Fiction Historique

topic centralisateur

vendredi 11 mai 2007 à 23:35
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Voici le topic de l'histoire écrite par les participants du jeu Fiction Historique, ainsi vous pouvez la suivre dans son ensemble original.gif

La liste des participants :

_A_
lovadel
Donnie Darko
sandie72
Gilcad
fitz
gigaboss
moroccanguy

le Récit :

Dès que j’ai ouvert les yeux ce matin, j’ai senti qu’une atmosphère étrange planait tout autour de moi, de nous tous. J’avais le pressentiment que quelque chose de grave allait se produire. Dehors, le ciel avait la couleur de la tristesse, et les faibles rayons de soleil qui essayaient tant bien que mal de percer à travers les nuages n’arrivaient pas à me réchauffer le cœur. J’étais dans un état des plus singuliers. Absente tout en étant présente, je ne saurai comment expliquer.
Je me baladais le long des grilles du jardin du Luxembourg. Les visages étaient fermés et des conversations agitées animaient chaque coin de rue. Cela m’intriguait et le pressentiment que j’avais eu un peu plus tôt s’était à nouveau abattu sur moi. J’ai décidé de me rapprocher d’un groupe de personnes pour enfin savoir. Je n’entendis qu’un mot. C’était un mot de trop. J’ai senti comme du poison glacer mes veines, une ombre couvrir mon regard. Ce matin là, nous venions d’entrer en guerre.

L'Empereur en avait décidé ainsi .
Une femme se lamentait : "mes 3 fils, ils ne vont pas me les prendre, n'est-ce pas ? ..." Mon corps se figea . A mon esprit vint immédiatement l'image du visage d'Antonin, ses boucles brunes avec cette mêche rebelle qui venait chatouiller ses yeux clairs et rieurs, ce sourire qui m'avait envoutée, la fossette de son menton légèrement cachée par une barbe légère ... A 22 ans, Antonin n'échappait pas à la conscription . Je me ressaisis brusquement et me mis à courir à travers les petites rues jusqu'à notre logis de la rue Notre Dame des Champs ; je traversai la cours pavée en bousculant la logeuse, les yeux en larmes ; je montai le petit escalier de bois quatre à quatre, en trébuchant à mainte reprise dans mon jupon ....
Au sixième étage, la porte de notre petit meublé était inhabituellement entrouverte : je me jetai à l'intérieur en appelant . Antonin n'était pas là .... Sur la table, il y avait une lettre :

"Je pars. J'ai préféré te laisser une lettre et que tu ne me vois pas quitter notre nid pour une durée que nous ignorons tous. Je sais bien que tu m'en aurais empêché par tous les moyens, et garder de toi comme dernière image, les larmes qui coulent sur tes joues, je n'aurais pas supporté. J'ai du me hâter et je te prie de m'excuser pour le désordre que j'ai dû laissé mais je ne trouvais pas notre petit coffre contenant nos réserves. Je t'en ai laissé plus que la moitié, il faudra que tu en fasses bon usage. Je te promets de faire attention, cela sera dur. Chaque jour je devrais être sur mes gardes mais l'espoir de revoir ton sourire fera passer le temps plus vite. J'écris, j'écris... mais il est tard et je dois y aller. Comme il est dur de te quitter, ma belle...
Je te prie de me pardonner pour ce que je vais faire ou ferai mais tu me connais, je n'ai jamais soutenu sa politique, c'est pourquoi je ne ferai pas cette guerre. Je pars.
Je t'aime.
Bien a toi,
Antonin

Ps : En cas d'extrême urgence, je te laisse cette clé. Je pense que tu sais ce qu'elle signifie."

Je me precipitais dehors en pleurant, quand le reverrai je ? J'etais si triste…si il echappait a la conscription il risquait d'etre fusille comme deserteur, je me mis en tete,pour me calmer,de refaire le chemin que nous faisions tous les deux…le crepuscule tombait,doucement,sur la ville…l'atmosphere me semblait acre, j'etais songeuse, je revoyais les lieux ayant abrite nos amours et je me sentais si seule…la nuit m'enveloppait peu a peu dans une obscurite protectrice
Soudain j entendis des bruits…le tocsin sonnait au loin, la Marseillaise, la campagne entiere bruissait de ces voix revoltees…c etaient les republicains qui s'opposaient a la guerre
Et a leur tete n etait autre qu Antonin tenant comme signe de ralliement un bonnet phrygien au bout d une pique.

Je le vois passer, avec des dizaines de jeunes hommes hostiles à l'empereur et à ses guerres continuelles, mais il ne semble pas me prêter attention. Songeuse, je reste quelque temps au beau milieu de la rue : qu'espèrent-ils donc ? Ils sont trop peu nombreux pour influer de quelque manière que ce soit sur les vues de l'empereur....
Soudain, j'entends un bruit différent de cette clameur à la fois joyeuse et rebelle, un bruit sourd, répétitif, inquiétant ; un bruit qui couvre puis étouffe les folles voix des républicains. Peu à peu, je me rends compte avec effroi qu'il s'agit des tambours et pas cadencés, vraisemblablement ceux des régiments de la Garde cantonnés à Vincennes : ils ont dû être appelés d'urgence pour réprimer l'émeute. Je suis tétanisée : que se passe-t-il ? il ne vont pas....alors même que je le pense, les coups de feu retentissent, puis le bruit d'une cavalcade : ce sont les cuirassés de la Garde qui chargent. Epouvantés, je me précipite dans cette direction : Antonin est au beau milieu de cette folie, il va mourir si je ne l'aide pas !
Alors que je passe devant une échope, quelqu'un me saisit à bras le corps. Je manque de crier, mais une voix me murmure : "n'y allez pas, vous vous feriez tuer". Je reconnaitrais cette voix entre mille, c'est celle de Charles, l'ami jacobin d'Antonin, celui-là même qui lui a fait découvrir l'encyclopédie et ses lumières.
Je tente de résister, mais il m'entraine sous une porte cochère.

Là Charles, le front luisant de sueur, me dit: "Je suis si désolé et si fier à la fois,Antonin, qui avait un caractère si calme,le voilà....Regardez les régiments de la garde arrivent , séparons nous!".
Charles s'élance tandis que je reste paralysée.J ai peur, des gens s'entretuent et Antonin mon Antonin veut la tête de l'Empereur.Que dois je faire?. Au moment où je rouvre les yeux, je vois des gens fondre sur moi en criant "La Savoie avec vous! La Savoie avec vous!"
Une pierre heurte mes pieds.Je la prends.Elle est lourde dans ma main.
On dirait que la fièvre qui m'entoure me gagne aussi.
Soudainement la place s'est vidée, seule dans l 'ombre du porche je vois des crieurs alertés la population que tous les mouvements contre l'Empereur seront réprimés.
Ma décision est prise. Je lache la pierre et m'enfonce dans les ruelles. Mes compagnes du "Cercle de l'Eventail" m'attendent.

A mes amies du cercle, je ne dirai rien des évènements de la journée. Les pensées et les interrogations se bousculent dans ma tête, est-il mort ? En prison ? Qu’attend-il de moi ? Il m’a laissé la clé, il voudrait donc que je m’en aille, par mesure de sécurité ? Mais à peine suis-je arrivée à notre lieu de réunion, boulevard Saint-Michel, qu’on interrompt ma réflexion. Elles sont déjà là en train de parler, bien sûr qu’elles savent ce qu’il s’est passé, d’ici on a dû entendre les coups de feu.
« C’est incroyable… Il paraît qu’il y a un mort, les autres ont été envoyés en prison… » dit l’une d’entre elles, sans se soucier de mon arrivée, elles ne savent donc rien pour Antonin. « Qu’ils sont bêtes, ils n’ont pas à se révolter ainsi, ils feraient mieux d’aller se battre pour le pays ! » ajoute une autre. Elles ne comprennent décidément rien à rien, vieilles aristocrates qu’elles sont ! Ai-je pris la bonne décision ? Je devrais plutôt être en train d’aider mon Antonin… Que c’est dur de feindre la bonne humeur : « Excusez-moi mesdames, je dois vous laisser, je viens de me souvenir qu’Antonin m’avait demandé de le rejoindre. »
Je me lève, les salue et sort. A peine sortie de l’immeuble que Charles m’attrape et m’emmène dans une ruelle pour ne pas être vus. « Où est la clé ? »

Je reste figée, perdues dans mes pensées délirantes ! Serait-il un traître à la solde de l'Empereur ? Ou veut-il au contraire, venir en aide à Antonin ? Je ne sais par quelle logique d'ésprit j'ai réfléchis, je le fis monter à ma demeurre, et je lui ai donné la clé sans aucune hésitation. Mes pensées délirantes me reprennent dès que Charles franchi le seuil de ma porte. Qu'ai-je fait ? Soudain, un coup de feu suivi de cris de femmes stoppent mon monologue intérieur, je sors, et ma stupeur est énorme : Le corps de Charles allongé sur la terre, son sang coulant sur le sable chaud, il agonisait. Ce décor atroce me submérgea tellement que mon corp se hérissa et je sentais mon âme le quitter petit à petit. Je me suis précipité vers le corps, et un autre coup de feu jaillit de ma droite frollant mon jupon et achevant Charles, je me retourne : c'était Antonin.

Antonin se précipite vers moi.
- Il ne faut pas rester ici, viens avec moi !
Je me penche pour récupérer la clé, il ne fallait pas qu’elle tombe entre de mauvaises mains, et je suis Antonin à travers les rues sombres. Quelques femmes à l’air lugubre mendient encore une tranche de pain devant la taverne où nous entrons. Là, sur l’estrade, des danseuses de French Cancan font leur numéro, devant les yeux vides de la foule. Nous nous asseyons à une table, et Antonin me regarde droit dans les yeux :
- Il faut que je te parles :

"je n'ai plus beaucoup de temps, je crois . J'ai tué un homme aujourd'hui, si je suis pris, c'est le bagne qui m'attend. Tu dois m'aider désormais à tirer vengeance de cet homme qui a traitreusement envoyé mon père aux galères et déshonoré ta mère . Tu te souviens, mon coeur, que je le lui ai juré sur son lit de mort, l'an passé ? ...
Charles devait mourir, je n'avais pas le choix : il ne devait pas tomber aux mains de la police, ils auraient trouvé à le faire parler ...
Quant à toi, ma petite Lise, tu vas aller ce dimanche à Nogent, à la guinguette du père Sarcot....
-... mais, l'interrompis-je
-laisse moi finir, siffla-t-il entre ses dents. Je t'impose de retourner en ces lieux maudits pour y récupérer le trésor de ta mère, ce coffret qui me permettra de reprendre mon rang et de réparer en t'épousant la vie de misère qu'elle a subie par loyauté vis à vis de mon père ...
Comme je te l'ai déjà dit, le coffret est dissimulé dans la remise à bois, au fond du jardin ; tu y trouveras facilement une hache avec laquelle tu briseras la chaine qui maintient fermée la dalle menant au souterrain où ce démon de Sarcot cache le produit de ses immondes trafics .... Le coffret se trouve dans la troisième marche en partant du bas, tu le sais ... "
Soudain, son regard se glaça . Je me retournai et vis deux gardes impériaux qui venaient d'entrer. Antonin se leva précipitamment et sortit du cabaret ; désemparée, terrifiée, je le suivis des yeux et crus lire sur ses lèvres "lundi ... notre dame ..."

Les deux gardes se mirent a courir derrière Antonin qui filait vers le fond de la taverne pour s'enfuir par la porte de service. Il n'avait pas choisi cet endroit au hasard me dis-je. Profitant de la confusion, je soulevai les pans de ma robe et couru en direction de la sortie. J'irai donc a Nogent, si c'est ce que souhaitait Antonin. Mais pendant que je serai la-bas, je n'aurai plus aucune nouvelle de mon tendre. J'espère qu'il s'en tirera.
Dimanche
Me voila devant la gare, j'ai eu le temps de me préparer pour ce petit voyage, j'ai pris un peu d'argent, une pelle pour le trésor, et la clé que je garde maintenant toujours sur moi en pendentif. Je ne veux pas demander de l'aide a qui que ce soit la-bas, il faut que je me débrouille seule pour ne pas me retrouver dans une situation délicate. Moi, seule avec ce maudit trésor capable de rendre fou n'importe quel homme. On aurait pu s'en servir depuis ce temps, améliorer notre quotidien, s'acheter un appartement sur les boulevards Haussmanien, faire partie de la haute société, mais ce n'était pas nous. Oh ça ils ne manquaient de rien mes parents, mais cet argent avait démoli leur relation, tout ne tournait plus qu'autour de cela, et moi qui avait grandi dans cette ambiance, je n'en voulais pas, je n'en voulais plus.
Mais l'heure approche, il me reste encore acheter mes billets pour le train à vapeur.

je m etais faite belle….j avais mis ma plus jolie robe et une rose dans mes cheveux …surtout me meler a la foule des bourgeois endimanches et passer inapercue
le train arriva…le voyage me parut interminable…je reflechissais a tout cela…je ne laisserai pas Antonin faire le sacrifice d une vie heureuse a cause d une maladresse de ma part…il fallait que je reussisse…absolument…
Enfin j arrivai…je me m installai a une table ,commandai un café et attendis…que la guinguette du pere Sarcot se remplisse pour agir le plus discretement possible…l es gens affluaient,familles rejouies,amoureux qui me faisaient penser a moi et mon Antonin…
Quand il y eut foule je m eclipsai…mon cœur battait a tout rompre…je me cachai et arrivai dans l arriere cour…je me mis a fouiller dans le jardin…il fallait que je trouve…absolument…je decouvris enfin la hache
Mais des pas derriere moi se firent entendre.

Mon reflexe a été le plus fort, je me retourne. Et je vis quelqu'un se cacher derrière la barricade. Je cries "Qui est-ce ?", aucune réponse. Je pris mon courage à deux mains et je reviens vers cette barricade, je cherche...rien, soudain j'entends des pas s'échapper de l'autre côté du jardin, et la certitude que je suis suivie m'envahie. Je suis revenu prendre la hâche et je cassai, comme me l'a soigneusement montré Antonin, la chaîne qui maintien la dalle fermée. L'idée de m'engager dans ce souterrain me glaçait l'ésprit, je lève mes yeux vers le ciel, et j'aperçoi la pleine lune, en pensant à l'amour de ma vie, ce moment redoublait mon courage, et je déscendi la première, la deuxième, puis la troisième marche. Stupéfaction : point de coffret.

Je m’étais à peine remise de l’absence du coffre, qu’un coup de fusil se fit entendre à l’extérieur. Que devais-je faire ? Me cacher quelque part en attendant d’être certaine de pouvoir sortir sans être vue ? Aller voir d’où provenait ce coup de feu, et ainsi me faire repérer ? Mais l’accès au souterrain étant dégagé, on allait forcément venir voir. Ce coup de feu paraissait si proche… La panique m’envahissait. Je me forçais à respirer calmement, tout en réfléchissant à toute vitesse. Qu’aurait fait Antonin ? Mon instinct me disait qu’il se serait précipité à l’extérieur pour voir d’où provenait le coup de feu.
Je suis donc sortie, le cœur battant. La nuit était noire, on distinguait à peine les contours des arbres se détacher sur le ciel. J’avais donc moins de chance d’être vue, mais je restais quand même sur mes gardes. Le rythme de mon pouls s’accéléra lorsque j’entendis des voix. Je me suis tapie discrètement devant le gros rocher qui se trouvait sur le côté du souterrain. De là, je pouvais apercevoir la silhouette de deux hommes discutant à voix basse, quelques mètres plus loin. Il me semblait, à leur posture, que c’étaient là deux argousins. J’avais beau tendre l’oreille, je ne pouvais comprendre ce qu’ils disaient. S’ils me trouvaient… Je m’exhortais au calme, bien que le sang vrillant mes tempes me rende cet exercice difficile. Au bout de quelques instants, je les vis s’éloigner silencieusement. J’attendis encore plusieurs minutes avant d’oser sortir de ma cachette. Je me suis dirigée lentement vers l’endroit où se tenaient les deux hommes, mais avant que j’atteigne cet endroit, mon pied heurta quelque chose de mou, avec un bruit sourd. Je fermai les yeux, en respirant profondément. Je savais d’avance ce qui se tenait à mes pieds, mais j’eu quand même un mouvement de recul lorsque mes yeux rencontrèrent ceux froid et inexpressif d’un cadavre. C’était le père Sarcot lui-même, une expression d’effroi sur son visage rougi par trop de vin. Un détail attira cependant mon regard. C’était un bout de parchemin scellé, qui dépassait de la poche de son veston.
J’entendis une nouvelle fois des bruits de pas précipités. Ce devait être les deux policiers qui étaient aller chercher quelqu'un pour enquêter sur la mort du père Sarcot. Je ne pouvais plus rester ici.
J’attrapai le parchemin, et courut vers un refuge que je savais sûr. Il s’agissait d’un petit cabanon en bois, perdu au milieu d’une forêt. Comme toujours, le plancher craquait, et une odeur de poussière flottait dans l’air. Guidée par des anciens réflexes, je pris une allumette sur le secrétaire situé à gauche de l’entrée, je la fit craquer et alluma la bougie sur la table qui trônait au milieu de la pièce. Je saisi une chaise et m’installa à la lueur de la bougie pour lire le contenu du parchemin. Il s’agissait d’une lettre de marque, signée par la main de l’empereur lui-même. Ainsi, les richesses du père Sarcot s’expliquaient. Il avait dû être un corsaire dans son jeune temps, pour pouvoir amasser une telle fortune. Mais en lisant plus attentivement, je me rendis compte que la lettre était datée d’une semaine auparavant. Sarcot était donc toujours sous les ordres directs de l’empereur. Enfin, il ne l’était plus maintenant. Ca ferait un obstacle en moins pour venir en aide à Antonin.
Quoi qu’il en soit, je n’avais plus le choix. A présent il fallait que je me serve de la clé. Je l’enlevais de mon cou, et me dirigea vers le lit en bois brut. Je m’accroupi et tira de sous le lit, ce petit coffre en bois, témoin de tant de souvenirs. Il était couvert d’une épaisse couche de poussière, et comme lorsque j’étais petite, je soufflai dessus une énième fois, avant de tourner la clé dans la serrure. Sous une pile de bibelotset de correspondances, se trouvait mon acte de naissance. Ce document pouvait faire changer bien des choses auprès de l’empereur…
Maintenant, je devais me reposer. Demain il fallait remonter à Paris, pour retrouver Antonin devant Notre Dame...



Ce message a été modifié par Hadora - vendredi 29 juin 2007 à 11:34.

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