L'actualité en articles

Le journal de Comlive II

Pages : « première < 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 > dernière » 

vendredi 08 décembre 2006 à 03:00
Citer +Citer
Bush, dur face à l'Iran, consent à un effort diplomatique au Proche-Orient



George W. Bush a repoussé jeudi certaines des recommandations les plus cruciales d'un groupe de personnalités pour un changement de stratégie en Irak, mais a accédé à l'idée d'un nouvel effort diplomatique pour le Proche-Orient, que mènera son allié Tony Blair.
Le président américain a annoncé lors d'une conférence de presse conjointe à Washington avec le Premier ministre britannique que celui-ci se rendrait prochainement dans la région pour tenter de relancer les pourparlers israélo-palestiniens, dans l'impasse.
M. Blair précèdera dans la région la secrétaire d'Etat américaine. Condoleezza Rice s'y rendra début 2007, a annoncé le département d'Etat.
Une initiative diplomatique pour résoudre le conflit israélo-palestinien figure au nombre des 79 recommandations soumises mercredi à M. Bush par une commission indépendante. Le Groupe d'études sur l'Irak constate que la situation est "grave et se détériore" en Irak, que la stratégie actuelle ne "marche pas", et prône un changement radical.
"Ca va mal en Irak" et "je crois que nous avons besoin d'une nouvelle approche", a convenu M. Bush.
Mais il n'a pas manifesté l'intention de suivre les conseils du Groupe quant à un retrait des unités de combat américaines d'ici au début de 2008 et l'ouverture d'un dialogue avec l'Iran et la Syrie.
Comme le Groupe d'études, M. Blair a lié la résolution du conflit israélo-palestinien et la stabilisation de la région et de l'Irak en parlant de "vision globale". Il s'agit, a-t-il dit, d'envoyer le "signal très fort" que les Etats-Unis et leurs alliés "traitent équitablement" les Israéliens et les Palestiniens, contrairement à ce que beaucoup croient dans la région.
M. Bush a réaffirmé sa volonté de voir coexister en paix deux Etats israélien et palestinien. Mais il a paru conserver ses réticences à lier cette question à la question irakienne.
Quant au retrait d'Irak des combattants américains d'ici à 2008, M. Bush a maintenu qu'il dépendait des conditions sur le terrain, en affirmant la nécessité d'être à la fois "flexible et réaliste".
Pour l'Iran et la Syrie, les deux bêtes noires des Etats-Unis dans la région, "s'ils veulent s'asseoir à la même table que les Etats-Unis, c'est simple. Prenez tout simplement les décisions qui conduiront à la paix, pas au conflit", a-t-il dit.
L'Iran doit ainsi renoncer "de manière vérifiable" à ses activités nucléaires susceptibles d'être détournées pour fabriquer l'arme atomique. Et la Syrie doit cesser de déstabiliser le gouvernement de son voisin libanais, soutenu par la Maison Blanche, de permettre le transfert d'armes et de fonds vers l'Irak et d'abriter des terroristes.
M. Bush a jugé "intéressante" l'une des idées du Groupe d'études: celle d'un groupe international "de soutien" à l'Irak, mais estimé que l'Iran et la Syrie ne devaient même "pas prendre la peine de venir" s'ils ne s'engageaient pas à aider le gouvernement irakien.
Un mois après la victoire de ses adversaires démocrates aux élections parlementaires, la publication du rapport titré "Une voie pour aller de l'avant" a encore accru la pression pesant sur M. Bush pour changer de politique en Irak et même, plus globalement, dans la région.
Il a jugé que les propositions du Groupe "méritaient un examen sérieux". Mais il a rappelé qu'il attendait d'autres rapports menés par son administration avant de prendre des décisions. Selon la Maison Blanche, c'est une affaire de "semaines, et non pas de mois".
Il n'a pas répondu directement à la question de savoir s'il serait prêt à reconnaître son échec en Irak. Mais "je crois que nous l'emporterons", a-t-il déclaré bien que les Américains doutent majoritairement d'une victoire, selon les sondages.
vendredi 08 décembre 2006 à 13:55
Citer +Citer
Le programme spacial americain a beaucoup de problemes ces derniers temps.

Le lancement de la navette Discovery reporté à samedi



La Nasa fera une nouvelle tentative pour lancer la navette spatiale Discovery samedi soir, jugeant les prévisions météorologiques trop mauvaises pour vendredi, a annoncé jeudi un porte-parole de l'agence spatiale américaine.
Le lancement est prévu à 20H47 (dimanche, 01H47 GMT).
La Nasa a décidé au dernier moment jeudi soir de reporter le tir de Discovery prévu à 21H35 (vendredi, 02H35 GMT) en raison d'un plafond nuageux trop bas au dessus du Centre Spatial Kennedy près de Cap Canaveral en Floride (sud-est). Il s'agissait de la première tentative de lancement de nuit d'une navette depuis l'accident de Columbia en février 2003.
Pour samedi, les prévisions météorologiques donnent 30% de chances de conditions favorables pour un tir également nocturne tandis que pour vendredi ce n'est que 10%. "Nous avons dû annuler le lancement ce soir à cause d'un plafond nuageux trop bas et trop épais", avait indiqué Bruce Buckingham, le commentateur officiel de la Nasa.
"Nous avons dépassé notre fenêtre de tir", avait dit auparavant le directeur du vol Mike Leinback. Un plafond nuageux trop bas aurait pu empêcher le commandant de bord de la navette de procéder à un atterrissage d'urgence en toute sécurité sur la piste du Centre Kennedy en cas de difficulté après le lancement. Des nuages trop denses peuvent aussi affecter la navette lors de son ascension.
Un lancement est en principe possible jusqu'au 26 décembre. Mais au-delà du 17 décembre la Nasa devra reprogrammer les ordinateurs de bord de la navette pour qu'ils puissent passer du 365e jour de 2006 au 1er jour de 2007 sans perdre leur synchronisation avec les systèmes au sol. La prochaine fenêtre de tir s'ouvrivra à la mi-janvier.
Toute la journée le lancement de la navette vers la Station spatiale internationale (ISS) était resté suspendu à une météo très incertaine.
Les sept astronautes de l'équipage, deux femmes et cinq hommes dont le premier Suédois à aller dans l'espace, doivent effectuer une mission orbitale de 12 jours dont huit amarrés à l'ISS. Ils poursuivront la construction de la Station, seul avant-poste de l'espace jugé essentiel pour préparer les futures missions habitées vers Mars et au-delà.
Ils livreront et installeront un segment métallique de deux tonnes pour étendre l'ossature de la Station et referont les branchements électriques de la portion américaine de l'ISS. Ils activeront aussi la double antenne solaire géante acheminée et installée en septembre.
Ces tâches très complexes nécessiteront trois sorties dans l'espace de près de 20 heures par deux équipes de deux astronautes. L'assemblage de l'ISS, à moitié achevée et interrompue après la perte de Columbia, avait repris lors du précédent vol d'une navette, Atlantis, en septembre.
Cette mission doit aussi permettre de remplacer l'un des trois membres de l'équipage de l'ISS, le spationaute allemand Thomas Reiter de l'Agence spatiale européenne (ESA), arrivé dans la Station en juillet avec Discovery et qui reviendra sur Terre dans cette même navette. Il sera remplacé par l'astronaute américaine Sunita Williams une des astronautes à bord de Discovery.
La Nasa prévoit encore 14 missions pour achever l'ISS d'ici à 2010, année programmée de mise à la retraite des trois navettes.
vendredi 08 décembre 2006 à 15:15
Citer +Citer
Tempête: des dégâts et 150.000 foyers privés d'électricité dans l'ouest de la France



Des véhicules circulent sous une pluie battante, le 06 décembre 2006 à Nice

Après la grande douceur de l'automne, l'hiver arrive en France avec une tempête qui a traversé le pays vendredi, des vents violents et de fortes pluies provoquant quelques dégâts et privant 150.000 foyers d'électricité, alors que la neige est attendue en montagne à basse altitude.
Environ 150.000 foyers étaient privés d'électricité vendredi à midi, après le passage de cette tempête qui a frappé en début de matinée la façade atlantique de la France, des Landes à la Loire-Atlantique, a indiqué à l'AFP un porte-parole d'EDF.
Une quarantaine de départements de la moitié nord du pays ont été placés par Météo France en vigilance orange, troisième degré sur une échelle des phénomènes météo dangereux qui en compte quatre.
La tempête, qualifiée de "très sérieuse" par Météo France, devait traverser "rapidement" la France le long d'un axe Rennes-Lille, le retour au calme étant prévu dans la soirée.
Les vents les plus violents ont été enregistrés sur la façade atlantique: le vent a soufflé à 144 kilomètres/heure vendredi matin à la pointe de Chemoulin, près de Pornichet (Loire-Atlantique), à 116 km/h à Belle-Ile, et à 130 km/h à Noirmoutier.
En Vendée, les pompiers ont effectué plus de 110 interventions dans la matinée, les fortes pluies ayant provoqué des inondations.
Chutes d'arbres et débordements de fossés ont provoqué des accidents sur plusieurs axes routiers secondaires sans faire toutefois aucun blessé: dans le nord de la Vendée, un car scolaire a été endommagé par la chute d'un arbre et sur le pont de Cheviré, à l'ouest de Nantes, trois poids-lourds se sont couchés sur la voie. Le pont a été entièrement interdit à la circulation.
L'épisode de vents violents devait se poursuivre jusqu'en début d'après-midi au sud de la Loire, gagnant ensuite rapidement l'Ile-de-France avec des rafales pouvant atteindre localement 120 km/h, selon Météo France.
Cette tempête n'a cependant "rien à voir avec celle de 1999", a précisé à l'AFP Patrick Galois, prévisionniste à Météo France. "On n'est pas au même niveau. En 1999, on avait enregistré des vents avec des pointes à 170 km/h en région parisienne et dans l'ouest, et des rafales entre 140 km/h et 170 km/h sur l'intérieur des terres dans pratiquement tout le pays", rappelle-t-il.
"C'est une tempête comme il peut s'en produire chaque automne et chaque hiver", commente-t-il. "Des rafales de vent à plus de 100 km/h, il y en a chaque année", ajoute-t-il.
Il n'y a d'ailleurs pas d'augmentation de la fréquence des tempêtes, observe-t-il. "Par rapport à la climatologie des tempêtes, il n'y a pas vraiment d'augmentation sur le long terme, il y a des périodes à tempête et des périodes moins propices, mais il n'y a pas de tendance à l'augmentation de la fréquence des tempêtes", ajoute-t-il.
Le phénomène n'est "pas directement" lié à l'extrême douceur de l'automne cette année, fait-il également observer, mais "on a la conjonction des deux, avec, à la fois la douceur, liée à des dépressions assez creuses qui circulent sur le nord de l'Europe et qui déversent des flux de sud-ouest, donc doux, et un temps agité".
Samedi, tout sera fini, assure le prévisionniste, mais "les montagnes vont blanchir". "On va changer de situation, il y aura une baisse des températures, un temps plus calme, assez nuageux, mais la nouveauté à partir de ce soir, c'est le retour de la neige en montagne à des altitudes de plus en plus basses, vers 1.000 mètres et même 800 m dans la nuit sur tous les massifs".
vendredi 08 décembre 2006 à 19:21
Citer +Citer
La tempête en France fait un mort et plusieurs blessés



Une tempête accompagnée de fortes pluies et de violentes rafales a traversé vendredi la France, faisant un mort et plusieurs blessés à Paris et en province, et privant quelque 300.000 foyers d'électricité.
A Paris, un homme a été tué et deux autres piétons blessés par la chute d'une panneau publicitaire à cause de vents violents, boulevard de Strasbourg (Xe).
Dans le Rhône, à Vaugneray, la chute d'un arbre sur trois véhicules a fait deux blessés, dont un grave.
Une femme a été légèrement blessée par la chute d'un panneau publicitaire au Mans, et un homme a été blessé par celle d'un arbre dans le sud de la Sarthe.
Trois cent mille foyers étaient privés d'électricité vendredi à 15H00, après le passage de cette tempête qui a balayé le pays, de la façade atlantique au nord-est en passant par la région Centre et l'Ile-de-France, "en raison notamment des chutes d'arbres sur les lignes électriques", selon EDF.
Le groupe prévoyait de réalimenter dans la soirée l'ensemble des clients dans les départements du littoral atlantique, à l'exception de la Vendée où le retour à la normale n'est attendu que samedi après-midi, ce département ayant été particulièrement affecté.
La Force d'intervention rapide d'EDF (Fire) a été activée en début d'après-midi pour renforcer sur le terrain l'action du millier d'agents EDF mobilisés.
En fin d'après-midi, seuls l'Aisne, les Ardennes, la Marne et le Nord étaient encore placés par Météo France en vigilance orange, troisième degré sur une échelle des phénomènes météo dangereux qui en compte quatre.
Les vents ont soufflé jusqu'à 148 kilomètres/heure sur l'île de Ré, 144 km/h à l'île d'Yeu, 130 km/h à Noirmoutier et 137 km/h au sommet de la Tour Eiffel.
La circulation des trains entre Paris et Strasbourg a été interrompue dans les deux sens après une rupture de caténaire dans le département de l'Aisne.
Cette tempête n'a cependant "rien à voir avec celle de 1999", a précisé à l'AFP Patrick Galois, prévisionniste à Météo France. "On n'est pas au même niveau. En 1999, on avait enregistré des vents avec des pointes à 170 km/h en région parisienne et dans l'ouest, et des rafales entre 140 km/h et 170 km/h sur l'intérieur des terres dans pratiquement tout le pays", rappelle-t-il.
"C'est une tempête comme il peut s'en produire chaque automne et chaque hiver", commente-t-il. "Des rafales de vent à plus de 100 km/h, il y en a chaque année", ajoute-t-il.
Il n'y a d'ailleurs pas d'augmentation de la fréquence des tempêtes, observe-t-il. "Par rapport à la climatologie des tempêtes, il n'y a pas vraiment d'augmentation sur le long terme, il y a des périodes à tempête et des périodes moins propices, mais il n'y a pas de tendance à l'augmentation de la fréquence des tempêtes", ajoute-t-il.
Le phénomène n'est "pas directement" lié à l'extrême douceur de l'automne cette année, fait-il également observer, mais "on a la conjonction des deux, avec, à la fois la douceur, liée à des dépressions assez creuses qui circulent sur le nord de l'Europe et qui déversent des flux de sud-ouest, donc doux, et un temps agité".
Samedi, tout sera fini, assure le prévisionniste, mais "les montagnes vont blanchir". "On va changer de situation, il y aura une baisse des températures, un temps plus calme, assez nuageux, mais la nouveauté à partir de ce soir, c'est le retour de la neige en montagne à des altitudes de plus en plus basses, vers 1.000 mètres et même 800 m dans la nuit sur tous les massifs".
vendredi 08 décembre 2006 à 22:51
Citer +Citer
Le démantèlement du Clemenceau pourrait durer 36 mois



Le démantèlement de l'ex-Clemenceau pourrait durer 36 mois et le choix du titulaire du marché sera réalisé lors du dernier trimestre 2007, a indiqué l'association Robin des bois à l'issue d'une réunion au ministère de la Défense.

Le démantèlement aura lieu dans l'Union européenne ou dans l'Association européenne de libre-échange (AELE), a-t-elle précisé dans un communiqué.

Le ministère de la Défense a confirmé de son côté que la société Veritas avait établi son expertise concernant l'amiante.

"Le complément d'analyse relatif aux autres produits potentiellement dangereux est actuellement en cours et s'achèvera au mois de janvier 2007", précise-t-il.

Selon Robin des bois, l'expertise a permis de relever à bord de l'ex-Clemenceau la présence de 17,5 km de tuyauterie avec calorifugeage considéré comme amianté, 2,8 km de gaines de ventilation considérées comme amiantées, 2.380m2 de parois isolantes avec de l'amiante projetée, 3.920 m2 de matelas amiantés dans des cloisons coupe-feu, 7.120 m2 de dalles considérées comme amiantées, 44.000 m2 de peinture amiantée.

"L'ensemble des câbles électriques est considéré comme amianté. L'ensemble des mastics, feutres, joints, brides doit être considéré comme amianté" mais "il n'est pas possible en l'état de convertir ces chiffres en poids d'amiante pure", ajoute Robin des bois.

L'ancien porte-avions Clemenceau, dit "coque Q790", a regagné Brest le 17 mai après le refus de l'Inde d'assurer son démantèlement.

L'Etat et des organisations écologiques comme Greenpeace divergeaient sur la proportion d'amiante encore à bord du navire. Le ministère de la Défense faisait état d'environ 45 tonnes. Greenpeace affirmant que le bâtiment en contient encore entre 500 et 1.000 tonnes.

Depuis l'arrivée du bâtiment à Brest, la Marine nationale assure appliquer une "transparence" totale quant aux opérations entreprises sur le navire.
samedi 09 décembre 2006 à 00:45
Citer +Citer
La présidence de l'UE juge l'offre turque insuffisante



La présidence finlandaise de l'Union européenne a douché l'espoir de la Turquie d'éviter une suspension partielle de ses négociations d'adhésion à l'UE en jugeant insuffisante l'offre d'Ankara sur Chypre.

Le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen, a clarifié les données du débat avant la réunion, lundi, des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Cinq, puis des dirigeants européens, jeudi et vendredi, alors que l'UE attend toujours des précisions sur cette proposition qui a semé la confusion.

"La Turquie n'a pas respecté ses engagements", a-t-il expliqué lors d'un débat par satellite entre des journalistes basés à Bruxelles et Helsinki, où il se trouvait.

Il a rappelé que la Turquie s'était engagée à ouvrir tous ses ports et aéroports aux navires et aux avions en provenance de Chypre en signant le "protocole d'Ankara" étendant à ce nouveau pays membre les bénéfices de l'union douanière.

Or, on est loin, très loin du compte avec l'ouverture, dans un premier temps, d'un seul port turc aux navires chypriotes.

"Ce que la Turquie a proposé n'est pas assez", a dit Vanhanen, même s'il juge le "signal positif". "Cela crée une meilleure ambiance pour accepter la proposition de la Commission, dès lors j'espère que cela aidera à la décision."

L'exécutif européen a proposé de suspendre les négociations sur huit des 35 chapitres en discussion, les plus importants puisqu'ils concernent des dossiers comme l'agriculture, et de ne clôturer aucun chapitre tant que le protocole d'Ankara n'aura pas été entièrement mis en oeuvre par la Turquie.

"DANS LA BONNE VOIE"

Vanhanen, qui juge cette proposition proche du point d'équilibre, est intervenu dans le débat alors que l'Union européenne se déchirait sur la proposition de la Turquie.

L'offre, qui a été présentée oralement à la Finlande et dont un texte informel circule à Bruxelles, prévoit d'ouvrir, sans le nommer, un grand port de mer pour les bateaux chypriotes grecs transportant uniquement des marchandises chypriotes grecques.

Même si le texte évite de parler de conditionnalité, Ankara affirme être également prêt à ouvrir un aéroport aux avions chypriotes mais y mêle l'ouverture dans la République turque de Chypre du Nord (RTCN), reconnue seulement par la Turquie, du port de Famagouste et de l'aéroport d'Ercan, au trafic international.

La mise en oeuvre de ce processus prendrait un an et l'offre est liée à la conclusion dans le courant de 2007 d'un accord sur la réunification de l'île - le précédent plan de paix de l'Onu avait été rejeté par les Chypriotes grecs en 2004.

Plusieurs Etats membres ont saisi la balle au bond, comme la Grande-Bretagne, alliée traditionnelle de la Turquie: pour eux, l'offre turque est "courageuse" et doit être vue comme telle.

La Commission s'est elle aussi montrée conciliante.

Le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso, a estimé vendredi en France, devant des étudiants de HEC, que l'offre "semble plutôt (aller) dans la bonne voie".

CHYPRE DURCIT LE TON

"Elle confirme une chose, c'est que la position de la Commission était correcte parce que les Turcs n'ont pas quitté la négociation comme certains le craignaient, et les Turcs ont fait maintenant un geste qui semble plutôt positif, donc ils ont compris le message de l'Europe", a-t-il ajouté.

Mais les autorités de Nicosie, qui craignent d'être isolées, ont brandi vendredi la menace d'un durcissement de sa position si ses partenaires faiblissent devant les manoeuvres turques.

"Nicosie en reviendra à une ligne plus dure si certains pays, au sein de l'Union européenne, tentent d'utiliser la proposition turque pour limiter les sanctions qui doivent être imposées à la Turquie pour non conformité", a dit à la radio le ministre chypriote des Affaires étrangères, George Lillikas.

Chypre a le pouvoir de tout bloquer, puisque chaque chapitre de la négociation ne peut être ouvert qu'à l'unanimité.

Nicosie refuse l'ouverture d'un aéroport international - autre que desservant la Turquie - dans le Nord de Chypre.

Pour les Chypriotes grecs, cela vaudrait reconnaissance internationale: c'est d'ailleurs pour cela que, dans des propositions qui avaient été rejetées par la Turquie, la présidence finlandaise avait proposé d'ouvrir un port chypriote turc au trafic international mais sous supervision de l'UE.

L'île dispose d'alliés, à commencer par la Grèce, mais aussi la France, qui, selon des diplomates, a rappelé à ses partenaires que les obligations de la Turquie sont claires: elle doit appliquer avant la fin de l'année le protocole d'Ankara.

Pas question, donc, de lier le respect de cette obligation à la réunification de l'île, a-t-on expliqué de source française.

La discussion devrait donc remonter au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, les 14 et 15 décembre.
samedi 09 décembre 2006 à 16:15
Citer +Citer
45 morts :

Incendie dans un hôpital de Moscou: la piste criminelle privilégiée



Les autorités russes semblaient privilégier la piste criminelle samedi après l'incendie qui a ravagé dans la nuit un centre de désintoxication pour toxicomanes et alcooliques à Moscou et a causé la mort de 45 femmes.
"L'incendie a causé la mort de 45 personnes et 12 ont été hospitalisées avec des blessures de différents niveaux de gravité", a indiqué le parquet général dans un communiqué.
Deux des personnes tuées dans l'incendie appartenaient à l'équipe médicale.
"Le parquet de Moscou a ouvert une enquête criminelle", a ajouté le parquet général évoquant une enquête pour "destruction intentionnelle" et "violation des normes de sécurité en cas d'incendie".
"Il s'agit d'une (....) tragédie", a déclaré le maire de Moscou, Iouri Loujkov, venu sur place, cité par l'agence Interfax. "C'est très sûrement un incendie criminel", a ajouté M. Loujkov.
Les secours ont été alertés d'un incendie en cours dans l'hôpital 17, dans le sud de Moscou, à 01H40 (22H40 GMT vendredi). Le feu a été éteint en une heure, ont rapporté les agences russes.
"Le feu s'est déclenché dans la cantine du vieil immeuble. Quand les pompiers sont arrivés, il y avait une épaisse fumée", a dit le responsable des pompiers à la mairie de Moscou, Viktor Klimkine, cité par l'agence Itar-Tass.
Au total, 177 patients et 15 membres du personnel médical se trouvaient dans l'hôpital au moment de l'incendie.
"Tous ceux qui sont morts dans cet incendie étaient morts avant que le premier camion de pompiers n'arrive. Les pompiers sont arrivés quatre minutes après l'appel" téléphonique qui les a alertés, a affirmé le vice-ministre des Situations d'urgence Alexandre Chouprian.
M. Chouprian a cependant critiqué l'inaction du personnel médical qui "s'est contenté de constater la progression de l'incendie avec des conséquences tragiques".
Des équipes de pompiers interrogés par les télévisions russes ont affirmé que de nombreuses toxicomanes n'avaient pu échapper à l'incendie, des barreaux obstruant leurs fenêtres. D'autres sont mortes dans leur sommeil, asphyxiées par les fumées de l'incendie.
Un pompier a également dit qu'une sortie de secours était condamnée et que l'entrée principale était complètement enfumée.
Beaucoup de victimes ont aussi été tuées par les fumées nocives se dégageant de la combustion d'un revêtement mural en plastique, selon les pompiers.
Plusieurs patients ont brisé les fenêtres et sauté depuis le 1er étage pour échapper aux flammes.
Le responsable des pompiers à la mairie de Moscou, Viktor Klimkine, a affirmé qu'en mars dernier ses inspecteurs avaient demandé à un tribunal de faire fermer l'établissement en raison des violations des normes de sécurité.
Selon l'agence Itar-Tass, le tribunal s'était contenté d'une mise en garde à l'encontre des administrateurs de l'hôpital.
Des centaines de toxicomanes et d'alcooliques sont soignés dans ce centre, le plus important en Russie et l'un des trois pour la seule ville de Moscou.
Environ 300 médecins et infirmières travaillent dans ce centre de désintoxication construit en 1982.
Il s'agit du sinistre le plus grave survenu dans la capitale russe depuis 1977. A l'époque, 42 personnes avaient péri et 50 avaient été blessées dans un incendie à l'hôtel Rossia, dans le centre de Moscou.
Plus récemment, en 2003, un incendie dans une résidence pour étudiants de l'université de l'Amitié entre les peuples avait entraîné la mort de 38 étudiants. Les normes de sécurité et la lenteur des secours avaient alors été pointées du doigt.
samedi 09 décembre 2006 à 22:00
Citer +Citer
laugh.gif


RDC: Kabila pris au mot, des détenus s'évadent, persuadés d'être graciés



Trente-quatre détenus se sont évadés d'une prison de République démocratique du Congo (RDC), faisant valoir à leurs geôliers une libre interprétation du discours d'investiture de Joseph Kabila qui avait promis que les prisons seraient "ouvertes" aux fauteurs de troubles.
"J'entends avertir que les prisons de l'Etat seront ouvertes à tous ceux qui se mettront en travers de la loi", avait déclaré le chef de l'Etat le 6 décembre dans un discours d'investiture emprunt de fermeté, après son élection au second tour de la présidentielle du 29 octobre.
Le jour même, 34 détenus de la prison de Kikwit (ouest) ont exigé, après avoir écouté le discours du président à la radio nationale, de pouvoir bénéficier immédiatement de cette exceptionnelle mesure de "grâce présidentielle", a rapporté la radio Okapi, parrainée par l'ONU.
Les prisonniers ont eux-mêmes ouverts les portes de la prison, avec la complicité passive des policiers affectés à leur garde, visiblement perplexes après le discours présidentiel.
Vendredi, six policiers ont été condamnés pour avoir facilité l'évasion des prisonniers ou pour complicité par le tribunal militaire de Kikwit, écopant de peines allant de 11 et 10 ans pour deux policiers et de un an d'emprisonnement pour les quatre autres.
Un caporal condamné à 10 ans a vu sa peine alourdie d'un an pour "dissipation de munitions": il avait tardivement réalisé l'imposture et gâché des munitions de l'Etat en tirant en l'air pour tenter de dissuader les prisonniers de s'évader.
Les heureux "graciés" se sont quant à eux fondus dans la population de 500.000 habitants de Kikwit et n'avaient pas été retrouvés samedi.



lundi 11 décembre 2006 à 03:40
Citer +Citer
"La banquier des pauvres" Muhammad Yunus a reçu son prix Nobel de la paix
AFP.



Le Bangladais Muhammad Yunus, surnommé le "banquier des pauvres", a reçu dimanche le prix Nobel de la paix au cours d'une cérémonie pendant laquelle il a exposé les grandes lignes d'un capitalisme renouvelé susceptible d'éradiquer les racines des conflits et du terrorisme.
"La pauvreté est une menace pour la paix", a répété Muhammad Yunus après s'être vu remettre la prestigieuse récompense dans l'Hôtel de ville d'Oslo. "Les frustrations, l'hostilité et la colère générées par une pauvreté abjecte ne peuvent assurer la paix dans aucune société", a-t-il dit.
Cet économiste, âgé de 66 ans, partage le Nobel avec la Grameen Bank, la banque qu'il a fondée en 1983 pour aider les plus nécessiteux à accéder au crédit et qui était représentée dimanche par Mosammat Taslima Begum.
La villageoise a elle-même échappé à la misère grâce à un prêt d'une vingtaine de dollars.
"Avec ce prix de la paix, le comité Nobel norvégien souhaite cette année attirer l'attention sur le dialogue avec le monde musulman, sur la situation des femmes (principales bénéficiaires du microcrédit, ndlr) et sur la lutte contre la pauvreté", a expliqué son président, Ole Danbolt Mjoes.
Rythmée par les oscillations majestueuses et colorées des danseurs de la compagnie bangladaise Nrityanchal, la cérémonie réunissait une assistance prestigieuse où figuraient la famille royale norvégienne et les actrices américaines Sharon Stone --laquelle a versé une larme-- et Anjelica Huston, qui codirigeront le traditionnel concert Nobel lundi.
En costume traditionnel bangladais, le banquier philanthrope a exposé son concept de "social business", une forme de capitalisme social qui voit l'entreprise réinvestir ses bénéfices au profit de ses clients plutôt que de verser des dividendes à ses actionnaires.
"Ceux qui investissent dans le +business social+ pourraient récupérer leur investissement mais ne percevront pas de dividende (...). Les bénéfices seraient réinjectés dans la compagnie pour développer ses activités et améliorer la qualité du produit ou du service", a-t-il expliqué.
"Un +social business+, c'est une compagnie qui ne perd pas d'argent mais qui ne verse pas de dividende", a-t-il ajouté.
Muhammad Yunus a déjà lancé quelques projets pilotes, notamment un avec le géant agroalimentaire français Danone qui porte sur la commercialisation au Bangladesh de yaourts hautement nutritionnels pour des sommes modiques.
Choqué par les effets d'une famine dans son pays et par le refus des institutions bancaires traditionnelles d'octroyer des prêts aux déshérités, privant ainsi les deux tiers de l'humanité d'un accès au crédit, Muhammad Yunus a accordé son premier prêt, 27 dollars sortis de sa poche, en 1976 à des artisans ruinés.
Depuis, plusieurs dizaines de millions de personnes à travers le monde ont échappé à la misère grâce à des prêts d'une centaine de dollars en moyenne, accordés sans garantie, qui leur permettent d'acheter des outils, du bétail ou des téléphones portables pour lancer leur propre petite entreprise.
Aider les démunis, c'est tarir les sources du terrorisme, a assuré Muhammad Yunus.
"Nous devons nous pencher sur les causes du terrorisme pour y mettre un terme définitif. Je crois que consacrer des ressources à l'amélioration de la vie des pauvres est une meilleure stratégie que l'achat d'armements", a-t-il dit sous les applaudissements.
Aujourd'hui membre du conseil d'administration de la Grameen Bank, Mosammat Taslima Begum a amélioré son sort grâce à la banque qui lui a permis d'acheter une chèvre. Elle possède maintenant des manguiers, un cyclopousse pour son époux et une activité de couture.
"Mes parents m'ont donné naissance, mais la Grameen Bank m'a donné la vie", affirme-t-elle.
Le Nobel consiste en un diplôme, une médaille d'or, et un chèque d'environ 1,1 million d'euros qui, a assuré M. Yunus, seront utilisés pour une bonne cause.




lundi 11 décembre 2006 à 11:43
Citer +Citer
le 11 décembre 2006 à 09h54


Des étudiants s'en prennent à Ahmadinejad
Des étudiants iraniens ont perturbé une visite du président Mahmoud Ahmadinejad à l'université Amir Kabir de Téhéran, en lui lançant des slogans hostiles et en tentant d'attaquer la tribune officielle.

(Avec AFP).


va yavoir des disparitions d'étudiants ces prochaines semaines moi je dis smile.gif




Publié le 11 décembre 2006 à 07h09


Iran: conférence sur l'holocauste ouverte
La conférence sur l'holocauste organisée par le gouvernement iranien s'est ouverte, avec la participation attendue d'universitaires révisionnistes comme le français Robert Faurisson.



ha l'élite intellectuelle iranienne....... wub.gif sleep.gif

Ce message a été modifié par libanaisepower - lundi 11 décembre 2006 à 11:46.
lundi 11 décembre 2006 à 22:16
Citer +Citer


Lettre ouverte au Président de la République d’Azerbaïdjan

Monsieur le Président,

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse, souhaite vous exprimer sa plus vive inquiétude concernant la récente dégradation de la liberté de la presse dans votre pays.

Vous avez récemment déclaré dans un entretien à la télévision d’Etat que « personne ne doit douter de la liberté de l’expression et de la presse en Azerbaïdjan ». Malheureusement, la vague de répressions à l’encontre des journalistes et médias indépendants, débutée en octobre 2006 et qui a connu un tournant dramatique depuis le 24 novembre dernier, nous contraint à douter de vos propos. Depuis le mois d’octobre, le journal Azadlig a été continuellement menacé d’expulsion de ses locaux. Cette menace a été exécutée le 24 novembre dernier sur décision du tribunal économique de Bakou. Azadlig, l’agence de presse Turan et le journal Bizim Yol ont donc été expulsés et transférés vers de nouveaux locaux attribués par l’Etat. A leur arrivée, ces locaux étaient déjà occupés. L’activité de ces médias est fortement perturbée, ce d’autant plus qu’une partie du matériel et des archives ont été endommagées ou perdues pendant le déménagement.

Le 24 novembre également, le Conseil national de la télévision et de la radio a rendu publique sa décision de retirer sa licence à la première chaîne indépendante ANS, qui a cessé d’émettre dans l’après-midi. La BBC, RFE/RL et Voice of America utilisaient les canaux d’ANS pour leur diffusion en Azerbaïdjan et cette décision entraîne de fait leur disparition.

Ces mesures répressives visent systématiquement les médias indépendants, d’opposition ou étrangers. Elles témoignent d’un durcissement de la position des autorités azéries sur la question de la liberté d’expression et de la presse, malgré les appels d’organisations de défense de la liberté de la presse, de représentants de l’Union européenne, de l’OSCE et des Etats-Unis.

Nous vous demandons, Monsieur le Président, d’intervenir afin que la liberté d’informer et d‘être informé soit respectée en Azerbaïdjan. Nous tenons également à vous signifier notre détermination à suivre l’évolution de la situation de près et à aider les médias idépendants. Nous sommes particulièrement sensibles au fait que ces restrictions pourront affecter le scrutin présidentiel prévu pour 2008.

Confiant dans l’intérêt que vous témoignerez à notre demande, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

Robert Ménard

Secrétaire général

lundi 11 décembre 2006 à 22:32
Citer +Citer
QUOTE (libanaisepower @ 11 Dec 2006 à 10:43)
le 11 décembre 2006 à 09h54


Des étudiants s'en prennent à Ahmadinejad
Des étudiants iraniens ont perturbé une visite du président Mahmoud Ahmadinejad à l'université Amir Kabir de Téhéran, en lui lançant des slogans hostiles et en tentant d'attaquer la tribune officielle.

(Avec AFP).


va yavoir des disparitions d'étudiants ces prochaines semaines moi je dis smile.gif




sleep.gif d'autant plus qu'ils sont assez efficace dans la repression estudiantine
mardi 12 décembre 2006 à 22:33
Citer +Citer
laugh.gif

OGM: Bruxelles demande la condamnation de la France
Reuters.


La France pourrait être condamnée par la Cour européenne de Justice à payer une amende de plus de 38 millions d'euros en raison d'une application incomplète de la législation de l'UE sur la dissémination des OGM dans la nature, déclare la Commission européenne.

La Commission, qui a sollicité la Cour en vue d'une condamnation, avait prévenu la France à de nombreuses reprises sur le sujet et l'a enjoint à intégrer une directive européenne sur les Organismes génétiquement modifiés (OGM) dans ses lois.

En dehors de cette amende forfaitaire, la Commission a demandé à la Cour de condamner la France à une astreinte de 366.744 euros par jour tant qu'elle n'aura pas adapté effectivement le droit national à la directive européenne.

Les juges de Luxembourg avaient déjà estimé en 2004 que la France n'avait pas transposé en droit national la directive sur la dissémination des OGM dans l'environnement, qui prévoit toute une série de mesures de protection pour éviter la contamination.

Depuis, Paris ne s'est toujours pas exécuté, malgré deux rappels à l'ordre écrits de la Commission européenne.

"La législation européenne sur les OGM vise à assurer la protection la plus élevée de la santé et de l'environnement", a déclaré le commissaire l'Environnement, Stavros Dimas, dans un communiqué. "Il est dès lors difficile de comprendre pourquoi la France ne s'est pas conformée au jugement de la Cour".

Dans un communiqué commun publié dans la soirée par les ministères de l'Agriculture, de l'Écologie et de la Recherche, la France fait remarquer que la procédure engagée devant la Cour européenne "devrait durer plusieurs mois".

"Elle permettra de faire valoir le travail accompli par le gouvernement", souligne ce communiqué.
mercredi 13 décembre 2006 à 20:56
Citer +Citer
Cinq prostituées tuées à Ipswich: la police anglaise dans une course contre la montre
AFP.


La police anglaise était engagée mercredi dans une véritable course contre la montre, après la découverte des corps de cinq prostituées en dix jours près de la ville d'Ipswich (est), où l'effervescence de Noël a brutalement cédé la place à la peur.
La police n'avait toujours pas formellement identifié mercredi soir les deux corps découverts mardi dans la campagne au sud-est de cette ville de 140.000 habitants. Mais le commissaire en charge de l'enquête, Stewart Gull, a implicitement confirmé dans l'après-midi qu'il s'agissait de deux prostituées d'Ipswich, portées disparues depuis la semaine dernière, expliquant sur Sky News qu'il avait "vraiment espéré les retrouver vivantes".
Et il a souligné les "similitudes frappantes" entre les cinq affaires: les corps avaient tous été dénudés, ce qui complique la recherche d'indices. Le ou les meurtriers s'en sont débarrassés dans un endroit autre que celui où les jeunes femmes ont été tuées.
Le scénario macabre et son audace ont de quoi faire frémir.
Gemma Adams, 25 ans, a été retrouvée la première, le 2 décembre, dans un cours d'eau près de Hintlesham à l'ouest d'Ipswich, une ville située à 140 km de Londres. Elle avait disparu le 14 novembre.
Tania Nicol, 19 ans, qui avait elle disparu le 30 octobre, est retrouvée six jours plus tard, le 8, nue également, à quelques kilomètres de là plus au sud, dans le même cours d'eau.
Puis les découvertes, toutes dans un rayon de quelques kilomètres carrés s'accélèrent.
Le 10 décembre, Anneli Alderton, 24 ans, est découverte étranglée et nue dans un bois à Nacton, au sud-est d'Ipswich. Personne n'avait même signalé sa disparition.
Et le 12, la police découvre deux nouveaux corps à 150 mètres de distance, très probablement ceux d'Annette Nicholls, 29 ans, et Paula Clenell, 24 ans, toujours près de Nacton, à Levington.
La première n'avait pas été vue depuis le 7 décembre, mais la deuxième était encore vivante samedi.
Peu avant, elle avait même confié à un journaliste local qu'elle était inquiète, mais qu'elle allait continuer à travailler car elle avait "besoin d'argent".
Selon le Guardian, elle était mère de trois petites filles.
Mercredi, la police, muette sur les détails de son enquête, s'est félicitée de la réponse du public, dans une ville aux rues désormais quasi-désertes la nuit, où la plupart des prostituées ont quitté leur bout de trottoir.
Les enquêteurs ont reçu pendant la seule journée de mardi 2.199 appels téléphoniques, a précisé le commissaire Gull.
L'hebdomadaire populaire News of the World, propriété du magnat de la presse Rupert Murdoch, a de son côté offert une récompense de 250.000 livres (350.000 euros) pour toute information permettant l'arrestation du ou des tueurs.
La police, qui mobilise 150 personnes sur cette enquête, n'a exclu aucune hypothèse, tueur en série, ou forfaits de plusieurs meurtriers. Le commissaire Gull a parlé de "pistes intéressantes".
"Notre priorité numéro un, c'est de retrouver la ou les personnes responsables", a-t-il insisté.
Les enquêteurs, déterminés à travailler 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, ont continué mercredi leur recherche d'indices autour des deux corps trouvés la veille, qui n'ont volontairement pas été déplacés.
Un expert en criminologie, Allan Bayle, penchant pour un tueur en série, a estimé sur Sky News que celui-ci paniquait, car l'un des corps avait été abandonné très près d'une route.
Alors que Tony Blair faisait part de son "horreur" et assurait la police de son soutien, le chef de l'opposition David Cameron a dénoncé un "monstre" qui doit être "attrapé et enfermé".
Et le père d'une des jeunes femmes, Paula Clennell, est allé encore plus loin, parlant d'un "malade" qui doit être "attrapé et tué".
L'affaire a fait ressurgir le fantôme de Jack l'éventreur, qui en un peu plus de deux mois, en 1888, avait tué cinq prostituées à Londres. Il n'a jamais été identifié.
Et elle a révélé aussi un visage peu connu de la prostitution en Angleterre: celui de jeunes Anglaises apparemment ordinaires, parfois mères de famille et vivant en couple, qui, pour payer leur consommation de drogue, avaient choisi d'exercer le plus vieux métier du monde.
jeudi 14 décembre 2006 à 01:33
Citer +Citer
Je remplace ma depeche de 10 lignes par un article plus complet.

Oscara Temaru, le président de Polynésie, renversé par une motion de censure
AFP.


Le président de la Polynésie française, Oscar Temaru, lors du vote d'une motion de censure déposée contre lui, le 12 décembre 2006 à Papeete

Le président de la Polynésie française, Oscar Temaru, a été renversé mercredi par une motion de censure déposée par l'opposition autonomiste réunie autour du sénateur UMP Gaston Flosse, son prédécesseur à la tête de la Polynésie.
Il s'agissait de la troisième motion de censure déposée contre Temaru depuis son arrivée il y a deux ans à la tête de l'archipel français du Pacifique sud. L'élection du nouveau président a été fixée au 21 décembre.
M. Temaru bénéficiait d'une majorité étroite à l'Assemblée de Polynésie, mais celle-ci s'est effilochée au fil des mois. Tant et si bien que sur les 57 représentants (députés) de l'Assemblée, 29, soit la majorité absolue, ont fini par se retrouver du côté de la plateforme autonomiste pilotée par le Tahoeraa Huiraatira, le parti de Gaston Flosse.
Ce dernier, président de Polynésie pendant près de 20 ans, avait dû céder la place à son opposant de toujours en juin 2004.
Le débat sur la motion de censure devait initialement durer toute la journée de mercredi, avec le vote prévu jeudi. Mais les 28 représentants de la coalition indépendantiste dirigée par Temaru, l'Union pour la Démocratie (UPLD), ainsi que les membres de son gouvernement, avaient décidé finalement de ne pas participer au débat et de laisser seuls dans l'hémicycle les 29 représentants du camp autonomiste.
Ces derniers ont rapidement mené leur affaire et ont voté le texte, peu après l'ouverture de la séance.
Selon le texte de cette motion, les institutions polynésiennes ont été "maîtrisées" au profit d'une minorité indépendantiste et "d'un discours toujours plus radical, discriminatoire, parfois xénophobe et raciste".
"Qu'ils votent cette motion s'ils le souhaitent", avait déclaré à l'AFP, avant l'ouverture de la séance, le président Temaru.
"Nous savons tous qui est à l'origine de cette manoeuvre politique: des hommes corrompus et sans honneur qui sont prêts à tout pour récupérer le pouvoir et protéger leurs intérêts", avait-il ajouté.
La proposition faite mardi par le président de l'Assemblée, Philip Schyle, leader du parti autonomiste Fetia Api (2 élus), d'obtenir la démission d'Oscar Temaru et de retourner aux urnes, n'avait recueilli que peu d'échos. "Notre président est légitime", avait commenté Antony Geros, représentant UPLD, "et il n'y a aucune raison qu'il démissionne".
Tout en prévenant qu'il allait voter la motion de censure, Philip Schyle avait averti que cela ne résoudrait pas "le problème d'instabilité du gouvernement", car la nouvelle majorité serait aussi fragile que l'ancienne. "Je ne voterai pas pour un nouveau président issu de la plateforme autonomiste", avait-il précisé.
Le problème reste donc entier, puisque le candidat de la plateforme autonomiste, qui pourrait être Gaston Tong Sang, le maire de Bora Nora, risque de ne pas obtenir le nombre de voix suffisant pour être élu président de Polynésie.
Le Parti socialiste avait qualifié mercredi d'"attentat contre la démocratie" la motion de censure déposée contre le gouvernement Temaru, estimant qu'elle visait à "spolier les Polynésiens de leur choix" et risquait de "conduire cette collectivité à l'instabilité politique et à des conflits".
Durant près de 15 jours, en octobre, la ville de Papeete avait été presque totalement bloquée par des syndicats proches de la plate-forme autonomiste, et les bâtiments de la présidence avaient même été occupés par les manifestants alors que le président Temaru se trouvait en déplacement aux Fidji.
Le PS avait alors accusé le "clan" Flosse d'être derrière ces événements.






Ce message a été modifié par Daddy-O - jeudi 14 décembre 2006 à 01:46.
jeudi 14 décembre 2006 à 04:02
Citer +Citer
laugh.gif

La Flandre a proclamé son indépendance!
AFP.


Un journaliste de la télévision belge RTBF annonce lors d'une fiction que le roi a quitté le pays après la sécession de la Flandre, le 13 décembre 2006 à Bruxelles

"La Flandre a proclamé son indépendance!", "le roi a quitté le pays!", "la Belgique n'existe plus!": la chaîne publique de télévision belge RTBF a interrompu mercredi ses programmes pour un exercice de politique fiction qui a fait exploser son standard téléphonique et scandalisé les dirigeants belges.
"Ceci n'est peut-être pas une fiction"... Ce message de quelques secondes --à la façon du célèbre tableau du surréaliste belge René Magritte "Ceci n'est pas une pipe"-- a précédé à 20H15 (19H15 GMT) le générique d'une édition spéciale du journal télévisé annonçant la sécession de la Flandre... Pas si surréaliste dans un pays où la partition entre Wallons et Flamands est désormais ouvertement évoqué.
Dès le début de l'émission qui voulait lancer un débat public sur la question, les réactions outrées de la classe politique ont commencé à pleuvoir.
"Dans le contexte actuel, il est irresponsable pour une chaîne publique de télévision de diffuser une telle émission dans laquelle on annonce la fin de la Belgique comme une réalité présentée par de vrais journalistes", a dénoncé le porte-parole du Premier ministre Guy Verhofstadt à l'agence Belga.
"C'est du très mauvais Orson Welles. C'est de mauvais goût", a-t-il encore ajouté.
En 1938, l'adaptation à la radio par Orson Welles du roman "la Guerre des mondes" de H.G. Wells avait provoqué la panique aux Etats-Unis, des dizaines de milliers d'Américains ayant vraiment cru à une invasion par les Martiens.
Diffusée mercredi à une heure de grande écoute, cette "Guerre des mondes" revisitée a semble-t-il elle aussi provoqué la stupeur, l'inquiétude, voire la panique de nombreux téléspectateurs.
Beaucoup ont visiblement été convaincus par les plateaux en direct, les reportages à chaud sur les trams bloqués à la nouvelle "frontière" et les réactions de véritables personnalités politiques belges se réjouissant ou dénonçant la proclamation unilatérale de cette indépendance par le parlement flamand.
Après la fin de cette politique fiction, la chaîne a enchaîné avec un débat et appelé les téléspectateurs à dire par SMS s'ils avaient cru au canular.
Selon le premier résultat annoncé, 5% n'y ont pas cru du tout, 89% y ont cru au début et 6% y ont cru jusqu'au bout, malgré l'affichage au bout d'environ 30 minutes d'une mention "ceci est une fiction" à la demande, a annoncé son cabinet, de la ministre de l'Audiovisuel de la Communauté francophone Fadila Laanan.
"Je trouve douteux l'utilisation d'un tel procédé qui a plongé les citoyens dans une crainte incroyable", a déclaré la ministre de tutelle de la RTBF, indiquant avoir reçu en début de soirée de nombreux appels et SMS "paniqués".
Le numéro d'appel donné par la RTBF dès le début de l'édition spéciale a été vite saturé, recevant plus de 2.600 appels pendant les près de deux heures de fiction. Le site internet de la chaîne était également inaccessible.
Même certains ambassadeurs à Bruxelles se sont laissés prendre au piège et ont envoyé des messages à leurs capitales, selon la présidente du sénat belge Anne-Marie Lizin.
"Nous nous excusons pour l'émotion de chacun", a déclaré en direct sur la chaîne l'administrateur général de la RTBF, Jean-Paul Philippot, précisant que l'événement avait demandé deux ans de travail.
Mais "cette émotion renvoie à un débat qui doit être au coeur de la cité et non pas dans les cercles d'intellectuels", s'est-il justifié.
jeudi 14 décembre 2006 à 16:13
Citer +Citer
L'OPEP, dans le flou sur son calendrier de production, accueille l'Angola
AFP.


Le représentant libyen à l'OPEP Shukri Ghanem, (g) et le ministre de l'Energie angolais Desiderio da Costa, lors de l'ouverture de la réunion de l'OPEP, le 14 décembre 2006 à Abuja

L'OPEP est apparue décidée jeudi à Abuja à abaisser sa production mais semble encore indécise tant sur l'ampleur que sur la date de cette réduction, alors que l'adhésion de l'Angola au cartel semble désormais imminente.
Plusieurs ministres ont indiqué, alors que la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n'avait pas encore formellement commencé, qu'une nouvelle baisse de production paraissait bel et bien nécessaire après celle décidée à Doha fin octobre, mais que l'OPEP hésitait sur le calendrier.
"Il y a un consensus pour une réduction (de production) mais on ne sait pas si elle va être appliquée tout de suite ou plus tard", a déclaré le ministre algérien de l'Energie et des mines, Chakib Khelil.
Le représentant libyen, Choukri Ghanem, a lui aussi évoqué cette possibilité mais pour plus tard.
"Mon sentiment est qu'il n'y aura pas de réduction aujourd'hui (jeudi)", a-t-il déclaré. "Nous cherchons à équilibrer le marché, nous verrons de combien (il faut réduire la production) et s'il y a besoin nous le ferons, mais pas aujourd'hui", a-t-il ajouté.
A l'inverse, une source proche du cartel a affirmé que l'OPEP allait abaisser sa production de 500.000 barils par jour à partir de février.
Certains analystes estiment que l'OPEP pourrait aussi se contenter pour l'instant de s'engager à enfin respecter strictement la décision prise fin octobre à Doha, et qui n'est pour l'heure appliquée que mollement.
A l'époque, le cartel n'avait pas modifié son quota officiel -devenu largement symbolique car plus respecté depuis des mois- de 28 mbj, mais s'était engagé à réduire sa production réelle de 1,2 mbj à 26,3 mbj (hors Irak).
Or, de l'avis général, elle a beaucoup de mal à respecter cette décision, et la réduction réelle de production de l'Opep est estimée à entre 500.000 et 800.000 barils par jour.
Les ministres présents à Abuja sont au moins tous d'accord sur un point: le marché est surapprovisionné, et les dépôts des pays consommateurs regorgent de pétrole, ce qui leur permet de réduire leurs importations de brut.
Parallèlement, l'Angola, deuxième producteur de pétrole d'Afrique sub-saharienne derrière le Nigeria, a profité de la réunion pour déposer officiellement son dossier de candidature à l'Opep.
La demande a été déposée par le ministre du Pétrole Desiderio Dagraca Verissimo E Costa. "Nous ne déposons la demande que maintenant, mais notre souhait d'adhérer à l'OPEP remonte à notre indépendance" en 1975, a-t-il déclaré.
"A l'époque, nous n'étions pas en situation d'être membre (...) A présent nous produisons environ 1,4 million de barils par jour", a-t-il dit, précisant que cette production devrait grimper rapidement à près de 2 mbj au second semestre 2007.
Le président actuel du cartel et hôte de la conférence, le Nigérian Edmund Daukorou a qualifié ce développement d"'événement historique" et indiqué que la candidature de l'Angola allait être débattue lors de la réunion d'Abuja.
A en croire les ministres qui se sont exprimés ces deux derniers jours, l'Angola pourrait recevoir le feu vert de l'OPEP immédiatement et devenir ainsi le douzième membre du cartel.
L'OPEP devrait en outre dévoiler jeudi le nom de son nouveau secrétaire général, poste actuellement occupé par Edmund Daukoru, qui l'a délégué de façon intérimaire à Mohammad Barkindo. Ce poste très convoité fait l'objet de disputes entre pays membres depuis plus de deux ans.
jeudi 14 décembre 2006 à 21:53
Citer +Citer
La justice refuse la réhabilitation de Guillaume Seznec
Reuters.


La Cour de cassation a refusé jeudi d'annuler la condamnation de Guillaume Seznec en 1924 pour le meurtre de son ami Pierre Quemeneur et confirmé la validité des éléments à charge retenus dans un des dossiers criminels les plus célèbres du XXe siècle.

La plus haute juridiction française, siégeant comme Cour de révision avec 33 magistrats, a rejeté la demande déposée en 2001 par la ministre de la Justice de l'époque, Marylise Lebranchu, et soutenue à l'audience le 5 octobre par l'avocat général Jean-Yves Launay.

"Il n'existe aucun fait nouveau ou élément inconnu de la juridiction au jour du procès de nature à faire naître un doute sur la culpabilité de Guillaume Seznec", a conclu la juridiction dans un arrêt de 41 pages lu par le président Bruno Cotte.

Denis Le Her-Seznec, qui a voué sa vie à la réhabilitation de son grand-père, a explosé de colère, avec une foule où avaient pris place plusieurs acquittés de l'affaire Outreau ou encore Patrick Dils, blanchi d'un crime après 15 ans de prison.

"Incroyable ! C'est un scandale", a crié Denis Seznec, tandis que ses amis injuriaient les magistrats, protégés par un cordon de gendarmes. Les partisans de sa famille Seznec ont manifesté dans les couloirs au son de cornemuses bretonnes.

"Avec son bandeau sur les yeux, la justice était aveugle. Depuis l'affaire d'Outreau, elle est devenue sourde. Avec l'affaire Seznec, elle est devenue folle. Honte à elle !", a dit Denis Seznec aux journalistes.

L'arrêt, qui est le 14e refus de révision depuis 1926, pourrait mettre un terme à l'affaire. Denis Seznec veut saisir la Cour européenne des droits de l'homme, mais cette dernière n'a pas le pouvoir de réviser l'affaire.

Une autre demande de révision en France, qui ne peut être déposée que par le ministre de la Justice, est improbable car il faudrait trouver un élément nouveau décisif. Le Garde des sceaux Pascal Clément a implicitement écarté cette éventualité.

ELEMENTS A CHARGE

Guillaume Seznec, maître de scierie à Morlaix (Finistère) avait été condamné aux travaux forcés à perpétuité le 4 novembre 1924 pour le meurtre du conseiller général Pierre Quemeneur, dont le corps n'a jamais été retrouvé.

Il a toujours clamé son innocence. Gracié par le général de Gaulle après 20 ans de bagne en Guyane, il est rentré en France en 1947 avant de mourir le 13 février 1954 des suites d'un accident de la circulation.

Malgré l'absence de témoins oculaires, d'aveux et de cadavre, la Cour de cassation souligne en détails la validité des éléments matériels et des multiples témoignages concordants qui ont conduit à sa condamnation.

Guillaume Seznec et Pierre Quemeneur avaient pris la route de Rennes vers Paris le 25 mai 1923 pour se lancer dans le commerce de voitures américaines, restées en France après la Première Guerre mondiale. Quemeneur n'a jamais réapparu.

Pour l'accusation de l'époque, Seznec l'avait tué pour s'approprier une résidence, grâce à une fausse promesse de vente placée dans les affaires du disparu, abandonnées au Havre.

Les expertises officielles en écritures ont toujours montré que Seznec était l'auteur des faux, dit la Cour. Les cinq témoins qui l'ont vu au Havre, d'où a aussi été envoyé un faux télégramme rassurant de Quemeneur, imputé aussi par expertise à Seznec, n'ont jamais pu être vraiment mis en doute.

La Cour met surtout à mal la thèse de la machination policière, jugée impossible techniquement et dont aucun indice n'a été retrouvé. Lors du procès, Seznec avait affirmé que Quemeneur et lui allaient voir un certain Boudjema Gherdi pour les voitures américaines.

L'élément nouveau principal y avait trait : cet homme a bien existé et il pourrait avoir travaillé en 1944 dans une unité supplétive de la Gestapo allemande, avec l'inspecteur Pierre Bonny, un des policiers ayant participé à l'enquête Seznec en 1923, disait le témoignage d'une ancienne résistante, Colette Noll, arrêtée sous l'Occupation.

La Cour considère que rien ne démontre formellement que le personnage vu par Colette Noll soit bien l'homme des voitures américaines et que l'événement ne change rien aux faits de 1924.

Pierre Bonny, décrit par la famille Seznec comme l'âme du "complot" car révoqué pour ses méthodes en 1935 puis fusillé en 1944 pour son travail pour la Gestapo, était un inspecteur stagiaire dont le nom ne figure que sur quatre procès-verbaux.

Quant aux témoignages entretenant le doute intervenus depuis 82 ans, ils sont indirects, tardifs, "dépourvus de pertinence" où ont été "dénaturés", dit l'arrêt.






Ce message a été modifié par Daddy-O - jeudi 14 décembre 2006 à 21:54.
vendredi 15 décembre 2006 à 01:12
Citer +Citer
Taoufik el-Amri mort par hydrocution, des policiers en examen
Reuters.


L'ouvrier tunisien Taoufik el-Amri, retrouvé noyé mardi, trois semaines après sa disparition, est probablement mort d'hydrocution, annonce le parquet de Nantes.

Les trois policiers qui avaient procédé à un contrôle sur cet homme de 33 ans peu avant sa disparition ont été mis en examen et la Direction générale de la police nationale (DGPN) a annoncé leur suspension administrative.

Aucune trace de violence n'a été relevée lors de l'autopsie de Taoufik el-Amri, a déclaré le procureur de la République de Nantes, Stéphan Autin, lors d'une conférence de presse.

"Il n'y a pas de lésion traumatique à l'exception de deux ecchymoses superficielles au bras gauche et à l'épaule", a-t-il précisé. "Il n'y a pas de trace de violence, de blessure, de perforation ou de plaie".

Taoufik el-Amri n'avait pas non plus d'eau dans les poumons. "Cela plaide en faveur d'une noyade par hydrocution", a ajouté le procureur.

Une information judiciaire a été ouverte pour "faux témoignage" et pour "délaissement dans un lieu quelconque d'une personne qui n'est pas dans un état de se protéger en raison de son état physique".

Taoufik el-Amri était "en état d'ivresse manifeste", a dit Stéphan Autin, selon qui l'ouvrier avait 3,74 grammes d'alcool par litre de sang.

Les trois policiers ont été présentés à un juge d'instruction et mis en examen pour faux témoignage et délaissement d'une personne vulnérable, a-t-on appris de source judiciaire.

SUSPENSION ADMINISTRATIVE

Ils enquêtaient sur un vol à l'arraché quand ils ont interpellé l'ouvrier alors qu'il sortait d'un bar avec deux amis dans le centre de Nantes, dans la nuit du 22 au 23 novembre.

Après l'avoir brièvement interrogé et constaté qu'il ne correspondait pas au signalement, les policiers disent l'avoir remis en liberté.

L'homme n'a plus été revu jusqu'à ce que son cadavre soit repêché en aval du canal Saint-Félix.

Deux jeunes filles affirment avoir vu les policiers relâcher l'ouvrier tunisien mais à plusieurs centaines de mètres de l'endroit indiqué par les fonctionnaires. Ce lieu est désormais "à peu près fixé", a précisé Stéphan Autin.

"Il apparaît que les fonctionnaires ont délibérément varié dans les déclarations qu'ils avaient faites", a expliqué le procureur, ce qui justifie l'information judiciaire ouverte pour "faux témoignage".

Le parquet a réclamé le placement des trois policiers sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire, interdiction d'exercer leur métier et obligation de se présenter aux convocations du juge d'instruction.

"Le directeur général de la police nationale Michel Gaudin a pris une mesure de suspension administrative des trois policiers", a pour sa part annoncé en début de soirée la DGPN. "Ils comparaîtront devant le prochain conseil de discipline.

L'instruction se poursuit pour déterminer ce qui s'est passé après le contrôle de police.
lundi 18 décembre 2006 à 12:11
Citer +Citer
Cuba: Castro n'a pas de cancer affirment des parlementaires américains
AFP.


Les parlementaires américains en visite à Cuba ont été informés par les autorités cubaines que le président Fidel Castro ne souffre pas d'un cancer et qu'il reviendra au pouvoir, ont-ils indiqué dimanche à la presse.
"Ils nous ont dit que ce n'est pas un cancer et qu'il n'est pas en train de mourir, a déclaré le représentant républicain de l'Arizona Jeff Flake, lors d'une conférence de presse au terme de leur visite. Pour sa part, Jane Harman, élue démocrate de Californie, a déclaré que "les fonctionnaires (cubains) nous ont dit que Fidel reviendra au pouvoir".
La délégation américaine est arrivée vendredi et a rencontré plusieurs responsables cubains, mais ni Raul, ni Fidel Castro. Samedi, le quotidien officiel Granma a assuré que Fidel Castro s'était adressé la veille au téléphone à des gouverneurs de provinces réunis à La Havane, suscitant, selon le journal, "la joie" et les "applaudissements" des participants.
De son côté, le président vénézuélien Hugo Chavez avait pour sa part déclaré vendredi avoir parlé jeudi, à deux reprises, au téléphone avec Fidel Castro qui, selon lui, n'a pas le cancer, mais mène néanmoins "une grande bataille".
"Fidel n'a pas de cancer, je puis vous l'assurer", a dit Hugo Chavez devant les militants de son équipe de campagne électorale. "J'ai vu dans la presse d'aujourd'hui que des versions selon lesquelles, Fidel Castro serait mourant ont commencé à circuler (...) Hier (jeudi), je l'ai trouvé très bien", a dit Hugo Chavez, ajoutant: "Je l'ai trouvé de bonne humeur (...). Je prie pour que tu continues à récupérer". "Nous savons tous que tu mènes une grande bataille (contre la maladie)", a ajouté le président vénézuélien.
Le directeur du renseignement national américain John Negroponte avait affirmé dans le Washington Post de vendredi que le dirigeant cubain était très malade et proche de la mort.
Fidel Castro, âgé de 80 ans, a cédé le pouvoir à son frère Raul le 31 juillet après avoir été opéré quatre jours plus tôt d'une hémorragie intestinale d'origine inconnue. Il est depuis soigné dans un lieu secret et n'a plus été vu en public depuis le 26 juillet.
La délégation parlementaire américaine en visite à Cuba, la plus importante depuis 1959, a conclu dimanche sa visite de trois jours en se prononçant en faveur d'une "réponse positive" à l'offre de dialogue de Raul Castro, chef de l'Etat par intérim. "Nous croyons unanimement que les Etats-Unis devraient répondre positivement à la proposition de Raul Castro dans son discours du 2 décembre", a déclaré le républicain Jeff Flake (Arizona), lisant une déclaration commune lors d'une conférence de presse.
Les législateurs ont reconnu que "les Etats-Unis ont d'importants intérêts à Cuba et de fortes divergences avec le gouvernement cubain", a-t-il ajouté. La délégation américaine était arrivée à Cuba après que Raul Castro, lors du défilé militaire du 2 décembre, eût offert à Washington de "résoudre à la table des négociations le différend prolongé entre les Etats-Unis et Cuba", qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1961.
Composée de six démocrates et quatre républicains, la délégation a rencontré plusieurs dirigeants cubains, dont le chef de la diplomatie Felipe Perez Roque, et le président du Parlement Ricardo Alarcon, ainsi que des représentants de l'Eglise catholique. "Personne ne doit se faire d'illusions sur le fait qu'une négociation avec Cuba puisse être facile ou que les résultats soient garantis. Mais si nous nous refusons à nous impliquer dans une diplomatie formelle, nous sommes sûrs de n'obtenir absolument aucun résultat", a ajouté Jeff Flake.

Repondre  Fast ReplyUp