Saturday 10 November 2007 à 14:10
Interview de Bahaa dans le supplément du journal Le Temps
Baha Kéfi,la voix de la Star Ac choisit le créneau le plus difficile: l’Egypte
“La beauté est éphémère, la voix est éternelle”
Prometteuse tant par sa voix que son talent. Sa musique est donc comme les paroles de ses chansons d’une grande simplicité. Pourtant cette jeune star native du Kram essaie de ne pas brûler les étapes.
Elle a connu des moments de gloire avec la Star Académy. Elle a laissé une bonne impression au Liban.
Elle a essayé de se perfectionner et de côtoyer les grands de la musique. Elle vient de s’installer au Caire à la recherche d’une bonne société de production. Finalement, les compositeurs égyptiens lui ouvrent la porte. Elle fonce et produit son deuxième album. Avec son look ravageur et son sourire séduisant, cette jeune artiste qui devait faire des études en droit s’attache toujours à son monde musical. Ecoutons la :
Tu es en train de produire un deuxième album, est-ce différent du premier ?
Baha Kéfi: Après le succès du premier album, j’ai décidé de produire un deuxième qui est totalement différent du premier. Ce nouveau projet est en voie de concrétisation.
Il comporte neuf chansons dont une tunisienne
L’album est donc venu au bon momentdans ta carrière ?
Après un passage au Liban, j’ai opté pour le Caire et là j’ai côtoyé les grands compositeurs
tels que Mohamed Rajeh, Thameur Ali et Khaled Aizza. Et j’ai essayé de profiter au maximum de mon séjour en Egypte pour m’améliorer et gagner en expérience. Je suis très satisfaite de cette expérience qui m’a permis de progresser et d’aller au bout de mes intentions
On dit qu’on se brûle facilement les ailes en Egypte...
Tu sais en musique, il faut aller doucement et ne jamais brûler les étapes et cet album est venu au bon moment de ma carrière. J’avais jugé de ne pas me précipiter et de prendre mon temps pour bien choisir mes tubes. Le monde du showbiz arabe est en
train de fabriquer des stars par vagues. Certaines résistent, il faut avoir les reins solides pour gagner une place au soleil. C’est pourquoi, je ne veux pas trébucher car en
suivant un bon chemin je peux réaliser mes objectifs
Es-tu fidèle à un style musical particulier?
Je ne suis pas attachée à un genre musical particulier. Personnellement, ce qui m’intéresse
c’est que la mélodie et les paroles soient belles. C’est une question de feeling.
Tu as connu un succès avec la star act puis tu es tombée plus ou moins dans les oubliettes. Ce n’est pas le cas par exemple de Ahmed Chérif ?
Le talent ne suffit pas parfois. Il faut avoir derrière vous des sociétés de production. Ahmed Chérif qui est un grand frère pour moi m’a beaucoup soutenue. Certes, il a osé plus et il a réussi dans sa démarché artistique.
Quel souvenir gardes-tu du Star Academy 1 ?
Un bon souvenir. C’est un passage obligé pour chaque nouveau talent et c’est là où j’ai fait mes premiers pas
On t’a privée d’une victoire méritée ?
Oui, c’est vrai mais le dernier mot revient aux organisateurs.
Après cette expérience libanaise, tu as opté pour l’Egypte. Est-ce un bon choix ?
Il ne faut pas oublier que je garde de bons souvenirs du Liban. Certes pour des raisons professionnelles, j’ai décidé de m’installer au Caire et là j’ai été reçue à bras ouverts avec une bonne collaboration avec la société MBStars
Mais tu gardes contact avec Tunis...
Je suis très attachée à mon pays et à ma ville natale Le Kram. Mon séjour me permet de
rester en contact avec les musiciens tunisiens notamment mon prof Mohamed Allam et le maestro Riadh Boudinar
Quelle est la recette magique dans la réussite d’une star ?
Le don de chanter, le talent de s’exprimer, l’ambition, l’envie de réussir et la force de franchir les obstacles
Tu es belle et séduisante, penses-tu que le look est déterminant pour un artiste ?
Le look est important mais il n’est pas déterminant. La beauté ne suffit pas. C’est un atout. Mais faut-il avoir une belle voix, un don, une personnalité et du charisme. Je pense que seul le travail permet à un artiste de réussir dans sa vie.
Où te classes-tu parmi les chanteuses tunisiennes ?
Une chanteuse débutante qui fonce et qui essaie de réussir
Comment expliques-tu la réussite des voix libanaises en Tunisie ?
Tout simplement parce qu’il ya une certaine communion et complicité entre les Tunisiens et les Libanais.
Et si on te propose de monter sur la scène de Carthage ?
Pour le moment, je ne suis pas prête. Le jour où cela se présentera, je n’hésiterai pas de monter sur la scène de Carthage
On ne te voit pas à la télé ?
Parce que tout simplement, je n’ai pas de nouveautés
Es-tu tentée par le cinéma ?
J’ai fait des cours de cinéma lors de mon passage au Caire. Je ne pense pas suivre une carrière cinématographique. Je suis plutôt pour la musique. Mais quand même j’ai pris part à un film égyptien « Isalni Ana» de Ahmed Aouiss
Que penses-tu de la musique tunisienne ?
Elle est adorable avec des rythmiques simples et des voix imposantes
Les voix tunisiennes que tu aimes écouter ?
(Rire) toutes car chaque chanteur a son cachet
De quoi as-tu peur dans la vie ?
De rien. Le plus important est de réussir. C’est mon seul souhait. Dans la vie, il faut positiver et il faut la prendre du bon côté
Recueillis par Kamel Bouaouina