Thursday 21 September 2006 à 14:40
je voulais partager un article intéressant.
et pour finir:
je ne sais pas si le fait que tu gardes ton sperme dans le prépuce est plus ou moins propice à une bonne, mauvaise santé/hygiène. lave toi après, c'est clair, c'est mieux d'évacuer.
je pense que circoncis, la pénétration serait peut être plus facile, mais que, comme le dit ce document, en effet, les risques de "chauffe" et d'irritation pendant l'acte sont réels. (expérience vécue)
pour ce qui est de contrôler son éjaculation et son plateau d'érection, je ne peux pas te dire. j'ai eu un excellent amant circoncis, et un lamentable, qui tenait quelques minutes à peine.
fais seulement aggrandir le "trou" par un médecin. c'est mieux, c'est vraiment ce que je pense.
maintenant, j'ai limpression que tu attends qu'on te dise: oui, la circoncision c'est génial, c'est la réponse à tout, fonce!
si c'est ce que tu penses déjà, au fond de toi, que tu penses que ça t'aiderait et te soulagerait, fais-le! si mon mari avait semblé ne serait-ce qu'à moitié convaincu comme tu l'es, je l'aurais poussé à le faire.
mais réfléchi avant.
ci dessous l'article en question:
CIRCONCISION
La circoncision est vécue par le sujet qui la subit comme une castration partielle; elle enlève une partie des organes génitaux , à son extrémité, ce qui au niveau symbolique est particulièrement marquant. Le patient ignore, comme la plupart des médecins, le rôle et l'utilité du prépuce, ce qui fait que le degré de perte, de préjudice oserait-on dire, n'est pas quantifié, et par la même peut ne pas avoir de limite.
La circoncision s'apparente à l'excision qui nous inspire tant de dégoût, puisqu'elle est souvent proposée avec l'arrière pensée d'empêcher l'auto-érotisme tout en conservant la capacité reproductive. Cette atteinte à la génitalité reste encore très présente dans les esprits et notons qu'en France, si l'excision n'existe pas dans sa forme sanglante et tranchante, elle s'est cependant exprimée jusqu'à il y a peu sous une forme mentale et insidieuse avec le colportage de notions telles qu'une femme honnête ne doit pas avoir de plaisir, et que le rapport sexuel dans le couple était un devoir conjugal comme d'autres labeurs. Tout praticien ayant une expérience de la sexologie sait les dégâts que ces idées continuent de provoquer dans la vie génitale de nombreux patients.
L'homme en général, et l'adolescent en particulier, est confronté à une crainte d'anormalité génitale, tant au niveau de sa biométrie, que de sa morphologie, qu'en ce qui concerne ses capacités de performance sexuelle. Cette crainte est abondamment alimenté par les vantardises de règles dans la cour du lycée... Sur ce terrain sensible une amputation fait mûrir cette notion d'anormalité, d'autant que nous sommes dans un pays où en général les hommes ne sont pas circoncis.
Plus objectivement l'intervention détermine une modification esthétique et le risque est de considérer le sexe défiguré; l'homme circoncis, sous nos latitudes, peut imposer le dégoût à lui même et à ses partenaires troublés par ce gland continuellement découverts. Nous sommes habitués à un revêtement cutané de l'ensemble du corps, et une effraction ou une altération de cette enveloppe crée ,par cette vision cruelle du pénis décortiqué, un sentiment de malaise comme la vue du sang, ou d'une anomalie tégumentaire (fente labiale, eczéma...). Quand l'on sait la fragilité de la fonction érotique sensible au perturbation psychique, on mesure le retentissement que peut entraîner cette modification.
A l'inverse il convient de reconnaître qu'aux États Unis, on observe que les soeurs de garçons circoncis peuvent ressentir cette même gène face à un partenaire au gland naturellement couvert.
Le prépuce, c'est la paupière du gland. Son repliement met à nu la muqueuse ballanique et occasionne plus ou moins temporairement une vive douleur dont le sujet se serait bien passé. Le gland est une partie précieuse du mâle et il est dans nos esprits que les choses de valeur ont un étui. La circoncision c'est l'ablation de l'étui.
Le prépuce c'est aussi une zone érogène d'importance: c'est peut être la première zone connue par l'enfant, puis c'est un endroit érogène "starter", particulièrement efficace à déclencher une érection, puisque le gland n'a à ce moment qu'une sensibilité médiocre. Il semble également que la caresse au niveau du prépuce entretient particulièrement bien le plateau de l'érection ,sans risque de basculer vers l'orgasme. Une partenaire avertie perçoit très bien ces particularités et saura grâce au prépuce communiquer des sensations durable et de haute qualité. La circoncision enlevant les terminaisons nerveuses de cette surface cutanée privera le sujet de cette volupté.
Au delà de la sensibilité propre du prépuce, il faut prendre en compte la suppression par la circoncision de la possibilité de friction du gland, et l'obligation d'une recherche plus ou moins difficile d'une nouvelle technique masturbatoire.
La fragilité, la finesse de la muqueuse ballanique expliquent que les stimuli par frottement digital direct soient rapidement désagréables. Il sont par contre supportables et même voluptueux lorsque la friction au lieu d'être immédiate se fait par l'intermédiaire des feuillets du prépuce. Il n'y a plus de friction-frottement au niveau de la muqueuse mais variations de pression dans le gland. Les terminaisons nerveuses ne sont pas tactiles mais sensibles aux pressions. Remarquons que certaines masturbations se font en massant le corps spongieux, propulsant le sang vers le gland, et chaque ondée augmentant la pression.
Le docteur Gérard Zwang dans La circoncision, pourquoi faire? exprime les mêmes idées avec une riche et croustillante sémantique: "l'enfant acquiert l'expérience du plaisir sexuel conscient. En pratiquant ces agréables tripotages de la verge, le prépuce est l'intermédiaire. Le seul contact que le gland apprécie, goûte, et tolère est celui humide et capitonné de la muqueuse vaginale (ou buccale). La friction rêche et sèche de la main, des doigts, lui serait vite insupportable si la bonne nature n'avait justement posé l'écran prépucial entre la sollicitation manuelle et le très susceptible épithélium érogène primaire."
La circoncision parait favoriser une mise en tension rapide du frein au cours de la pénétration et pourrait contribuer a une éjaculation rapide.
Mais surtout c'est la suppression de la réserve tégumentaire que constitue le prépuce qui porte atteinte à la physiologie du coït. La mission principale du prépuce n'est pas de permettre la masturbation, même si nous nous en félicitons, mais de faire que le coït vaginal se passe dans des conditions optimales sans affrontement des téguments des 2 partenaires.
Petite expérience: en pinçant à deux doigts l'extrémité de la verge en érection d'un garçon non circoncis, on peut en règle faire descendre ces doigts à la base du pénis sans effectuer le moindre glissement sur la peau. Le prépuce se déroule, cette peau coulisse sur la verge, la longueur et l'élasticité du tégument permettant de parcourir la totalité de l'organe. On ne retrouve pas d'autres endroits du corps ou le tissu sous-cutané permet une telle mobilité.
Ceci explique que le rapport sexuel puisse se prolonger sans entraîner de friction et donc d'irritation des téguments en contact, à savoir la peau de la verge et la muqueuse vaginale. Le coulissement n'est pas entre ces surfaces, mais entre le dartos de la verge et son tissu sous-cutané particulièrement adapté à cette fonction.
Par contre l'amputation du prépuce réduit considérablement, voir totalement, cette mobilité en enlevant 4 à 6 cm de la réserve de la peau.
Les conséquences de cette réduction peuvent être modestes si le sujet est éjaculateur prématuré, puisque le rapport très bref ne pourra être irritant, de même si le pénis est très court ou animé de mouvement de faible amplitude. A l'inverse un rapport prolongé et vigoureux risque de déterminer malgré la lubrification naturelle et éventuellement artificielle, une importante irritation chez l'homme et chez la femme.
J'ai été amené à examiner un jeune homme circoncis au service militaire: son érection était douloureuse par la seule mise en tension du fourreau devenu plus court que les corps caverneux turgescents. Sa capacité sexuelle en était, au moins pour un temps totalement détruite, et certainement altérée pour le reste de sa vie.
On peut aussi se demander si la circoncision, si fréquente aux États-Unis n'est pas un élément qui, favorisant les érosions de la muqueuse ano-rectale au cours de la sodomie, participerait à la transmission du virus HIV lorsqu'on sait que les effractions tégumentaires sont la porte d'entrée privilégiée de ce virus.
ame@enfant.org
Ce message a été modifié par douce évi - Monday 09 October 2006 à 14:47.