mercredi 21 mai 2008 à 17:00
mercredi 21 mai 2008 à 14:31 Ou encore, qu'est ce qui m'empêche alors, de me forger ma propre morale, et de l'appliquer (morale pour laquelle tuer un homme serait bien et "faire du bien" serait mal - d'ailleurs, quand on dit "faire du bien", il n'y a pas de civilisation ou "faire du bien" induit des actions qui seraient nommées comme "faire du mal" par d'autres... ), qu'est ce qui m'en empêche ? La loi ? Mais sur quoi repose la loi sinon sur la morale ? Et alors la morale repose sur quoi ? Etc Etc
Rien ne t'en empêche, à part les lois et, si tu veux, la morale du lieu où tu te trouves.
C'est comme une secte : à partir du moment où elle a une assise suffisante, on appelle ça une religion. Si suffisamment de personne adhèrent aux principes moraux que tu établirais, cela deviendrait une morale !
mercredi 21 mai 2008 à 14:31 Ton message est directement représentatif du problème actuel: on nie la morale naturelle, transcendante, intemporelle et universelle (en trois mots, on nie Dieu)
On la nie parce que cela n'existe pas. Point. C'est pas parce qu'on t'a dit que cela existait que c'est vrai. Rien que l'intemporalité est archi-fausse ! La morale des Romains, exaltant la force et méprisant le faible, a été remplacée par la morale chrétienne qui est l'exacte inverse : honorer le faible et mépriser le fort. Lire à ce sujet la "Généalogie de la morale" de Nietzsche. Le mécanisme y est expliqué en détail.
mercredi 21 mai 2008 à 14:31 . A partir de là il n'y a plus aucun repère, tout devient "relatif". Et on fait pareil pour la Vérité objective, universelle et intemporelle, ça donne le "relativisme".
Evidemment que tout est relatif ! On ne vit pas dans un monde manichéen, avec le noir et le blanc bien définis et existant comme seules possibilités de choix !
mercredi 21 mai 2008 à 14:31 Mais le problème, c'est qu'alors chacun a sa vérité, et sa notion du bien et du mal. Donc chacun fait ce qu'il veut. Alors comme on pressent les conséquences de cette situation absurde, on donne aux lois éthiques une valeur morale. Or la loi peut très bien aller contre la morale. Le relativisme sème la confusion entre morale et éthique.
Oui, chacun sa vérité et sa notion de bien et de mal. Pour un fanatique musulman ( par exemple), c'est bien de se faire sauter dans un lieu public plein d'infidèle, pour un chrétien fanatique de l'Inquisition, c'était bien de brûler des hérétiques ou d'aller massacrer des infidèles en Terre Sainte ( on y gagnait même le pardon de ses fautes !). Pour moi c'est mal. J'espère d'ailleurs qu'il en est de même pour beaucoup de monde !
mercredi 21 mai 2008 à 14:31 Mais c'est évidemment très difficile d'accepter qu'il y ait une morale intemporelle et universelle, ainsi qu'une Vérité objective, intemporelle et universelle, car cela approche beaucoup de l'acceptation de l'existence de Dieu, et cela, en farouches aigris, de nombreux athées ne supporteront jamais de s'en approcher autant, bien que cela ne soit tout de même pas la preuve directe de son existence...
c'est évidemment très difficile d'accepter qu'il y
n'ait
pas une morale intemporelle et universelle, ainsi qu'une Vérité objective, intemporelle et universelle, car cela approche beaucoup
du refus de l'existence de Dieu, et cela, en farouches aigris, de nombreux
croyants ne supporteront jamais de s'en approcher autant, bien que cela ne soit tout de même pas la preuve directe de son
inexistence
Je peux aussi balancer des phrases grandiloquentes infondées et non argumentées......
Ce message a été modifié par Gilcad - mercredi 21 mai 2008 à 17:02.