samedi 17 novembre 2007 à 19:41
samedi 17 novembre 2007 à 09:02 En fait le pétrole est surtout utilser comme carburant, donc que pour le mouvemement, le confort et le bien ne seront pas trop toucher.
(Bon, d'accord, j'ai essayé de me la jouer pour l'histoire des nazis, je ne suis pas très renseigné sur la question. Il me semble pourtant bien qu'ils ont eu des problèmes d'approvisionnement, comme toutes les armées qui se sont lancées contre la Russie)
Maintenant, réfléchis à ce qui fait ton confort :
- manger;
- habiter;
- avoir des loisirs.
Pour chacune de ces choses, le pétrole offre plein de facilités.
Pour manger, on peut avoir facilement de la nourriture de l'autre bout du monde, et on peut produire avec un gros rendement. Si l'agriculture doit se serrer la ceinture, il y aura une période de baisse de production, tant qu'on essaiera de faire de la production industriel avec moins. On peut corriger ça en passant à une agriculture intégrée puis biologique, bien plus économe en pétrole. Il n'est pas sur que cela se fasse facilement, et plus on s'y mettra tard, plus ce sera chaud à faire. Ces épreuves vont évidemment se traduire par un renchérissement des prix de la nourriture, qu'on compensera par moins de loisir, ou par des loisirs moins cher.
Pour habiter, eh bien, ce sera plus cher, puisque sur n'importe quel chantier, on utilise plein de pétrole, pour les grues, les camions, les pelleteuses, et tout. Pour chauffer, on devra abandonner le mazout. Evidemment, c'est remplaçable, et c'est peut-être la partie la plus simple de l'après-pétrole : on sait construire un habitat vert. Par contre, il faudra abandonner l'idée que chacun puisse vivre dans sa petite villa bioclimatique, dans un décors enchanteur. Ce modèle est une catastrophe énergétique insoutenable sans pétrole à mettre dans les voitures. On devra donc construire des villes plus denses, et arrêter l'extension des banlieues résidentielles (puisqu'en plus, il faut conserver les terrains agricoles pour compenser les pertes de rendement (environ 10%) du bio, et aussi la difficulté d'importer de la nourriture de l'autre bout du monde. Le modèle urbain du futur, c'est donc la propriété par étage, ou le locatif, compact, en matériau naturel, près des axes de transport en commun.
Les loisirs, et bien, ici aussi, il faudra changer de mode, tout en comptant sur le renchérissement de la vie du aux efforts de sortie du pétrole. Et puis, si tu travailles plus pour gagner plus, tu as moins de temps pour dépenser ton fric...
Mais le plus difficile dans tout ça, c'est la mobilité, qui touche chacun des aspects : les banlieues non-reliées aux réseaux de transports en commun vont s'asphyxier, comme maintenant, mais en pire. Il faudra donc développer ces réseaux, et pas seulement pour les banlieues, mais aussi pour remplacer l'avion, les camions, et les voitures. Quand aux voitures électriques, il reste la question des batteries : on est pas sur d'avoir assez de matières premières pour construire toute celle qu'on a besoin.
Certes, ce ne sera pas la fin de l'humanité ou de la société moderne. Mais ça risque d'être un peu tendu.