mardi 27 février 2007 à 19:48
Généralement, le fascisme est considéré comme une idéologie d’extrême-droite. On retient généralement de lui sa prétendue collusion avec le capitalisme, théorie propagée par les historiens marxistes, son autoritarisme voire son totalitarisme, enfin son nationalisme et son antisémitisme. Cependant, en vérité, le fascisme se distingue profondément de l’extrême-droite. Celle-ci est cléricale, chauvine, réactionnaire et monarchiste, mais elle s’oppose au nationalisme ethnique. Elle s’oppose également à la Révolution française de 1789, au socialisme, à la république. Or le fascisme, par bien des aspects, est nettement l’opposé de l’extrême-droite, telle qu’elle est définie ici. En premier lieu, il est fondamentalement antichrétien, se présentant soit comme athée soit comme néo-païen, alors que l’extrême-droite est résolument chrétienne. Certes, des fascismes, notamment en Europe méditerranéenne, se teinteront de christianisme du fait du poids de l’église dans ces pays, mais ce n’est qu’un jeu tactique. En second lieu, son nationalisme aryaniste est bien différent de celui de l’extrême-droite. Celle-ci est contre toute construction européenne alors que le fascisme prône, à terme, la Grande Europe. De plus, le fascisme n’est pas réactionnaire mais révolutionnaire; hostile à la monarchie, il est républicain, attaché à l’héritage positif de 1789. En 1923, h***** se déclare républicain, et en 1919 comme en 1943 Mussolini défend aussi la république contre la monarchie cléricale italienne. Enfin, à une droite libérale et à une prétendue «gauche» qui l’est autant, le fascisme est socialiste. Certes son socialisme se distingue du marxisme, quoiqu’il ait avec lui un certain nombre de valeurs communes, mais il demeure un socialisme.