La Journée mondiale de lutte contre l'homophobie aura lieu le 17 mai 2008.
Comme elle le fait tous les ans, la Fondation Émergence propose que la campagne cible un secteur particulier. Cette année, c'est le monde de la santé.
La campagne 2008 met l'accent sur les questions de santé des gais et des lesbiennes. À l'instar de tout autre citoyen et citoyenne, ils doivent recevoir des services de santé dépourvus de toute forme de discrimination.
Les personnes homosexuelles, bisexuelles, transgenres et transsexuelles doivent se sentir à l'aise de consulter un professionnel de la santé. La Journée internationale contre l'homophobie du 17 mai sera l'occasion de questionner les pratiques et de proposer de nouvelles approches dans le monde de la santé et des services sociaux.
La première journée a eu lieu le 17 mai 2005, soit 15 ans jour pour jour après la suppression de l'homosexualité de la liste des maladies mentales de la Classification internationale des maladies publiée par l'Organisation mondiale de la santé, à savoir le 17 mai 1990.
La Journée mondiale se distingue des Marches des fiertés :
* sur le principe : là où les Marches mettent l'accent sur la "fierté" des lesbiennes, des gais, des bis et des trans ; la Journée mondiale, elle, montre que la véritable honte, c'est l'homophobie, et qu'elle doit être déconstruite dans ses logiques sociales et combattue sur le terrain ;
* sur la pratique : lors des Marches, sortir dans la rue est un moyen de se faire entendre par la société civile ; la Journée mondiale, c'est entrer dans la société civile pour porter le débat au cœur même des institutions, des écoles, des quartiers, etc.
Mais les deux évènements se complètent :
* certaines personnes qui, même sensibles au problème de l'homophobie, estiment ne pas avoir leur place au sein d'une Marche des Fiertés, peuvent apporter leur soutien à travers l'alternative que constitue une Journée contre l'homophobie.
* dans certains pays où l'organisation d'une Marche des Fiertés est manifestement impossible, une action contre l'homophobie peut être envisagée à l'occasion de la Journée mondiale, surtout lorsque, officiellement du moins, l'homosexualité n'est pas condamnée par les lois en vigueur.