dimanche 11 mai 2008 à 05:50
aux lecteurs
20 ans...et j'ai enfin décidé d'écrire. Je ne fais pas ceci pour avoir des compliments , car ce sera plutôt horrible. Mes phrases seront d'un caractère convulsif et il se pourrait même que cela n'ai aucun sens pour vous. J'écris ces mots lors d'une nuit d'insomnie , j'en ai besoin. ça fait tellement du bien de mettre son état d'âme à plat , sur pixels ; on se sent comme qui dirait : libéré un instant. Peut-être que lire ma vie ne vous intéressera pas
La vie...drôle de sensation tout de même! On se pose parfois tout un tas de questions a propos de notre existence : pourquoi sommes nous? Le fait que chaque choses sur cette bonne vieille terre est infini , que nous avons beau faire le tour de cette dernière , telle une roue , il n'y a pas de fin. Les jours passent , tournent , tout comme les années. Un homme meurt , un enfant nait. l'infini de l'univers et du micro ou nano-monde , le fait de pouvoir zoomer et reculer a l'infini. On pourrait croire que la vie est une prison et pourtant , nombreuses sont les personnes qui s'y sentent bien et heureuses.
Je n'arrive pas a trouver ma place dans un monde que je ne comprend pas. Peut-être que je me pose trop de questions , je n'y peut rien. Tout les jours , on pourrait dire que je m'enfile un genre de masque a sentiments , pour ne pas décevoir les gens qui tiennent à moi. Et pourtant , je rêve de m'en aller , de ne plus avoir a me forcer à sourire car si ce n'était que de moi , je n'aurait pas d'amis. La cause , le vide qui est en moi. Je ne ressent pas (ou peu) cette tristesse qui fait pleurer les gens , cette sensation de bonheur lorsque toute la famille rigole a table. J'ai l'impression que tout cela , je l'ai perdu. L'enfance...l'époque de l'insouciance , de la liberté. J'étais heureux à cet âge. Après avoir pris des cours de musique étant jeune , je me suis lancé a la composition. Flemmard que j'étais , mais doté néanmoins du seul don que dieu ai bien voulu m'accorder: l'oreille absolu , je découvris la musique électronique. Le rêve...pouvoir être le chef d'orchestre de tout les instruments que je voulais , les faire sonner comme je voulais , m'amuser a faire frotter les fréquences entre elles , tout écrire sans pour autant travailler physiquement le doigté , chose qui m'a toujours énervé , ça c'était le pied. J'ai découvert alors là un moyen de m'évader de la terre , d'apprivoiser le monstre qui est en moi et qui me bloquait mes sentiments.
Bien sur , un autre moyen pas trop cher et facilement accessible existait. Mais cela m'avait plus rayé la pensé qu'autre chose. Belle expérience tout de même; la vision de l'infini décrit plus haut , le sentiment d'avoir enfin tout compris , de penser qu'une autre dimension parallèle a la notre pouvait être visité grâce aux lsd , ça c'était de la belle illusion! On réussit a en douter même après réflexion. Il y a tellement de choses et de vérités à découvrir que j'ai décidé de ne pas aller voir plus loin.
Une fille mystérieuse croise ma route. Et il se trouve que l'on est pareil. Elle se détruit la vie et cela me fait mal. Je n'aurait jamais pensé pleurer pour une femme un jour. J'ai décidé de la sauver car je l'aime et qu'elle méritait une vie meilleur. Comme quoi , j'étais bien comme tout le monde , mes sentiments étaient bien là. Je les avais seulement bridés car je n'aimait pas ça. Ce qui n'empêche pas pour autant que je ressens toujours le mauvais en moi. Je l'apprivoise maintennant
Le monstre
il me rend gris , sans humeur , ni heureux , ni triste. Il me donne des pulsions sexuelles , de folie , de violence....Il est tellement vicieux qu'il pourrait me faire rire pendant un enterrement (je contrôle largement ça) , me pousse a me scarifier , à me faire subir l'auto-torture pour ressentir la peine et la douleur. Il est venu lorsque j'étais atteint d'une maladie qui me faisait souffrir tout les jours. Au plus haut de ma douleur , je l'analysait et le retournait sous différentes formes. je passait des larmes aux rires car j'avais réussi a passer au dessus de ça. Ne pas se laisser abbatre , c'est çe qui m'a permis de guérir...mais a quel prix?
j'aurais tellement voulu changer des choses , rendre le monde heureux , mais cette humanité cruelle envers ce qui n'est pas humain me déçoit profondément...et pour cela , je ne serait peut-être jamais satisfait. Moi ne compte pas , les autres comptent