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Livenet > Forum > Histoire
Wednesday 04 August 2004 à 22:33
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Bien qu'il y ait déjà un sujet sur les Romains, je pense que Jules César méritait bien qu'on lui consacre un topic entier...

Véritable mythe, il fut avant tout un redoutable homme politique et un fin stratège. Dans la lignée des grands imperatores tels Marius ou Pompée, en passant par Sylla, il enterra définitivement la république et établit la base du futur empire.

Je vous laisse donc la parole, si vous souhaitez évoquer la vie, les batailles, l'oeuvre politique de Cesar et également donner votre opinion sur ce grand personnage... icon_wink.gif




Ce message a été modifié par Maharet - Thursday 05 August 2004 à 21:29.
Wednesday 04 August 2004 à 23:22
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il avait une calvitie.. mdr.. je connauis pas grand chose de ce personnage en fait.. smile.gif
Wednesday 04 August 2004 à 23:29
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Oh, une personnage de cirque !
César, tes gladiateurs circulent dans le sang !
Thursday 05 August 2004 à 19:05
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Bon, je vois que mon sujet n'intéresse personne... C'est vrai qu'il ne parle ni des nazis, ni d'Israël. Si tel avait été le cas, j'aurais au moins eu une centaine de réponses. Tant pis.
Thursday 05 August 2004 à 19:09
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ben ouais, c'est bien domage...enfin d'un autre coté je sais finalement pas grand chose sur lui...il a conquis la Gaule, a battu Pompée, a couché avec Cléopatre, a été tué par son fils adoptif...ca permet pas trop de discuter sad.gif
Thursday 05 August 2004 à 22:07
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Je vais donc le présenter un peu... rolleyes.gif

I- De la jeunesse à la conquête de la Gaule (100-58)


Caius Iulius Caesar naît à Rome en -100, le 13 du mois Quinctilis, appelé plus tard Iulius (d'où notre mois de Juillet) en son honneur. Il appartient à l'illustre gens Iulia qui prétendait descendre de Iule, fils d'Énée, lui-même fils de Vénus. Brillant élève de l'école mais aussi du gymnase, il appartient à la jeunesse dorée de Rome et prend des allures de dandy. Il est soutenu dans ses débuts en politique par le souvenir de son oncle Marius. Il fait ses premières armes en Asie où il a, un jour, l'occasion de se venger, avec une rapidité foudroyante, de pirates qui l'avaient rançonné.

Élu questeur en -68, édile en -65 (il donna alors des jeux d'une somptuosité inouïe qui le ruinèrent), il est préteur en -63 et il essaie, lors de la conjuration de Catilina, de sauver les conjurés car, à ses yeux, un changement de régime aurait favorisé son ambition. Propréteur en Espagne, il fit une campagne brillante et rétablit sa fortune. En -60, il conclut avec deux hommes politiques importants, Pompée et Crassus, une convention secrète (c'est le premier triumvirat) selon laquelle il devait être nommé consul l'année suivante. Il le fut effectivement et exerça quasi seul sa magistrature ; il resserra ses liens avec Pompée en faisant épouser à celui-ci sa fille unique, Julia.

Pour se faire bien voir du peuple, il fait voter une loi agraire qui octroie des terres aux vétérans. A sa sortie de charge on lui confie pour cinq ans le gouvernement de la Gaule cisalpine (= l'Italie du Nord), de l'Illyrie et celui de la Gaule transalpine, c'est-à-dire la Province romaine (= environ la Provence actuelle) et la Narbonnaise. Mais il ne cesse, depuis la Gaule, de surveiller les événements de la politique intérieure, soutenant toujours le parti populaire contre le parti du Sénat.
Thursday 05 August 2004 à 22:12
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II- La conquête de la Gaule (58-52)



Elle est entreprise sur un prétexte : les Helvètes prétendent traverser la Province romaine pour aller en Saintonge. César leur barre la route et en deux ans, marqués par des victoires retentissantes, notamment sur le chef germain Arioviste, il semble avoir conquis la Gaule entière; sa célébrité à Rome est alors immense : on lui vote quinze jours d'actions de grâces...

Cependant il n'omet pas de renouveler son alliance avec Crassus et Pompée, lors de l'entrevue de Lucques en -56 : César est maintenu dans son gouvernement et la question de son remplacement ne doit pas se poser avant l'année -50.

De -56 à -52, César consolide l'autorité de Rome en Gaule, en multipliant les actions militaires mais aussi en jouant sur les rivalités entre les différents peuples gaulois. Il passe au-delà du Rhin, débarque même en Bretagne ( = la Grande Bretagne actuelle), frappant de plus en plus ses concitoyens d'étonnement et d'admiration, même si un Caton ose signaler ses actes de cruauté. Cependant peu à peu la révolte s'organise en Gaule et Vercingétorix, un chef arverne (= de l'Auvergne) unifie la résistance nationale.

César s'empare d'Avaricum (Bourges), mais subit un échec à Gergovie (près de Clermont-Ferrand); la lutte décisive se livre autour d'Alésia (que l'on situe assez généralement en Bourgogne), où la résistance gauloise est abattue mais non sans mal et après un très long siège qui a exigé d'importants travaux d'investissement, remarquables d'ailleurs. Les dernières résistances sont brisées à Uxellodunum ( = sans doute Luzech, dans le Lot).



(Vercingetorix)
Thursday 05 August 2004 à 22:16
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III- La guerre civile (50-48)


Les difficultés de la conquête en Gaule avaient porté une atteinte considérable au prestige de César à Rome et, pendant son absence, les liens du triumvirat s'étaient dénoués : Julia était morte, Crassus avait péri dans une expédition contre les Parthes et, surtout, Pompée se rapprochait du Sénat et devenait l'homme fort de Rome, celui sur lequel on comptait désormais pour assurer l'ordre et la sécurité sans toucher à la constitution républicaine.

L'ambition forcenée de César ne pouvait s'accommoder d'une telle situation. Il prétend alors briguer le consulat (il pouvait le faire à nouveau, dix ans après son premier consulat) en étant absent de Rome et en restant dans sa province avec son armée. Or la loi exigeait la comparution personnelle des candidats; mais César craignait, s'il rentrait seul à Rome, les attaques de ses adversaires. On enjoint néanmoins à César de licencier son armée et de quitter sa province (janvier -49); César refuse d'obéir et, franchissant le Rubicon (petite rivière au sud de la Gaule cisalpine), il envahit l'Italie.

César s'était donc mis en rébellion contre l'État. Avec sa fougue habituelle, il s'élance vers Rome, empêchant, par sa rapidité, la mobilisation du parti adverse. Pompée s'empresse de battre en retraite et de passer en Orient. En deux mois, César devient maître de toute l'Italie. Puis il décide, avant de poursuivre Pompée, de détruire des armées pompéiennes installées en Espagne; il s'empare, après un long siège et une longue résistance, de Marseille, et vient à bout des troupes pompéiennes en Espagne.

Au début de l'année -48, César, nommé consul, franchit l'Adriatique à partir de Brindes, malgré la présence d'une très importante flotte pompéienne. Son armée de vétérans aguerris se heurte à l'armée de Pompée, bien supérieure en nombre mais mal organisée et trop confiante en elle, dans la plaine de Pharsale, en Thessalie. La victoire de César est totale ; Pompée s'enfuit en Égypte, où il est assassiné traîtreusement par les Egyptiens.



Ce message a été modifié par Maharet - Friday 06 August 2004 à 14:52.
Thursday 05 August 2004 à 22:21
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IV- De Pharsale à la mort (48-44)


César, lancé à la poursuite de Pompée, s'attarde en Égypte pour régler le différend entre Cléopatre et son frère Ptolémée; puis il fait revenir rapidement (" Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu. ") dans l'obéissance à Rome le fils de Mithridate, Pharnace, roi du Pont et rentre enfin en Italie, d'où il est contraint de repartir en Afrique où les forces républicaines s'étaient reconstituées. Il les écrase à Thapsus : cinquante mille pompéiens périssent et Caton se suicide à Utique.

De retour à Rome, César doit de nouveau repartir en Espagne où les fils de Pompée ont levé une armée; César en triomphe à Munda, près de Cordoue (15 mars -45) : près de trente mille hommes périssent.

Ayant ainsi conquis tout ce qui obéissait à Rome, César se trouve véritablement maître du monde - du moins du monde connu à cette époque. A Rome, il est nommé dictateur à vie, grand pontife, augure, imperator à vie; objet d'un véritable culte, il occupe un siège en or dans la Curie, obtient le droit de marquer de son effigie les monnaies de Rome, etc.

Bien qu'en possession du pouvoir absolu, César va gouverner dans l'intérêt général : amnistie de ses anciens adversaires, retour des exilés politiques, auxquels il confie même souvent de hautes charges. Il entreprend une série de réformes, comme, par exemple, l'introduction de Gaulois et d'Espagnols au Sénat et la modification du calendrier. Il s'efforce de procurer du travail aux pauvres et de reconstituer la classe moyenne; il donne des terres à ses vétérans pour fonder des colonies en Italie, en Afrique ou en Grèce, mais avec obligation de garder leurs terres pendant vingt ans. Il prend des mesures de sécurité publique contre les agitateurs, réforme le système des impôts, impose un contrôle sévère sur la gestion des magistrats et des gouverneurs de province.

Cependant, à Rome, ses ennemis ne désarment pas et même ceux qui se sont ralliés à lui comprennent vite qu'il entend demeurer le maître absolu et inaugurer un régime politique nouveau. Un complot est donc tramé contre lui où entrent de nombreux sénateurs, dont Cassius et Brutus (neveu de Caton), ardents ennemis de tout despotisme et de toute tyrannie. César est assassiné en pleine séance du Sénat, le jour des ides de mars -44 (15 mars).



(Brutus)

Ce message a été modifié par Maharet - Friday 06 August 2004 à 14:53.
Thursday 12 August 2004 à 02:14
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Vraiment très interessant ce petit resumé sur la vie de césar.
malheureusement ca ne suffit pas pour pouvoir débattre sur Cesar, mais au moins ca donne une image moins "asterix et obelix" du personnage.
Mais apparemment il était, comme tous les grands hommes qui ont marqués l'histoire, intelligent, visionnaire, fin stratege et avait soif de conquete.
Friday 13 August 2004 à 06:46
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moi je sais juste qu'il a ete assasine par son fils entre autres, avec la celebre phrase "tu quoque fili"
Friday 13 August 2004 à 20:48
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QUOTE (rom3000 @ 13 Aug 2004 à 08 94 17 69:46)
moi je sais juste qu'il a ete assasine par son fils entre autres, avec la celebre phrase "tu quoque fili"

Pour la petite anecdote, César a sans doute prononcé la phrase "toi-aussi mon fils", non pas en latin mais en grec. César était un membre de l'élite, et l'élite parlait grec.
En fait, je crois que la grosse erreur de César et d'avoir voulu être roi. Il a manqué de finesse. Les élites romaines ne pouvaient pas accepter l'idée de renoncer à la République de manière directe. Je trouve que Octave Auguste a été beaucoup plus fin dans sa manière d'imposer l'Empire tout en douceur.

Sinon du point de vue de la stratégie militaire, j'ai l'impression que César a agi très intelligemment en Gaule, en profitant des querelles internes de la Gaule.

Je ne me rappelle plus très bien de ce qu'à été la conjuration de Catilina. Je l'ai su mais je ne me rappelle plus. Ca doit être la sénilité. mfr_lol.gif

Mais sinon un sujet sur César je trouve que c'est une très bonne idée. En plus pour une fois, je n'arrive pas en fin de débat. smile.gif
Friday 13 August 2004 à 20:58
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il a pas voulu étre roi, il me semble que Antoine lui a proposé et qu'il a refusé !
Friday 13 August 2004 à 21:30
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le truc de Catalina j'en ai bavé en 3eme, mais je me souviens plus...
Friday 13 August 2004 à 21:39
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QUOTE (gephardt @ 13 Aug 2004 à 20:58)
il a pas voulu étre roi, il me semble que Antoine lui a proposé et qu'il a refusé !

Exact ! Mais selon ses détracteurs, il était beaucoup trop tyranniques (au sens antique du terme). Il génerait la jalousie des autres aristocrates romains, relegués en second plan.

Le principe de la république, c'était justement un certain partage des pouvoirs entre les grandes familles mais avec Cesar, impossible de rivaliser...

Alors même s'il n'était pas roi ou empereur a proprement parler, il en avait quand même tous les aspects.
Friday 13 August 2004 à 22:01
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QUOTE (Little Mina @ 13 Aug 2004 à 21:30)
le truc de Catalina j'en ai bavé en 3eme, mais je me souviens plus...

Je vais donc te rafraîchir la mémoire... biggrin.gif

--> En 64-63, quelques membres de l'aristocratie dont tous les efforts pour devenir consul s'étaient révélés vains s'engagèrent dans une série de complots dont le plus important, la conjuration dite de Catilina, menaça véritablement l'équilibre de la cité. Les principaux protagonistes étaient tous des sénateurs, pour certains d'entre eux de rang prétorien, appartenant à des familles reconnues et souvent patriciennes.

Ils avaient donc subi des échecs au cours des années précédentes et estimaient que des positions qui leur étaient dues étaient désormais confisquées par une poignée d'individus dont certains, à commencer par Pompée, n'avaient pas la même ancienneté familiale qu'eux.

Leur objectif était de réussir un coup d'Etat qui leur permettrait de prendre par la force le pouvoir que les élections leur avaient refusé.

L'affaire échoua grâce à la vigilance e Cicéron qui avait été élu consul pour l'année -63 et ils furent condamnés à mort.
Friday 13 August 2004 à 22:03
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QUOTE (lilinette41 @ 13 Aug 2004 à 20:48)
Mais sinon un sujet sur César je trouve que c'est une très bonne idée. En plus pour une fois, je n'arrive pas en fin de débat. smile.gif

Merci ! N'hésite pas intervenir, tu as l'air assez calée sur ce thème... icon_wink.gif
Friday 13 August 2004 à 22:24
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QUOTE (gephardt @ 13 Aug 2004 à 20:58)
il a pas voulu étre roi, il me semble que Antoine lui a proposé et qu'il a refusé !

Je crois me rappeler un peu de l'anecdote que tu racontes. Je mélange peut-être plusieurs évènements. Je raconte ça de mémoire, cette histoire m'a été racontée à la fac en cours, mais je ne me rappelle plus précisément des circonstances exactes, ni des protagonistes. Je crois que c'était lors d'une manifestation publique (peut-être une célébration de général??), Antoine tend la couronne de laurier à César. Ce dernier est acclamé par la foule. Il met la couronne sur sa tête et il tente de la laisser sur sa tête ce qui ne se faisait pas. Le laurier est signe de succès. Mais le succès est celui de la grande Rome et celui des Dieux, le général victorieux est un intermédiaire. Le général met la couronne pour marquer qu'il a su être un symbole de la grandeur de Rome. S'il garde la couronne, il célèbre sa propre gloire. Ce n'est plus la res publica qui est souveraine, mais lui-même. Ce jour là César a essayé ce geste, il a été hué. Il a enlevé la couronne, Antoine lui a retendu la couronne. César a réessayé, il a été hué une deuxième fois, il a compris que même s'il avait de très grands pouvoirs, Rome n'était pas prête à accepter un roi. Mais il a ainsi montré publiquement ses ambitions. Je crois que cette histoire se situe vers la fin de sa vie.
Friday 13 August 2004 à 22:29
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QUOTE (Maharet @ 13 Aug 2004 à 22:03)
Merci ! N'hésite pas intervenir, tu as l'air assez calée sur ce thème... icon_wink.gif

C'est moi qui te dit merci, j'ai un peu le cerveau qui rouille en ce moment, c'est bien de le faire réfléchir un peu. tongue.gif tongue.gif tongue.gif
Friday 13 August 2004 à 23:24
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Je me réponds à moi-même c'est pas bien, mais l'image un peu péjorative de César dans Astérix avec sa couronne de laurier, vient peut-être de là.

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