lundi 14 avril 2008 à 18:28
Vous l'aviez revé, Sarkozy va le faire ! Vous reviez de la fin de la sécu, et de la privatisation des soins en France et bien c'est en marche ! Bientot, pour voir il faudra payer tres cher, sinon ben restez bigleux et pauvres ! Apres les franchises médicales, les déremboursements de médicaments, voici le déremboursement de l'optique, malgré que pendant toute la campagne Sarkozy a souvent repris l'exemple du Francais qui avait besoin de lunettes !
Economie / France
La Tribune.fr - à 16:53 - 452 mots
dépenses de santé
Polémique sur un éventuel désengagement de la Sécu dans l'optique
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a créé la polémique en déclarant que l'optique pourrait ne plus être pris en charge par la Sécurité sociale. La Mutualité française appelle à la négociation, le PS dénonce la "fin de la Sécu pour tous", tandis que l'UMP pose un préalable...
Les propos de Roselyne Bachelot sur un éventuel désengagement de la Sécurité sociale en matière de dépenses d'optique ont suscité un beau tollé.
Etait-ce une façon de tester l'idée? Toujours est-il que les propos de Roselyne Bachelot sur un éventuel désengagement de la Sécurité sociale en matière de dépenses optiques ont suscité un beau tollé ce lundi.
Interrogée dimanche au Grand Jury RTL/LCI /Le Figaro, Roselyne Bachelot a évoqué l'idée de laisser les soins optiques à la seule et entière charge des assurances complémentaires. "La question est posée, d'autant (...) que dans les quatre ans qui viennent de s'écouler la marge bénéficiaire de ces organismes complémentaires est passée de 12% à 23%", a assuré la ministre de la Santé, indiquant qu'il y avait donc là des "marges de manoeuvres". "Je mets pour faire basculer des dépenses de santé vers les organismes complémentaires un certain nombre de conditions", a cependant ajouté Roselyne Bachelot. La première d'entre elles serait une "mise en concurrence" des organismes complémentaires, selon la ministre.
Cette proposition a irrité la Mutualité française et son président Jean-Pierre Davant. Ce dernier a répondu ce lundi matin sur RTL en appelant à la négociation préalable, estimant qu'il "serait plus raisonnable de négocier d'abord, entre gens raisonnables, avant de faire des déclarations de ce type". Il a par ailleurs rappelé que les mutuelles étaient des organisations "à but non lucratif", qui "redistribuent quasiment tout ce qu'elles encaissent en matière de cotisation", sous forme de prestations.
De son côté, le PS a réagi en dénonçant la "fin de la Sécu pour tous". "C'est une privatisation annoncée, c'est un transfert sur les familles parce qu'évidemment personne ne peut croire une seconde que devant ces charges nouvelles, les organismes complémentaires, mutuelles ou assurances, n'augmenteront pas leurs cotisations", a déclaré -toujours sur RTL- Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris. Tandis que Pascal Terrasse, secrétaire national du PS à la santé, a rappelé que "14% de la population renonce déjà à se soigner pour des raisons financières".
Même l'UMP n'est pas convaincue. Dominique Paillé, son porte-parole a demandé que "la couverture globale des français soit la condition préalable" à un éventuel désengagement de la Sécu, faisant valoir que 8% des français ne bénéficiaient pas des complémentaires santé aujourd'hui et "seraient donc exclus de la prise en charge totale" par les organismes complémentaires envisagée par la ministre de la Santé.
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