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Monday 22 January 2007 à 19:12
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L'Iran interdit l'accès à son nucléaire à 39 inspecteurs de l'AIEA
AFP.


L'Iran a exercé ses premières représailles après les sanctions contre son programme nucléaire, en décidant d'interdire l'accès à son territoire à 38 inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
"C'est le premier pas destiné à limiter la coopération avec l'agence" onusienne de sécurité nucléaire, a déclaré lundi le chef de la commission du Parlement pour la Sécurité nationale, Allaeddin Boroudjerdi.
Une commission spéciale a dressé une liste de 38 inspecteurs qui "ne sont pas autorisés à pénétrer en Iran, et cette restriction a été officiellement notifiée à l'AIEA", a-t-il expliqué.
Les inspecteurs mènent régulièrement des visites de routine dans les installations nucléaires iraniennes, l'Iran étant membre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
Les seuls obstacles à leur travail consistaient jusqu'ici en des visas tardifs ou des restrictions d'accès à certaines installations.
La situation a changé avec l'adoption le 23 décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU de sanctions contre les programmes nucléaire et balistique iraniens, à cause du refus de Téhéran de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.
En retour, le Parlement iranien a adopté le 27 décembre une loi enjoignant au gouvernement de "réviser (sa) coopération" avec l'AIEA.
M. Boroudjerdi n'a apporté aucun détail sur la composition de la liste des 38 inspecteurs, si ce n'est qu'elle n'a "pas été établie selon un critère de nationalité".
Il n'a pas précisé non plus la date d'entrée en vigueur et le délai d'application de cette restriction.
En visite à Paris jeudi, le directeur de l'AIEA Mohammed ElBaradei avait fait part de son inquiétude sur les conséquences qu'auraient les sanctions de l'ONU, évoquant les risques d'"escalade".
Dimanche, Iraniens et Américains ne semblaient pas prêts à céder du terrain.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé qu'"aucun responsable du pays n'a le droit de reculer" sur le programme nucléaire.
De son côté, le sous-secrétaire d'Etat américain Nicholas Burns a averti que si l'Iran "ne suspend pas d'ici le 21 février ses activités nucléaires à Nantaz (son centre d'enrichissement d'uranium), il sera confronté à une seconde série de sanctions".
La résolution 1737 prévoyant des sanctions contre Téhéran a enjoint à M. ElBaradei de présenter un rapport dans un délai de 60 jours, sur le respect ou pas par l'Iran des exigences du Conseil.
Lundi, les 27 pays de l'Union européenne ont annoncé leur intention de "mettre en oeuvre dans leur intégralité et sans délai" les sanctions adoptées à l'ONU.
Le chef de la diplomatie britannique, Margaret Beckett, a souligné qu'il fallait "appliquer intégralement la résolution de l'ONU, afin de maintenir la pression sur l'Iran pour qu'elle accepte l'offre de la communauté internationale de revenir à la table des négociations".
Les déclarations de fermeté américaines sont sous-tendues par la menace d'une action militaire.
"Nous disposons de toutes les options, mais nous préférons une solution diplomatique", a dit M. Burns dimanche. Les Etats-Unis n'ont jamais exclu l'usage de la force pour entraver la progression du programme nucléaire iranien.
Fort opportunément, le corps d'élite des Gardiens de la révolution a annoncé dimanche la tenue d'exercices militaires, comprenant des tirs de missiles à courte portée.
Ces forces sont "totalement prêtes à affronter n'importe quelle menace étrangère", a dit lundi un commandant des Gardiens de la révolution, au premier jour de cet exercice.
De nombreux pays craignent que le programme nucléaire civil iranien, qui en est encore au stade des recherches, ne soit détourné à terme à des fins militaires. Téhéran a toujours démenti que telle soit son intention.

EDIT (Yorgat)Suite du sujet "L'iran affirme posséder la technologie nucléaire
http://www.comlive.net/sujet-102627.html


Ce message a été modifié par Yorgat - Friday 26 January 2007 à 01:53.
Friday 26 January 2007 à 02:07
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Tain, je trouvait ça bizarre aussi. dry.gif

Esperons que ce topic regorgera de moins de HS que l'autre.
Friday 26 January 2007 à 03:01
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QUOTE (Daddy-O @ 26 Jan 2007 à 01:07)
Tain, je trouvait ça bizarre aussi. dry.gif

Esperons que ce topic regorgera de moins de HS que l'autre.

Tu peux dire merci ... ça va t'aider à garder ta carte VIP .. mrgreen.gif
Friday 26 January 2007 à 19:24
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QUOTE (Yorgat @ 26 Jan 2007 à 03:01)
QUOTE (_DaddyO_ @ 26 Jan 2007 à 01:07)
Tain, je trouvait ça bizarre aussi. dry.gif

Esperons que ce topic regorgera de moins de HS que l'autre.

Tu peux dire merci ... ça va t'aider à garder ta carte VIP .. mrgreen.gif

C'est pas juste. crying.gif
Le seul topic qui faisait augmenter mon Comrank (par sa pertinence) a été fermé...
Thursday 01 February 2007 à 21:21
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QUOTE

Le Président est revenu jeudi sur des déclarations qu'il avait tenues lundi dans une interview accordée à trois journaux

Lors de cette interview, Jacques Chirac avait également lancé: "Où l'Iran enverrait-il cette bombe nucléaire ? Sur Israël ? Elle n'aura pas fait 200 mètres dans l'atmosphère que Téhéran sera rasée."

Les mises au point de l'Elysée
Jeudi, la présidence de la République a réaffirmé avec force que "la position de la France n'a pas changé". Le palais présidentiel a martelé que Paris "ne peut accepter la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire". Plus tôt dans la matinée, l'Elysée avait admis que Jacques Chirac avait eu lundi "un raisonnement extrêmement condensé, schématique", qu'il avait lui-même cru bon de "rectifier".

"Le président de la République a réaffirmé de la façon la plus claire la politique française vis-à-vis de l'Iran. La France, avec la communauté internationale, ne peut accepter la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire et demande à l'Iran de respecter ses engagements au titre du TNP, tout en réaffirmant le droit de ce pays à l'énergie nucléaire civile", a indiqué l'Elysée dans un nouveau communiqué paru jeudi après-midi.

Washington calme le jeu
Le porte-parole de la Maison blanche Tony Snow a minimisé la polémique suscitée par les propos chiraquiens. "Je crois qu'il a révisé et développé ces propos." "Notre position sur l'Iran est claire: ils ne doivent avoir aucune arme nucléaire, en outre ils doivent prendre des mesures pour suspendre leurs activités d'enrichissement et de conversion d'uranium, ce n'est pas seulement la position déclarée des Etats-Unis, mais aussi celle de ses alliés, y compris la France, quand il s'agit de traiter avec les Iraniens."

Ironie dans les médias américains
Mardi, le président avait rencontré à nouveau les journalistes et était revenu sur ses propos de la veille. Ces trois journaux ont consacré une large place à cette "rectification"."Quand Chirac rectifie Chirac", avait écrit en conséquence le Nouvel Observateur, tandis que l'International Herald Tribune avait titré en une : "Chirac songe, puis revient en arrière", à propos de cet entretien. "Chirac pas troublé par un Iran  nucléaire - puis revient en arrière", avait titré pour sa part le New York Times.

Le PS critique Chirac
Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, a jugé "impardonnable" jeudi "la très grave faute" commise par le président Jacques Chirac sur la question du nucléaire iranien dans une interview, parlant d'"irresponsabilité". Selon lui, le chef de l'Etat a tenu des "propos invraisemblables" lors de cette interview au Nouvel Observateur, au New York Times et à l'International Herald Tribune.

"Qu'aurait-on dit de Mme Ségolène Royal si elle avait commis cette très grave faute diplomatique, cette très grave faute en terme de sécurité nucléaire mondiale ? Que dirait-on? Incompétence, folie, irresponsabilité ? Alors ces mots-là, je les applique au chef de l'Etat et à son délégué dans la campagne M. Sarkozy, à la droite au pouvoir."

Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS, a réclamé pour sa part "une clarification d'urgence" après "la gaffe du président" sur le dossier nucléaire iranien, demandant l'audition des ministres des Affaires étrangères et de la Défense.

L'Elysée se défend
Constatant certaines réactions négatives tant dans les médias américains que dans les rangs de l'opposition politique, la présidence a qualifié jeudi de "polémique honteuse" la manière dont ont été rapportés les propos du président Jacques Chirac, et a critiqué les médias américains "qui n'hésitent pas à faire feu de tout bois contre la France".

Il s'agit d'une "interprétation sollicitée de propos en vue de déclencher une polémique honteuse sur un sujet où l'engagement de la France et du président de la République a toujours été constant et déterminé", a déclaré l'Elysée.

Villepin soutient Chirac
Le Premier ministre français a assuré jeudi à Bucarest qu'il n'y avait pas "matière à polémique", après les cafouillages autour de déclarations du président Jacques Chirac sur l'Iran  et le nucléaire. "La situation est parfaitement claire, la position du président Chirac est connue et constante", a ajouté Dominique de Villepin lors d'une visite en Roumanie. "L'Iran doit satisfaire à ses obligations et engagements. Si c'est le cas,
la France est ouverte au dialogue", a-t-il ajouté.
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Nouvelobs.com, 1 février - Extraits de l'interview du lundi 29 janvier - Les extraits consacrés à l’Iran de la première interview de Jacques Chirac à l’Elysée enregistrée par Le Nouvel Observateur, l’International Herald Tribune et le New York Times, le lundi 29 janvier 2007.

Elaine Sciolino, New York Times - Monsieur le Président, vous avez parlé tout à l’heure en ce qui concerne l’énergie nucléaire. Quelles sont les possibilités de l’énergie nucléaire dans l’avenir, surtout pour les pays émergents – un pays comme l’Iran par exemple ? Veuillez m’excuser, l’Iran…

Jacques Chirac - … est votre spécialité. Il n’y a pas de problème. Je dois dire qu’il y a d’abord deux problèmes différents : c’est l’électronucléaire et le nucléaire militaire. Ce qui nous inquiète en Iran, ce n’est pas l’électronucléaire, c’est le nucléaire miliaire, l’enrichissement de l’uranium. C’est ça qui nous inquiète. C’est le refus de l’Iran d’accepter les contraintes de l’AIEA, et donc d’arrêter d’enrichir l’uranium. Et c’est très dangereux. C’est très dangereux, il faut y faire très attention.

Je dirais que ce n’est pas tellement dangereux par le fait d’avoir une bombe nucléaire – peut-être une deuxième un peu plus tard, bon… ça n’est pas très dangereux. Mais ce qui est très dangereux, c’est la prolifération. Ça veut dire que si l’Iran poursuit son chemin et maîtrise totalement la technique électronucléaire, le danger n’est pas dans la bombe qu’il va avoir, et qui ne lui servira à rien… Il va l’envoyer où, cette bombe ? Sur Israël ? Elle n’aura pas fait 200 mètres dans l’atmosphère que Téhéran sera rasé.

Ce qui est dangereux, c’est la prolifération, et c’est tout de même très tentant, pour d’autres pays qui ont de gros moyens financiers dans cette région, de dire « eh bien, nous aussi, on va le faire, ou on va aider d’autres à le faire ». Pourquoi l’Arabie Saoudite ne le ferait pas ? Et pourquoi n’aiderait-elle pas l’Egypte à le faire également ? C’est ça le danger. Donc il faut trouver un moyen de régler ce problème. Alors ça, c’est le nucléaire militaire.

Carole Barjon, Le Nouvel Observateur - Mais jusqu’où les Occidentaux peuvent-ils aller dans la menace de sanctions contre l’Iran, sans risquer de représailles, notamment sur le Liban ?

Jacques Chirac - Ce n’est pas tout à fait le sujet de notre… bon. J’ai pour le Liban les sentiments que vous connaissez. Je ne suis pas suspect… heu… Si nous avons… Comment peut-on faire, en réalité – c’est la question – pour imposer des contraintes suffisamment fortes à l’Iran ? Alors, c’est difficile. Il faudrait savoir ce que l’Iran peut supporter ou non. L’Iran (et je parle devant une spécialiste) a un régime qui est tout de même un peu fragile. Un peu fragile. Et… vu les dernières élections, on trouvait en particulier que le président n’avait pas toute l’autorité qu’on pouvait escompter.

Ce régime un peu fragile a peur. A peur de quoi ? A peur d’être contesté. Qu’est-ce qu’il veut ? Il veut maintenir le régime des mollahs. Il faut qu’il ne soit pas contesté ou menacé par la communauté internationale. Et la communauté internationale, c’est qui ? C’est les Etats-Unis. Alors quelle est la part, dans la réaction de l’Iran, quelle est la part de désir d’avoir la maîtrise du nucléaire militaire et le désir d’avoir la reconnaissance de la communauté internationale, et notamment des Etats-Unis, de façon à éviter de mauvaises surprises susceptibles, à un moment ou à un autre, de déstabiliser le régime des mollahs ? C’est une question difficile, parce que les chiites sont des gens très particuliers. Oui… il (N.D.L.R. Jérôme Bonnafont, porte-parole de l’Elysée) me dit qu’il faut en revenir à l’environnement… Les chiites sont des gens très particuliers. Les chiites, depuis l’origine, sont des gens qui ont une culture de minoritaires. Ce sont des minoritaires, ils une culture de minoritaires. Et ça, quand ça dure plus de mille ans, ça forme… Et ils n’ont pas la réaction des sunnites ou des Européens. Enfin bref, je crois qu’on ferait bien de revenir un peu…
(...)

VERBATIM 2 : l'interview du mardi 30 janvier

La deuxième interview de Jacques Chirac à l’Elysée enregistrée par Le Nouvel Observateur, l’International Herald Tribune et le New York Times, mardi 30 janvier 2007.

Jacques Chirac- Je voulais donc dire un peu comment je voyais réellement le problème de l’Iran. L’Iran a engagé une action, une procédure, que l’AIEA considère comme de nature à conduire vers une technologie, la maîtrise d’une technologie militaire, une technologie atomique militaire. Bon.

Ceci, vous le savez, est contraire aux engagements de l’Iran qui est signataire du TNP (le TNP, c’est le Traité de non-prolifération qui a été signé par l’Iran). Il y a donc, de la part de l’Iran, une mise en cause des engagements qu’il a pris. D’où les travaux qui ont été faits par l’AIEA, qui ont constaté, considéré que l’enrichissement de l’uranium était de nature à conduire vers une technologie militaire, électro-militaire, et que par conséquent il y avait là quelque chose qui n’était pas normal ni acceptable. Bon.

A partir de là, les grands pays se sont consultés, notamment les six grands pays - c’est-à-dire les trois pays européens, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, et d’autre part les Etats-Unis, et puis la Russie et la Chine. L’objectif étant d’exposer à l’Iran qu’il se mettait dans une situation qui n’était pas conforme à la loi internationale, et que par conséquent il devait interrompre l’enrichissement nucléaire et tout ce qui concernait une technologie militaire sur le plan nucléaire.
L’Iran, dans un premier temps… l’Iran qui est tout de même une grande nation, il y a une nation importante et qui compte (je n’ai pas besoin de le dire à vous qui avez écrit un livre que j’ai commencé, mais seulement les vingt premières pages, alors je n’ai pas encore d’avis et je ne peux pas vous dire exactement ce que je pense), enfin vous connaissez particulièrement bien cette question), l’Iran, nous avons expliqué à l’Iran qu’il ne pouvait pas se mettre dans cette situation. Et que par conséquent il fallait discuter, négocier, pour obtenir l’interruption de l’enrichissement de l’uranium. L’enrichissement de l’uranium étant le symbole, en quelque sorte le cœur d’une technologie militaire nucléaire.

Nous avons pensé en réalité qu’on pourrait discuter. Je rappelle que la France, d’ailleurs, a fait une proposition qui était une proposition ouverte à l’Iran, en lui disant… ne mettant pas en cause l’autorité de l’Iran, mais en disant : Voilà, vous allez prendre la décision vous-mêmes, comme vous l’entendez, d’interrompre provisoirement l’enrichissement de l’uranium, et les six pays vont en échange prendre la décision d’interrompre les procédures de sanction au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU. C’était tout de même je crois, honnêtement, une position qui était convenable ; en ce sens qu’on disait à l’Iran : Le jour où vous voulez reprendre, eh bien, vous reprenez, et nous nous reprendrons les procédures de sanction. Autrement dit, chacun faisait un pas dans la direction de l’autre, et nous avions pensé que c’était là une procédure qui pouvait être acceptée, compte tenu des exigences iraniennes.

En fait, les Iraniens n’ont pas accepté cette procédure. Ils n’ont pas accepté d’interrompre leur travail d’enrichissement de l’uranium, et par voie de conséquence les Six ont poursuivi leur action au Conseil de Sécurité conduisant à des sanctions qui, dans un premier temps, sont des sanctions qui touchent en réalité tout ce qui concerne les approvisionnements ou les exportations en matière de nucléaire militaire de l’Iran, importations ou exportations. Les sanctions ont donc été prises par la résolution 17-37 du Conseil de Sécurité. Alors, à partir de là, nous nous trouvons dans une situation qui est quand même confuse.

Bien entendu, on peut procéder en allant de plus en plus loin, de plus en plus haut dans les réactions de chaque côté. Ce n’est certainement pas notre pensée et notre intention. Ce que nous souhaitons, c’est arriver à un résultat, celui que j’ai évoqué tout à l’heure, qui soit conforme aux engagements du TNP et conforme au contrôle de l’AIEA.
Dans l’état actuel des choses, nous n’avons pas de réponse positive de la part de l’Iran. Alors j’ai dit (c’était un peu une manière schématique de parler) : Mais au fond, quand on pense à l’Iran, à quoi peut lui servir une bombe ? Si véritablement l’objectif de l’Iran c’est de se doter d’une puissance nucléaire, c’est-à-dire d’une bombe nucléaire, il est évident que cette bombe, à partir du moment où elle serait lancée, serait à l’évidence même immédiatement détruite. On a les moyens, beaucoup de pays ont les moyens de détruire une bombe, enfin d’observer le lancement d’une bombe et de la fusée qui la porte, et de détruire cette bombe. Donc on ne voit pas très bien quel est l’avantage que pourrait trouver l’Iran dans une action consistant à lancer une bombe, elle serait détruite évidemment à peine lancée. C’est tout de même un élément important.

G. Malaurie, Nouvel Observateur- Elle serait détruite, la bombe ?

J. Chirac - La bombe serait détruite.

N.O.- Les répercussions sur l’Iran ?

J.Chirac - Alors, les répercussions sur l’Iran devraient être examinées naturellement. J’ai eu un mot rapide, et que je retire naturellement, quand j’ai dit : « On va raser Téhéran ». C’était évidemment une boutade dans mon esprit… mais bon. Je n’imagine pas que l’on puisse raser Téhéran ! Mais il est évident que si un acte agressif indiscutable, c’est-à-dire l’envoi d’une bombe par une fusée porteuse, avait lieu (et cette bombe serait, je le répète, automatiquement détruite avant même d’avoir quitté le sol iranien ou en tous les cas le ciel iranien), il est évident qu’il y aurait sans aucun doute des mesures de coercition, des mesures de rétorsion, forcément. Ça fait partie de la dissuasion nucléaire, il y aurait forcément des rétorsions. Alors, je retire bien entendu le mot que j’ai évoqué, parce que je considérais que nous étions là off et que je disais les choses comme ça, en disant qu’on allait détruire Téhéran, ça n’a pas de sens. Mais ce qui a un sens c’est que dans la dissuasion nucléaire il y a forcément des initiatives prises en cas d’attaque nucléaire qui sont à examiner, à négocier, qui relèvent de l’autorité des pays qui s’estiment à tort ou à raison agressés.

N.O.- Y compris une rétorsion nucléaire, de type nucléaire ?

J. Chirac- Tout est possible. On ne peut pas pour le moment… La dissuasion nucléaire, la théorie de la dissuasion nucléaire c’est la dissuasion qui permet d’agresser, de contre-agresser un agresseur nucléaire qui se serait manifesté. Voilà donc le premier problème. Le deuxième problème concerne évidemment la prolifération. Le grand danger de cette opération de l’Iran, c’est la prolifération. Chacun sait qu’il y a des pays qui ont déjà accédé au stade nucléaire, et qui incontestablement ont participé au développement de la prolifération. Je ne citerai pas de pays, c’est inutile, mais on le sait. Même l’Iran a bénéficié de la compétence, des connaissances, de la technologie de certains pays dans le domaine nucléaire. Donc la prolifération est quelque chose de dangereux.

Alors, à partir du moment où l’Iran serait en mesure d’accéder à une technologie militaire nucléaire, il deviendrait ipso facto un centre potentiel de prolifération. Ce qui serait extrêmement dangereux pour toute la région. Alors, là je me suis laissé aller, parce que je croyais qu’on était en off, à dire que par exemple l’Arabie Saoudite ou l’Egypte pourraient être tentées de suivre cette exemple. Je retire naturellement, car ni l’Arabie Saoudite ni l’Egypte n’ont fait la moindre déclaration sur ces sujets, et donc ce n’est pas à moi de les faire.
Je le répète, j’ai dit cela croyant que nous étions en off, croyant que nous étions sur l’environnement et que je pouvais dire accessoirement des choses sur l’Iran. Mais ce qui est certain, c’est qu’une telle procédure conduit à une course aux armements qui peut conduire un certain nombre de pays à essayer de participer à cette course aux armements. Je ne veux citer aucun pays naturellement, même si je l’ai fait hier, je n’aurais pas dû le faire… Je l’ai fait croyant que je parlais off… bon.

Mais c’est indiscutablement une course aux armements dans la région et peut-être au-delà - mais en tous les cas dans la région, et même dans la région au sens large du terme - qui risque d’être le résultat de cette opération. Autrement dit, non seulement cette politique risque d’avoir des conséquences militaires, si toutefois l’Iran était tenté d’utiliser une bombe qu’il aurait créée, mais il y a un deuxième risque qui est également extrêmement sérieux, qui est le risque de prolifération. Car même sans utiliser une bombe qu’ils auraient créée, ils peuvent transférer à d’autres pays, pour des raisons politiques, des technologies qui permettraient à ces autres pays d’accéder eux-mêmes à des technologies militaires nucléaires. Voilà ce que j’ai voulu dire, avec cette conclusion que ce qu’il faut c’est la nécessité d’avoir un accord.

L’Iran est tout de même un grand pays. C’est un pays qui a une tradition, qui est un pays complexe, qui a une très vieille culture. Il y a je crois 2 millions d’Iraniens qui tous les ans se promènent dans le monde entier pour faire du commerce. Ça veut dire que c’est un pays qui compte. Et par conséquent, il a certainement intérêt à intégrer l’ensemble de ces données dans son appréciation sur sa stratégie mondiale. L’Iran a forcément un rôle important à jouer dans la région du Moyen-Orient. Cette région a été traumatisée par l’affaire irakienne. L’affaire irakienne a bougé les lignes rouges en réalité de la région. Et elle a créé une situation nouvelle en quelque sorte. Elle est devenue plus dangereuse, la région, plus vulnérable. Et par conséquent l’Iran a indiscutablement aujourd’hui un rôle important, compte tenu de son histoire, de sa tradition, de sa philosophie, un rôle important à jouer dans la région. A condition naturellement de le jouer dans un sens pacifique et de cordialité. Voilà ce que je voulais vous dire essentiellement sur l’Iran. J’ai hier été un peu rapide pour répondre, parce que je savais que vous aviez une spécialiste de l’Iran et que je croyais que nous étions en off, et que par conséquent je pouvais me laisser un petit peu aller, et essayer d’exciter aussi les réactions de votre… (Fin de la 1ère face cassette du Nouvel Observateur)

… Nous aurons à en reparler encore un certain temps. Mais le problème actuel, au lendemain du dépôt du rapport du GIEC et de l’ouverture de la conférence sur l’environnement, je m’excuse de vous le dire, mais le problème d’actualité, de mon point de vue, c’est celui de l’environnement. L’Iran, nous aurons hélas, malheureusement, probablement, encore beaucoup l’occasion d’en parler, et je me ferai un plaisir d’ailleurs – je prends en un engagement – de vous réserver la priorité de ma réflexion sur l’Iran lorsqu’elle viendra.

Carole Barjon, Nouvel Observateur.- Pardon M. le président, mais hier également vous aviez pu donner le sentiment, ou en tous cas les propos prêtaient un peu à confusion dans la mesure où vous disiez aussi que l’Iran pouvait posséder une première bombe et peut-être une deuxième, et que bien entendu pour vous c’était une manière de dire que le problème c’était la prolifération. Mais vous avez évoqué l’éventualité qu’elle puisse attaquer Israël, et donc ça semblait un peu presque secondaire…

J. Chirac - Je ne peux pas imaginer cela. Je ne peux pas imaginer cela, je le répète. Les moyens de protection qui existent dans le monde, notamment chez les Américains mais également chez les Européens, un certain nombre d’Européens, sont tels que je n’imagine pas qu’une bombe, qu’une fusée porteuse d’une bombe puisse décoller de l’Iran sans qu’on s’en aperçoive. Et que par conséquent elle serait forcément détruite. Ça, je ne crois pas avoir parlé d’Israël hier. Peut-être l’ai-je fait, mais je ne le crois pas, je n’en ai pas le souvenir.

Carole Barjon, N.O. - Vous avez posé la question. C’était pour expliciter la dissuasion.

J. Chirac - En tous les cas, ce n’était pas mon propos. Voilà donc. J’ai pensé qu’il valait mieux, puisque qu’il y avait… Je dois dire que lorsque mes collaborateurs éminents m’ont indiqué que vous vous intéressiez à ces propos, je suis un peu tombé de ma chaise. Parce que je me suis dit : je me suis donné beaucoup de mal pour parler de l’environnement et pour dire ce que nous allions faire sur un des sujets majeurs du monde d’aujourd’hui, et ça va se résumer en quelques propos, off dans mon esprit, et en tous les cas tout à fait schématiques sur l’Iran. Alors je dois dire, j’en suis un peu tombé de ma chaise. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas pu résister au plaisir de vous retrouver aujourd’hui.

Carole Barjon, N.O.- Monsieur le président, il y a certaines questions qu’on vous avait posées et vous n’avez pas souhaité répondre, mais vous l’aviez dit, tout à fait courtoisement d’ailleurs.

J. Chirac - Je ne voulais pas abuser ni de votre temps, ni du mien. Ce qu’il faut que vous sachiez, c’est que la France considère que l’Iran est un élément essentiel de la stabilité de toute cette région. Un élément essentiel. Et naturellement, cette stabilité sera fonction de la politique que mènera l’Iran. Je ne sais pas exactement, il y a actuellement en Iran des discussions, chacun le sait, au sein même des autorités iraniennes pour savoir quelle est exactement la politique que doit suivre l’Iran. Je n’ai pas à porter de jugement sur ce point, mais c’est un fait. Il y a même eu des élections qui ont remis un peu en cause l’autorité du président Ahmadinejad.

Il faut dire que les propos (ça je vous le dis tout à fait du fond du cœur) que ce président Ahmadinejad a tenus sur Israël sont à mes yeux et aux yeux de la France (et aux yeux certainement du monde entier) totalement inacceptables. Et d’ailleurs je l’ai dit aux Iraniens : ce sont des propos totalement inacceptables, et qui ne peuvent par conséquent être acceptés. J’espère simplement qu’il s’agit de propos un peu individuels, et qui ne correspondent pas à la conception des choses des principaux dirigeants, je n’en sais rien. Mais je les condamne totalement, et je l’ai dit aux Iraniens de la façon la plus claire. Mais ceci étant…

Elaine Sciolino, New York Times - Vous avez refusé de voir Ahmadinejad…

J.Chirac - Quand je suis allé à New York, le président Ahmadinejad m’avait demandé un rendez-vous, j’ai refusé, pour le principe. Parce que je ne pouvais pas accepter de recevoir ou de parler avec quelqu’un qui avait tenu les propos qu’il tenait sur en particulier la Shoah et sur Israël en général. Ça c’est tout à fait clair, donc je tiens à le dire. Mais je le répète, l’Iran est une grande nation historiquement, culturellement, qui compte dans cette région du Moyen-Orient. Et il est important d’avoir un dialogue avec ce pays pour essayer d’avoir une stabilité dans le Moyen-Orient.

Elaine Sciolino, N.Y. Times - Je voudrais vous dire merci, monsieur le président. Parce que dans la diplomatie c’est très important de préciser les choses.

J. Chirac - Oui, parce que ce sont des sujets extrêmement délicats et dangereux, et qui comportent des conséquences qui peuvent être dramatiques. Donc chacun doit assumer ses responsabilités. Alors, on peut parfois se laisser aller, quand on croit que ça n’a pas de conséquences. Et moi, j’ai honnêtement cru que des questions qui étaient en dehors de l’environnement étaient des questions off. Je n’ai pas imaginé, j’ai eu tort, je le reconnais et je vous prie de m’en excuser, mais c’était bien mon sentiment.

N.Y. Times - Je vous prie de m’en excuser aussi parce que c’est moi qui ai posé les questions. Mais c’était après votre analyse en ce qui concerne l’énergie nucléaire, mais je m’excuse si je donne l’impression que…

J. Chirac - Chère madame, non je n’ai pas cette impression, c’est moi qui ai eu tort, je ne veux pas le contester, j’aurais mieux fait de faire attention à ce que je disais et de comprendre que, peut-être, c’était « on ». Nous avions parlé, dans l’environnement, des problèmes nucléaires, et tout naturellement, vous qui êtes une spécialiste des problèmes d’Iran, vous avez posé la question de l’Iran nucléaire. C’était normal, et c’était moi qui aurais dû faire attention, qui aurais dû dire : « nous sommes off ». Mais je ne l’ai pas dit, et alors du coup je me suis laissé aller.

N.Y. Times- Mais vous avez dit quelque chose d’assez important, vous avez dit : « il faut trouver un moyen de régler ce problème ». Si vous voulez expliquer un petit peu quels sont les moyens de régler ce problème. Il y a par exemple une initiative américaine pour imposer des diverses sanctions, contre l’Iran par exemple. Vous voulez un petit peu donner votre analyse ?

J. Chirac - Je vais vous le dire rapidement. Dans l’état actuel des choses, ce qui est positif pour l’Iran, ce qui est souhaitable pour l’Iran, c’est la division de la communauté internationale. C’est la raison pour laquelle nous pensons qu’il est indispensable de maintenir la cohésion de la communauté internationale. Or vous savez, l’unité de la communauté internationale… Alors, il y a les Français, les Allemands, les Anglais qui ont un point de vue pratiquement identique, il y a les Américains. Et puis il y a les Russes qui, pour des raisons qui sont les leurs, et les Chinois qui ne sont pas toujours exactement sur la même ligne. Alors, si nous nous divisons, c’est une grande victoire en quelque sorte pour ceux qui, en Iran, sont les plus durs. Si au contraire nous restons unis, notamment au sein des résolutions du Conseil de Sécurité, au moins sur la 17-37, à ce moment-là nous restons solides. Donc je crois que ce qui est important, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait pas de divisions de la communauté internationale, et que les six pays en questions restent unis face à ce problème qui est un problème dangereux.

International Herald Tribune - Une toute petite question pour être absolument clair : ce que vous avez dit aujourd’hui, on va le publier jeudi.

J. Chirac - Je ne dirai rien d’ici jeudi, vous pouvez être sûre, je ne parlerai que de l’environnement.


Friday 02 February 2007 à 11:53
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L'Iran installe à Natanz des centrifugeuses pour enrichir l'uranium
AFP.


L'Iran assemble les premières de 3.000 centrifugeuses qu'il veut installer dans un site souterrain pour enrichir de l'uranium malgré les appels de l'ONU et a restreint le travail des inspecteurs de l'AIEA, a appris l'AFP jeudi soir de sources diplomatiques.
Cependant, l'Iran n'a pas encore assemblé de ligne complète (ou cascade) de centrifugeuses, nécessaire pour commencer le travail effectif d'enrichissement sur le site de Natanz (centre), ont indiqué ces diplomates sous couvert de l'anonymat.
"La construction a commencé, mais les cascades n'ont pas encore été assemblées", a déclaré l'un d'eux.
Selon un autre diplomate, la mise en place des pièces de centrifugeuses a débuté la semaine dernière.
L'Iran utilise des cascades de 164 centrifugeuses chacune. Deux d'entre elles fonctionnent déjà à des fins de recherche à Natanz, dans une usine pilote située en surface. Cette usine ne peut produire que de faibles quantités d'uranium enrichi.
En revanche, l'installation souterraine, protégée comme un bunker contre d'éventuels bombardements aériens, pourrait, lorsqu'elle fonctionnera à pleine capacité, au niveau "industriel", produire en un an assez d'uranium hautement enrichi pour fabriquer une bombe atomique, ont déclaré des experts.
Le début de l'assemblage dans ce site souterrain de Natanz marque une étape importante dans la crise autour du nucléaire iranien, alors que Téhéran est sous le coup de sanctions limitées décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU pour le contraindre à suspendre toutes ses activités d'enrichissement de l'uranium.
L'Iran est soupçonné par les Etats-Unis et d'autres pays de vouloir, sous couvert d'un programme nucléaire civil, se doter de l'arme atomique.
L'uranium enrichi est utilisé comme combustible dans les centrales nucléaires, mais il peut aussi servir à fabriquer une bombe atomique.
Conformément à la résolution du Conseil de sécurité du 23 décembre, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammed ElBaradei devrait faire rapport le 21 février prochain, et constater alors que les Iraniens ont ignoré les demandes onusiennes.
Le projet d'installer 3.000 centrifugeuses à Natanz avait donné lieu samedi à des déclarations contradictoires en Iran, un responsable parlementaire affirmant qu'il était lancé avant que l'information ne soit formellement démentie par l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.
Des diplomates ont aussi indiqué jeudi à l'AFP à Vienne que l'Iran empêchait des inspecteurs de l'AIEA d'installer des caméras de surveillance dans la partie souterraine de Natanz.
"Les Iraniens ne sont actuellement disposés à accepter l'installation de caméras qu'à l'extérieur des salles où se trouvent les cascades, ce qui ne permet pas à l'AIEA de surveiller l'ensemble du processus d'enrichissement d'uranium", a déclaré un diplomate qui a requis l'anonymat.
Mais, les Iraniens n'ont pas encore introduit le combustible, de l'uranium gazeux, dans les centrifugeuses et les inspecteurs ont donc "du temps devant eux", a estimé une source diplomatique.
La surveillance de telles installations par des caméras et des inspections est prévue par les accords découlant du Traité de Non-prolifération (TNP) dont l'Iran est signataire.
Ces développements interviennent alors que les Etats-Unis font pression sur leurs alliés européens pour un renforcement des sanctions.
L'AIEA enquête depuis 2003 sur le nucléaire iranien après des révélations selon lesquelles Téhéran a caché des activités nucléaires sensibles pendant 18 ans.
L'agence onusienne se plaint d'un "manque de coopération" de l'Iran pour expliquer ses activités passées.
Friday 02 February 2007 à 15:50
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Je ne sais même plus quoi penser de cette histoire..
Friday 02 February 2007 à 19:35
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QUOTE (Immortel95 @ 02 Feb 2007 à 15:50)
Je ne sais même plus quoi penser de cette histoire..

Alors arrête d'y penser, coupe le son, réfléchis à autre chose.

Cette histoire est une pantalonnade. Le président actuel est un peu con, que ce soit aux USA ou en Iran. Il ne respecte pas l'avis de son peuple, voir même l'avis de son gouvernement. Une guerre risque d'arriver, pour des histoires de gros sous et de savoir qui a la plus longue.

Du coup on se dirait que ça n'arriverait pas avec des femmes.

(Chirac, il a été cool sur ce coup-là, de rappeler aux deux présidents à la dérive la règle du jeu, en matière d'armes nucléaires: si A et B ont l'arme nucléaire, aucun des deux ne peut l'utiliser à l'encontre de l'autre sans recevoir le même traitement en réponse. Du coup, que l'Iran ait la bombe nucléaire ne va pas changer grand chose à sa puissance réelle: Amedhinejad a transformé l'Iran en pays voyou se foutant de la gueule des organisations internationales, c'est pas une arme nucléaire qui va le sauver du trou dans lequel il est.

C'est le même shéma que pour la Corée du Nord.
Friday 02 February 2007 à 19:44
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Tres juste analyse de Chirac (qui n'est pas tout a fait la sienne, mais plutot celle specialiste au fait de ces questions) qui a le seul tort que de n'etre pas tres diplomatique.
Friday 02 February 2007 à 19:54
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QUOTE (Heavy Wizard @ 02 Feb 2007 à 18:35)
Du coup on se dirait que ça n'arriverait pas avec des femmes.

Je ne pense pas que ce soit une histoire de longueur de bites, il s’agirait plutôt d’argent, je ne pense pas non plus que l’on puisse dire des femmes qu'elles sont moins attirées par l’argent.
Par ailleurs des femmes au pouvoir il y en a déjà, en voici une:



Friday 02 February 2007 à 20:36
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Ahah, joli, la deuxième photo.

Je rigolais, pour le coup des longueurs de bite.
Friday 02 February 2007 à 20:47
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QUOTE (Heavy Wizard @ 02 Feb 2007 à 18:35)
Alors arrête d'y penser, coupe le son, réfléchis à autre chose.

Cette histoire est une pantalonnade. Le président actuel est un peu con, que ce soit aux USA ou en Iran. Il ne respecte pas l'avis de son peuple, voir même l'avis de son gouvernement. Une guerre risque d'arriver, pour des histoires de gros sous et de savoir qui a la plus longue.


Je plussoie.
Friday 02 February 2007 à 20:58
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QUOTE (_Heavy Wizard_ @ 02 Feb 2007 à 18:35)
Alors arrête d'y penser, coupe le son, réfléchis à autre chose.

Une guerre risque d'arriver, pour des histoires de gros sous et de savoir qui a la plus longue.

J'aimerais pouvoir arrêter de penser aux risques de guerre, mon cerveau s'y refuse.

Ce message a été modifié par Immortel95 - Friday 02 February 2007 à 20:59.
Friday 02 February 2007 à 20:59
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Et sinon, à quoi sert le traité et l'ONU et toutes les agences ?
Saturday 03 February 2007 à 00:28
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QUOTE (Immortel95 @ 02 Feb 2007 à 19:59)
Et sinon, à quoi sert le traité et l'ONU et toutes les agences ?

à rien et depuis un bon moment.
Saturday 03 February 2007 à 14:29
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QUOTE (Heavy Wizard @ 02 Feb 2007 à 18:35)
Alors arrête d'y penser, coupe le son, réfléchis à autre chose.

Cette histoire est une pantalonnade. Le président actuel est un peu con, que ce soit aux USA ou en Iran. Il ne respecte pas l'avis de son peuple, voir même l'avis de son gouvernement. Une guerre risque d'arriver, pour des histoires de gros sous et de savoir qui a la plus longue.

Du coup on se dirait que ça n'arriverait pas avec des femmes.

(Chirac, il a été cool sur ce coup-là, de rappeler aux deux présidents à la dérive la règle du jeu, en matière d'armes nucléaires: si A et B ont l'arme nucléaire, aucun des deux ne peut l'utiliser à l'encontre de l'autre sans recevoir le même traitement en réponse. Du coup, que l'Iran ait la bombe nucléaire ne va pas changer grand chose à sa puissance réelle: Amedhinejad a transformé l'Iran en pays voyou se foutant de la gueule des organisations internationales, c'est pas une arme nucléaire qui va le sauver du trou dans lequel il est.

C'est le même shéma que pour la Corée du Nord.

c'est sure que vu comme ça la situation semble assez simple.
sauf qu'Amadhinejad a été elu,il ne peut donc pas se fourtre totalement de l'opinion de son peuple.
qu'il n'est pas dictateur et qu'en Iran le president n'a pas tout les pouvoirs.

et surtout que l'Iran etait dejà ouvertement designé comme cible militaire par l'administration Bush des son arrivé au pouvoir(avec l'Iraq,l'Afghanistan et la Corée du nord)

et puis c'est bien connu que quand les americains veulent ziguouiller un pays ils s'arrangent toujours pour trouver des armes de destruction massive....alors bon autant en avoir vraiment.
Saturday 03 February 2007 à 14:39
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Sauf que plusieurs journaux iraniens trouvent bizarre le dossier du nucléaire smile.gif
J'avais copié un article récemment, je vais essayé de le retrouver - pour ceux qui veulent, il a été publié dans le courrier international d'il y a une ou deux semaines.

Les iraiens sont pour le nucléaire civil mais beaucoup de médias s'interrogent sur les vrais intentions de leur président, et trouvent bizarre son obsession et ses différentes interventions.
Saturday 03 February 2007 à 14:40
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En Irak, ils ne se sont pas arrangés pour y trouver des ADM. Ils ont dit qu'ils étaient sur qu'il y en avait et que Saddam était terriblement dangereux.

Ils sont en train de faire exactement la même chose pour l'Iran, alors même que l'opinion publique est déjà contre cette guerre.

Bush aussi, a été élu, et Bush non plus, n'est pas dictateur de son pays, pourtant, il se fout assez violemment de l'opinion de son pays. Je ne comprends pas bien, du coup, tes arguments (ni où tu veux en venir.)

(Je répondais à Mildway.)

Ah, je rajoute aussi que Bush et Amedhinajad ont tous deux perdus les dernières élections de leur pays.

Ce message a été modifié par Heavy Wizard - Saturday 03 February 2007 à 14:41.
Saturday 03 February 2007 à 14:45
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De toutes facons toute cette histoire du nucléaire iranien est basée sur une monstrueuse déformation de la réalité, à partir de la déclaration du président iranien d'ailleurs, ou il à dit précisément: « qu’il adhérait aux propos de l’Ayatollah Khomeini selon lesquels un jour le régime sioniste serait rayé de la carte » , paroles qui, déformées par les médias pro-sionistes sont devenues "Il faut rayer israel de la carte", ce qui est déja très différent.


Ce message a été modifié par Ehrgeiz - Saturday 03 February 2007 à 14:45.
Saturday 03 February 2007 à 15:08
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QUOTE (_Ehrgeiz_ @ 03 Feb 2007 à 13:45)
De toutes facons toute cette histoire du nucléaire iranien est basée sur une monstrueuse déformation de la réalité, à partir de la déclaration du président iranien d'ailleurs, ou il à dit précisément: « qu’il adhérait aux propos de l’Ayatollah Khomeini selon lesquels un jour le régime sioniste serait rayé de la carte » , paroles qui, déformées par les médias pro-sionistes sont devenues "Il faut rayer israel de la carte", ce qui est déja très différent.

Pour être précis et totalement objectif ( ou les déclarations qui suivent sont fausses, auquel cas j'accepterai des sources afin de changer mon avis ) :

QUOTE
"Comme l'a dit l'imam -Rouhollah Khomeiny, le père de la révolution islamique-, Israël doit être rayé de la carte", a déclaré, mercredi 26 octobre, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. "Quiconque reconnaît Israël brûlera au feu de la fureur de la oumma -la communauté des croyants- musulmane, a-t-il ajouté. Quiconque reconnaît le régime sioniste admet la défaite et la reddition du monde musulman."


Ce message a été modifié par Immortel95 - Saturday 03 February 2007 à 15:11.

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