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vendredi 03 août 2007 à 16:23
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Histoire des Juifs au Maroc
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les Juifs et le judaïsme

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La présence juive au Maroc est très ancienne et fut nourrie par diverses vagues de réfugiés suite aux vicissitudes et persécutions dont ont été victimes les Juifs au cours de l'Histoire, mais aussi des conversions parmi les populations berbères autochtones. Cette communauté compte deux sous-ensembles ethnico-culturels : les toshavim "autochtones" et les megorashim "expulsés (d'Andalousie)".;

Si la communauté juive s'est trouvée forte de plusieurs centaines de milliers d'individus jusqu'au XXe siècle, elle s'y est réduite pour ne plus compter actuellement qu'entre 3000 et 7000 membres, selon les sources. Les différentes communautés juives d'origine marocaine comptent désormais plusieurs centaines de milliers de membres à travers le monde.

Sommaire [masquer]
1 Histoire
1.1 Antiquité
1.2 Période préislamique
1.3 L'Islam
1.4 La dynastie Alaouitte
1.5 Le XXème siècle
2 Culture
3 Communautés juives marocaines à travers le monde
4 Personnalités juives marocaines
4.1 Personnalités d'origine juive marocaine dans la diaspora
4.1.1 Israël
4.1.2 France
4.1.3 Belgique
5 Repères bibliographiques
6 Liens externes
7 Voir aussi



Histoire [modifier]

Antiquité [modifier]
L'histoire des Juifs d'Afrique du Nord se confond avec la création de Carthage par les Phéniciens, vers le IXe siècle av. J.-C., et le développement de comptoirs commerciaux en Afrique du Nord.

Des témoignages existent sur le commerce que les Juifs du Maroc pratiquaient avec les Romains, dès le IVe siècle av. J.-C.. Ces premières communautés seront rejointes par les Juifs de la première diaspora, lors de la destruction du Temple de Jérusalem, en 581 avant l'ère chrétienne. Des villes, comme Sala (Chella) près de la Rabat actuelle et Ifrane, deviennent des centres importants de négoce pour les Juifs du Maroc pratiquant le commerce de l'or et du sel. Il est cependant à noter que le plus ancien témoignage épigraphique ne remonte qu'au IIe siècle av. J.-C., s'agissant essentiellement d'inscriptions funéraires en hébreu et en grec trouvées dans les ruines de la Volubilis romaine.

Au début de l'ère chrétienne, les Romains envahissent la région, sans que les tribus juives et berbères n'opposent une très grande résistance, et donnent au Maroc (et à une partie de l'Algérie occidentale actuelle) le nom de Maurétanie Tingitane (de Tingis, ancien nom de Tanger qui en était la capitale). Des traces archéologiques attestent d'une présence juive importante dans ces nouvelles provinces romaines.


Période préislamique [modifier]
À l'aube du Ve siècle, les Vandales commencent à envahir la Maurétanie, et vers 430, ils chassent les Romains de l'Afrique du Nord. Les Vandales trouvent en les Juifs des alliés solides et ceux-ci connaissent une liberté de culte pendant un siècle.

En 533, le général byzantin Bélisaire envahit la région et y impose les lois de l'Empire byzantin. Les Juifs vont alors connaître une période très sombre, avec conversions forcées, brimades, culte restreint et persécutions. Néanmoins, cela n'empêchera pas la migration vers cette région des Juifs fuyant la répression exercée par les rois wisigoths d'Espagne au VIIIe siècle.


L'Islam [modifier]
Sous le règne des almohades (1146-1400), plusieurs familles juives de Fez se sont converties à l'islam afin de ne pas être contraintes de quitter le pays. Parmi ces familles on peu citer les Benchekroun, El Kohen


La dynastie Alaouitte [modifier]

Le XXème siècle [modifier]

Marriage juif au Maroc par Eugène Delacroix, Louvre, Paris.La communauté est encore numériquement considérable au milieu du XXème siècle. Elle ne souffre pas de la Shoah car le sultan Mohammed V refuse que les lois antijuives du régime de Vichy soient appliquées à ses sujets juifs, mais il y a déjà des vagues d'émigration vers la Palestine dès la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle.

Entre la création de l'État d'Israël en 1948 et l'indépendance du Maroc en 1956, 90% des Juifs marocains émigrent. Les plus pauvres partent en Israël, où ils constituent une part importante du prolétariat et de la population des "villes de développement", tandis que l'élite et la classe moyenne émigrent au Canada et en France.

Les Juifs marocains sont actuellement des citoyens à part entière, électeurs et éligibles. L'État marocain leur a établi un espace juridique conforme aux préceptes du judaïsme. Sur le plan du statut personnel, les Juifs sont régis par la loi mosaïque, ce qui signifie qu'ils sont justiciables des chambres rabbiniques près des tribunaux réguliers pour tout ce qui touche au mariage, à l'héritage et au droit des mineurs.

L'essentiel de la communauté juive actuelle du Maroc demeure à Casablanca.


Culture [modifier]

Lampe de synagogue au Maroc(début du 20ème s.).Depuis 1997, Casablanca abrite « le musée du judaïsme marocain ». Méconnu du grand public le musée est consacré à la composante juive de la culture marocaine. On peut y visiter des expositions itinéraires et autres permanentes. Sur plus de 600 m2 le visiteur peut admettre des caftans marocains ornés de l’Etoile de David, des costumes, des lampes de Hanoukka et divers objets du patrimoine culturel marocain. On peut aussi y découvrir des synagogues de style marocain. Par ailleurs le musée contient une bibliothèque, une vidéothèque et une photothèque.


Communautés juives marocaines à travers le monde [modifier]

Une synagogue à Fès.Chaque année, les expatriés venus du monde entier se retrouvent autour de tombeaux de saints situés à Ouezzane, Essaouira ou Taroudant pour fêter la hiloula, version juive du moussem, qui rappelle les fastes du passé et commémore l'attachement à la terre des ancêtres.

À Montréal, leur arrivée a modifié les relations entre nationalistes québécois et Juifs, dans leur quasi-totalité anglophones (ou yiddishophones) et pro-fédéralistes, en créant une nouvelle (communauté culturelle) juive francophone rapidement dotée de structures communautaires spécifiques.

En Israël, dès les années 1950, il y a eu des émeutes parmi les Juifs marocains parqués dans les villes de développement. Dans les années 1970 furent même créées des Panthères noires (HaPanterim HaSHkhorim) sur le modèle afro-américain du Black Panther Party mais, dans le dernier quart du XXème siècle, leur poids politique s'est considérablement accru, devenant plus conforme à leur importance démographique, principalement via des partis ethniques comme Tami, Gesher et surtout Shass. Ils font partie de ceux qu'on qualifie en Israël d'Orientaux (Mizrahim) ou, erronnément (puisqu'une partie seulement est originaire de la péninsule ibérique), de Séfarades.


Personnalités juives marocaines [modifier]
Sion Assidon, fondateur de Transparency Maroc, membre du comité d'intégrité de Transparency International, ancien détenu politique
André Azoulay, conseiller des rois Hassan II et Mohammed VI
Gabriel Banon, économiste, ancien conseiller économique de Yasser Arafat, beau-père de Pierre Lellouche, député UMP d'origine juive tunisienne
Félix Nataf, cofondateur des Amitiés marocaines en mars 1951
Abraham Serfaty, homme politique, ancien détenu politique

Personnalités d'origine juive marocaine dans la diaspora [modifier]

Israël [modifier]

Amir PeretzAharon Abuhatzeira, ancien ministre et fondateur du parti Tami
Aryeh Deri, ancien ministre et dirigeant du parti Shass
David Levy, ancien ministre des affaires étrangères, dirigeant du parti Gesher
Amir Peretz, ancien dirigeant du syndicat Histadrout, président du Parti travailliste israélien (MAPAI) à partir de novembre 2005

France [modifier]
Jacques Essebag, animateur radio et télé connu sous le nom de Arthur
Gad Elmaleh, artiste
Roger Karoutchi, sénateur UMP, né à Casablanca d'une famille juive arrivée d'Italie au XVIIIe siècle, les Carucci[réf. nécessaire]
Sapho, chanteuse, écrivain et dessinatrice
David Guetta, DJ mondialement connu
Samuel Hadida, producteur et distributeur de films (Metropolitan Filmexport).

Belgique [modifier]
Olga Zrihen, ancienne eurodéputée PS, sénatrice PS belge
Albert Guigui, Grand rabbin de la communauté israélite de Bruxelles
Chalom Benizri, Grand rabbin de la Communauté israélite sépharade de Bruxelles

Repères bibliographiques [modifier]
Robert Assaraf, Une certaine histoire moderne des juifs au Maroc 1860-1999, éd. Gawsewitch, 2005, ISBN 2350130053
Jamaâ Baida, L’émigration des Juifs marocains (1948-1956), Contribution présentée à la conference AIMS 2004 “Rethinking Jewish Culture and Society in North Africa” American Legation, tenue à Tanger, du 22 au 24 juin 2004

vendredi 03 août 2007 à 20:10
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Sauf erreur , ce topic a plus sa place , en histoire .

Hadora sera ravi d'accueillir ce topic , je pense .

Quelles sont les questions que tu veux aborder ?

Quelles périodes ? etc .....

D'ailleurs ton titre est éloquent .


Ce message a été modifié par Okomarac - vendredi 03 août 2007 à 20:33.
vendredi 03 août 2007 à 21:15
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Je déplace en histoire.
samedi 04 août 2007 à 14:55
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Et merci de citer vos sources et de ne pas faire de copier-coller sans les citer.
jeudi 06 septembre 2007 à 16:08
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En 1860, six jeunes juifs Français creent l'Alliance israelite universelle (A.I.U.). Cette fondation marque l'institutionnalisation de la solidarite entre Juifs, a l'echelle mondiale. Les fondateurs sont adeptes du mouvement des Lumieres juif ou Haskalah ,apparu dans la deuxieme moitie du 19e siecle en Europe occidentale et orientale. L'A.I.U se donne trois buts : travailler a l’emancipation des Juifs partout dans le monde, aider ceux qui souffrent et soutenir toutes les sortes d’action qui vont en ce sens.
L'institution connaît un succes important. Les peres de l'A.I.U., influences par les ideaux de la Revolution Française et par l'integration des Juifs en France depuis 1789, considerent que l'emancipation des Juifs orientaux n'est possible que s'ils sont mieux instruits. Par consequent, la premiere mission qu'ils s'attribuent est de creer un reseau d'ecoles afin d'eduquer les Juifs qui habitent en Afrique du Nord et en Orient. L’idee de l’AIU est de favoriser la culture française sans favoriser l'assimilation.

La premiere ecole de l’Alliance au Maroc est fondee a Tetouan en 1862. Les ecoles enseignent le français, les mathematiques, la science, et l’etude religieuse juive. L’apparition de cette ecole emancipee est vue d’un tres mauvais oeil par les rabbins qui craignent l’assimilation. Un enseignement religieux important etait donne depuis toujours aux enfants au heder jusqu’a l’age de 13 ans partout au Maroc.

Le voyage de Sir Moses Montefiore au Maroc de decembre 1863 a fevrier 1864 contribue au developpement des ecoles de l’Alliance au Maroc. Il pousse l’Alliance Israelite de Paris a ouvrir un reseau d’ecoles partout au Maroc et plus particulierement dans les villages de l’Atlas.

Durant la periode 1880-1914, grace notamment a l'aide financiere du baron de Rothschild, de multiples ecoles ouvrent au Maroc. Il y a 27 ecoles de l’Alliance dans 15 villes et villages atteignant 5.000 eleves au debut du protectorat en 1912. En 1915, le gouvernement français commence a subventionner les ecoles de l’Alliance. Les ecoles de l’Alliance ont continue a fonctionner au Maroc français et espagnol, même sous le gouvernement de Vichy. Apres la guerre, le gouvernement français finance environ 60% du budget de l’Alliance, permettant a l'inscription d'augmenter de 22.000 eleves en 1948 a 33.000 eleves en 1956.

Bientot, les enseignants sont eux-mêmes des personnes formees dans les ecoles de l'Alliance : en 1945, l’Ecole Normale Hebraique ouvre ses portes a Casablanca.
Dans les annees1951-52, entre 60 et 70% des enfants juifs sont scolarises dans les ecoles de l’Alliance, reparties dans pres de 55 villes du Maroc.

L’attitude de l’alliance face au sionisme est difficile a cerner. Dans les annees 20, l’alliance s'est fortement oppose aux sionistes du Maroc. La deuxieme guerre mondiale marque un tournant dans l’attitude de l’alliance, liee d’une part a la tragedie de la Choa et d’autre part a l’augmentation de l’aide financiere des juifs d’Amerique et d’Europe. L’Alliance n'a pas formellement embrasse le sionisme, mais a commence a enseigner l'hebreu moderne. Neanmoins, l'association d'anciens eleves de l’Alliance a soutenu le sionisme.

Au depart l’arabe n’etait pas enseigne dans les ecoles de l’Alliance. Les enfants juifs parlaient le judeo arabe, melange d’arabe dialectal et d’hebreux et furent oblige d’apprendre le francais, leur langue maternelle etant considere comme un dialecte. En depit de l'elevation du nationalisme apres la deuxieme guerre mondiale, l’Alliance a resiste a l'enseignement de l'arabe classique, preferant se concentrer seulement sur le Français et l'hebreu. L'arabe classique a fait partie du programme d'etudes dans toutes les ecoles de l’Alliance apres l'independance.

La grande vague de Aliah dans les annees 60 marque le declin des ecoles de l’Alliance au Maroc. Il reste actuellement 2 colleges et lycees, une ecole primaire et une ecole maternelle de l’Alliance au Maroc.

On peut reprocher a l’alliance d’avoir neglige l’identite specifique des juifs du Maroc mais on ne pourra jamais nier le role enorme que l’Alliance a joue tant du point de vue de l’education que d’un point de vue social.

Arielle




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