Thursday 03 January 2008 à 19:10
Aîné de cette septième saison de la Star Academy, Bertrand (35 ans) brille par sa générosité et son charisme. Il voit toujours la vie du bon côté, même si avant d'entrer au château, elle ne lui a pas fait que des cadeaux.
Bertrand Agot recruté une semaine avant le début de rémission, n'est pas un novice. Avec son groupe, il s'est déjà produit dans le monde entier.
Vous aimez les bains de foule et ne cessez d'envoyer des baisers au public. C'est important pour vous de vous sentir aimé ?
Ah oui ! C'est même capital.
C'est la raison essentielle pour j laquelle je chante.
J'adore cette émotion que l'on s'échange.
Ce contact est indéfinissable.
Je dirais que je fais l'amour chaque vendredi soir sur le plateau de TF 1 ! (Rires.)
Vous vous sentez comme un grand frère vis-à-vis des autres candidats ou comme un mec dépassé par leur énergie et leur insouciance ?
Incontestablement comme un grand frère.
J'adore leur insouciance et leur manque de maturite.
Ils me font tous marrer. A la base, je ne pense pas être moi-même un exemple de maturité. Vous pouvez donc imaginer l'ambiance...
Je crois aussi qu'on a tous du talent. Il n'y en a pas un meilleur que l'autre, nous avons juste des styles différents.
Le reste, on s'en fiche.
Vous ne vous plaignez jamais et n'émettez aucune critique. Où puisez-vous cette énergie positive ?
D'une part, il y a mon éducation, et d'autre part, mon vécu. Je fais partie d'un groupe qui s'appelle « Les Pipaz ». Ce sont vraiment des gens que j'adore, car justement, ils ne se plaignent jamais.
Ça va faire cinq ans que nous faisons de la musique ensemble et il n'y a jamais eu le moindre souci entre nous.
Dès qu'il y a un petit problème, on attend un ou deux jours pour le résoudre, pour ne pas réagir stupidement à chaud.
A force d'évoluer avec eux, je pense en avoir pris de la graine. Je n'ai pas envie de perdre du temps à m'énerver et à me plaindre. Ça fatigue énormément.
Et puis, mieux vaut voir le côté positif que le négatif.
La vie est bien plus belle ainsi.
Vous donnez vraiment l'impression qu'il est impossible de se disputer avec vous...
C'est vrai qu'il faut beaucoup pour me pousser à bout.
Je ne supporte pas la méchanceté à l'état pur, notamment la xénophobie.
Maintenant, quoi qu'il arrive, je ne serai jamais violent.
Je préfère éviter les conflits physiques, pas par lâcheté, mais par crainte de blésser quelqu'un ou de dire des choses que je pourrais regretter.
Plus les semaines passent, plus la compétition va se faire sentir. Vous ne craignez pas une détérioration de l'ambiance ?
En ce qui me concerne, la seule compétition que je mène ici, c'est avec moi-même.
Mon unique but est de progresser un maximum, que la victoire soit au bout du chemin ou non.
La jalousie n'apparaît que lorsque l'on n'a pas conscience de sa propre valeur. Je crois sincèrement que nous sommes assez soudés et qu'il y a assez de respect entre nous pour que cela ne se déclenche pas.
De quoi viviez-vous avant de vous lancer dans cette aventure musicale ?
J'ai toujours chanté dans beaucoup d'orchestres.
Ce n'est pas évident de gagner sa croûte dans le milieu du spectacle, mais à force de boulot et d'acharnement, on y arrive.
Par chance, quand mes parents ont quitté Paris pour aller vivre en Martinique, ils m'ont laissé leur appartement.
C'est une aide considérable à Paris de nos jours !
Vous chantiez beaucoup de gospels. C'est une façon de vous rapprocher de Dieu ?
Oui, en effet. Je suis très croyant. J'ai beaucoup pratiqué étant plus jeune.
Dernièrement, je me suis converti au judaïsme.
J'avais lu quelques extraits du Talmud et de laTorah.
Cela m'a vraiment plu. J'avais envie d'aller plus loin dans l'approche de ces pensées.
La religion est un moteur de vie incroyable.
C'est important d'avoir des règles et des principes.
J'en possédais déjà avant, mais ils me semblent désormais beaucoup plus.
Vous avez souvent l'air absent, dans votre monde...
Oui, ça fait partie de mon caractère. J'ai besoin d'avoir des moments d'absence où je m'évade, seul avec moi-même.
En fait, si je devais me définir, je dirais que je suis un optimiste joyeux et rêveur. Rêveur la journée, parce que je me couche très tard... (Rires.)
Mais c'est essentiel pour moi.
Je veux profiter de chaque instant de la vie.
De quoi se compose votre univers ?
Essentiellement de mes amis. J'ai tout le temps besoin j'être avec eux.
J'espère aussi bientôt être en couple et pouvoir construire un cocon familial avec la personne que j'aime. Mais bon, ce n'est pas encore le cas.
Même si c'est vrai que j'ai fait une rencontre un mois avant d'entrer au château... Malheureusement, ça ne s'est pas encore concrétisé.
On verra à la sortie. Avec un peu de chance... (Rires.)
Vous jouez beaucoup de votre ambiguïté sexuelle face aux autres staracademyciens. Pourquoi ?
Je n'ai pas envie qu'on me colle une étiquette ou qu'on me catégorise.
Mais si je joue beaucoup sur les mots avec eux, c'est simplement parce que j'adore les faire tourner en bourrique.
Et croyez-moi, ma petite part de mystère les agace !
Vous jouez donc sur leur innocence ?
Un peu, mais ça me fait tellement marrer !
Maintenant, en ce qui concerne ma sexualité, je sais très bien où j'en suis, rassurez-vous, et je l'assume complètement.
Pour moi, l'amour, c'est faire plaisir à l'autre de toutes les manières possibles.
Que ce soit une fille ou un garçon.
par : Maxime Quentin