mercredi 26 septembre 2007 à 18:42
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on peut aussi y voir un Kobold
j'ai cru que c'était un chat trèèès moche
moi je vois la fille plus comme une poupée disloquée, qu'on aurait essorée
une moitié blanche une moitié noire pour le contraste, on dirait qu'elle se trouve dans un landeau de bébé, à cause de la forme et des drapés du bas et ceux qui encadrent la tête du cheval le côté bleuatre donne une impression de froideur et de mort
la peinture noire non homogène est dégradée de manière brute par grosses touches , comme si la peinture même devenait aussi épaisse et lourde que l'obscurité de la scène se veut dense.
j'ai toujours cru que c'était un chat moche qui ricanait, avec la bouche ouverte, mais c'est plutôt les yeux du machin, on dirait qu'il porte des lunettes de soleil

qui bien installé sur la poitrine de la dame ne se gène pas pour la regarder. Comme si le poids de son regard pouvait prendre une dimension "concrète". L'une des bêtes à les yeux noirs, l'autre blancs; elle, fermés. Il n'y a pas de regard, de vie autre que celui du spectateur.
J'ai remarqué le cheval en premier. En fait c'est le seul élément de la scène qui "m'impressionne", il semble etre la seule apparition "instantanée" de la scène, étant donné qu'il passe la tête à l'intérieur des rideaux, le seul élément vraiment extérieur, l'invité surprise qui rentre dans l'intimité d'un espace fermé.
c'est le plus expressif. la femme bien que tordue, a paradoxalement un visage très paisible.
Comme si sa peur était inscrite sur la figure du cheval. comme s'il elle se voyait elle-même par les yeux du cheval, une bête moche à cornes sur son corps et complétement vulnérable. ça fait penser aux incubes. la bête à une teinte plus "chair", il est plus "incarné" que la femme, qui est aussi blanche qu'un cadavre, il en devient plus réel que l'humain alors que c'est une créature imaginaire. C'est la créature qui est sur l'humain, qui a le dessus, le cauchemar en devient réel. Il y a une ambiguité (a priori) sur ce qui est de l'ordre onirique ou pas. il peut y avoir un côté érotique à voir la femme endormie, en robe blanche et abandonnée à son sort.
C'est l'expression de la peur du cheval qui se veut un message direct à celui qui regarde. "vois, j'ai peur, aies peur" au cas où les gens ne sauraient pas ce que veut transmettre le tableau. la peur qui se lit qui fait peur, et non la scène elle-même. Enfin je le vois comme ça.
je vois ces lignes directrices

je pense que ça
peut signifier le poids que le cauchemar peut prendre sur l'humain et ...sur sa respiration,en particulier vers la poitrine...coeur seins poumons

, je dis ça mais bon... . tout la vise, tout la menace. la jambe levée semble etre une manifestation instinctive de la femme endormie. Un peu comme une contraction involontaire

qu'on a en dormant.
Ce message a été modifié par Racnor - mercredi 26 septembre 2007 à 19:00.