jeudi 17 mai 2007 à 11:18
La plupart des 60 policiers et gendarmes du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR) auront, sans le savoir, fait leur baroud d’honneur le 10 mai dernier, dans les jardins du Luxembourg, en protégeant Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Hier, l’officier de gendarmerie qui commandait encore l’unité, a été convoqué à l’Elysée vers 16 heures où un conseiller lui a signifié la dissolution de la composante gendarmerie et de ses 29 membres (dont une femme). Six d’entre eux venaient d’achever leur formation de neuf mois, et n’auront pas eu le temps d’entrer en fonction.... L’officier de gendarmerie (un vétéran du GIGN), qui devait succéder à l’actuel titulaire n’a pas eu, lui, le temps d’arriver. Les gendarmes, qui ont connu la nouvelle vers 18 heures, étaient appelés à faire discrètement leurs bagages dès ce matin, consigne impérative qui a été suspendue vers minuit, sans plus d’explications. 23 policiers seraient également remerciés par la nouvelle équipe élyséenne : en contrepartie, 84 policiers, essentiellement en provenance du service de protection des hautes personnalités (SPHP) de la police, ont été rameutés pour assurer la protection présidentielle.
Je trouve honteux qu'un pouvoir politique procède à de telles purges au sein d'une formation qui, depuis sa création, a toujours fait preuve de son excellence et de son professionnalisme.
La volonté, pour des raisons politiques, de supprimer la composante "gendarmique" de cette formation peut éventuellement se comprendre, mais le minimum aurait été de rendre hommage aux militaires et de leur rendre les honneurs qu'ils méritent.