Monday 26 November 2007 à 13:24
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Accusant la Colombie de lui avoir «craché au visage», le président vénézuélien a gelé ses relations diplomatiques. Même punition pour l’Espagne après un accrochage avec Juan Carlos.
Rien ne va plus entre Caracas et Bogota. Dimanche, après trois jours de vives tensions, le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé qu’il mettait «au congélateur» ses relations avec la Colombie. Une décision prise après qu’Alvaro Uribe a brusquement mis un terme mercredi à sa médiation avec les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) dans l’affaire des otages.

Lors d’une allocution télévisée, il a affirmé que l’attitude d’Alvaro Uribe était comme «un crachat au visage» et que la Colombie «mérite un meilleur président». «Je pense vraiment que le gouvernement colombien ne veut pas la paix», a aussi déclaré Hugo Chavez qui a particulièrement déploré le fait que les dirigeants colombiens ne l’aient pas contacté directement. «Pourquoi ne montres-tu pas ton visage?», a-t-il apostrophé. «Le président Uribe ment (...) d’une manière éhontée, horrible, répugnante. Je pense que la Colombie mérite un autre président, elle mérite un meilleur président», a ajouté le «lider» vénézuélien.

Ces propos ont déclenché une vive réaction de la part d’Alvaro Uribe, qui s’est directement adressé à son homologue vénézuélien. «Vos mots, vos attitudes, donnent l’impression que ce n’est pas la paix en Colombie qui vous intéresse, mais plutôt que la Colombie soit victime d’un gouvernement terroriste des Farc», a-t-il déclaré lors d’une réunion publique. «La vérité, président Chavez, c’est que nous avons besoin d’une médiation contre le terrorisme, pas de personnes qui légitiment le terrorisme».




«Vous m’avez poussé jusque-là»

Aucun des deux hommes n’a annoncé d’actions concrètes, mais Hugo Chavez a indiqué que les relations économiques entre les deux pays en souffriraient.

Cette crise intervient après que Nicolas Sarkozy a appelé Alvaro Uribe à «maintenir le dialogue» avec son homologue vénézuélien, qui, selon lui, est «la meilleure chance de libérer Ingrid Betancourt et tous les otages».

Outre Bogota, Hugo Chavez a joué la rupture avec une autre capitale : Madrid. «Jusqu’à ce que le roi d’Espagne ait présenté ses excuses, je gèle les relations avec l’Espagne». Le 10 novembre, lors du sommet ibéro-américain de Santiago, il avait eu un accrochage avec le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero. Comme Hugo Chavez ne cessait de l’interrompre, le roi Juan Carlos lui avait lancé: «Por que no te callas ?» (Pourquoi tu ne te tais pas ?) «Vous m’avez poussé jusque-là et m’y voilà. Et je suis sûr que je représente la majorité des Vénézuéliens, car nous sommes dignes, que nous avons du courage et de l’amour», a ajouté Hugo Chavez. Depuis Madrid n’a cessé de rechercher l’apaisement. En vain.



Monday 26 November 2007 à 13:30
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La famille d'Ingrid Bétancourt doit être verte.
Monday 26 November 2007 à 13:58
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Il a bien fait Chavez, il n'a rien à se reprocher que d'avoir le courage de ses opinions et surtout personne ne lui ferme la gueule, même si le roi d'Espagne a été vexé qu'on critique son ancien ministre... mais la critique de Chavez était appropriée.

Bref, c'est triste pour les otage, mais espérons que Chavez s'en tire sans l'aide du président Colombien, qui est aux ordres des USA. En effet, si les otages sont libérés grâce à Chavez qui est leur grand ennemi sur la scène politique, cela lui donnera la crédibilité et l'écoute du monde entier ... ce qui va à l'encontre des objectifs US.
Monday 26 November 2007 à 22:17
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J'ai lu quelque part qu'Ingridd Betancourt a été vue au Mexique...Info ou Intox ?
Saturday 01 December 2007 à 18:37
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Opération Tenaille
[b]Venezuela, Jour J – le référendum constitutionnel du 2 décembre : socialisme démocratique ou contre-révolution impériale [/b]</B>


: James PETRAS

Fausto Giudice




Le 26 Novembre le gouvernement vénézuélien a rendu publique une note confidentielle de l'ambassade des USA à la CIA, qui révèle de manière dévastatrice les opérations clandestines des USA et qui aura une influence sur le référendum de ce dimanche 2 décembre 2007.

La note envoyée par un fonctionnaire d'ambassade, Michael Middleton Steere, a été adressée au chef de la CIA, Michael Hayden. La note était intitulée « Avancer vers la dernière phase de l’Opération Tenaille » et fait le point sur l'activité d’une unité de la CIA portant l’acronyme HUMINT (Renseignement humain) qui est engagée dans l'action clandestine pour déstabiliser le prochain référendum et coordonner le renversement civilo-militaire du gouvernement élu de Chávez . Les sondages de l’ambassade et de la CIA concèdent que 57% des électeurs approuvent les amendements constitutionnels proposés par Chávez mais prévoient également une abstention de 60%.

Les agents US soulignent leur capacité à recruter d'anciens supporters de Chávez parmi les sociaux-démocrates (PODEMOS) et l'ancien ministre de la défense Baduel, prétendant avoir réduit la part de OUI de 6%. Néanmoins les agents de l'ambassade reconnaissent qu'ils ont fait leur maximum et qu’ils ne pourront obtenir le rejet des amendements par la voie électorale.

La note recommande donc que l'Opération Tenaille (OP = Operation Pincer/ Operación Tenaza] entre dans sa phase opérationnelle. OP implique une stratégie en deux volets : empêcher le référendum et rejeter ses résultats tout en appelant à voter NON. La campagne inclut de faux sondages, des attaques contre des fonctionnaires électoraux et une propagande dans les médias privés accusant le gouvernement de fraude et appelant à voter NON. Les contradictions, souligne cyniquement le rapport, ne sont pas un problème.

L’ambassade et la CIA rapportent les divisions internes et les récriminations parmi les opposants aux amendements, y compris plusieurs défections du groupe qui les chapeaute. Les menaces principales et les plus dangereuses pour la démocratie évoquées par la note de l’ambassade sont le succès dans la mobilisation des étudiants des universités privées (soutenus par leur hiérarchie) pour attaquer des bâtiments clé comme le palais présidentiel, la Cour suprême et le Conseil électoral national. L'ambassade ne tarit pas d’éloges pour le groupe ex-maoïste « Drapeau rouge » et ses combats de rue violents. Ironiquement, des petits sectes trotskystes et leurs syndicalistes rejoignent les ex-maoïstes dans l’opposition aux amendements constitutionnels. L'ambassade, tout en rejetant leur « rhétorique marxiste », considère que leur opposition s’inscrit dans sa stratégie d’ensemble.

L'objectif final de l'Opération Tenaille est de s’emparer d’une base territoriale ou institutionnelle avec l'appui massif de la minorité électorale défaite dans les trois ou quatre jours (avant ou après les élections, ce n'est pas clair, JP), soutenus par un soulèvement d’ officiers militaires d'opposition, principalement de la Garde nationale. L’agent de l'ambassade concède que les comploteurs militaires ont eu des problèmes sérieux : des agents opérationnels de renseignement ont été démasqués, des stocks d’armes ont été neutralisés et plusieurs comploteurs sont sous surveillance étroite.

Outre l’engagement poussé des USA, l'organisation du patronat vénézuélien (FEDECAMARAS), ainsi que les principaux médias privés (télévision, radio et presse écrite) ont été engagés dans une campagne vicieuse de peur et d'intimidation. Les producteurs et distributeurs en gros et au détail de nourriture ont créé des pénuries artificielles d'articles d’alimentation de base et ont provoqué une fuite de capitaux à grande échelle pour semer le chaos dans l’espoir de faire gagner le NON.

Le Président Chávez contre-attaque

Dans un discours devant des hommes d’affaires nationalistes qui soutiennent les amendements (Entrepreneurs pour le Venezuela. EMPREVEN), Chávez a averti le président de FEDECAMARAS que s'il continuait à menacer le gouvernement de coup d’État, il nationaliserait toutes les entreprises qui lui sont affiliées. À l’exception des trotskystes et d'autres sectes, la grande majorité des travailleurs organisés, des paysans, des petits fermiers, des conseils de quartiers pauvres, des travailleurs du secteur informel et des étudiants des écoles publiques se sont mobilisés et ont manifesté en faveur des amendements constitutionnels.

La raison de la majorité populaire se trouve dans quelques amendements clé : Un article stipule l'expropriation de terres, facilitant leur redistribution aux petits producteurs sans terre. Chávez a déjà installé plus de 150.000 travailleurs sans terre sur 1 millions d’hectares. Un autre amendement institue une couverture universelle de sécurité sociale pour l’ensemble du secteur informel (marchands ambulants, domestiques, auto-employés) qui représente 40% de la main-d'oeuvre. La semaine de travail des travailleurs organisés et non organisés sera réduite de 40 à 36 heures (du lundi au vendredi midi) sans réduction de salaire. L’accès libre et gratuit à l’éducation supérieure sera garanti aux étudiants des classes subalternes. Des amendements permettront au gouvernement de contourner les blocages bureaucratiques à la socialisation d’industries stratégiques, qui permettra de créer plus d’emplois et d'abaisser les coûts des services. Et le plus important, un amendement augmentera le pouvoir et le budget des conseils de quartier, qui pourront légiférer et investir dans leurs communautés.

L'électorat soutenant les amendements constitutionnels votera en faveur de ses intérêts socio-économiques et de classe ; la question du renouvellement du mandat électif du président n'est pas dans ses priorités : et c'est la question sur laquelle la droite s’est focalisée, en qualifiant Chávez de « dictateur » et le référendum de « coup d’État ».

L'Opposition

Avec une forte aide financière de l'ambassade US (8 millions de $ pour la seule propagande selon la note de l'ambassade) et du patronat et du « temps libre » accordé par les médias de droite, la droite a organisé une majorité des étudiants de la grande bourgeoisie des universités privées, soutenue par la hiérarchie de l'église catholique, de grands pans des quartiers riches de la bourgeoisie, des secteurs entiers des classes moyennes engagées dans dans le commerce, l’immobilier et la finance et apparemment des secteurs militaires, particulièrement des officiers de la Garde nationale. Tandis que la droite contrôle les principaux médias privés, la télévision et la radio publiques soutiennent les réformes constitutionnelles. Tandis que la droite a ses supporters parmi quelques généraux et la Garde nationale, Chávez a le soutien des parachutistes et des officiers de rang intermédiaire et de la plupart des généraux.

Les résultats du référendum du 2 Décembre seront un événement historique décisif en premier lieu pour le Venezuela mais également pour le reste des Amériques. Un vote positif (Vota « SI ») fournira le cadre juridique pour la démocratisation du système politique, la socialisation des secteurs économiques stratégiques, donnera du pouvoir aux pauvres et fournira la base pour un système d’autogestion des entreprises. Un vote négatif (ou un soulèvement civilo-militaire réussi avec l’appui US) renversera l'expérience vivante la plus prometteuse d’autogouvernement populaire, de welfare social avançé et de socialisme à base démocratique. Un revers, et en particulier un renversement militaire, mènerait à un bain de sang massif, tel que nous n’en avons pas vu depuis le coup d’État des généraux indonésiens en 1966, qui tua plus d’un million de travailleurs et de paysans ou le coup d’État en Argentine en 1976, suite auquel plus de 30.000 Argentins furent assassinés par les généraux soutenus par les USA.

Un vote décisif en faveur du « SI » ne mettra pas un terme aux campagnes militaires et politiques de déstabilisation US mais il saperait et démoraliserait certainement leurs collaborateurs. Le 2 Décembre 2007 les Vénézuéliens ont rendez-vous avec l'histoire.

Source : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4229&lg=en

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4231&lg=fr-
Sunday 02 December 2007 à 16:40
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Les usa font tous pour destabiliser ce gouv qui va à l' encontre de leurs idéologies...
Sunday 02 December 2007 à 18:26
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Chavez est un dictateur il veut gouverner a vie.
Sunday 02 December 2007 à 18:33
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bravo ami moileo..enfin qqun de bien sur comlive rolleyes.gif
Sunday 02 December 2007 à 19:21
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Hugo Chavez gere tres bien sa fortune , l'ideologie c'est du pipeau , mais il y a beaucoup d'imbéciles qui mordent à l'hameçon
Sunday 02 December 2007 à 21:17
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La-Fée-Repentie
Sunday 02 December 2007 à 18:33
bravo ami moileo..enfin qqun de bien sur comlive rolleyes.gif



wub.gif çà te dérange pas si j'ai quelque années de plus que Sarko.
Sunday 02 December 2007 à 21:30
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moileo
Sunday 02 December 2007 à 18:26
wub.gif çà te dérange pas si j'ai quelque années de plus que Sarko.



pas du tout....par contre vu ton age avancé,j'ai le regret de te dire que tu ne pourras assisté au 50 émé anniversaire de la carrière de Nolwenn en 2052 crying.gif





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