Wednesday 16 May 2007 à 14:53
Je le vois passer, avec des dizaines de jeunes hommes hostiles à l'empereur et à ses guerres continuelles, mais il ne semble pas me prêter attention. Songeuse, je reste quelque temps au beau milieu de la rue : qu'espèrent-ils donc ? Ils sont trop peu nombreux pour influer de quelque manière que ce soit sur les vues de l'empereur....
Soudain, j'entends un bruit différent de cette clameur à la fois joyeuse et rebelle, un bruit sourd, répétitif, inquiétant ; un bruit qui couvre puis étouffe les folles voix des républicains. Peu à peu, je me rends compte avec effroi qu'il s'agit des tambours et pas cadencés, vraisemblablement ceux des régiments de la Garde cantonnés à Vincennes : ils ont dû être appelés d'urgence pour réprimer l'émeute. Je suis tétanisée : que se passe-t-il ? il ne vont pas....alors même que je le pense, les coups de feu retentissent, puis le bruit d'une cavalcade : ce sont les cuirassés de la Garde qui chargent. Epouvantés, je me précipite dans cette direction : Antonin est au beau milieu de cette folie, il va mourir si je ne l'aide pas !
Alors que je passe devant une échope, quelqu'un me saisit à bras le corps. Je manque de crier, mais une voix me murmure : "n'y allez pas, vous vous feriez tuer". Je reconnaitrais cette voix entre mille, c'est celle de Charles, l'ami jacobin d'Antonin, celui-là même qui lui a fait découvrir
l'encyclopédie et ses lumières.
Je tente de résister, mais il m'entraine sous une porte cochère....
J'espère que c'est pas trop mauvais....je suis pas un littéraire, môa !
Ce message a été modifié par Gilcad - Wednesday 16 May 2007 à 14:58.