Saturday 01 April 2006 à 12:53
Un ancien article sur Amani tiré du journal Tunisien Le Quotidien.
Amani Souissi : Dans le giron des Rahabani
La vedette de Star Academy II entame une carrière professionnelle dans le dernier spectacle musical des Rahabani.
On l’a vue, écoutée et appréciée lors de l’émission Star Academy II sur la chaîne libanaise LBC. Outre la texture de sa voix qui rappelle celle de la grande Faïrouz, sa sensibilité d’interprète et la facilité avec laquelle elle assimilait les enseignements de ses professeurs, Amani Souissi s’est distinguée aussi par son comportement exemplaire, son altruisme et sa bouté qui l’ont fait aimer par les téléspectateurs dans tout le monde arabe. Si finalement, elle a dû se contenter d’une honorable seconde place derrière son rival saoudien Hisham, c’est elle qui a crevé l’écran et laissé une une impression forte chez les téléspectateurs. C’est tout naturellement donc que le clan Rahabani l’a choisie pour prendre part à leur dernière pièce musicale «Gibran et le Prophète», présentée en première le 22 août à la clôture du Festival de Byblos au Liban, aux côtés des comédiens chevronnés comme Ghassan Saliba, Rafic Ali Ahmed et Julia Kassar.
Ce «musical» inspiré de la vie et de l’œuvre du grand écrivain américain d’origine libanaise, a été écrit par Mansour Rahabani, mis en musique par Oussama Rahabani et mis en scène par Marwan Rahabani.
Cette œuvre qui succède à «Al Moutanabbi» et aux «Derniers jours de Socrate», s’inscrit dans la veine des créations rahabaniennes où la poésie, la philosophie et la musique harmonique contribuent à la création d’un spectacle total à la fois visuel et musical, qui rend hommage au génie de l’homme.
Amani Souissi, qui a commencé ainsi sa carrière professionnelle par la participation à une création de grande envergure, a joué le rôle de la grande prêtresse Al-Mitra, inspiratrice et alter ego à la fois du Prophète et de l’écrivain.
Elle a été aussi, de l’avis des critiques libanais, la seule vraie voix de la pièce. Si nombre d’entre-eux ont exprimé des réserves quant aux choix artistiques des Rahabani, assez prévisibles et souvent répétitifs, tous ont loué le talent de la jeune interprète tunisienne qui leur a rappelé la grande Faïrouz, l’irremplaçable interprète d’Al Qods.
Bien sûr on aurait souhaité voir notre Amani nationale jouer dans une œuvre tunisienne de haute facture qui met en valeur ses qualités vocales et d’interprétation, mais nous sommes contents de la voir prise en mains par des grands professionnels de la scène. Espérons qu’elle saura saisir sa chance et continuer sur cette voie royale.
Elle a les moyens artistiques et moraux pour mener une grande carrière de chanteuse. Pourvu qu’elle trouve des projets aussi passionnants et valorisants que celui auquel elle vient de participer.
Rappel : il y a à peine deux mois, Amani et sa bande de huit finaliste (Zizi, Ahmed, Bashar, Kalia, Salma, Samar…) étaient accompagnés d’une armada de près de soixante-quinze personnes entre musiciens, danseurs, staff technique et artistique, maquilleurs et coiffeurs pour une tournée dans des villes arabes. Avant de se produire en Algérie, la Star Academy II a créé l’événement dans nos murs devant un nombre impressionnant de fans au Palais de Sport d’El Menzah (les 24 et 25 juin) et deux jours après au Théâtre de plein-air Sidi Mansour à Sfax. D’où la chaîne libanaise LBC a tiré quelques séquences et reportages pour les diffuser en différé.