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lundi 13 novembre 2006 à 16:10
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Le parti néonazi en congrès dans la «capitale du Reich»

Allemagne -Travail Famille Patrie. Le terrible slogan est de retour à Berlin. Il est porté par les membres du NPD.



Rassemblement du NPD,
samedi dernier à Berlin © Keystone


Sous le crachin, les rafales de vent, quelques quatre cents personnes faisaient face samedi sur la place du marché de Berlin-Reinickendorf aux 600 policiers venus protéger le congrès du NPD. Convoquée par tous les partis membres du sénat berlinois, la manifestation paraissait bien maigre. Les congressistes qui rejoignaient la salle du centre culturel Fontane, sous les lazzis des manifestants, leur renvoyaient sourires goguenards et bras d'honneurs. Même la maire démocrate chrétienne de Reinickendorf, Marlies Wanjura, brandissant devant la salle avec une vingtaine de ses concitoyens une banderole «pas de podium pour les nazis» se fait évacuer par la police!

Le NPD a gagné son pari: réunir son congrès dans la «capitale du Reich», comme il nomme Berlin. Le tribunal administratif de Berlin Brandenbourg, lui a donné un coup de pouce en contraignant la municipalité de Reinickendorf à lui louer une salle, à son corps défendant. Pour les juges le NPD étant un parti légal, doit être traité à pied d'égalité avec tous les autres.

Mais le NPD est-il un parti comme les autres? Samedi à 14 heures, sous la sonnerie des trompettes, les délégués se sont levés comme un seul homme dans la salle du congrès. Trois porte-bannière portant les couleurs de l'Allemagne, le drapeau du NPD, et les couleurs noire, blanche, rouge du drapeau du Reich, ont conduit les dirigeants du parti jusqu'à la tribune. Parmi les quelques cinq cent délégués et invités, de nombreux jeunes, crâne rasé, arboraient des tee-shirts aux slogans qui rappellent ceux d'il y a soixante ans, «Travail Famille Patrie», par exemple.

Les agressions d'extrême droite se sont multipliées cette année. La police recense déjà 9013 délits, 20% de plus qu'au cours de la même période en 2005.

Si le NPD n'appelle pas à la violence, il a choisi d'intégrer dans ses rangs les jeunes radicaux des groupes locaux néonazis, souvent liés de près ou de loin à ces agressions.

Après la clôture du congrès hier soir, le ministre de l'Intérieur berlinois, Erhart Körting, estimait que le NPD «a dépassé les bornes» et qu'il faut aujourd'hui revendiquer son interdiction. «Ce n'est plus seulement un parti conservateur, de droite radicale». A Berlin précisément il n'a pas hésité au cours de la récente campagne électorale à hausser le ton: «On ne doit pas tolérer cela en Allemagne».

Mais la dernière tentative d'interdiction du NPD a piteusement échoué devant la cour constitutionnelle en 2003. Et Stefan Kramer, secrétaire général du consistoire des juifs en Allemagne appelle quant à lui à «ne pas verser dans l'hystérie. Tenter de réduire par la répression judiciaire un parti légal ne mène qu'à le transformer en martyr. Il faut combattre son discours, montrer qu'il n'est pas une alternative mais une menace».

Selon une étude de la fondation Friedrich Ebert, proche du SPD, le discours du parti néonazi rencontre un écho croissant jusque dans les couches moyennes, les actifs, contrairement à une image toute faite selon laquelle les partisans du NPD proviennent des rangs des démunis, des sans-emploi.

Source: La Tribune de Genève


Ce message a été modifié par uno - lundi 13 novembre 2006 à 16:13.
mercredi 15 novembre 2006 à 11:32
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Une femme de 45 ans, professeur de philosophie, a été condamnée lundi à Strasbourg à six mois de prison avec sursis et à des dommages et intérêts pour vol de lingerie fine et insultes racistes.

Le 12 décembre 2005, elle avait traité de "gros porc" et de "sal.e arab.e" le vigile d'un grand magasin strasbourgeois qui l'avait surprise en train de voler des sous-vêtements féminins d'une valeur de 510 euros, dont elle avait brisé le système antivol avec une pince.

Conduite par le vigile dans son bureau, elle lui avait craché au visage et l'avait mordu jusqu'au sang. A l'audience, elle a déclaré ne pas se souvenir d'avoir employé de termes insultants, malgré le témoignage d'un collègue du surveillant.

Elle a par contre reconnu la tentative de vol, évoquant pour sa défense un goût pour la cleptomanie, l'effet de médicaments pris le jour même et un salaire "insuffisant" pour s'acheter de la lingerie fine.

Après une incapacité de travail de trois jours, le surveillant avait dû suivre un traitement psychiatrique puis quitter son emploi, selon son avocat. Il a obtenu 1.500 euros de dommages et intérêts.


Partie civile, la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a obtenu 500 euros pour préjudice moral. La Caisse primaire d'assurance-maladie a obtenu 4.700 euros en prestations et indemnités forfaitaires.


Ce message a été modifié par Soleil Rouge - mercredi 15 novembre 2006 à 11:32.
jeudi 16 novembre 2006 à 19:10
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L'humoriste Dieudonné "n'appelle pas à voter Le Pen", mais ne l'exclut pas non plus

LE MONDE | 14.11.06 | 15h20 • Mis à jour le 14.11.06 | 15h20



Dieudonné à la convention présidentielle du fn, au Bourget, le 11 novembre 2006. AFP/THOMAS COEX

"Je n'appelle pas à voter Le Pen, mais je ne dis pas non plus qu'il ne faut pas", "la dernière fois, j'ai voté Jacques Chirac (au second tour), on a voté à la hâte (...) ; aujourd'hui, je suis pour un grand rassemblement". Dans des entretiens sur les sites Internet labanlieuesexprime.org et grioo.com, l'humoriste Dieudonné, qui se trouve des points communs avec Jean-Marie Le Pen - "tous deux nous avons connu une diabolisation extrême" -, explique pourquoi il était, dimanche 12 novembre, à la fête du fn, parti dont il dénonçait le racisme naguère.

Selon lui, voter Le Pen en 2007 pourrait "créer les conditions d'un séisme politique prérévolutionnaire". "Jean-Marie Le Pen peut révolutionner la République puisqu'il serait un président qui ne peut gouverner car n'ayant pas de majorité (...). Nous aurions des élections législatives ensuite qui seraient passionnantes puisque là toutes les cartes seraient redistribuées et on irait vers une sixième Constitution, argumente-t-il. C'est une stratégie que j'entends un peu partout et dans les milieux altermondialistes d'extrême gauche. Je la trouve intéressante mais pour cela il faut créer des ponts et discuter."

MAIN TENDUE "À TOUS LES FRANÇAIS D'ORIGINE ÉTRANGÈRE"

Dieudonné, condamné, comme M. Le Pen, pour incitation à la haine raciale, dit avoir été "longtemps manipulé par les mouvements antiracistes" et trouve le "discours de Le Pen (...) beaucoup plus soft que celui de Sarkozy" . A ceux qui lui rappellent les propos de M. Le Pen sur l'inégalité des races, il répond : "S'il l'a dit et s'il le pense, je préfère discuter avec ce genre d'individu, qui donc serait de race différente de la mienne, et puis voir effectivement son degré de racisme, plutôt que d'avoir affaire à des intermédiaires. La réconciliation, la paix ne peuvent se faire qu'avec des ennemis."

L'humoriste explique qu'il a été séduit par le discours du président du FN, le 20 septembre à Valmy, sur la République et la nation, dans lequel il a tendu la main "à tous les Français d'origine étrangère" . "Je découvre le nationalisme, car moi je suis pour l'ouverture des frontières, mais je constate que, comme ouverture vers l'universel, la nation est une étape", précise Dieudonné, qui a invité le couple Le Pen à son prochain spectacle.

Christiane Chombeau

Source: Le Monde

Ce message a été modifié par uno - jeudi 16 novembre 2006 à 20:06.
jeudi 23 novembre 2006 à 17:17
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La vengeance d'un agent trouble
LE MONDE | 23.11.06 | 14h31 • Mis à jour le 23.11.06 | 14h31

Omar Nasiri aime à cultiver le mystère. Il porte un pseudonyme, organise un rendez-vous aux allures de jeu de piste, un dimanche pluvieux, dans les rues d'Amsterdam. Après, il partira pour un "très long voyage" vers une "destination lointaine, le temps que les choses se tassent".

La quarantaine grisonnante et un rhume carabiné, l'homme a accepté de se présenter à l'occasion de la publication de son livre, Au coeur du djihad, mémoire d'un espion infiltré dans les filières d'Al-Qaida (Flammarion "Enquête"). C'est d'abord par "vengeance", explique-t-il, qu'il a décidé d'écrire cette histoire, qui aurait dû rester confidentielle.

Omar Nasiri assure avoir "risqué sa peau" pour les services français, anglais, puis allemands qui le lui ont, dit-il, bien "mal rendu". A la fin des années 1990, après un séjour "infiltré" dans les camps d'entraînement afghans puis dans les mosquées du Londonistan, Omar Nasiri a atterri en Allemagne, protégé par un vrai-faux statut de réfugié algérien - alors qu'il est de nationalité marocaine. Ce micmac administratif lui a interdit de se reconvertir dans un "travail normal, de se marier ou de quitter le pays".

(...)

En Belgique, des sources autorisées estiment qu'après la sortie de son livre, Omar Nasiri est "complètement cramé". La publication de ses "Mémoires" le mettrait en danger, ainsi que des proches ou d'anciens compagnons restés au pays. Omar Nasiri n'a pas repris contact avec sa famille. Quant à sa propre sécurité : "J'ai des ressources. Je crois l'avoir prouvé. J'ai le sentiment que je vivrai vieux."
Cécile Hennion

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-833375,0.html
samedi 25 novembre 2006 à 03:32
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Un policier tue par balle un supporteur du PSG et en blesse un autre

Des policiers montent la garde dans la nuit du 23 au 24 novembre 2006 près du lieu où un policier a ouvert le feu sur des supporteurs du PSG

Un policier martiniquais a tué par balle un supporteur du Paris SG et en a blessé un autre jeudi soir à Paris à l'issue du match de football Hapoël de Tel-Aviv-PSG en secourant un spectateur juif pris à partie par des ultras, un drame soulignant une nouvelle fois le racisme et la violence de certains fans de foot.L'événement
"Ces violences sont scandaleuses, les propos racistes, quelle que soit leur nature, sont honteux et indignes et doivent être condamnés", a déclaré Jacques Chirac à Lucques (Italie) à l'issue d'un sommet franco-italien.
Dominique de Villepin a appelé à des "dispositions nouvelles" pour que "la répression pour tous ceux qui usent des violences dans les stades soit exemplaire".
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a jugé "dramatique" l'incident au Parc des Princes, indiquant que le policier, Antoine Granomort, "avait argué de sa qualité" avant de faire feu sur les deux supporteurs. M. Sarkozy rencontrera samedi les associations de supporteurs et les présidents du Paris SG et de la Ligue de football.
Le ministère de l'Intérieur a indiqué que 12 individus avaient été interpellés. Dès jeudi soir, huit personnes avaient été interpellées et cinq supporteurs du Paris SG placés en garde à vue pour "injures racistes et antisémites".
La mort de Julien Quemener, 25 ans, membre, selon la police, du "kop" (tribune de supporteurs, ndlr) de Boulogne, a été constatée vers 23h30. Sa mère a assuré que son fils, technicien en électro-ménager, "n'était pas du genre à chercher la bagarre" et qu'"il avait plutôt tendance à se sauver". Le jeune homme n'a jamais eu de "problèmes particuliers" dans les stades, hormis "il y a trois ans, il avait un fumigène au fond de son sac, et il avait passé une nuit en garde-à-vue", selon elle.
Mounir Douchaer, 26 ans, autre membre de ce kop, grièvement blessé au poumon mais dont la vie n'est pas en danger, a été hospitalisé.
Selon le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, la police envisage qu'une seule balle ait pu atteindre les deux hommes, touchant le blessé au poumon et M. Quemener au coeur. Cette version a été confirmée vendredi par Yanniv Hazout, Français de confession juive secouru par le policier.
Vendredi, le policier était toujours en garde à vue à l'Inspection générale des services (IGS), la "police des polices". Selon le procureur, le policier a tiré vraisemblablement "dans un état de légitime défense".
Vers 23h00, à l'issue du match perdu 2-4 par le PSG et ponctué, selon la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), par des insultes antisémites et des cris à la gloire de h*****, M. Granomort, fonctionnaire en civil de la police des transports, s'est porté au secours de Yanniv Hazout, menacé par une centaine de supporteurs du PSG.
Selon M. Marin, les deux hommes ont été cernés stade par une foule menaçante qui les a traités de "sale nègre" et "sale juif". Le policier a fait usage en vain d'une bombe lacrymogène puis a tiré une balle de 9 mm avec son Sig Sauer, selon la préfecture de police. Il a été frappé à la tempe et au bas ventre, selon M. Sarkozy. Le policier et le supporteur se sont ensuite réfugiés dans un McDonald proche.
Quatre syndicats policiers -Unsa-police, Alliance, SGP-FO et Synergie- ont estimé qu'il avait agi en "légitime défense".
"L'enquête confiée à l'IGS est ouverte pour homicide volontaire mais pourrait être transformée en coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner", selon le procureur.
Le président de la Fédération française de football, Jean-Pierre Escalettes, a dénoncé la violence et le racisme "qui détruisent les valeurs du sport".
"C'est la période la plus sombre du Paris SG", a dit le président du PSG Alain Cayzac. Mais si le club a, dans un communiqué, exprimé "sa profonde compassion à la famille du supporteur décédé", il n'a pas dit un mot sur les injures racistes ou antisémites. Un silence dénoncé par SOS Racisme et l'Union des étudiants juifs de France.
mardi 28 novembre 2006 à 21:08
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La visite du pape en Turquie débute sous le signe de l'apaisement



Le pape Benoît XVI lors de sa visite au mausolée de Kemal d'Atatürk à Ankara, le 28 novembre 2006

Des gestes d'apaisement de part et d'autre, en particulier le soutien de Benoît XVI à l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne, ont marqué mardi le début de la visite papale en Turquie qui s'annonçait périlleuse après la crise provoquée par ses propos sur l'islam.
Le pape a défendu l'entrée dans l'UE de la Turquie, "charnière entre l'Asie et l'Europe", dès son arrivée à l'aéroport d'Ankara pour une visite de quatre jours, selon le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Les autorités turques ont également manifesté leur volonté de conciliation: avant de s'envoler pour le sommet de l'OTAN à Riga, M. Erdogan est allé accueillir le souverain pontife à sa descente d'avion, un geste exceptionnel qui n'était pas prévu.
"Je lui ai demandé son soutien sur notre chemin vers l'Union européenne. Il a dit +nous voulons que la Turquie fasse partie de l'Union européenne+", a affirmé à la presse M. Erdogan après son entretien avec Benoît XVI.
Interrogé par ailleurs sur le discours de Ratisbonne, dans lequel le pape avait semblé associer l'islam à la violence, il a affirmé avoir expliqué au pape que l'islam était "une religion d'amour et de tolérance" et que son interlocuteur avait été d'accord avec lui.
La rencontre entre le pape et le chef du gouvernement turc avait été rajoutée in-extremis au programme de la visite. M. Erdogan avait été soupçonné de vouloir éviter cette rencontre après la violente controverse de septembre.
Les réticences passées du pape à l'entrée de la Turquie dans l'UE, du temps où il était encore cardinal, avaient également créé un climat de méfiance.
Dans l'avion, devant les journalistes qui l'accompagnaient, le pape a commencé à lever cette hypothèque: il a défini la Turquie comme "un pont entre les cultures", "un lieu de rencontre et de dialogue", rappelant que "le fondateur de la Turquie moderne", Kemal Atatürk, avait eu comme "modèle" la France et sa constitution laïque.
"Et donc le dialogue entre la raison européenne et la tradition musulmane est inscrite dans l'existence de la Turquie moderne", a-t-il souligné.
Sa rencontre avec le directeur des affaires religieuses au sein du gouvernement Ali Bardakoglu était très attendue et a donné lieu à un échange de 15 minutes devant les télévisions sur l'importance du dialogue interreligieux, un exercice totalement inhabituel pour Benoît XVI.
Les deux hommes, vêtus de blanc, ont échangé des cadeaux et une poignée de mains mais leur rencontre a été suivie de discours francs sur les conditions du dialogue entre les religions.
Le pape a appelé chrétiens et musulmans à un "dialogue authentique basé sur la vérité", qui respecte "les différences et reconnaisse ce qu'ils ont en commun".
M. Bardakoglu, religieux musulman qui est un haut fonctionnaire du gouvernement, a pour sa part regretté une montée de l'"islamophobie" qui présente l'islam comme une religion qui encouragerait la violence, une forme de mise au point après les propos du pape sur l'islam.
Les responsables religieux devraient "refuser d'être les instruments des tensions de la politique internationale", a-t-il ajouté.
Dans un pays laïque, à 99% musulman, où la liberté de culte est reconnue mais où les minorités chrétiennes réclament plus de liberté d'action, le pape a aussi insisté sur l'importance d'une liberté religieuse "garantie institutionnellement et respectée effectivement".
Il avait auparavant souligné l'importance, pour l'Europe comme pour la Turquie, de la laïcité qu'il a opposée au laïcisme, c'est-à-dire à "une séparation totale" entre la vie publique et les valeurs "qui ont fondamentalement comme origine la religion".
Les principales artères de la capitale avaient été pavoisées avec les drapeaux jaune et blanc du Vatican et rouge et blanc de la Turquie dans une relative indifférence de la population, avant tout irritée par les mesures draconiennes de sécurité, encore plus strictes que pour la visite en 2004 du président américain George W. Bush, selon les autorités.
mardi 28 novembre 2006 à 21:09
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La visite du pape en Turquie débute sous le signe de l'apaisement



Le pape Benoît XVI lors de sa visite au mausolée de Kemal d'Atatürk à Ankara, le 28 novembre 2006

Des gestes d'apaisement de part et d'autre, en particulier le soutien de Benoît XVI à l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne, ont marqué mardi le début de la visite papale en Turquie qui s'annonçait périlleuse après la crise provoquée par ses propos sur l'islam.
Le pape a défendu l'entrée dans l'UE de la Turquie, "charnière entre l'Asie et l'Europe", dès son arrivée à l'aéroport d'Ankara pour une visite de quatre jours, selon le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Les autorités turques ont également manifesté leur volonté de conciliation: avant de s'envoler pour le sommet de l'OTAN à Riga, M. Erdogan est allé accueillir le souverain pontife à sa descente d'avion, un geste exceptionnel qui n'était pas prévu.
"Je lui ai demandé son soutien sur notre chemin vers l'Union européenne. Il a dit +nous voulons que la Turquie fasse partie de l'Union européenne+", a affirmé à la presse M. Erdogan après son entretien avec Benoît XVI.
Interrogé par ailleurs sur le discours de Ratisbonne, dans lequel le pape avait semblé associer l'islam à la violence, il a affirmé avoir expliqué au pape que l'islam était "une religion d'amour et de tolérance" et que son interlocuteur avait été d'accord avec lui.
La rencontre entre le pape et le chef du gouvernement turc avait été rajoutée in-extremis au programme de la visite. M. Erdogan avait été soupçonné de vouloir éviter cette rencontre après la violente controverse de septembre.
Les réticences passées du pape à l'entrée de la Turquie dans l'UE, du temps où il était encore cardinal, avaient également créé un climat de méfiance.
Dans l'avion, devant les journalistes qui l'accompagnaient, le pape a commencé à lever cette hypothèque: il a défini la Turquie comme "un pont entre les cultures", "un lieu de rencontre et de dialogue", rappelant que "le fondateur de la Turquie moderne", Kemal Atatürk, avait eu comme "modèle" la France et sa constitution laïque.
"Et donc le dialogue entre la raison européenne et la tradition musulmane est inscrite dans l'existence de la Turquie moderne", a-t-il souligné.
Sa rencontre avec le directeur des affaires religieuses au sein du gouvernement Ali Bardakoglu était très attendue et a donné lieu à un échange de 15 minutes devant les télévisions sur l'importance du dialogue interreligieux, un exercice totalement inhabituel pour Benoît XVI.
Les deux hommes, vêtus de blanc, ont échangé des cadeaux et une poignée de mains mais leur rencontre a été suivie de discours francs sur les conditions du dialogue entre les religions.
Le pape a appelé chrétiens et musulmans à un "dialogue authentique basé sur la vérité", qui respecte "les différences et reconnaisse ce qu'ils ont en commun".
M. Bardakoglu, religieux musulman qui est un haut fonctionnaire du gouvernement, a pour sa part regretté une montée de l'"islamophobie" qui présente l'islam comme une religion qui encouragerait la violence, une forme de mise au point après les propos du pape sur l'islam.
Les responsables religieux devraient "refuser d'être les instruments des tensions de la politique internationale", a-t-il ajouté.
Dans un pays laïque, à 99% musulman, où la liberté de culte est reconnue mais où les minorités chrétiennes réclament plus de liberté d'action, le pape a aussi insisté sur l'importance d'une liberté religieuse "garantie institutionnellement et respectée effectivement".
Il avait auparavant souligné l'importance, pour l'Europe comme pour la Turquie, de la laïcité qu'il a opposée au laïcisme, c'est-à-dire à "une séparation totale" entre la vie publique et les valeurs "qui ont fondamentalement comme origine la religion".
Les principales artères de la capitale avaient été pavoisées avec les drapeaux jaune et blanc du Vatican et rouge et blanc de la Turquie dans une relative indifférence de la population, avant tout irritée par les mesures draconiennes de sécurité, encore plus strictes que pour la visite en 2004 du président américain George W. Bush, selon les autorités.
vendredi 01 décembre 2006 à 01:33
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Ok c'est un long article mais ça vaut le coup de le lire car on en apprend une bien bonne!

Tragédie au Parc des Princes
Vie et mort d'un « hooligan » ordinaire


Pourquoi Julien Quemener, dépanneur en électroménager, est-il mort un soir de défaite du PSG ? Contaminé par le virus du hooliganisme, il voulait pourtant se marier et sortir de la spirale de la violence


Ce jeudi soir, Julien Quemener arrive devant le Parc des Princes vers 19 heures. Il vient de garer sa nouvelle Clio dont il est si fier, le long des terrains de tennis, juste derrière le stade. A 25 ans, ce dépanneur en électroménager a rendez-vous avec Alexandre, son ami d'enfance de Savigny-sur-Orge (Essonne). Les deux copains doivent assister au match de coupe d'Europe PSG-Hapoël Tel-Aviv. Julien est un fan du club parisien. Depuis quatre ans, il est membre des Boulogne Boys, une des associations de supporters les plus turbulentes du club. Julien n'est pas un « ultra », ces fanatiques qui ne manquent jamais un match de leur club fétiche, même à l'extérieur. Pas un militant néonazi et violent non plus. «Mon fils ne s'intéressait pas du tout à la politique, insiste aujourd'hui sa mère, le coeur lourd. Il n'avait même pas sa carte d'électeur.On le présente comme un skinhead au crâne rasé. En fait, il était complexé par un début de calvitie et avait préféré se raser entièrement le crâne. C'était la mode.» Fils d'une employée de la fonction publique et d'un menuisier, des origines bretonnes du côté de Dinard, une passion pour la voile transmise par son grand-père, un bac pro, un job et Emilie, sa copine, une métisse japonaise de 19 ans qui veut être styliste et joue au foot féminin dans le club de Breuillet (Essonne). La vie d'un banlieusard bien tranquille.

Côté foot, pourtant, Julien n'est pas un enfant de choeur. Il est fiché aux Renseignements généraux depuis deux ans. Depuis qu'en mai 2004 il avait tenté d'introduire des fumigènes interdits au Stade de France, juste avant la finale de la Coupe de France PSG-Châteauroux. L'incartade n'en fait pas un casseur ultraviolent. «Juste un fauteur de troubles, toujours prêt à faire le coup de poing en bande, comme il y en a pas mal autour du club», estime un policier spécialisé.
Ce soir de match au Parc, l'ambiance est électrique. Avec l'accumulation de mauvais résultats ces dernières semaines, les tribunes sont à cran. Et les supporters adverses en rajoutent dans la provoc. Ils sifflent « la Marseillaise », qui monte des tribunes parisiennes, lancent des fumigènes vers les fans du PSG. Les travées s'échauffent dans les deux camps. Drapeaux du Bétar, le mouvement extrémiste de la jeunesse juive, contre drapeaux palestiniens. «Israël vaincra», d'un côté, «Mort aux juifs», de l'autre. Ambiance guerrière...
Julien et ses potes ont pris place dans le haut de la tribune réservée aux Boulogne Boys. Mais, rapidement, ils descendent plus bas, en R2, où se réunissent habituellement les agités proches de l'extrême-droite. Les durs des durs. «En fait, on était plus à l'aise pour voir le match à cet endroit. Ce soir-là, cette tribune était à moitié vide, les mecs les plus dangereux n'étant pas venus», assure Alexandre, le meilleur ami de Julien. Un fait confirmé par les RG : «La cinquantaine de hooligans les plus violents avaient fait l'impasse sur ce match sans doute parce qu'ils savaient que nous allions les surveiller de très près.»
Sur la pelouse, le club parisien sombre. Le PSG prend une raclée 4-2 contre les modestes Israéliens qui ne s'attendaient pas à pareille fête. Forcément, l'après-match est houleux. Depuis que les stades français sont équipés de caméras vidéo, les hooligans se méfient. Ils préfèrent déchaîner leurs violences incognito dans la rue, à la sortie du match. «Et ils sont où les sales juifs?» hurlent les supporters parisiens les plus excités, prêts à tous les dérapages. Ici et là, les CRS lancent quelques charges. Tout ce qui ne porte pas écharpe et maillot du PSG est apostrophé au hasard. «Sale juif!» Yanniv Hazout, un étudiant de Sarcelles de 21 ans venu assister au match, se retourne. Il n'en faut pas plus pour qu'il se fasse prendre en chasse par une dizaine de jeunes parisiens. «Il n'a pas été agressé parce qu'il était juif, crâne Vincent, commercial à Paris et membre des «indépendants», les supporters les plus incontrôlables. On fait la même chose avec les Lensois ou les Marseillais. En même temps, poursuit ce témoin des faits, c'est vrai que quand vous voyez de grands drapeaux israéliens sous votre nez, c'est peut-être plus énervant que de voir des drapeaux irlandais...»
Comment Julien se retrouve-t-il alors dans le groupe d'assaillants ? Sa mère ne comprend toujours pas. «C'était un garçon sérieux quiparlait de se mettre en ménage avec sacopine Emilierencontrée sur internet, il y a quatre ans. Son père retapait pour le couple un petit appartement près de la gare de Savigny. Julien voulait même se faire baptiser pour se marier à l'église.» Ce soir, le fiancé modèle a des allures de lyncheur.
Yanniv, le supporter juif pourchassé par la horde, est sous la protection d'un policier en civil. Un gardien de la paix antillais. Affecté au Service régional des Transports parisiens (SRTP), Antoine Granomort travaille ce soir-là comme « garde routier ». Son job ? Véhiculer ses collègues chargés des contrôles d'identité dans le métro, aux abords du stade et les raccompagner à la fin de leur service. Selon les premières déclarations du gardien de la paix à la justice, ses supérieurs n'avaient même pas jugé bon de le munir d'un brassard « police ». Granomort attendait à côté de sa Jumpy Citroën, quand il aperçoit le jeune Yanniv poursuivi par des hooligans, ceinturons à la main. Athlète de 32 ans, en parfaite forme physique, il rattrape Yanniv en quelques foulées et s'interpose. Les deux hommes reculent face au groupe d'agresseurs. D'après plusieurs témoins, le policier décline par deux fois sa qualité de policier. En vain. «J'ai vu le supporter de Tel-Aviv et un grand métis qui le protégeait en lui demandant de rester derrière lui. Je l'ai pris pour un déséquilibré. Je n'ai pas compris qu'il était policier, affirme Fabrice, professeur d'économie, supporter du PSG non-affilié et témoin du drame. Autour, il y avait une poignée d'agresseurs d'une vingtaine d'années, et surtout beaucoup de badauds, comme moi.» La confusion règne. La bombe lacrymogène que le policier a réussi à attraper avec son seul bras libre n'impressionne guère les assaillants. Il la vide en deux jets, sans parvenir à ralentir la foule menaçante. Dans la course-poursuite, le flic trébuche une première fois. Puis tombe à nouveau à l'entrée du dépôt de bus de la porte de Saint-Cloud. Dans sa chute, le policier perd ses lunettes. A cet instant, pour le fonctionnaire myope et astigmate, les hooligans ne sont plus des supporters en furie. Juste une inquiétante masse sombre qui fonce droit sur lui. Un coup de feu claque.

Quand et comment le gardien Granomort a-t-il tiré ? L'analyse balistique est en cours. Selon ses premières déclarations à l'IGS, la police des polices, il a dégainé son Sig Sauer 20-22, l'arme de poing de la police, en se relevant. «Il voulait tirer en l'air pour se dégager», maintient son avocat, Me Bertrand Burman. Plusieurs témoins corroborent la thèse du policier. D'autres apportent des variantes. Fabrice, le badaud présent à quinze mètres du drame, n'a pas vu la même chose. «Le policier braquait la foule en déplaçant son pistolet de gauche à droite quand il est tombé. La foule a accéléré le pas et s'est retrouvée à deux ou trois mètres de lui. Il s'est relevé et a tiré très calmement devant lui», explique-t-il. Ce témoignage ne figure toutefois pas au dossier. «Quand j'ai appris qu'il y avait eu un mort, j'ai été tenté d'aller voir la police. Mais je suis fonctionnaire et je n'ai pas envie de contredire les autorités qui ont tout de suite validé la thèse de la légitime défense du policier», se justifie-t-il.
Seule certitude, le coup de feu permet au gardien de la paix et à son protégé de trouver refuge dans le McDonald's voisin, en attendant les renforts. Mais la horde de hooligans, tenus en respect par l'arme du policier, se déchaîne sur les vitres du McDo. D'après plusieurs témoins, certains font le salut n**i. D'autres vocifèrent «On va te niquer sale négro!» et «Le Pen président!». Le gardien Granomort attend de longues minutes avant que ses collègues, joints par radio, alertent les CRS et dispersent la troupe des assaillants. Antoine Granomort sait-il déjà qu'il a mortellement touché Julien ? Ce dernier gît à terre. Il a été touché par une balle qui ne lui était pas destinée. Une seule et unique balle de 9 mm à la trajectoire folle. Elle a d'abord touché le hooligan qui était juste devant lui. Un type qu'il ne connaissait même pas. Un certain Mounir Bouchaer. Elle a transpercé son poumon droit puis a fini sa course dans le coeur de Julien. Un seul tir, deux victimes. Mounir, 26 ans, chauffeur-livreur du côté d'Evreux, est un miraculé. Blessé légèrement, Mounir rejoint le pub des Trois Obus, avant d'être transporté à l'hôpital. Fiché comme hooligan, père de famille d'origine marocaine (sa femme attend actuellement un deuxième enfant), il est plus connu au Parc sous le sobriquet de « Francis » pour son admiration pour Francis Llacer, un ancien joueur du club connu pour sa rudesse. « Il a été interdit de stade il y a sept ans pour jets de fumigènes,révèle un enquêteur. Il est répertorié comme violent. Il a été impliqué dans une autre bagarre, il y a deux ans à Versailles. Avec six de ses acolytes, il avait agressé des supporters de rugby à la sortie d'un pub.»
Julien Quemener, lui, n'ira plus aux matchs, ni avec ses potes, ni avec sa copine Emilie. «Il aimait surtout le stade pour l'ambiance, se souvient la jeune fille, au bord des larmes. Il chantait du début à la fin. Ce n'était pas un costaud, il n'était pas du genre à chercher la bagarre.» Tragique destin : huit jours plus tôt, écoeuré par les bagarres survenues à la suite d'une défaite du PSG contre Bordeaux, Julien avait hésité à reprendre sa carte de supporter...

Olivier Toscer, Sophie des Deserts

Le Nouvel Observateur

Ce message a été modifié par uno - vendredi 01 décembre 2006 à 01:34.
vendredi 01 décembre 2006 à 17:10
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Une coulée de boue fait 500 morts ou disparus aux Philippines



Près de cinq cents personnes, selon la Croix-Rouge, ont été tuées ou portées disparues à la suite d'une gigantesque coulée de boue et de cendres volcaniques qui a balayé dans la nuit de jeudi à vendredi plusieurs villages de l'est des Philippines.
388 personnes ont été confirmées mortes et 96 portées disparues, a indiqué vendredi une porte-parole de la Croix-Rouge philippine, Teresa Arguelles.
L'ensemble des morts sont survenues dans la province orientale d'Albay, a-t-elle précisé, avertissant qu'elle s'attendait à un alourdissement du bilan à mesure que les secouristes atteignent les endroits jusqu'à présent isolés par les mauvaises conditions météos.
Le typhon, qui développait des vents pouvait atteindre 150 km/h, a frappé Albay dans la nuit de jeudi à vendredi, provoquant des pluies diluviennes. Dans cette région située sur le flanc du volcan Mayon, les précipitations se sont mêlées aux cendres volcaniques, déclenchant une coulée de boue qui a enseveli jusqu'au toit de nombreuses habitations, ont indiqué des témoins.
Le travail des secouristes était ralenti par la coupure de l'électricité, des lignes téléphoniques et de l'eau courante à travers la plus grande partie de la péninsule de Bicol, où se trouve le volcan, situé à 350 km au sud-est de la capitale Manille. Les routes étaient également impraticables en raison des inondations et de l'éboulement de roches provoquées par le typhon.
Le responsable provincial des opérations de secours, Cedric Daep, a indiqué que 108 corps avaient été sortis du torrent de boue qui a enseveli de nombreuses maisons dans les villages de Daraga, Busay et Santo Domingo. Le bilan pourrait s'alourdir, a-t-il lui aussi averti, tandis que des informations non confirmées de la presse locale évoquaient des centaines de disparus, en particulier dans le village de Padang. Le maire de Daraga, Jerry Jucian, a lui aussi fait part de "nombreux disparus".
Près de 14.000 personnes avaient été évacuées dans la région de Bicol à l'approche du cyclone. Roel Ilarena, un habitant du village de Padang, estimait que 500 personnes pourraient avoir été ensevelies. L'armée attendait une amélioration des conditions météos pour faire décoller ses hélicoptères. La présidente Gloria Arroyo a ordonné à l'armée de lancer une opération de secours "massive" qui concernera l'ensemble du pays où des milliers de personnes sont encore réfugiées dans des centres d'évacuation.
"Que les soldats aident à toutes les activités de secours, l'assistance médicale, le nettoyage des routes, le rétablissement de l'électricité et le secours aux passagers bloqués", a-t-elle déclaré à l'issue d'un briefing avec le Centre national de coordination des secours.
Quarante militaires ont été dépêchés vendredi soir dans la région de Mayon par hélicoptère. Un Herculès C-130, chargé de matériel et de secouristes, devait décoller pour la zone samedi matin. L'aéroport de Legaspi, ville principale de la région, a été fermé en raison de débris qui obstruent ses pistes et de coupures d'électricité. Une bonne partie de Legaspi était inondée, selon les secours.
Une trentaine de milliers de personnes avaient déjà été évacuées en août des flancs du volcan, en raison de craintes d'éruption. Elles étaient rentrées chez elles en septembre. Le cyclone Durian s'est affaibli après être passé à proximité de Bicol jeudi soir. Vendredi, la dépression se dirigeait vers la mer de Chine méridionale. Ce nouveau cyclone intervient au moment où l'archipel philippin récupère encore du passage du typhon Cimaron, le plus puissant à avoir frappé le pays depuis plus de dix ans. Il avait fait 38 morts et disparus en octobre.
En septembre, la capitale Manille avait été touchée par un autre typhon, Xangsane, qui a fait plus de deux cents morts.
vendredi 01 décembre 2006 à 19:17
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QUOTE (l'article d'uno)

«Il n'a pas été agressé parce qu'il était juif, crâne Vincent, commercial à Paris et membre des «indépendants», les supporters les plus incontrôlables. On fait la même chose avec les Lensois ou les Marseillais. En même temps, poursuit ce témoin des faits, c'est vrai que quand vous voyez de grands drapeaux israéliens sous votre nez, c'est peut-être plus énervant que de voir des drapeaux irlandais...»


Ce qui n'excuse en rien du tout ce comportement d'attardé.

(Ce fait divers rassemble vraiment un très gros panorama de tout ce que la connerie humaine peut produire.)

Ce message a été modifié par Heavy Wizard - vendredi 01 décembre 2006 à 19:21.
lundi 04 décembre 2006 à 00:28
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Chili: Pinochet hospitalisé dans un état grave après un infarctus



L'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, âgé de 91 ans, a été frappé dimanche d'une crise cardiaque et hospitalisé dans un état grave à l'hôpital militaire de Santiago où il a reçu l'extrême-onction.
Le chef de l'équipe de cardiologues, Juan Vergara, a annoncé dans un bulletin médical publié à 08h00 heure locale (12h00 GMT) que le patient était "en état de risque vital".
Le général Pinochet a reçu l'extrême-onction, le sacrement des malades de l'Eglise catholique, a indiqué le général Guillermo Garin, le porte-parole de la famille.
Ayant subi un infarctus du myocarde, Augusto Pinochet est conscient, respire sans assistance et son état est stable et sous contrôle, a ajouté le Dr Vergara.
L'ancien "chef suprême de la nation" doit subir dans l'après-midi une seconde intervention chirurgicale, a indiqué le quotidien El Mercurio.
Les médecins ont procédé à une évaluation générale, mais craignaient des conséquences cérébrales et autres chez un nonagénaire à la santé chancelante souffrant déjà de diabète, d'hypertension, de problèmes coronariens, d'arthrose et de déficience de l'irrigation cérébrale.
Sa vie est "entre les mains de Dieu et des médecins", a estimé le fils cadet de l'ancien dictateur, Marc Antonio Pinochet Hiriart.
Toutefois, ses partisans ne perdaient pas espoir. "Il est hors de danger", a affirmé le général à la retraite Luis Cortes Villa, directeur de la fondation Augusto Pinochet, une association regroupant les sympathisants de l'ancien dictateur.
Un nouveau bulletin de santé devrait être publié à 17h00 (21h00 GMT).
Le général Pinochet avait déjà eu trois accidents vasculaires et avait été hospitalisé pour un accident cérébro-vasculaire avec perte de conscience en décembre 2004. Il avait alors également reçu l'extrême-onction.
L'ex-dictateur a été hospitalisé dimanche à l'aube dans "un état grave mais stabilisé", selon un premier communiqué évoquant un infarctus et un oedème pulmonaire.
Augusto Pinochet a été transporté en ambulance à 02h00 du matin (06h00 GMT) de sa maison du quartier élégant de la Dehesa à l'hôpital militaire. Le véhicule était escorté par la police, puisque l'ancien dictateur était assigné à résidence pour un dossier concernant des violations des droits de l'Homme.
Pinochet a dirigé le Chili pendant 17 ans après s'être emparé du pouvoir par un coup d'Etat sanglant le 11 septembre 1973.
Très diminué, l'ancien dirigeant a fêté discrètement ses 91 ans la semaine dernière.
Il a été assigné à résidence deux jours plus tard par un juge chilien dans le cadre de l'affaire de la "Caravane de la mort", nom d'un escadron qui a sillonné le Chili après le putsch de 1973 pour exécuter des opposants.
Son épouse Lucia Hiriart et deux de ses cinq enfants se sont rendus à l'hôpital.
Seule une poignée de partisans de l'ancien dictateur portant des photos ou des bustes en bronze se sont mobilisés devant l'hopital militaire pour le soutenir moralement. Cette quasi indifférence de la population de Santiago contraste avec les manifestations massives de ses sympathisants ou de ses détracteurs qui mobilisaient les Chiliens il y a encore quelques années.
A l'occasion de ses 91 ans, Augusto Pinochet avait déclaré dans un message lu par son épouse: "Aujourd'hui, proche de la fin de mes jours, j'assume la responsabilité politique (de mes actions)", ajoutant qu'il "ne gardait rancoeur à personne".
Ses partisans ont justifié ses pires actions par la lutte contre le communisme à l'époque de la Guerre froide.
Les organisations de défense des droits de l'Homme estiment que plus de 3.000 personnes sont mortes ou ont disparu durant les 17 années de la dictature.
Isolé, l'ancien dictateur, qui a été au pouvoir de 1973 à 1990, ne joue plus de rôle politique depuis plusieurs années. Il doit faire face à une série de procès dans des affaires de violations des droits de l'Homme mais aussi de fraude fiscale pour l'ouverture de comptes secrets à l'étranger.
Rattrapé plusieurs fois par la justice, interrogé à diverses reprises, Augusto Pinochet a toujours échappé à un procès ou à l'emprisonnement. La Cour suprême a considéré en juillet 2002 qu'il souffrait de "démence modérée" et ne pouvait se défendre devant les tribunaux.
Les dossiers concernant de possibles détournements de fonds ont éloigné de lui et déçu beaucoup de ses derniers partisans, qui voyaient encore en Pinochet un homme dur mais intègre.
Marchant avec peine, l'ancien dictateur vit reclus, entouré de sa famille, et reçoit quelques collaborateurs dans les grandes occasions.
lundi 04 décembre 2006 à 01:37
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Maroc: 7 Français, un Suédois et 4 Marocains tués dans un accident



Sept touristes français et un Suédois ainsi que quatre Marocains ont été tués samedi dans un accident de la route près de Benguérir, à 60 km au nord de Marrakech (sud), selon un nouveau bilan dimanche de source officielle.
Parmi les "sept morts français figurent cinq femmes et deux hommes", a déclaré un responsable de la morgue municipale de Marrakech (350 km au sud de Rabat).
En outre, vingt-trois touristes français, deux Néerlandais et une Suédoise ont été blessés et quatre sont dans un état grave.
Le chauffeur marocain du camion qui a percuté l'autocar a également été blessé.
Un précédent bilan faisait état samedi soir de la mort de huit touristes français et de quatre Marocains.
Un autocar appartenant au voyagiste français FRAM, à bord duquel voyageaient les touristes étrangers, a été heurté par un camion qui sortait d'une piste glissante donnant sur la route nationale, avaient indiqué les autorités locales.
lundi 04 décembre 2006 à 01:40
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C'est tres etonnant ça :

Venezuela: Chavez donné réélu président, selon un sondage du gouvernement



Le président du Venezuela, Hugo Chavez, était donné largement gagnant dimanche à l'élection présidentielle, avec 18 points d'avance, selon un sondage de sortie des urnes commandé par le gouvernement.
Chef de file de la gauche latino-américaine, le dirigeant vénézuélien âgé de 52 ans devance son rival, Manuel Rosales, 53 ans, un gouverneur régional social-démocrate, selon cette enquête réalisée par l'institut américain Evans/McDonough.
Ce sondage a été commandé par la société Citgo, filiale aux Etats-Unis de la compagnie d'Etat pétrolière vénézuélienne PDVSA, dont le président Rafael Ramirez est également le ministre de l'Energie du Venezuela.
Le directeur de la société Evans/McDonough, Alex P. Evans, a déclaré à l'AFP que les résultats du scrutin de dimanche devraient être "similaires" à une enquête antérieure de l'institut de sondage, qui créditait le président sortant de 14 à 19 points d'avance.
M. Evans n'a pas souhaité communiquer de chiffres précis sur les pourcentages de vote recueillis par les deux candidats.
Avant l'élection présidentielle, les derniers sondages accordaient au président sortant, élu depuis 1998 à la tête du pays, une confortable avance pouvant atteindre jusqu'à 30 points.
Partisan d'un "socialisme du XXIe siècle" dans le pays le plus riche en pétrole d'Amérique latine, Hugo Chavez briguait un nouveau mandat de six ans afin notamment de poursuivre son combat contre l"'impérialisme américain".
Quelque 16 millions d'électeurs étaient appelés à voter dimanche lors de la présidentielle qui se déroule en un seul tour au Venezuela. Aucun incident notable n'a été signalé durant la journée électorale.
lundi 04 décembre 2006 à 14:06
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Bon ça n'interesse personne, mais c'est officiel, Chavez est reelu.

Venezuela: Chavez, triomphalement réélu, proclame la "victoire de la révolution"



Hugo Chavez donne un discours enflammé, après s'être proclamé vainqueur de la présidentielle le 3 décembre 2006 à Caracas

Le président vénézuélien Hugo Chavez, réélu triomphalement dimanche soir, a proclamé la "victoire de la révolution" lors d'un discours enflammé contre les Etats-Unis.
"Le règne du socialisme est le règne du futur du Venezuela!", a lancé ce chef de file de la gauche anti-américaine, apparu les bras levés en signe de triomphe au balcon du palais présidentiel de Miraflores, d'où il a lancé un salut au dirigeant cubain Fidel Castro.
L'ancien officier putschiste, victime d'un coup d'Etat avorté à son encontre en 2002, a averti que son pays, le plus riche en pétrole d'Amérique latine, ne serait "jamais une colonie américaine", devant une foule en délire.
Le président sortant, âgé de 52 ans, a été crédité de 61,35% contre des voix contre 38,39% à son rival social-démocrate, Manuel Rosales, 53 ans, selon des chiffres officiels portant sur le dépouillement de 78% des bureaux.
Ces résultats, confirmant un sondage de sortie des urnes commandé par le gouvernement, ont été annoncés à la télévision par la présidente du Conseil national électoral (CNE), Tibisay Lucena, qui a souligné la transparence du scrutin.
Avec ce large succès, le président sortant, à la tête du Venezuela depuis huit ans, consolide son ancrage dans le pays, améliorant même ses précédents scores puisqu'il avait été élu en 1998 et en 2000 avec 56% et 59,7% des voix.
"Nous avons donné une leçon à l'impérialisme américain. C'est une autre défaite pour le diable qui prétend diriger le monde", a clamé Hugo Chavez, annonçant l'"approfondissement, l'amplification et l'extension de la révolution", sous les acclamations.
"Ici se déroule une révolution, il faut que tout le monde le sache", trépignait Juan Carlos Bracamonte, un ouvrier de Puerto Ordaz, qui a parcouru 450 kilomètres pour acclamer son idole.
Comme lui, des milliers de personnes, la plupart en chemise rouge comme le chef de l'Etat, ont patienté pendant plusieurs heures malgré la pluie battante, tandis que des soldats, mêlés à des sympathisants, agitaient des drapeaux nationaux à l'intérieur du palais présidentiel.
"Je suis le peuple vénézuélien", a encore crié le chef d'Etat, tandis que la foule répondait: "Chavez no se va! (Chavez ne s'en va pas)".
"Je suis là parce que notre +Comandante+ va rester. Pour célébrer la victoire. Pour que les gringos ne viennent plus", s'exclame Jesus Freites, un habitant de San Martin, avenue populaire de la capitale.
Le rival du président sortant a reconnu publiquement sa défaite peu après l'annonce des résultats, tout en affirmant avoir pu "rétablir l'espoir".
"Nous avons commencé la lutte pour la construction d'un nouveau futur", a clamé M. Rosales, avant de conclure: "nous triompherons démocratiquement".
Le chef d'Etat avait incité peu auparavant l'opposition à admettre sa défaite, lui demandant de se montrer "à la hauteur de l'espérance du peuple".
Les partisans du régime chaviste, sur le pied de guerre depuis l'aube, avaient commencé à fêter leur victoire dès la clôture du scrutin, tirant des salves de feux d'artifice et de pétards dans les rues de la capitale.
La mobilisation a été particulièrement forte dans les quartiers défavorisés, où le président a bâti sa popularité en développant des programmes sociaux, baptisés "missions", financés largement par la manne pétrolière.
"Chavez profite du large soutien des pauvres, qui constituent la majorité de la population, grâce à la signature des programmes sociaux", a estimé Alex P. Evans, directeur de l'institut de sondage américain Evans/McDonough, selon qui ce "soutien, combiné à son charisme personnel (...) lui valent sa réélection".
Gouverneur de l'Etat pétrolier de Zulia, son adversaire, Manuel Rosales, avait fait campagne contre un régime "cubano-communiste", promettant de défaire les liens avec les pays hostiles aux Etats-Unis, notamment au Proche-Orient.
Après onze scrutins présidentiels intervenus depuis novembre 2005 dans la région, la réélection de Chavez constitue une mauvaise nouvelle pour Washington dans la lutte d'influence qui l'oppose à à un ennemi désormais renforcé, chantre d'une intégration continentale sur un modèle anti-libéral.
mardi 05 décembre 2006 à 12:14
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Coup d'Etat aux Fidji



Voreqe Bainimarama aurait pris le contrôle de cet archipel du Pacifique-Sud. Il s'est attribué le rôle de chef d'Etat, à la place de l'actuel président Ratu Josefa Iloilo

Le chef d'état-major de l'armée des Fidji, Voreqe Bainimarama, a annoncé mardi avoir pris le contrôle de cet archipel du Pacifique-Sud, déjà théâtre de trois précédents coups d'Etat depuis 1987.

"A partir de 18h ce soir, l'armée assure la conduite du gouvernement et du pays", a déclaré le commandant Frank Bainimarama au cours d'une conférence de presse. Selon ses dires, le chef de l'armée a suspendu certaines clauses de la Constitution et s'est attribué le rôle de chef d'Etat, à la place de l'actuel président Ratu Josefa Iloilo.

Indiens et indigènes
"Je démets le Premier ministre Laisenia Qarase. [...] Un gouvernement intérimaire sera nommé en attendant des élections" a-t-il précisé. Voreqe Bainimarama s'est dit contraint de prendre les commandes du gouvernement à la suite du refus du Premier ministre de participer à une réunion tenue mardi avec le président fidjien.

Le conflit entre le chef de l'armée et le chef du gouvernement s'inscrit dans les tensions récurrentes entre la minorité d'origine indienne et la majorité de souche indigène. Voreqe Bainimarama se présente comme un défenseur de la minorité ethnique indienne, face au soutien qu'accorde aux indigènes le Parti unifié fidjien (SDL) du nationaliste Qarase.

La Nouvelle-Zélande, l'Australie et les Nations unies ont menacé le contre-amiral Voreqe Bainimarama de sanctions. Ce dernier a promis que l'armée ne contrôlerait que pour un temps le pays, tout en assurant que la Constitution restait globalement en place.
mardi 05 décembre 2006 à 22:32
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Pinochet a surmonté la phase critique après son infarctus



L'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet, 91 ans, hospitalisé depuis dimanche après un infarctus, a surmonté la phase critique et son évolution est "satisfaisante", 48 heures après une délicate opération au coeur, ont indiqué ses médecins mardi.
Le chef des cardiologues qui le soignent, le docteur Juan Vergara, a déclaré que l'état du patient était "favorable" et que "la phase critique a été surmontée", en commentant un nouveau bulletin médical sur la santé du général.
Augusto Pinochet, qui a passé sa seconde nuit dans une unité de soins intensifs de l'hôpital militaire de Santiago, est conscient, s'alimente, parle avec son entourage et va commencer à faire des exercices, a précisé le docteur Vergara.
Etant donné "l'âge avancé du patient", il doit rester dans le service de cardiologie de l'hôpital jusqu'à ce que les médecins lui permettent de sortir, a-t-il ajouté.
La récupération du patient est normale et appropriée (à son état) a déclaré dans l'après midi dans une conférence de presse le cardiologue Rodrigo Aguila indiquant que lorsqu'il est arrivé à l'hôpital, Pinochet avait, selon lui, "80% de possibilités de mourir" mais que le traitement - une angioplastie - avait donné de bons résultats.
Le général Pinochet avait été admis dimanche en urgence à l'hôpital militaire après un infarctus du myocarde.
"C'est presque un miracle", avait estimé lundi soir sa fille Lucia Pinochet Hiriart après l'annonce d'une amélioration de son état.
Le choix des éventuelles funérailles de l'ancien chef de la junte putschiste qui s'empara du pouvoir le 11 septembre 1973, a suscité un débat dans les médias locaux, illustrant la division persistante des Chiliens au sujet de l'ex-dictateur (1973-1990).
Ses partisans --peu nombreux désormais-- exigent des funérailles nationales avec deuil de trois jours et drapeaux en berne, le gouvernement de centre-gauche de la présidente Michelle Bachelet pencherait pour des honneurs strictement militaires à l'ancien chef de l'armée, l'extrême gauche réclamant un enterrement privé.
Entre-temps, plusieurs avocats de proches des victimes du régime Pinochet et le journaliste vedette de la télévision chilienne Alejandro Guillier ont mis en doute la gravité de l'état de santé du général, expliquant que toute cette dramatisation visait à le faire échapper aux poursuites judiciaires.
Pinochet, sous le coup de multiples poursuites pour des violations des droits de l'Homme et une affaire de corruption, a obtenu lundi la liberté sous caution alors qu'il était assigné à résidence jusque-là.
Selon les organisations des droits de l'Homme, 3.000 personnes sont mortes ou ont disparu durant les 17 ans de la dictature et près de 30.000 ont été torturées.
Après son admission à l'hôpital dimanche à l'aube, le général avait subi une angioplastie, intervention consistant à introduire un petit ballon dans l'artère pour l'élargir et rétablir la vascularisation du coeur. Opération risquée puisque le patient de 91 ans souffre de diabète, d'hypertension artérielle et a déjà subi trois accidents vasculaires. Pinochet avait été hospitalisé pour un accident vasculaire cérébral en décembre 2004.
Dimanche, à son arrivée à l'hôpital, il avait reçu l'extrême-onction, le sacrement de l'Eglise catholique destiné aux mourants.
Très diminué, se déplaçant avec difficulté, l'ancien "chef suprême" avait fêté discrètement avec ses proches ses 91 ans la semaine dernière. Deux jours plus tard, il était assigné à résidence pour l'affaire de la "Caravane de la mort", un escadron qui avait sillonné le Chili dans les semaines après le putsch de 1973 pour exécuter des opposants.
Pour son anniversaire le 25 novembre, il avait fait lire un message à ses partisans dans lequel il assumait la "responsabilité politique" des crimes commis sous son régime, au nom de la lutte contre le communisme.
mercredi 06 décembre 2006 à 22:58
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Lancement de la chaîne d'information internationale France 24



La première chaîne française d'information internationale en continu France 24 est lancée mercredi soir avec l'ambition de concurrencer CNN, BBC World ou Al-Jazira en faisant valoir un "regard français" sur l'actualité du monde.L'événement
La chaîne doit diffuser ses premières images à partir de 19H29 GMT (20H29, heure de Paris) sur le site (http://www.france24.com).
Deux versions, l'une en français, l'autre en anglais, seront proposées aux internautes dès les premières minutes, avec des contenus similaires, notamment des journaux toutes les demi-heures.
Vingt-quatre heures après ce lancement, France 24 sera diffusée jeudi à partir de 20H30 sur le câble et le satellite en Europe, au Proche et au Moyen-Orient, en Afrique, et à New-York et Washington.
La chaîne sera diffusée sur deux canaux, l'un en français et l'autre à 75% anglais et à 25% français. Sur ce dernier canal est prévu un décrochage de quatre heures en arabe à partir de mi-2007, et un premier journal en arabe diffusé sur le net dès mercredi soir en donnera un avant-goût.
Le PDG de France 24, l'ancien patron du groupe Havas, Alain de Pouzilhac, s'est notamment donné pour cible les "décideurs", dont, souligne-t-il, la langue de communication est l'anglais.
En France même, France 24 sera diffusée sur les principaux bouquets satellitaires (TPS, puis CanalSat à partir du 19 décembre) et réseaux câblés (Noos/Numéricable et Erenis). Elle ne figurera pas sur la télévision numérique terrestre.
Disposant d'un financement public de 86 millions d'euros pour sa première année, la chaîne veut exposer "un regard français sur l'actualité mondiale". Elle compte sur un réseau de correspondants et de pigistes dans le monde, ainsi que sur les partenariats signés avec quelques médias français spécialisés dans l'information étrangère (Agence France-Presse, RFI). Elle puisera également dans les banques d'images mises à la disposition des télévisions.
Selon Alain de Pouzilhac, la chaîne privilégiera trois valeurs, "la diversité des points de vue, le sens du débat, la culture et l'art de vivre à la française, alors que les anglo-saxons privilégient l'unité de vue, les faits bruts et l'économie". Les 170 journalistes d'une trentaine de nationalités embauchés au cours des derniers mois ont été invités à signer une "charte" qui les engage à défendre ces valeurs.
Le président Chirac avait lancé dès 1995 le projet d'une chaîne française d'information internationale, et la façon dont les grandes chaînes comme CNN International ou BBC World avaient présenté les positions de la France sur le conflit irakien l'avait conforté dans ses intentions.
France 24 est contrôlée à parts égales par les deux plus puissants groupes audiovisuels français, le groupe public France Télévisions et le groupe privé TF1.
Ses dirigeants insistent sur son "indépendance", même si le quotidien britannique The Guardian titrait mercredi sur "la chaîne de Chirac".
Le président français devait visiter les locaux à Issy-les-Moulineaux, dans la proche banlieue parisienne, mercredi en fin d'après-midi "pour encourager l'équipe à quelques heures du lancement", a indiqué l'Elysée.
Puis une grande fête était prévue à partir de 20H00 avec 3.000 invités sous une tente dressée dans le jardin des Tuileries à Paris. Des écrans géants tout au long des Champs-Elysées devaient présenter aux Parisiens les premières images de la nouvelle chaîne.
jeudi 07 décembre 2006 à 11:55
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Le rédacteur en chef de la version indonésienne du magazine Playboy, inculpé d'outrage public à la pudeur, a comparu jeudi devant un tribunal de Jakarta qui pourrait le condamner à une peine de prison ferme.

Erwin Arnada, 42 ans, est accusé d'avoir publié le 7 avril 2006 le premier numéro du mensuel de charme, dans une version pourtant très édulcorée par rapport à son modèle américain.

"Les actes du prévenu ont violé la décence", a lancé le procureur Agung Ardianto. M. Arnada encourt jusqu'à 32 mois de réclusion.

Cinq jours après la sortie du premier Playboy, des centaines de radicaux musulmans avaient jeté des pierres sur le bureau du mensuel, la parution avait été suspendue et la police avait convoqué Erwin Arnada.

Le mensuel avait ensuite quitté la capitale Jakarta en espérant trouver du répit dans l'île de Bali. L'Indonésie est le plus grand pays musulman du monde mais Bali a une vaste majorité hindouiste.

Un deuxième numéro était sorti le 7 juin, ce qui avait entraîné immédiatement des condamnations de la part d'extrémistes musulmans. Le mensuel était paru sans publicité, les annonceurs ayant été victimes de menaces.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,...797@7-37,0.html

Ce message a été modifié par Immortel95 - jeudi 07 décembre 2006 à 11:55.
jeudi 07 décembre 2006 à 12:00
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La Turquie ouvrira un port et un aéroport aux Chypriotes



La Turquie a accepté d'ouvrir un de ses ports aux navires chypriotes et un aéroport aux appareils venant de l'île, fait savoir la présidence finlandaise de l'Union européenne.

Ankara s'est officiellement contenté de confirmer la poursuite de discussions sur ce sujet, sans fournir de détails.

Des concessions d'Ankara dans son différend avec Chypre et l'Union, que Nicosie a rejointe en 2004, pourraient permettre à l'UE de revoir la suspension partielle, annoncée la semaine dernière, des discussions sur le projet d'adhésion de la Turquie.

"Je peux confirmer qu'ils (les Turcs) ont envoyé un message au ministère des Affaires étrangères pour dire qu'ils ouvraient un port et un aéroport", a dit à Reuters Mikko Norros, porte-parole de la présidence de l'UE.

Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Murat Ozcelik, a pour sa part déclaré: "les négociations sur ce dossier se poursuivent. Pour le moment, il n'y a rien à dire à la presse, dans l'intérêt même de ces négociations".

Une source proche de son ministère a souligné cependant qu'il devra s'agir de "donnant-donnant" et qu'aux ouvertures turques devra répondre un assouplissement des mesures d'isolement économiques et commerciales qui frappent la République turque du Nord de Chypre, reconnue seulement par Ankara.

"Cela doit marcher dans les deux sens. Nous demanderons que le même nombre d'aéroports et de ports soient ouverts de chaque côté", c'est-à-dire que la communauté internationale ne boycotte plus le nord de Chypre, où un port et un aéroport devraient bénéficier aussi d'une activité internationale.

Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Cinq doivent se retrouver le 11 décembre pour discuter de ce dossier, avant le Conseil européen des 14 et 15 décembre.

La Commission européenne a recommandé la semaine dernière de geler les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE sur huit chapitres pour "punir" le refus d'Ankara d'ouvrir les ports et aéroports turcs aux navires et aux avions venant de Chypre.

La Turquie s'était engagée par le "protocole d'Ankara" à étendre avant la fin de l'année le bénéfice de l'union douanière, mais elle exige en échange que cesse l'isolement économique de la République turque de Chypre du Nord, créée après l'invasion turque de l'île en 1974.
jeudi 07 décembre 2006 à 13:54
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L'image de l'exclusion et des exclus a beaucoup évolué. Et de plus en plus de Français se sentent potentiellement concernés, révèle un sondage BVA pour l'Association Emmaüs-La Vie-L'Humanité : 48% des sondés estiment qu'ils pourraient eux-mêmes devenir un jour SDF. Une inquiétude qui touche 62% des 35-49 ans ; la proportion grimpe jusqu'à 74% chez les ouvriers. A l'opposé, seuls 35% des sondés jugent peu probable de se retrouver sans logement, et à peine 17% s'en disent totalement protégés. Une crainte très partagée, doublée d'une vision pessimiste des perspectives de ceux qui se retrouvent à la rue : seulement 17% des Français envisagent une amélioration à venir de la situation des sans-abri, contre 40% qui estiment que leur situation va se dégrader.

Autre constat de cette enquête : 85% des Français ont le sentiment que le nombre de SDF a augmenté ces dernières années. Interrogés sur les causes ayant conduit des personnes à se retrouver sans-abri, ils jugent que cette situation ne résulte pas d'un choix délibéré : seulement 6% des Français estiment que les SDF "ont choisi ce mode de vie". Et pour 70% des Français, ce sont des "situations économiques difficiles" qui conduisent à l'exclusion plus que "des histoires personnelles difficiles" (23%). Parmi les raisons qui font le plus craindre de devenir SDF arrivent en tête le surendettement (31%), un licenciement (21%), la maladie (20%), une séparation (10%).

96% des sondés pour l'ouverture de centres d'hébergement d'urgence

Fait significatif, cette étude, réalisée à la fois auprès d'un échantillon représentatif de la population, et de SDF, interrogés en 2005 notamment dans des centres d'hébergement, montre une convergence de vue sur la situation sociale des sans-abri : les Français, comme les SDF, pensent que 11% des personnes à la rue sont des "travailleurs pauvres". En revanche, quand il s'agit de savoir comment ils occupent leur journée, les réponses des Français diffèrent de celles des SDF eux-mêmes. 47% des Français pensent qu'ils "marchent en attendant que la journée se passe", 38% qu'ils font des démarches "pour trouver un emploi, un logement". Les SDF eux-mêmes établissent un autre ordre de priorités : en premier, les démarches pour sortir de l'exclusion ; en deuxième position, aller "dans un accueil de jour pour rencontrer un travailleur social".

Ce sondage constitue aussi un jugement sévère pour les politiques, puisque 45% des personnes interrogées estiment que le problème des SDF pourrait être résolu définitivement, avec une volonté politique suffisante. Enfin, pour qu'il y ait moins de SDF dans les rues, les Français sont 92% à préférer l'augmentation des travailleurs sociaux à "la présence des forces de l'ordre". Et 96% des sondés approuvent l'ouverture de centres d'hébergement d'urgence, y compris dans leur quartier (88%).

Une proposition qui rejoint celle de l'association Emmaüs elle-même. Celle-ci préconise "six idées neuves et concrètes" qu'elle soumet aux pouvoirs publics et aux candidats à la présidentielle : plus de centres d'hébergement d'urgence, plus d'efforts pour l'emploi des exclus, des "auberges" adaptées à l'accueil des travailleurs pauvres, plus de logements sociaux et un meilleur financement des associations de lutte contre l'exclusion.

http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,...venir-sdf-.html

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