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Le journal de Comlive II

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samedi 22 juillet 2006 à 03:38
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La voie de l'acceptation mutuelle, par André Fontaine
LE MONDE | 21.07.06 | 14h22  •  Mis à jour le 21.07.06 | 14h22

Avant de saisir la main que lui tendait le chef de l'OLP avec la bénédiction de Bill Clinton au cours de la fameuse cérémonie sur la pelouse de la Maison Blanche, en septembre 1993, Ithzak Rabin avait marqué un instant d'hésitation qui n'avait échappé à personne. Rien de tel chez leurs successeurs : conviés par le roi de Jordanie à un petit déjeuner sur le site magique de Petra, le 22 juin, le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, se sont donné une accolade qui paraissait la chose la plus naturelle du monde.

Dieu sait pourtant si la conjoncture à laquelle il leur fallait faire face était sombre : les électeurs palestiniens venaient de porter au pouvoir le plus démocratiquement du monde un mouvement, le Hamas, classé par les Américains et l'Union européenne comme organisation terroriste, pratiquant la lutte armée contre un Etat israélien qu'il refusait catégoriquement de reconnaître. M. Abbas lui-même et son OLP étaient certes favorables à la poursuite du processus de paix, sous la houlette du sympathique et peu efficace Quartet - Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France -, mais il fallait faire une grande confiance au génie inventif des diplomates pour imaginer qu'ils trouveraient une porte de sortie à cette contradiction.

Reste que le Hamas n'est pas précisément monolithique et qu'il avait bien dû se trouver tel ou tel des siens pour donner suite au désir de Mahmoud Abbas, qui avait envisagé d'organiser un référendum sur ce thème, de négocier en douce avec l'Etat hébreu. Le président égyptien Moubarak paraît convaincu que l'enlèvement du caporal israélien Shalit, accompagné de tirs de roquettes sur des objectifs en Israël, avait pour objet soit de rendre toute négociation impossible, soit d'obtenir, en échange de la libération du sous-officier, celle d'un nombre maximum de membres du Hamas détenus dans les prisons israéliennes.

Tsahal a réagi avec une particulière brutalité, multipliant les incursions en territoire palestinien, n'hésitant pas à s'emparer de dix ministres du gouvernement Hamas, à détruire certains de leurs bureaux, à tuer des civils et à couper le courant à la population. Commentaire de l'Economist de Londres : les deux parties sont "prises dans un trou", chacune semblant "s'employer à creuser plus profond (...). Les Israéliens paraissent avoir jeté leur prudence au vent".

Loin d'avoir amené le Hamas à demander l'aman (faire sa soumission), les actions israéliennes ont poussé le Hezbollah, le "Parti de Dieu", organisation politico-militaire chiite puissamment enracinée dans Beyrouth et au Liban sud, à enlever deux militaires israéliens et à répondre aux frappes de l'aviation de Tsahal par des tirs massifs de roquettes sur les zones frontalières et sur les grandes villes israéliennes. Les malheureux Libanais, dont beaucoup avaient cru, après le retrait, en 2005, des troupes syriennes, qu'ils allaient progressivement recouvrer leur liberté et leur prospérité, sont à nouveau plongés dans le désespoir.

Tout le monde l'a dit et répété, les attaques du Hamas et du Hezbollah relevaient de la provocation pure et simple, mais la réaction de Tsahal est disproportionnée. Surtout dans la mesure où elle s'en prend au fragile Etat libanais, n'hésitant pas à bombarder ses infrastructures, et même les casernes de son armée, apparemment dans l'espoir de le voir se retourner contre le Hezbollah. Alors que ce dernier dispose de quatorze sièges au Parlement, de deux portefeuilles ministériels et que le général chrétien Aoun, dont on n'a pas oublié le long combat contre l'occupant syrien, a conclu en février avec le grand chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, un accord qui porte, entre autres, sur la nécessité de "se partager la mission de défendre leur pays".

Les Israéliens n'ont pas de chance avec les Libanais. Lorsque, à l'initiative de Sharon, ils ont occupé, en 1982, la moitié du pays du Cèdre, y compris la ville de Beyrouth, ils s'étaient entendus avec les phalangistes de Béchir Gemayel, lesquels avaient promis de liquider les camps de réfugiés palestiniens de la capitale. Mais ils s'étaient empressés d'oublier cet engagement, et "cheikh Béchir", élu président, avait eu le temps, avant d'être assassiné, de refuser à Menahem Begin la signature d'un traité de paix. "Le vieux m'a traité comme un bell-boy", avait-il dit à ses collaborateurs.

EVITER DES CATASTROPHES

Comment expliquer que, des deux côtés, on aille si loin ? Le climat international y est pour beaucoup. Le temps n'est plus où George Bush pouvait se croire investi de la mission - et des moyens - d'établir la démocratie à l'américaine dans l'ensemble du monde islamique. On se tue chaque jour un peu plus en Irak, en Afghanistan, voire en Inde et au Pakistan, pour ne pas parler du Darfour ou de la Tchétchénie. Personne n'ose plus critiquer la Russie et la Chine. L'Europe est trop affaiblie par le non aux référendums français et néerlandais de 2005 pour prendre vraiment ses distances avec Washington. Et il est nécessaire, si l'on veut éviter des catastrophes, de définir une ligne commune envers l'Iran, qui ne fournirait pas tant d'armes au Hezbollah si ce dernier n'était pas devenu un atout important au même titre que les 60 % de chiites d'Irak dans l'action qu'il mène avec détermination pour s'assurer, avec ou sans la bombe, la position de puissance régionale.

Un autre élément joue sans doute un grand rôle. A la différence de ses prédécesseurs, MM. Rabin, Barak ou Sharon, M. Olmert, le nouveau chef du gouvernement israélien, est un civil, sans autorité personnelle sur un establishment militaire, conscient de disposer d'un outil avec lequel aucune armée de la région n'est en mesure de rivaliser. Aucune raison donc, estime la pensée dominante, de faire des cadeaux aux Palestiniens. D'ailleurs, leurs frères arabes, Hezbollah mis à part, ne se précipitent guère pour leur venir en aide. A force de manquer de tout, ne finiront-ils pas par comprendre qu'ils n'ont d'autre solution que de prendre leur parti de l'existence de l'Etat hébreu, et de retrouver ainsi l'aide internationale qui leur a été pour l'essentiel coupée ?

C'est oublier que, comme l'a écrit au XIVe siècle dans ses prolégomènes leur grand philosophe Ibn Khaldoun, les Arabes sont, de tous les peuples, les moins disposés à la subordination. Beaucoup d'entre eux ressentent comme une humiliation la présence sur des terres qu'ils considèrent comme leurs d'un peuple qui ne leur a pas demandé leur avis avant de s'y installer. La contrainte a échoué, de part et d'autre. Ithzak Rabin a ouvert la seule voie : celle de l'acceptation mutuelle. Il est plus que temps de tenter d'y revenir...
ANDRÉ FONTAINE


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-759824,0.html
samedi 22 juillet 2006 à 04:56
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La chancelière allemande refuse de répondre à la lettre d'Ahmadinejad
[ vendredi 21 juillet 2006, 20h29 - AFP ]


La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu'elle refusait de répondre à la lettre que lui a adressée le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dans un entretien qui sera diffusé dimanche par la chaîne de télévision publique allemande ZDF.

Les critiques visant Israël contenues dans cette lettre envoyée mercredi à Berlin sont "complètement inacceptables", a déclaré Mme Merkel. "L'existence d'Israël appartient pour nous à la raison d'Etat", a-t-elle expliqué, soulignant que ce fait était "constamment remis en question" par M. Ahmadinejad.

Le porte-parole du gouvernement allemand, Ulrich Wilhelm, avait déclaré dans la matinée que la lettre contenait "beaucoup de déclarations qui sont inacceptables pour nous, en particulier sur le droit d'existence d'Israël et l'Holocauste", sans citer les propos du président iranien.

Mme Merkel a critiqué aussi le fait que cette lettre ne contienne aucune déclaration sur le thème crucial du nucléaire iranien, soulignant que "notre proposition qui donne vraiment une perspective au peuple iranien, n'est évoquée nulle part" dans la missive.

"Ce n'est pas correct et c'est pour cela que la lettre ne mérite pas de réponse", a-t-elle dit dans cet entretien dont des extraits ont été diffusés vendredi soir par la télévision publique.

La chancelière faisait référence à l'offre des grandes puissances (les cinq Grands plus l'Allemagne), qui comprend des mesures incitatives, notamment en matière économique et nucléaire, mais qui est subordonnée à la suspension des activités d'enrichissement d'uranium par l'Iran.

Il s'agit de la deuxième lettre du président iranien à un dirigeant occidental après celle adressée début mai au président américain George W. Bush et dans laquelle M. Ahmadinejad avait fait une critique en règle de la politique américaine, portant aussi bien sur le centre de détention américain à Guantanamo que sur les "mensonges" de la guerre en Irak.

© 2006 AFP
lundi 24 juillet 2006 à 17:49
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Toyota: Scandale pour dissimulation de défauts

· 82 cas de dysfonctionnements techniques tus

SUR le point de devenir le premier constructeur automobile mondial face à l’américain General Motors, le groupe Toyota a subi le 20 juillet un rude coup pour sa réputation avec l’éclatement d’un scandale de dissimulation de défauts techniques. Le PDG du groupe, Katsuaki Watanabe, s’est exprimé devant les médias en présentant ses «profondes excuses pour avoir inquiété les consommateurs». Le leader nippon de l’automobile est soupçonné d’avoir passé sous silence pendant huit ans un problème affectant la barre d’accouplement, qui assure la liaison entre les deux roues directrices, du modèle de 4x4 Hilux Surf. Ce défaut a été à l’origine en août 2004 d’un accident de la circulation qui a fait pas moins de cinq blessés à Kumamoto, dans le Sud du Japon. Deux mois plus tard, Toyota a annoncé le rappel de 330.000 de ses véhicules, en expliquant que des défauts avaient été relevés sur onze d’entre eux. Mais l’enquête policière a démontré que Toyota avait en fait relevé 82 cas de dysfonctionnements. Autre problème grave à souligner : trois cadres du constructeur sont accusés par les enquêteurs d’avoir eu connaissance du problème pendant huit ans sans rien faire pour mettre en garde les consommateurs. Toyota a reconnu la première accusation, mais pas la deuxième. Le PDG a promis de collaborer avec la justice, et d’améliorer ses contrôles internes de qualité pour qu’un tel incident ne se reproduise pas. “Nous pensons qu’il y a quelques problèmes dans le système de production de Toyota, et nous chercherons probablement à prendre des mesures préventives», a déclaré le vice-ministre des Transports, Masafumi Yasutomi.

jeudi 27 juillet 2006 à 12:30
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Les Marocains, première communauté étrangère en Espagne




Les ressortissants marocains résidant en Espagne représentent toujours la première communauté étrangère avec 535.000 personnes, en hausse d'environ 20.000 personnes en une année.

Selon des chiffres provisoires rendus publics mardi par l'Institut national des statistiques (INE) sur la population vivant en Espagne, les Equatoriens arrivent en deuxième position (400.000) suivis des Roumains (282.000) et des Colombiens (238.000).

Toutefois, les communautés étrangères qui ont enregistré le taux de croissance le plus élevé sont les Roumains (+64.000) et les Britanniques (+45.000).
Selon l'INE, l'Espagne compte environ 44 millions de personnes, dont 3,88 millions d'étrangers, soit environ 9 % du total.

Il ressort de ces chiffres que la population étrangère a enregistré une croissance de deux points en une année.

En général, la population de nationalité espagnole a crû moins vite (+133.000) que la population étrangère (+154.000).

Ces chiffres prennent en compte uniquement les personnes établies légalement et inscrites sur les registres de recensement municipal.


vendredi 28 juillet 2006 à 12:54
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27 juillet 2006 - 13:16

Exhumation de 733 victimes du plus grand charnier de Bosnie

SARAJEVO
- Des experts ont annoncé avoir exhumé les restes de 733 musulmans victimes du massacre de Srebrenica, d'une fosse commune de Bosnie. Ce charnier est le plus important découvert dans le pays depuis la fin de la guerre interethnique de 1992-1995.

"Les experts ont exhumé depuis début juin et jusqu'à ce jour 89 squelettes complets et 644 incomplets", a indiqué à l'AFP un procureur régional.

Le charnier se trouve dans le village de Kamenica, près de la ville de Zvornik, dans la région de Srebrenica en Bosnie orientale. Il s'agit d'un charnier dit "secondaire", les cadavres ayant été exhumés d'une autre fosse commune et enterrés à Kamenica afin de dissimuler le crime.

Quelque 8000 Musulmans ont été tués par les forces serbes bosniaques en juillet 1995 dans la région de Srebrenica, la pire tuerie en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.

"Un tiers du charnier n'a pas encore été exploré ce qui nous fait penser que nous allons découvrir plus de 1000 victimes au total. Il s'agit de la plus grande fosse commune identifiée à ce jour en Bosnie", a-t-il poursuivi. Jusqu'à présent, le plus grand charnier situé à Crni Vrh, au nord-est de Zvornik, renfermait 629 victimes.

Des documents d'identité retrouvés sur place identifient certaines victimes comme étant originaires de Srebrenica. Il s'agit de la huitième fosse commune secondaire découverte à Kamenica. Dans les sept précédentes les experts ont exhumé environ 1000 victimes du massacre de Srebrenica.

Plusieurs milliers de cadavres ont été à ce jour exhumés de quelque soixante charniers dans la région de cette ville. Plus de 2500 victimes de Srebrenica ont été identifiées grâce à des tests ADN.

Les anciens chefs politique et militaire des Serbes bosniaques pendant la guerre de Bosnie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, sont considérés comme les architectes de ce massacre. Inculpés en 1995 de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, ils sont toujours en fuite.


SDA-ATS

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vendredi 28 juillet 2006 à 14:25
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Prison à vie pour l'assassin d'un jeune Français à Fès




Le tribunal de Fès a condamné, mardi 25 juillet, à la prison à vie et sans lui accorder de circonstances atténuantes, le meurtrier d'un jeune touriste français poignardé le 17 février 2005 en pleine Médina de Fès.
Tout au long du procès qui a débuté en février, les avocats d'Abdelillah Al Meziane, 29 ans, ont plaidé pour que la cour accorde des circonstances atténuantes à leur client. Ils ont martelé le fait qu'il était drogué et qu'il souffrait de troubles mentaux.

L'accusé, qui avait été interpellé juste après l'attaque et qui avait alors reconnu les faits, a même affirmé mardi qu'il ne se rappelait de rien.
« Je ne me souviens pas de ce dont vous êtes en train de parler», a-t-il dit au juge quand celui-ci l'a interrogé sur les circonstances du meurtre. La chambre criminelle de la Cour d'appel de Fès (l'équivalent des Assises en France) a au contraire estimé que le meurtrier était responsable de ses actes et qu'il avait tué Benjamin Vanseveren avec préméditation et tenté de tuer également avec préméditation Monique, la mère de la victime.

L'accusé, originaire de Fès, a accueilli le jugement dans le silence, le visage fermé, visiblement épuisé. Son père et sa mère ont quitté la salle d'audience aussitôt après l'énoncé du verdict.
Le 17 février 2005, Benjamin, originaire de Montauban, dans le sud-ouest de la France, avait été assassiné par un inconnu dans la belle médina médiévale de Fès. Il était accompagné de son père, de son frère Maxime, 9 ans, et de sa tante, ainsi que de sa mère Monique, 48 ans, qui avait été grièvement blessée au rein par le même assaillant armé d'un poignard.

Depuis 18 mois, le père, Eric Vanseveren, un cadre bancaire de 48 ans, affirmait qu'il s'agissait d'un «crime à connotation islamiste». Il assurait que le meurtrier, habillé en tenue de prière, avait scandé «Allah Akbar» (Dieu est grand) en poignardant Benjamin.

Mais dans le verdict, le tribunal n'a a aucun moment laissé entendre qu'il s'agissait d'un crime à connotation terroriste ou islamiste. Au contraire, avant même que le jugement ne soit énoncé, le juge a affirmé : «Nous ne sommes pas devant une affaire de terrorisme.»
« Je ne suis pas vraiment satisfait de la manière dont le procès a été mené, parce que le mobile du meurtre a été occulté», a déclaré Eric Vanseveren à la sortie du Tribunal. «La justice n'a pas pris en considération la connotation religieuse du crime», a-t-il estimé. «Le Maroc n'est pas prêt à faire face à l'islamisme», a-t-il ajouté.

La partie civile a regretté que le fkih (religieux) qu'Abdelilah Al Meziane avait rencontré deux jours avant le meurtre n'ait pas été appelé à la barre. L'assassin a dit avoir seulement demandé conseil auprès du religieux, à cause de difficultés liées à son travail. Mais Me Majda Loukili, qui défendait la famille Vanseveren, s'est interrogée :
« Pour quelle raison le prévenu a-t-il demandé à un fkih de lui expliquer un verset du Coran sur le jihad ?»
De même, le frère et la mère de l'accusé avaient reconnu que le comportement d'Abdelilah Al Meziane avait changé après cette rencontre avec le religieux, sans toutefois donner plus de précision.

Mais la justice marocaine a tranché : cette affaire est un simple fait divers et non un crime islamiste ou l'acte d'un jeune homme dément.

Des indemnités ont été accordées à la famille de la victime : la mère a reçu 160.000 dirhams (14.000 euros), le père, 200.000 dirhams (18.000 euros), et le frère, 40.000 dirhams (3.700 euros).

La loi octroie le droit aux deux parties d'interjeter appel dans un délai de dix jours.




samedi 29 juillet 2006 à 17:32
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Deux Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza par l'armée israélienne qui a mis fin vendredi à une opération terrestre particulièrement meurtrière dans un secteur du nord de ce territoire où sévit, selon la Commission européenne, «une crise totale». Un Palestinien de 13 ans a été tué avant l'aube par des tirs israéliens à Jabaliya (nord de la bande de Gaza), selon des sources hospitalières.


Le corps d'un activiste du mouvement islamiste du Hamas a été retrouvé dans le même secteur après le retrait israélien. L'armée israélienne s'est retirée dans la nuit de Choujaïya (nord-est de la ville de Gaza) et de Jabaliya après une importante incursion de deux jours qui a fait 29 morts palestiniens, dont au moins deux jeunes enfants tués par un tir d'obus sur leur maison.

La journée de mercredi a été avec la mort de 24 Palestiniens, dont des civils, l'une des plus sanglantes de l'opération d'envergure lancée dans Gaza le 28 juin pour retrouver un soldat capturé par trois groupes armés palestiniens trois jours plus tôt. «Dans la nuit, l'armée s'est retirée de Choujaïya et Jabaliya», a annoncé un porte-parole militaire en précisant que des opérations se poursuivaient dans le secteur de Soufa (sud de la bande de Gaza) à la recherche de tunnels et d'armements.
Selon l'armée, 25 résistants ont été tués à Choujaïya, dont l'un portait une ceinture d'explosifs.

Les groupes armés palestiniens ont eux confirmé la mort de 13 des leurs, six du Jihad islamique, cinq de la branche armée du Hamas, et deux aux Comités de la résistance populaire.
Selon un responsable de la sécurité palestinienne, «plusieurs maisons et deux puits ont été détruits par des bulldozers»lors de l'incursion. «Il y a de gros dégâts sur les routes à Jabaliya et Choujaïya et le réseau électrique et d'eau a subi d'importants dommages», a-t-il ajouté.

Au total, 145 Palestiniens ont péri dans l'opération israélienne lancée il y a un mois.
Depuis le début de l'Intifada en septembre 2000, 5.292 personnes ont été tuées en grande majorité des Palestiniens. Des raids aériens par ailleurs ont été menés avant l'aube contre des entrepôts d'armes dans toute la bande de Gaza, selon l'armée israélienne. Deux Palestiniens ont été blessés dans un raid visant une maison à Beït Lahya (nord).

La maison d'un activiste du Hamas a également été détruite dans un raid à Choujaïya, tandis qu'à Khan Younès (sud), un atelier sidérurgique a été touché.
A chaque fois, l'armée israélienne a téléphoné aux habitants des maisons visées pour les prévenir de l'imminence des raids. «Nous n'attaquons qu'après avoir prévenu les résidents», a souligné le porte-parole israélien.

La commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, qui a effectué jeudi une visite dans la bande de Gaza, a déclaré que ce territoire palestinien se trouvait dans «une situation de crise totale». «Nous souhaiterions qu'il y ait un travail immédiat pour pouvoir mettre fin à la violence des deux côtés», a-t-elle ajouté.

Mme Ferrero-Waldner a visité l'hôpital Chifa de Gaza, où elle a annoncé le versement progressif de 40 millions d'euros aux Palestiniens dans le cadre d'un mécanisme contournant le gouvernement issu du Hamas, considéré comme une organisation «terroriste» par l'UE et les Etats-Unis.

samedi 29 juillet 2006 à 19:34
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Fusillade dans un centre juif de Seattle: un mort, au moins cinq blessés

AP | 29.07.06 | 10:36

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SEATTLE (AP) --
Une femme a été tuée et au moins cinq autres blessées par balles vendredi par un homme qui est entré dans un centre communautaire juif de Seattle, dans l'ouest des Etats-Unis, ont annoncé les autorités. L'agresseur s'est ensuite rendu à la police et a été arrêté.
Les cinq femmes blessées dans la fusillade, qui a eu lieu à la Fédération juive du Grand Seattle, ont été transportées au Centre médical Harborview. Trois d'entre elles se trouvaient dans un état critique, selon Pamela Steele, porte-parole de l'hôpital.
Amy Wasser-Simpson, vice-présidente de la Fédération juive chargée des services à la communauté, a déclaré au Seattle Times qu'un homme était entré dans le bâtiment et avait lancé, "Je suis un Américain musulman. Je suis en colère contre Israël", avant de tirer.
"Il tirait au hasard sur les gens", a précisé Marla Meislin-Dietrich, qui travaille dans le bâtiment.
La police n'a pas donné d'information sur le mobile du tireur, Naveek Afzal Haq. Selon Laura Laughlin, agent spécial en charge du bureau du FBI à Seattle, le suspect est un citoyen américain qui n'habite pas à Seattle. Cet homme de 30 ans vivait auparavant à Pasco, dans le sud-est de l'Etat de Washington, a précisé la police dans un communiqué. AP

Source: http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20...P2316.html?0846

Ce message a été modifié par uno - samedi 29 juillet 2006 à 19:35.
samedi 29 juillet 2006 à 20:42
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Feu vert européen au vaccin du cancer du col de l'utérus.

LONDRES (Reuters) - Le Gardasil, premier vaccin contre le cancer du col de l'utérus, a reçu l'aval d'un comité d'experts européens, laissant espérer une prochaine vaccination de masse contre cette maladie mortelle.

Merck commercialisera son nouveau vaccin par le biais d'une coentreprise avec Sanofi-Aventis en Europe.

Le Gardasil, que les analystes considèrent comme un "blockbuster" potentiel, fait partie d'un nouveau type de vaccins qui bloque le cancer du col de l'utérus (cancer cervical) en protégeant les patientes du HPV (humain papilloma virus) qui peut provoquer des tumeurs.

L'Agence européenne des médicaments, basée à Londres, a fait savoir que son Comité des spécialités pharmaceutiques (CSP) pour les médicaments à usage humain avait recommandé le Gardasil pour la prévention du cancer, les lésions précancéreuses et des verrues génitales causées par quatre souches de HPV.

Les recommandations fournies par la commission sont en général avalisées par la Commission européenne en quelques mois.

Didier Hoch, président de Sanofi Pasteur MSD, a déclaré espérer une commercialisation du vaccin en Europe d'ici trois mois.

"Nous pourrions lancer le produit pays par pays à partir de la fin octobre", a-t-il déclaré à Reuters, ajoutant que l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et les pays nordiques figureraient parmi les premiers marchés.

Les analystes évaluent à plus de trois milliards de dollars le chiffre d'affaires mondial potentiel du médicament - même si GlaxoSmithKline prépare un produit concurrent baptisé Cervarix.

Hoch estime que le Gardasil contribuera au doublement, en cinq ans, du chiffre d'affaires de la coentreprise européenne de vaccins de Sanofi Pasteur.

Le Gardasil a reçu en juin l'autorisation de la Food and Drug Administration, l'autorité sanitaire américaine, et a été recommandé par des experts pour être prescrit à des fillettes dès l'âge de neuf ans et à des jeunes femmes jusqu'à 26 ans.

Les pays européens donneront probablement leurs propres recommandations sur la commercialisation du produit peu après son autorisation par la Commission européenne.

Un traitement de trois doses de Gardasil devrait coûter environ 300 euros, soit à peu près le même prix qu'aux Etats-Unis.

Hoch note que son prix relativement élevé est justifié par son rapport coût-efficacité, étant donné l'importance du cancer du col de l'utérus qui tue 15.000 femmes en Europe chaque année.

Les coûts constitueront un obstacle pour les pays en développement et Merck et Glaxo collaborent tous deux avec des oeuvres de bienfaisance dont la Bill & Melinda Gates Foundation pour trouver des moyens de subventionner les vaccinations dans les pays pauvres.

L'Agence européenne des médicaments a également précisé que la commission d'experts avait également recommandé le feu vert du Champix, nouveau produit de Pfizer pour l'arrêt du tabagisme.

Le nouveau médicament de Pfizer fait partie de ceux sur lesquels le premier laboratoire mondial compte pour contribuer à relancer sa croissance. Il est vendu sous la marque Chantix aux Etats-Unis où il a été autorisé en mai.

Le suisse Roche Holding a en revanche appris que le Tarceva, son traitement du cancer du poumon, ne serait pas recommandé en Europe pour les cas de cancer du pancréas. Roche avait savoir qu'il pourrait faire appel de cette décision.
lundi 31 juillet 2006 à 11:05
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Scrutin sans incident au Congo

le 31-7-2006 10:59


Les élections au Congo, les premières depuis plus de 40 ans, se sont déroulées hier dans le calme. Le second tour de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) aura lieu, s'il s'avère nécessaire, le 29 octobre prochain.
Hier, les électeurs se sont massivement rendus aux urnes, malgré les appels au boycott lancé par le principal parti d'opposition, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi. A 17h00 locales (18h00 HB) à l'ouest du pays, dont la capitale Kinshasa, et une heure plus tôt dans l'est, les quelque 50.000 bureaux ont fermé progressivement leurs portes, se tranformant dans la foulée en bureaux de dépouillement, sous la supervision de milliers d'observateurs électoraux nationaux et internationaux.

Les principaux des 33 candidats à l'élection présidentielle, dont le président sortant Joseph Kabila et ses rivaux, comme les vice-présidents Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa, ont tous voté à à l'école primaire Bosangani, dans le quartier kinois de la Gombe. Ils ont été imités dans l'après-midi par l'une des quatre candidates féminines à la magistrature suprême, Wivine N'Landu Kavidi (de l'Union pour la Défense de la République, UDR), qui a fait état de fraudes et d'irrégularités constatées à Kinshasa.

Des observateurs internationaux interrogés ont fait état de scrutins en général bien organisés, malgré des cafouillages dus à l'inexpérience ou à une mauvaise organisation. Dans plusieurs bureaux de l'école primaire EP10 de Ngiri-Ngiri dans la banlieue de Kinshasa, l'unique urne blanche prévue pour les législatives - celle pour la présidentielle est orange - était ainsi trop petite pour accueillir les gigantesques bulletins, qui menaçaient de la faire s'ouvrir.
"Même s'il y a des problèmes ici et là, il y a une participation massive à Kinshasa et dans tout le pays. C'est une réussite pur le peuple congolais", a déclaré à la presse le numéro 2 de l'ONU en RDC, ajoutant: "organiser des élections dans un pays aussi grand, avec tous ses problèmes de logistique, c'est un petit miracle".

Le patron de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC), le diplomate américain William Swing, s'est pour sa part refusé à tout commentaire dans l'état actuel des choses mais ne cachait pas sa satisfaction en visitant un bureau de vote.

Ces élections présidentielle et législatives (à un tour) doivent mettre fin à une délicate transition lancée en 2003 après une guerre civile et régionale de près de cinq ans qui a fait près de quatre millions de morts. Elles étaient placées sous la surveillance de près de 80.000 policiers congolais, de 17.600 Casques bleus de la MONUC et d'un millier de soldats européens, mobilisables en cas de "troubles graves". 47.000 observateurs nationaux et 1.500 internationaux – dont plus de 80 Belges - ainsi que plus de 193.000 témoins de partis politiques et de candidats indépendants se sont chargés de vérifier leur caractère libre et démocratique.

Source: Clique ici

Ce message a été modifié par uno - lundi 31 juillet 2006 à 11:07.
vendredi 04 août 2006 à 02:11
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Hop, un article qu'il est rigolo.

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Faut-il payer pour chanter l’Internationale ?

Pendant sept secondes, dans son long métrage Insurrection résurrection, l’acteur et réalisateur Pierre Merejkowsky a siffloté L’Internationale. Comme ça, au débotté. Une improvisation. Une fantaisie qui pourrait coûter cher à son producteur, Les Films sauvages.

Jean-Christophe Soulageon, le directeur, a reçu une lettre sèche, en recommandé avec accusé de réception, de la Société pour l’administration du droit de reproduction mécanique des auteurs compositeurs et éditeurs (SDRM),qui gère les droits d’auteur sur les supports cinématographiques.

"Au cours d’un contrôle dans les salles de cinéma, nos inspecteurs musicaux ont constaté que l’oeuvre L’Internationale avait été reproduite dans le film" sans autorisation. La SDRM demande donc 1 000 euros pour avoir omis de déclarer ce sifflotement, qui constitue une exploitation illégale d’une musique éditée par la société Le Chant du monde.

M.Soulageon ignorait qu’un sifflotement valait chanson. Pis, il ne savait pas non plus que L’Internationale, dont la musique a été écrite par Pierre Degeyter (1848-1932) et les paroles par Eugène Pottier (1816-1887), n’était pas dans le domaine public. Membre du Parti ouvrier français, Pierre Degeyter a composé en 1888 ce qui est devenu par la suite l’hymne du mouvement ouvrier mondial. Le compositeur meurt en 1932 à Saint-Denis, "un peu dans la misère", malgré une petite pension de l’ambassade de l’URSS, précise Hervé Desarbre, le directeur du Chant du monde.

Selon la loi sur la propriété intellectuelle, cette oeuvre ne tombera dans le domaine public qu’en 2014, souligne Philippe Lemoine, responsable des autorisations audiovisuelles de la SDRM. Aux soixante-dix ans de protection post-mortem de l’artiste, s’ajoutent les années de guerre. Le producteur a tenté, en vain, de négocier, en proposant 150 euros au Chant du monde. La société d’édition musicale des "grands Russes" (Chostakovitch, Prokofiev...) aurait préféré une demande préalable. L’épisode est d’autant plus rude que Les Films sauvages ne se sont guère enrichis avec le film de Pierre Merejkowsky. Sorti le 10 novembre 2004 dans une seule salle d’art et d’essai parisienne, ce long métrage a réalisé 203 entrées.

Pourquoi Pierre Degeyter n’est-il pas mort riche ? Chaque fois que L’Internationale était chantée en public, il aurait dû toucher des droits. "L’Union soviétique violait la loi en ne redistribuant rien aux ayants droit", déplore M. Desarbre. A la SDRM, on va plus loin : dans les congrès ou les réunions politiques, les organisateurs devraient prévenir et verser des droits après avoir chanté cet hymne révolutionnaire. Alain Krivine (LCR) s’en amuse : "Je n’ai jamais donné un sou à la Sacem, d’ailleurs on décide toujours au dernier moment de chanter, ça s’est fait des milliers de fois."

Cela peut nous paraître grotesque, mesquin, impossible,mais apparemment nous ne pouvons plus siffler l’Internationale sans banquer à la société "Le chant du monde" qui posséde les droits. Il va falloir faire attention dans nos manifs : les agents de la sacem veilleront aux droits sur nos éclats de voix. "Rien n’est à nous, tout est à eux..."

En est-il de même pour La Marseillaise ? Mais je suppose que dans ce cas la droite veillera à un petit arrangement entre amis.

Anne-CNT
samedi 05 août 2006 à 17:00
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La France a-t-elle des raisons de s’inquiéter ?


Une étude du Congressional Research Services (CRS) donne une indication fort intéressante sur une analyse faite par les experts de l’OTAN et portant sur les capacités des pays arabes de la rive sud de la Méditerranée en matière de missiles balistiques [1].

Selon cette étude, l’armement en missiles risque de devenir le deuxième grand sujet, après la problématique du nucléaire et du chimique. Une série d’articles parus dans la grande presse américaine donne des suites à la rencontre de Condoleezza Rice avec le ministre russe des Affaires étrangère, en avril 2005, rencontre durant laquelle il était question de la communication de la part de Moscou de tout renseignement relatif à la vente de missiles à des pays comme la Syrie, l’Algérie, la Libye et l'Iran.

La demande américaine faite dans le cadre de l’OTAN tend à traduire les nouvelles inquiétudes en termes de « sécurité méditerranéenne ».

La France a toujours prôné « l’intégration militaire contrôlée de la rive sud » dans le processus OTAN mais aujourd’hui, elle soupçonne l’Algérie de posséder déjà des missiles de moyenne portée (1000-3000 km) et de chercher à acquérir auprès des Mollahs de Téhéran des missiles de portée intermédiaire (3000-5500 km).

[1] -cf notre article-



http://www.iran-resist.org/IMG/jpg/Missiles-russian.jpg

Ce message a été modifié par twinsusers - samedi 05 août 2006 à 17:00.
samedi 05 août 2006 à 17:24
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QUOTE (Extraits)
D’un côté, les Etats arabes, en dépit de leur adaptation de surface aux formes démocratiques, ne cesseront pas d’être des “théocraties”, tout simplement à cause de l’enracinement “naturel” de leur pouvoir et de la vision qu’ils ont des non-musulmans. De l’autre, si la démocratie israélienne était fondée sur la pluralité et la diversité, elle contredirait un projet exclusif – celui du peuple juif, qui se considère comme élu, sans diversité ni pluralité. Dans ce coin du monde, une démocratie libanaise s’avérerait, sur le plan humain et culturel, une transgression aussi radicale que durable des règles qui y prévalent, et ce d’autant plus qu’elle serait plus ouverte, plus riche, plus convaincante et plus attrayante.

[...]

Pour le Liban, cette particularité est autant une force qu’une faiblesse. Elle est aussi à la source des influences politiques extérieures auquel le pays succombe. Que le Liban vienne à être détruit, et toute la région se verra privée de cette particularité, modèle de solution humaine, et se retrouvera victime dans son ensemble d’une régression qui la rejettera trois mille ans en arrière. Le danger que l’on court aujourd’hui, c’est un retour au temps des prophéties, des apocalypses, des guerres et du désespoir. Un retour à l’obscurantisme.
samedi 05 août 2006 à 18:00
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vendredi 11 août 2006 à 07:16
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Londres déjoue un vaste projet d'attentats contre des avions de ligne
LE MONDE | 10.08.06 | 13h06

Le Royaume-Uni a peur après l'annonce, dans la matinée de jeudi 10 août, par la police britannique d'un vaste projet d'attentat déjoué visant jusqu'à une vingtaine d'avions de ligne entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Selon le ministre de l'intérieur, John Reid, le complot terroriste visait "à abattre plusieurs avions en vol, causant la perte d'un nombre considérable de vies".


Les engins auraient contenu "un produit chimique liquide", a précisé la police. Une vingtaine de personnes ont été arrêtées pendant la nuit, à Londres, dans le cadre d'une enquête menée depuis plusieurs mois par des unités antiterroristes. Selon la chaîne d'information Sky News, il s'agirait de Britanniques d'origine pakistanaise. "Si la conspiration n'avait pas été déjouée, si les terroristes étaient parvenus à monter dans l'avion, cela aurait été pire que le 11-Septembre", a déclaré un expert de la sécurité aérienne.

A 2 heures du matin, le ministre de l'intérieur a fait passer l'état d'alerte terroriste de "sévère" à "critique", soit le plus haut niveau, celui d'une attaque imminente. Les terroristes prévoyant, à bord d'appareils entre les deux pays, de faire exploser des engins contenant des explosifs "liquides" dissimulés dans des bagages à main, les passagers se sont vus interdire d'emmener des bagages à bord. "Le gouvernement a fait savoir que sa consigne s'appliquerait à toutes les compagnies aériennes opérant à partir des aéroports britanniques", a déclaré la compagnie British Airways.

Les seules exceptions sont les médicaments, le billet, un passeport, un mouchoir et un portefeuille, qui doivent être placés ans des pochettes transparentes. Les téléphones et les ordinateurs portables ainsi que les clés doivent être placés dans les bagages de soute.

A l'instar de ce qui se passe Outre-Atlantique, tous les passagers seront soumis à une fouille manuelle et leurs chaussures et ceintures seront passées aux rayons X. Les passagers à destination des Etats-Unis sont désormais soumis à un deuxième contrôle sévère à l'embarquement, entraînant des retards de plusieurs heures en pleine saison touristique.

La compagnie British Airways a demandé, jeudi matin, l'annulation de tous les vols européens à destination de Londres. Air France, la Lufthansa ont annulé temporairement leurs vols vers la capitale britannique. Les Etats-Unis ont relevé le niveau d'Etat d'alerte terroriste.

L'aéroport d'Heathrow est quadrillé par des escouades de policiers armés, en particulier dans les terminaux 3 et 4, points de départ des vols transatlantiques à risque. Des masses de voyageurs sont bloquées aux guichets d'enregistrement. Les voyageurs, en particulier la très importante clientèle d'affaires, ont été mis en garde pour éviter les mauvaises surprises sur la prohibition des documents de travail confidentiels à bord. Bon nombre de banquiers de la City ont annulé leur déplacement.

L'explosion d'une bombe à bord d'un avion civil a toujours été considérée comme la principale menace posée par le terrorisme aérien. Depuis le déclenchement de la guerre au Liban et l'alignement de Tony Blair sur l'administration américaine dans son refus d'un cessez-le-feu immédiat, une attaque terroriste contre le Royaume-Uni était redoutée, avaient récemment déclaré les responsables de la police.

Pour le professeur Paul Wilkinson, expert du terrorisme à l'université de Saint Andrews, "l'important est que la conspiration a échoué. Les avions entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont la cible idéale, le symbole de la coopération entre Londres et Washington. Heureusement que la sécurité est sévère dans nos aéroports". En vacances à la Barbades (Antilles), le premier ministre britannique a informé dans la nuit le président américain George Bush de l'opération antiterroriste à laquelle il avait donné son "plein accord", a indiqué un porte-parole du 10 Downing Street.

La tentative d'attentat ravive le traumatisme des attaques, perpétrées le 7 juillet 2005 contre le réseau de transports publics de Londres par quatre jeunes musulmans britanniques, et qui avaient fait 52 morts et 700 blessés.

A la suite de l'échec, le 2 juin, d'une opération antiterroriste à la recherche d'une arme chimique, l'hebdomadaire the Observer avait affirmé que la police et le MI5 (contre-espionnage) avaient identifié jusqu'à 800 personnes susceptibles d'être impliquées dans des complots terroristes inspirés par la mouvance islamique.

Ces mêmes sources redoutaient alors une nouvelle attaque en Grande-Bretagne dans les prochains mois.

Marc Roche
Article paru dans l'édition du 11.08.06


vendredi 11 août 2006 à 20:18
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Escalade "catastrophique" de la violence au Darfour, selon Jan Egeland

Le jeudi 10 août 2006

Agence France-Presse
GENEVE


La violence a atteint un niveau "catastrophique" au Darfour, province de l'ouest du Soudan en proie à une guerre civile depuis trois ans, a averti jeudi le coordinateur des affaires humanitaires de l'Onu, Jan Egeland.

"S'il n'y avait pas une guerre au Liban, nous serions tous mobilisés pour remédier à la détérioration de la situation au Darfour", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.

"Nous n'avons pratiquement aucun accès (pour l'aide humanitaire) au Darfour et nous avons enregistré une augmentation de plus de 100% des attaques et affrontements dans la première moitié de l'année par rapport à la même période de 2005", a-t-il expliqué.

"La situation empire et devient catastrophique au Darfour", s'est alarmé le responsable onusien.

Huit travailleurs humanitaires ont été tués au Darfour depuis cinq semaines, selon l'Onu, qui signale aussi une augmentation des détournements de véhicules des agences humanitaires (30 depuis le début de l'année contre neuf l'an dernier).

"Nous ne pouvons pas faire face à la situation même si nous menons au Darfour la plus grande opération humanitaire jamais tentée", a averti Jan Egeland.

Un rapport de l'Onu publié mercredi avertit que l'accord de paix signé en mai au Darfour est "voué à l'échec" parce que la situation des droits de l'homme a empiré depuis sa signature. Au total 250.000 personnes au Darfour ont besoin d'une aide d'urgence mais sont inaccessibles.

Malgré l'accord signé en mai dernier entre le gouvernement central et une partie des mouvements rebelles, le conflit continue de faire rage. Depuis février 2003, la guerre civile au Darfour a fait au moins 200.000 morts et plus de 2 millions de déplacés.

pac-avz/hba

Source: Clique ici
lundi 14 août 2006 à 12:52
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Hop, festoyons un instant, juste avant de partir nettoyer les bombes non-explosées, les gravas, les cadavres et la côte libanaise (pleine de pétrole.)

Les armes se sont tues au Liban

La cessation des hostilités entre le Hezbollah libanais et Israël est entrée en vigueur lundi à 8H00, après un mois d'une guerre meurtrière et une dernière vague de raids israéliens à l'aube. Un seul incident a été signalé dans la matinée.

A Tyr, au Liban sud, le silence s'est fait après des jours de bombardements aériens et de tirs d'artillerie, ont rapporté les journalistes. Dans les heures qui ont précédé, l'aviation israélienne a mené une série de raids sur le sud du pays et dans la vallée de la Bekaa, faisant au moins deux morts, dont un militaire libanais, tandis que l'artillerie pilonnait des positions du Hezbollah à Khiam, dans le sud-est du Liban.

Lâché de tracts sur le Liban

A 6H00 locales, les avions israéliens ont lancé des tracts avertissant les Libanais de nouvelles représailles si le Hezbollah lance de nouvelles attaques. "Libanais, le Hezbollah qui sert les intérêts de ses maîtres iraniens et syriens vous a apporté la mort et la destruction. tes-vous prêts à payer ce prix une seconde fois ?", dit le texte.

"Sachez que l'armée de défense d'Israël reviendra à la charge et agira avec la force nécessaire en cas de nouveaux actes terroristes à partir du Liban". Le conflit, déclenché le 12 juillet quand le Hezbollah a capturé deux soldats israéliens à la frontière, a coûté la vie à plus de mille civils libanais.

Le cessez-le-feu, une première étape

"La cessation des hostilités et la fin des combats" entreront en vigueur le 14 août à 5H00 GMT, avait annoncé samedi le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan après s'être entretenu avec les Premiers ministres d'Israël et du Liban.

L'arrêt des combats est la première étape de l'application de la résolution 1701 (lire ci-contre), votée vendredi soir par le Conseil de sécurité de l'Onu et entérinée samedi par le Liban puis dimanche par le cabinet israélien.

Accrochage isolé

Un combattant du Hezbollah a été tué lundi matin au Liban environ quatre heures après la fin des hostilités, a-t-on indiqué de source militaire israélienne. Selon cette source, ce combattant a ouvert le feu contre des soldats israéliens qui ont riposté et l'ont tué. Cet accrochage, pour l'heure isolé, est survenu aux abords du fleuve Litani, a-t-on précisé de même source.

Au Liban Sud toujours, un enfant est mort dans l'explosion d'une bombe qui n'avait pas explosé à l'impact. Quinze autres personnes ont été blessées. Elles rentraient chez elles, après un mois de raids aériens israéliens.

agences/ant

Source.
mercredi 16 août 2006 à 19:35
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Catastrophe nucléaire évitée de justesse le 25 juillet 2006 en Suède


L’Europe est passée à deux doigts de la catastrophe nucléaire le 25 juillet 2006 à cause d’un court-circuit qui a provoqué le black-out d’un réacteur à Forsmark en Suède. Selon un ancien responsable de cette centrale, "C’est l’événement le plus dangereux depuis Harrisburg et Tchernobyl".



Alors que la panne gravissime du réacteur suédois fait la UNE de la presse en Europe, on en a très peu entendu parler en France. Le Réseau "Sortir du nucléaire" apporte donc la lumière sur le plus grave événement lié à un réacteur nucléaire depuis l’explosion de Tchernobyl, il y a exactement 20 ans.



Le 25 juillet dernier à la centrale nucléaire de Forsmark (Suède) un court-circuit dans le réseau électrique extérieur de la centrale a provoqué la perte d’alimentation électrique du réacteur n°1. Le réacteur a alors été stoppé d’un seul coup en raison de la coupure de courant. Tous les écrans de la salle de contrôle se sont éteints simultanément : les opérateurs se sont retrouvés sans les commandes face à un réacteur incontrôlé et incontrôlable. Une seule solution pour éviter la fusion du coeur : mettre en route les quatre générateurs de secours pour alimenter en électricité les pompes de refroidissement du réacteur. Mais aucun n’a démarré spontanément comme il aurait dû le faire dès qu’une panne de l’alimentation extérieure survient. Deux générateurs s’amorcèrent après un temps de latence sur lequel l'exploitant et les autorités suédoises gardent le flou mais deux autres générateurs n’ont pas répondu. Il semblerait que les batteries des générateurs aient été affectées par le court-circuit. Le cœur ne pouvant plus désormais suffisamment évacuer sa chaleur, s’est échauffé [1], le niveau de l’eau dans le circuit primaire a baissé de deux mètres et la pression a dégringolé à 12 bars alors qu’elle doit se maintenir à 70 bars. Dans ces conditions l’accident majeur n’est plus qu’une question de minutes. Or il faudra 23 minutes à l’équipe en place pour finalement arriver à démarrer manuellement les deux autres générateurs de secours. 23 minutes pendant lesquelles les opérateurs n’ont pas su si le réacteur était vraiment à l’arrêt et si leurs actions avaient les conséquences voulues [2]. Pourquoi seulement deux générateurs sur quatre ont initialement démarré alors que les quatre générateurs étaient de même conception ?
On l’ignore toujours.

Que se serait-il passé si aucun des générateurs de secours n’avait fonctionné à Forsmark le 25 juillet ?
La première phase de la destruction du cœur, selon les Suédois, se serait produite 7 minutes plus tard et la fusion, dans l’heure qui aurait suivi, produisant un dégagement colossal de radioactivité qui se serait disséminée dans toute l’Europe. Une fois le processus de fusion du cœur entamé, l’explosion du réacteur risquait de se produire à n’importe quel moment [3]. Le réacteur de Forsmark est bien passé très très près de la catastrophe nucléaire.
Un ancien responsable et constructeur du réacteur n°1 de Forsmark, Lars-Olov Höglund, confirme qu’il s’agissait bien d’un événement gravissime : "C’est un pur hasard si la fusion du cœur n’a pas eu lieu" a-t-il déclaré au journal suédois Svenska Dagablet [4].
Faut-il rappeler que l’organisme de contrôle nucléaire américain, la NRC [5], estime que 50 % des scénarios menant à la fusion du cœur ont une seule et même cause : la coupure de courant du réacteur [6] ?

Comme un défaut générique est très vraisemblablement à l’origine de la panne gravissime, l’organisme de contrôle nucléaire suédois a fermé préventivement trois réacteurs.
Si l’on tient compte des réacteurs fermés pour maintenance, la Suède a aujourd’hui la moitié de ses réacteurs en berne. L’Allemagne et la Finlande examinent de près chacun de leurs réacteurs nucléaires et la France, bien évidemment, ne fait rien, persuadée qu’elle est de son infaillibilité. On pourra toujours nous raconter que cela ne peut pas arriver aux réacteurs français parce que leur conception est différente mais c’est un court-circuit hors du réacteur qui a mis à genoux le réacteur suédois.

EDF et la DGSNR [7] doivent impérativement démontrer que ce risque n’existe pas en France. Jusqu’à preuve du contraire, l’accident majeur nucléaire est possible en France en raison d’un court-circuit sur le réseau électrique. En attendant, les 58 réacteurs nucléaires français doivent être arrêtés et inspectés minutieusement pour déterminer s’il y a ou non un tel défaut générique.

Oui, on peut perdre le contrôle d’un réacteur occidental récent pendant plus de 20 minutes. Oui, on risque l’accident nucléaire à cause d’un simple court-circuit. Non, les tenants de l’atome n’ont pas tout prévu. Preuve en est la déclaration de l’AIEA [8] rapportée l’année dernière par l’exploitant du réacteur suédois : "La centrale nucléaire de Forsmark est une des plus sûres au monde et il devrait être possible de la faire fonctionner pendant encore 50 ans" [9].
Belle clairvoyance !
La technologie nucléaire est extrêmement fragile par essence parce qu’elle met en œuvre une infinité de procédés plus complexes les uns que les autres, rendant les sources d’accidents multiples et imprévisibles. Le nucléaire est par nature périlleux et ingérable. Forsmarks Kraftgrupp, l’exploitant de la centrale de Forsmark, l’avait probablement oublié en affirmant en 2005 qu’"un réacteur nucléaire n’est en réalité qu’une bouilloire géante" [10].
La crise nucléaire de Forsmark montre clairement que les réacteurs russes RBMK ne sont pas les seuls à être dangereux mais que, bien au contraire, tous les réacteurs nucléaires sont menaçants même s’ils sont construits par une des nations les plus développées au monde, la Suède. Le nucléaire nous fait prendre des risques ahurissants sans pouvoir assurer notre sécurité.
Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?

Pour qu’on arrête de jouer nos vies à la roulette russe, exprimons notre refus de l’énergie nucléaire à nos gouvernants en rejoignant le 17 mars 2007 les manifestations du Réseau "Sortir du nucléaire" contre la relance du nucléaire à Lyon, Toulouse, Rennes, Strasbourg et Lille.

Martin Leers, chargé de campagne au Réseau "Sortir du nucléaire"
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php...uede&page=index
mercredi 16 août 2006 à 21:01
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Merci de l'info Diogene, c'est grave ce qu'il vient de se passer, mais c'est incroyable que ce genre d'info soit tenu secret plusieurs jours et encore maintenant c'est confidentiel!
jeudi 17 août 2006 à 17:29
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Le meurtre d'une Pakistanaise secoue les Italiens
Italie Hina a été égorgée dans sa chambre par son père, qui désapprouvait sa conduite.


ELLE AVAIT 21 ans, un air mutin, un joli sourire sur les lèvres. Les photos parues dans la presse la représentent vêtue d'une robe blanche d'été, les bras nus. Hina a été égorgée vendredi dernier dans sa chambre, à Brescia (Lombardie) par son père Mohammed Saleem, un musulman intégriste, à l'issue d'un conseil de famille : «Je ne voulais pas qu'elle devienne comme les autres», a commenté l'assassin.

Le procureur de Brescia, Giancarlo Taquini, a confirmé hier les résultats de l'enquête en attribuant ce crime «d'une cruauté inouïe» aux «profondes convictions religieuses» de la famille. Après l'arrestation du père et de l'oncle, une troisième personne, sans doute le beau-frère de la victime, est recherchée. Ils sont accusés d'homicide volontaire aggravé. Ils avaient enterré le corps dans le jardin du logis familial, la tête tournée vers l'est, sous 80 centimètres de terre.

es rythmes de la tradition

Mohammed Saleem était arrivé d'Islamabad il y a une dizaine d'années. Il s'était établi à Sarezzo, dans le Val Trompia. Cette banlieue industrielle aux portes de Brescia abrite une pépinière d'entreprises dynamiques. La province recense cent mille immigrés, dont 10% de Pakistanais. Très vite, sa famille l'a rejoint : sa femme et leurs six enfants, quatre filles, dont Hina, et deux garçons, ainsi que son frère et d'autres parents. Une fois son travail terminé à l'usine, Mohammed aide son fils aîné à gérer un petit restaurant pakistanais.

La vie en famille était réglée par les rythmes de la tradition. Éducation à la pakistanaise pour les enfants, vêtements traditionnels pour les filles, interdiction de sortir avec des garçons n'appartenant pas à la communauté. Cela n'a pas pourtant pas empêché Mohammed de demander à être naturalisé italien. Il a déposé sa demande il y a deux mois à la préfecture. La famille tolérait mal les velléités d'indépendance de Hina. La jeune femme portait jeans et minijupes, fumait en public, travaillait comme serveuse dans un restaurant indien. Et surtout elle vivait depuis quelques semaines chez son ami italien, Giuseppe, un ouvrier métallurgiste de son âge. Refusant le mari pakistanais, de confession musulmane, que son père lui avait trouvé.

Son arrêt de mort aurait été décidé entre les hommes de la famille. Un voisin les a vus enterrer le corps dans une fosse creusée depuis plusieurs jours. «Mon client est animé par de profondes convictions religieuses. Il suit scrupuleusement le Coran», a déclaré l'avocat de Mohammed, qui n'a pas manifesté le moindre repentir. Un tel comportement est rituel au Pakistan. Dans une enquête portant sur l'année 1997, l'Unicef recensait 300 jeunes femmes ayant subi le même sort dans une seule province.

Cet assassinat barbare révulse les Italiens. Pour le ministre de l'Intérieur, Giuliano Amato, il faudra faire en sorte que «tout candidat à la nationalité italienne adhère aux valeurs fondamentales de notre société qui confèrent à la femme le droit d'être respectée et de choisir librement sa vie». Le projet de loi visant à accélérer les naturalisations d'immigrés qu'il vient de déposer au Parlement «devra en tenir compte».Richard Heuzé

Source: http://www.lefigaro.fr/international/20060...s_italiens.html

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