

D'architecture Hausmanniennes, néo-gothiques, néo-renaissance, Art nouveau ou Art déco, de pierres, de briques ou de ciment moulé, extravagantes ou fonctionnelles, classiques ou contemporaines, la ville possède des petits bijoux d'architectures.






la flamme olympique des jeux d'hivers 1968



Le jardin des dauphins au pied de la bastille« la tendance naturelle qui vient à l'esprit de l'homme est de juger les événements d'après leurs résultats [menant] à faire l'éloge d'une coupable entreprise […] couronnée par le succès. […] Cette manière d'apprécier les faits est une suite naturelle de cette lâche et criminelle complaisance née de l'oubli des principes, qui trouvent la justice là où elle voit le triomphe. Cette servilité est de tous les temps et de tous les lieux… »
Il rentre enfin à Grenoble le 21 octobre 1817. Il est accueilli chaleureusement par ses amis libéraux, le climat de répression ayant cessé avec le temps[75]. Il devient « homme de confiance » du préfet François Chopin d'Arnouville[76], élève le fils aîné de Jacques-Joseph, Ali, âgé de neuf ans, et implante une école d'enseignement mutuel à Grenoble, malgré l'opposition du clergé local[77]. Pendant ce temps, son frère se lie d'amitié avec Bon-Joseph Dacier, secrétaire perpétuel de l'Institut de France[78], mais ne réussit pas à se faire élire membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[Note 22], dont il était déjà membre correspondant[79]. Jean-François continue aussi son travail de déchiffreur et fait un bilan de son travail dans cette lettre à son frère du 7 avril 1818[80] :
« Il n'y a dans mon affaire ni charlatanisme ni mysticité ; tout est le résultat d'une comparaison et non d'un système fait par avance. J'ai déjà retrouvé des articles, la formation des pluriels et quelques conjonctions, mais cela ne suffit point pour déterminer de sitôt le système de cette écriture. »Le 18 juin 1818, il réintègre sa fonction de bibliothécaire et communique le 24 juillet son mémoire sur Quelques hiéroglyphes de la Pierre de Rosette présentant les résultats de ses travaux sur la stèle à l'Académie delphinale, sans grand succès[81]. Il arrive enfin à épouser le 30 décembre 1818 à Grenoble Rose Blanc qu'il aimait depuis longtemps malgré l'opposition de son frère[82]. Le renvoi du Gouvernement Decazes voit un retour des ultras à Grenoble[83]. En septembre, il écrit une brochure intitulée Attention ! contre ces derniers[84]. En 1819, il est persuadé, après l'observation des papyri du livre des morts, que le hiératique est une simplification des hiéroglyphes. Le 20 mars 1821, il prend part à une insurrection à Grenoble où il aurait peut-être même remplacé le drapeau blanc du fort Rabot par un drapeau tricolore[85],[86]. Grâce à ses amis, il évite la cour martiale et est jugé par le tribunal local qui l'acquitte en juin[87]. Mais, chassé de la bibliothèque par le préfet[88], il préfère quitter Grenoble le 11 juillet 1821.
Copyright © 2004-2013 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2013 IPS, Inc.