mardi 31 juillet 2007 à 08:45
lundi 30 juillet 2007 à 20:40
Le développement historique des hôpitaux
L'hébergement et le traitement des pauvres, des malades et des invalides sont apparus, d'une part, dans les pays où les grandes religions (bouddhisme, christianisme et islam) se sont affirmées, et, d'autre part, aux périodes de prospérité…
(…)Chronologiquement, l'initiative de la création d'établissements pour les voyageurs, pèlerins et malades pauvres remonte à la création des grands monastères bouddhiques en Inde et à Ceylan à partir du IIIe siècle avant J.-C. Les plantes médicinales étaient cultivées et largement distribuées au peuple.
(…)
Le monde islamique se construit et s'organise du VIIe au XIIe siècle : après l'expansion maximale qui suit la mort de Mahomet en 632 (…), s'élabore dans les pays convertis à l'islam un système d'assistance évolué, reposant sur la contribution pour les pauvres du dixième du revenu (zakat) et la constitution de biens de mainmorte (waqf, habous, vakif). Dans toutes les villes, un centre social s'édifie, comprenant la mosquée, l'hôpital, l'école théologique, la bibliothèque, les cuisines publiques, le caravansérail et les bains publics. Un trait original, qui sera suivi par l'Occident à partir du XVe siècle, consiste en l'admission de malades mentaux soumis à un régime relativement humain. Dans l'Orient bouddhique, les institutions d'assistance médicale et sociale restent de caractère bénévole et local, et il n'existe rien qui puisse correspondre au cadre administratif et législatif de l'Occident et du Moyen-Orient. Robert-Frédéric Bridgman : docteur en médecine, inspecteur général adjoint des Affaires sociales, expert de l'OMS.