwan. Ils ne sont plus que 3 pays africains à reconnaître l’Etat.

L’opération de charme chinoise se poursuivra en Erythrée et au Mozambique. Preuve que la Chine s’attèle toujours à intensifier ses relations diplomatiques, mais surtout commerciales avec des pays qui influent indirectement sur sa croissance économique. Pour assurer son approvisionnement en ressources énergétiques - surtout en pétrole, en fer et en manganèse -, les autorités chinoises ont mis en place une stratégie en vue de se garantir les faveurs de certains pays africains.

Un partenariat gagnant-gagnant …au moins pour la Chine

La visite en 2004 du président chinois Hu Jintao au Gabon n’est pas passée inaperçue et, depuis lors, les tournées africaines des responsables chinois se sont faites de plus en plus fréquentes. Pendant les 6 premiers mois de 2006, une quinzaine de pays africains ont été ainsi visités dont le Nigeria, premier producteur africain de pétrole et l’Angola qui vend le quart de sa production à la Chine. En Afrique, les produits chinois trouvent, quant à eux, des acquéreurs sensibles à leurs bas prix, même si ils ne sont pas toujours de bonne qualité.

Ainsi, entre 2001 et 2005 (pour les 10 premiers mois), les échanges commerciaux de la Chine avec les pays africains ont été multipliés par quatre pour atteindre les 45 milliards de dollars (34 milliards d’euros). Environ 30% des importations chinoises de pétrole, 21% de son coton et un tiers de son manganèse proviennent du continent africain. Lors du Sommet Chine-Afrique qui a réuni 35 chefs d’Etats de plus d’une quarantaine de pays à Pékin, début novembre, les firmes chinoises ont conclu des accords pour la bagatelle de 1,9 milliard d’euros avec les entreprises et les Etats africains.

Des intérêts bien compris…

Contrairement à ses homologues occidentaux, la Chine ne fait pas mystère de ses intentions et met en avant un partenariat « gagnant-gagnant ». Respect des droits de l’homme, bonne gouvernance ne sont donc pas des critères exclusifs pour coopérer avec les Chinois. Certaines puissances occidentales, comme les Etats-Unis qui soutiennent des gouvernements peu fréquentables, critiquent d’ailleurs la méthode chinoise. Des griefs motivés en partie par le fait que l’Empire du milieu, pour ce qui est du pétrole, marche en Afrique sur les plates-bandes de l’Oncle Sam.

Les Etats africains sont aujourd’hui très réceptifs aux appels du pied de la Chine, autrefois pays frère dans le combat contre le sous-développement. Il s’agit, peut-être aujourd’hui plus que jamais, pour les nations africaines pressées d’en finir avec la pauvreté, de ne pas se faire encore spolier sous le couvert d’une coopération sud-sud. Les Africains ne doivent pas non plus oublier que la Chine est l’un de ses concurrents les plus féroces sur le marché international. De plus, qu’elles soient ou non conditionnées par la transparence dans leur utilisation, les aides chinoises peuvent faire l’objet de détournements si les récipiendaires le décident. Les Chinois et plus particulièrement les Africains, au moins pour une fois, sont conscients que seuls leurs intérêts réciproques comptent. Les leaders africains ne sont pas naïfs. Si c’était le cas, on leur pardonnerait plus souvent.

Source: ici.
lundi 08 janvier 2007 à 09:08
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Ils n'ont toujours pas retrouvé cet avion. mellow.gif

Boeing disparu en Indonésie: nouveaux survols de recherche
AFP.


Une semaine après la disparition d'un Boeing 737 en Indonésie, les recherches se poursuivaient lundi avec le renfort d'aéronefs supplémentaires, dans des régions déjà survolées sans résultat.
"Les recherches aujourd'hui continuent à se concentrer sur des zones déjà ratissées auparavant. Il n'y a pas d'extension géographique des recherches, mais elles sont plus fouillées", a expliqué Eddy Suyanto, porte-parole de l'armée de l'air indonésienne.
Quatre hélicoptères devaient s'ajouter lundi au dispositif de recherche mis en place pour tenter de localiser l'épave de l'avion, a-t-il ajouté depuis Macassar, la grande ville du sud de Célèbes où sont coordonnées les opérations.
Quatre avions avaient décollé plus tôt pour survoler les régions déjà scrutées la veille, avec un espoir de meilleure visibilité.
"Nous couvrons toujours les mêmes zones qu'hier (dimanche)", a confirmé Tri, un responsable des secours de la base aérienne Hasanuddin de Macassar.
Le Boeing 737-400 de la compagnie indonésienne Adam Air, transportant 102 personnes, était parti lundi dernier de Surabaya (île de Java) à destination de Manado (Célèbes) où il n'est jamais arrivé.
Au total, 96 passagers se trouvaient à bord - 85 adultes, onze enfants dont quatre nourrissons - plus six membres d'équipage.
Les accidents d'avion ne sont pas rares en Indonésie, un immense archipel de plus de 5.000 kilomètres de long.
lundi 08 janvier 2007 à 22:45
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Reprise de l'enquête judiciaire sur la mort de la princesse Diana
AFP.


Le feuilleton légal autour de la mort en 1997 à Paris de la princesse Diana s'est poursuivi lundi à Londres avec la reprise de l'enquête judiciaire sur les causes de son décès, un mois après que la police britannique eut conclu que la mort de Diana était accidentelle.
Cette enquête judiciaire, qui constitue une procédure spécifique à l'Angleterre et au Pays de Galles, est chargée de déterminer les causes des décès en cas de mort violente ou inexpliquée.
Suspendue en janvier 2004 en attendant les résultats de l'enquête policière, elle doit apporter des "réponses fiables" à quatre "questions importantes mais factuellement limitées", a déclaré Elizabeth Butler-Sloss, une magistrate à la retraite de la Haute cour de justice en charge de cette investigation.
Celles-ci concernent l'identité des personnes décédées, le lieu du décès, le moment où il est intervenu et "comment les personnes décédées sont mortes".
L'audience préliminaire menée lundi devait se poursuivre mardi. Mme Butler-Sloss a souligné qu'elle souhaitait que l'enquête elle-même débute au plus tard début mai.
Les deux fils de Diana, les princes William et Harry, ont fait savoir lundi qu'ils espéraient que l'enquête soit "ouverte, juste et transparente".
L'enquête policière avait établi à la mi-décembre que la mort de Diana et de son ami Dodi Al-Fayed, 42 ans, étaient dues à un "tragique accident", provoqué par la vitesse excessive de sa voiture dont le chauffeur, qui avait 1,74 gramme d'alcool dans le sang, cherchait à fuir les paparazzis.
Mais pour Mohamed Al-Fayed, le père de Dodi, qui a qualifié ces conclusions de "foutaises", l'enquête judiciaire est une ultime occasion de mettre en doute la version officielle des faits.
Le milliardaire d'origine égyptienne se dit toujours "sûr à 100%" que son fils et Diana ont été assassinés par les services secrets britanniques sur ordre d'un "membre important" de la famille royale, pour empêcher leur union.
Il a déjà en vain saisi la justice en France, en Ecosse et en Angleterre.
Entouré de photographes à son arrivée lundi au palais de justice, il a dit, par la voix de son porte-parole, espérer "ouverture et transparence" dans cette procédure.
Fixant le cadre procédural de l'enquête, Mme Butler-Sloss a indiqué lundi que le jury - s'il devait y en avoir un, car elle peut aussi siéger seule - serait composé de gens ordinaires.
Elle a jugé "inapproprié" que ses membres soient choisis parmi des personnes travaillant pour la famille royale, comme une ancienne loi britannique le rend possible quand un membre de la famille royale est concerné.
"Nous devrions avoir un jury ordinaire", avait déjà réclamé M. Al-Fayed, au motif que Diana avait divorcé du prince Charles un an avant sa mort.
De son côté, l'avocat de la reine a estimé lundi que la désignation d'un jury ordinaire éviterait que l'enquête n'apparaisse "biaisée".
La magistrate a également décidé la tenue d'une enquête conjointe concernant Diana et Dodi, estimant que mener deux enquêtes séparées serait "incroyablement coûteux".
Elle a enfin indiqué qu'une quarantaine de témoins seraient amenés à être entendus dans le cadre de son enquête.
Ironiquement, et alors que l'enquête de police a mis en cause les paparazzis dans l'accident mortel de Diana, c'est à présent au tour de Kate Middleton, la petite amie du prince William, le fils de Diana et du prince Charles et deuxième dans l'ordre de succession au trône, de vivre sous une intense pression médiatique.
Les tabloïds ont ainsi récemment publié des photos où on la voyait sortir les poubelles à son domicile, recevoir une amende de stationnement ou sortir sous escorte policière d'une boîte de nuit de Londres. Si bien que, selon le Sunday Telegraph, les représentants légaux du prince William envisagent des actions légales pour la préserver de cet environnement.
mardi 09 janvier 2007 à 19:43
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Un sous-marin américain heurte un pétrolier japonais: pas de victime
AFP.


Un sous-marin américain à propulsion nucléaire et un navire marchand japonais sont entrés en collision lundi soir au sud du détroit d'Ormuz, un accident qui ne semble pas avoir affecté le système de propulsion du submersible.
"Aucun marin américain ou membre d'équipage du navire (japonais) n'a été blessé" dans la collision entre l'USS Newport News (SNN 750) et le pétrolier Mogamigawa, battant pavillon japonais, a affirmé dans un communiqué le commandement de la Ve flotte, basée à Bahreïn.
"Les dommages subis par l'USS Newport News sont en cours d'évaluation", a ajouté la Ve flotte, assurant que le système de propulsion du sous-marin n'avait "pas été affecté par la collision". Une enquête est en cours sur l'accident, survenu à 20H15 GMT au sud du détroit d'Ormuz, entre le Golfe et la mer d'Oman, ajoute le communiqué. "Selon les premières informations disponibles jusqu'à présent, l'accident n'a pas fait de victime. Nous attendons de plus amples informations", a déclaré un porte-parole de la Ve flotte américaine, le capitaine de frégate Keven Andel.
A Washington, un porte-parole du Pentagone, Todd Vician, avait précédemment annoncé la collision, indiquant à l'AFP qu'elle avait eu lieu au sud du détroit d'Ormuz. Il n'avait pas été en mesure de donner plus de détails. "Aucun blessé n'a été signalé," avait assuré une porte-parole de l'US NAVY sous couvert de l'anonymat. Elle avait indiqué que l'accident n'avait pas provoqué de dommages substantiels au sous-marin et à son système de propulsion. D'une longueur de 110 m, le bâtiment a un équipage de 127 hommes. Il est basé à Norfolk (Virginie, est), selon le site internet de la marine américaine.
L'USS Newport News naviguait dans la région dans le cadre d'"un déploiement régulier" dans un secteur relevant du commandement central américain pour les opérations de sécurité maritime, selon le communiqué de la Ve flotte. Le ministre japonais des Transports, Tetsuzo Fuyushiba, a affirmé de son côté qu'il "(ne semblait) pas y avoir eu de fuite d'hydrocarbures provenant du pétrolier" et que le navire était "en état de naviguer par ses propres moyens".
Un porte-parole de la compagnie pétrolière Showa Shell, qui avait affrété le pétrolier, a confirmé qu'aucun blessé ni aucune fuite n'était à déplorer. "Nous avons appris qu'il n'y a pas eu de blessé et/ou de fuite de brut", a-t-il déclaré à l'AFP. Selon le ministère des Affaires étrangères japonais, le navire se dirigeait mardi vers un port des Emirats arabes unis et Tokyo a demandé au gouvernement américain d'ouvrir une enquête sur l'incident.
Le 9 février 2001, un sous marin-américain à propulsion nucléaire, le Greenville, avait coulé un bateau de pêche école japonais, le Hime Maru, lors d'une remontée rapide au large des côtes des îles Hawaï, dans l'océan pacifique. Neuf personnes, dont quatre élèves du bateau de pêche, avaient trouvé la mort.