Thursday 29 November 2007 à 21:46
Thursday 29 November 2007 à 14:01 est ce que d'apres vous un ministre peut faire ce genre de declaration sans en aviser le president ?
Normalement, la politique extérieure est un domaine réservé au président de la République et au ministre des affaires étrangères.
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Algérie: Bouteflika désavoue son ministre sur des propos anti-SarkozyALGER, 29 nov 2007 (AFP) - 29/11/2007 15h58
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a désavoué jeudi son ministre des Anciens combattants, membre du "noyau dur" des vétérans de la guerre d'indépendance (1954-1962), qui avait déclenché une polémique sur les origines juives du président français Nicolas Sarkozy.
M. Bouteflika a rappelé que "la politique extérieure de l'Algérie" relève de son domaine réservé et de ses plénipotentiaires, dont le ministre des Affaires étrangères", à l'exclusion de tout autre membre du gouvernement.
A quelques jours d'une visite d'Etat de M. Sarkozy en Algérie, prévue du 3 au 5 décembre, le ministre des Moudjahidine (anciens combattants), Mohammed-Chérif Abbas, avait évoqué dans un entretien au quotidien algérien Al Khabar le soutien d'un "lobby juif" et les origines du chef de l'Etat français, avant de nuancer ses propos, sans toutefois les démentir.
M. Bouteflika a eu également un entretien téléphonique avec le président Sarkozy, dans lequel il a réaffirmé que les propos du ministre "ne reflètent en rien la position de l'Algérie".
Au cours de cet entretien annoncé par la présidence algérienne, M. Bouteflika a également assuré que "le Président français sera reçu en ami, au cours de sa visite d'Etat en Algérie, une visite essentielle pour les deux pays".
Des rumeurs avaient commencé à circuler à Alger et à Paris sur un éventuel report ou annulation de cette visite.
Le chef de file des députés socialistes français, Jean-Marc Ayrault, a estimé que M. Sarkozy ne pouvait "pas aller à Alger sans obtenir avant des excuses".
Le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française, Axel Poniatowski (UMP), s'était indigné dès mercredi des propos prêtés à M. Abbas, en les qualifiant d'"à la fois de grotesques, inutilement blessants, totalement déplacés et d'extrêmement grossiers". "D'ici la visite de M. Sarkozy en Algérie, il nous faut des explications", avait-il dit.
La sèche mise au point de M. Bouteflika est intervenue après une "demande de clarifications" de Paris.
Le président algérien a rappelé qu'il n'est "pas des traditions" de l'Algérie "de porter des jugements de valeur sur des hommes d'Etat étrangers ou de s'immiscer dans la politique intérieure des autres Etats, notamment lorsqu'il s'agit d'un pays ami" comme la France.
Plusieurs ONG françaises, dont La Ligue des Droits de l'Homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) et la Licra avaient condamné mercredi les propos de M. Abbas.
Jeudi matin, le ministre algérien a reçu le soutien de plusieurs vétérans de la guerre d'indépendance algérienne, notamment celui du chef de la puissante Organisation nationale des Moudjahidine (ONM, anciens combattants), Said Abadou.
Ces vétérans hostiles à la France espèrent obtenir du président Sarkozy des excuses pour les "crimes" que le colonialisme aurait commis en Algérie entre 1830 et 1962.
Cette question, qui empoisonne depuis longtemps les relations entre les deux pays, a fait capoter le projet d'un traité d'amitié qui devait être signé fin 2005. M. Sarkozy avait enterré ce projet, porté par son prédécesseur Jacques Chirac, en affirmant que "l'amitié n'avait pas besoin d'être gravée dans le marbre" et en rejetant toute idée de repentance.
M. Abadou a exigé de nouveau une "repentance" de Paris. "Nous ne tournerons pas la page des crimes de la France avant que des excuses nous soient présentées", a-t-il insisté.
Mohamed El-Korso, historien et président de la "Fondation du 8 mai 1945", qui milite pour la reconnaissance comme "crimes contre l'humanité" des massacres de Sétif, perpétrés par l'armée française, a qualifié de "baiser empoisonné" la prochaine visite de M. Sarkozy.
Il a dénoncé la "campagne de presse" en France, qui, selon lui, "a déclenché l'apocalypse contre l'Algérie, juste parce qu'un ministre algérien a donné un témoignage tiré de la biographie de Sarkozy" sur ses origines juives.
http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Al...48.occohos9.xml
Ce message a été modifié par karim06 - Thursday 29 November 2007 à 21:48.