A voir sur Livenet :

Derniers Sujets

Pages :  1 2 3 >
Livenet > Forum > Histoire
vendredi 03 novembre 2006 à 20:44
Citer +Citer
Bonjour,
J'aimerais poursuivre le sujet Famine en ukraine 1933 commencé par Hadora.

Une grande tragédie s'est déroulée en Ukraine dans les années 30 : plusieurs millions d'Ukrainiens sont morts à la suite d'une famine sciemment provoquée par le pouvoir communiste russo-soviétique. Les faits essentiels concernant cette famine ont été connus en Occident, par la presse et par des rapports confidentiels de diplomates. Mais l'Occident n'est pas intervenu.
http://www.ukraine.be/famin/famine_fr.html

Aujourd'hui encore les héritiers du communisme tentent de passer sous silence cette tragédie, de la nier ou de la minimiser.

Mais les choses sont en train de bouger, l'Ukraine a retrouvé sa liberté et Iouchtchenko veut que la famine de 1932-33 soit reconnue comme «génocide»:

Agence France-Presse Kiev, le 2 novembre 2006

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a soumis au Parlement un projet de loi reconnaissant comme «génocide» contre la nation ukrainienne par l'URSS la grande famine des années 1932-33, qui aurait tué jusqu'à dix millions d'Ukrainiens, a annoncé jeudi la présidence.

«La famine des années 1932-1933 en Ukraine est un génocide de la nation ukrainienne», stipule le document, qui propose d'introduire des amendes allant de 34 à 50 dollars pour «la négation publique» de ce drame.

«Toute négation publique de la famine (...) est un outrage à la mémoire des millions des victimes de la famine, à l'humiliation de la dignité du peuple ukrainien», ajoute le texte, qui prévoit le financement d'études sur cette tragédie.


http://www.cyberpresse.ca/article/20061102...94/5281/CPMONDE



vendredi 03 novembre 2006 à 20:48
Citer +Citer
QUOTE (paysan @ 03 Nov 2006 à 19:44)


Bonjour,
J'aimerais poursuivre le sujet Famine en ukraine 1933 commencé par Hadora.

Une grande tragédie s'est déroulée en Ukraine dans les années 30 : plusieurs millions d'Ukrainiens sont morts à la suite d'une famine sciemment provoquée par le pouvoir communiste russo-soviétique. Les faits essentiels concernant cette famine ont été connus en Occident, par la presse et par des rapports confidentiels de diplomates. Mais l'Occident n'est pas intervenu.
http://www.ukraine.be/famin/famine_fr.html

Aujourd'hui encore les héritiers du communisme tentent de passer sous silence cette tragédie, de la nier ou de la minimiser.

Mais les choses sont en train de bouger, l'Ukraine a retrouvé sa liberté et Iouchtchenko veut que la famine de 1932-33 soit reconnue comme «génocide»:

Agence France-Presse Kiev, le 2 novembre 2006

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a soumis au Parlement un projet de loi reconnaissant comme «génocide» contre la nation ukrainienne par l'URSS la grande famine des années 1932-33, qui aurait tué jusqu'à dix millions d'Ukrainiens, a annoncé jeudi la présidence.

«La famine des années 1932-1933 en Ukraine est un génocide de la nation ukrainienne», stipule le document, qui propose d'introduire des amendes allant de 34 à 50 dollars pour «la négation publique» de ce drame.

«Toute négation publique de la famine (...) est un outrage à la mémoire des millions des victimes de la famine, à l'humiliation de la dignité du peuple ukrainien», ajoute le texte, qui prévoit le financement d'études sur cette tragédie.


http://www.cyberpresse.ca/article/20061102...94/5281/CPMONDE

vendredi 03 novembre 2006 à 22:53
Citer +Citer
Tu aurais quand pu reposter mes archives au lieu de ton millieme copier-coller sur un site nationaliste ukrainien... sleep.gif

Voici quelques archives interessantes montrant notamment l’exagération de la campagne de presse anti-soviétique :

Lettre 267 de Charles Alphand, ambassadeur à Moscou, à Paul-Boncour, Moscou, 13 septembre 1933

« Invité officiellement par le Gouvernement soviétique à participer au voyage » d’Herriot au Sud URSS, « six jours en Ukraine et dans le Caucase du Nord […].
Ce voyage fut […] l’occasion de manifestations les plus flatteuses à l'égard de la France. » qui a reçu les applaudissements unanimes de la foule soviétique partout, « sans […] jamais remarquer une note discordante. »
« Une des parties les plus importantes de notre tournée a été la visite des organisations soviétiques en Ukraine et dans le Caucase du Nord, le centre même des territoires où, d'après les récentes campagnes de presse, régnait une famine comparable à celle de 1922.
Vous verrez, m’avait-on dit, qu’au dernier moment cette partie du voyage sera supprimée; on ne vous conduira pas dans cet enfer de la misère. Pour nous faire rencontrer à Moscou M. Molotov, qui partait en congé, on a supprimé du programme l’excursion de Crimée qui présentait un caractère plus particulièrement touristique; le voyage en Ukraine s’est déroulé normalement.
Nous avons traversé de part en part, dans les deux sens, en chemin de fer, cet immense champ de céréales aux cultures interrompues à perte de vue à l’humus noir épais où l’engrais est inutile. Nous avons, à 60 et 70 km des villes, visité des kolkhoz et un sovkhoz, et nous en revenons avec l’impression très nette de la fausseté des nouvelles répandues dans la presse et la conviction que j’esquissais dans ma correspondance d’une campagne inspirée par l’Allemagne et les Russes blancs désireux de s’opposer au rapprochement franco-soviétique.
Avant de parcourir ce pays, j’ai pu moi-même me faire l’écho de ces racontars colportés par les ennemis du régime, j’ai aujourd'hui la certitude de leur exagération.
Sans doute, nous dira-t-on, les Slaves, ont un sens merveilleux de la mise en scène, on ne vous a montré que ce qu’on voulait que vous vissiez, comment voulez-vous, dans une excursion d’une semaine, ne parlant pas le russe, vous rendre compte de l’état d’une contrée d’une aussi vaste étendue? Nous avons néanmoins regardé par les fenêtres durant ce trajet de plus de 3 000 km, on n’a pas pu entièrement truquer la population qui nous a paru en meilleur état physique et d’habillement que celle des villes du Nord d’où nous venions. Notre auto a manqué d’écraser des poules de plus de quatre mois; nous avons aperçu l’étendue de ces champs qui viennent de donner une récolte que tous s’accordent à trouver exceptionnelle. Si vraiment des millions d’hommes étaient morts de faim dans ces contrées, les malheureux eussent mangé leurs poules avant de songer à se nourrir de cadavres. Il eût fallu des millions de soldats pour les empêcher de manger les semences.
Que disent à ce sujet les autorités que nous avons interrogées? L’an dernier a eu lieu en effet un épisode des plus graves de la Révolution pour l’application du régime collectiviste à l’agriculture. Dans ces régions particulièrement riches, nous avons eu à lutter contre les paysans riches qui ne cultivent pas eux-mêmes leurs terres mais utilisent des salariés; contre ces koulaks plus ou moins ouvertement soutenus par l’Allemagne qui mène en Ukraine sa campagne séparatiste. Dans l'espoir de troubles graves, ces éléments contre-révolutionnaires sont tentés de susciter la grève des bras croisés.
Il en est résulté une diminution de la production des céréales qui à un moment a menacé sérieusement Moscou et a entraîné non seulement de graves difficultés dans les régions où le sabotage de la récolte avait été organisé, mais encore l'obligation de restrictions importantes dans les distributions de vivres. On a eu faim, c’est hors de doute. Mais par une action énergique du pouvoir central, action combinée de la police et des éléments politiques communistes, grâce à certaines concessions données à l’intérêt personnel la situation a pu être rétablie durant ces derniers mois et Staline, selon un mot de Radek, a gagné sa bataille de la Marne agraire.

Lettre du Colonel Mendras au Ministre de la Guerre, Moscou, 20 octobre 1933 Compte rendu de voyage en Ukraine.

« Sur la famine, que l’exagération et la source même de certains renseignements m’avaient induit pendant longtemps à mettre en doute, j’ai recueilli sur place des précisions indiscutables. À Bogatchka, l’un des coins des plus riches, d’une des région les plus fertiles du monde, on m’a affirmé qu’au printemps nombre d’habitants avaient été réduits à manger de l’herbe et des feuilles d’arbres. On m’a cité tel village, où une centaine de personnes étaient mortes de faim et un paysan m’a dit estimer à deux mille le nombre des décès causés par la famine dans son rayon équivalent « d’un arrondissement français », mais a refusé honnêtement gloser « sur les rayons voisins, qu’il connaissait mal » et « a ajouté que son artel (communauté agricole) avait dû assurer la récolte dans un village voisin, Kravtchenko, presque entièrement dépeuplé. » et « sur la route de Moscou à Kiev, j’ai rencontré plusieurs familles qui émigraient en Ukraine où elles avaient entendu dire qu’il y avait une belle récolte et personne pour la rentrer. »
La campagne ne m’a pas fait mauvaise impression. Le paysans l’air toujours misérables, « portent la plupart de lamentables défroques » et chaumières semblent « sur le point de tomber en ruines. » mais pas neuf… « Par contre, en Ukraine, surtout dans la région de Poltava, on rencontre beaucoup de villages riants, donnant au moins l’illusion de l’aisance avec leurs maisonnettes blanchies à la chaux et leur église fraîchement peinte de couleurs claires. Partout des enfants, beaucoup d’enfants, allant sagement en classe avec leurs livres sous le bras. La famine semble déjà loin, ou du moins pour le passant, il n’en reste plus de signe extérieur apparent dans ces hameaux où vaguent en liberté poules, porcs, oies et canards. » mais le plus frappant est « l’extraordinaire richesse du sol » des « régions des Terres noires […] cette Beauce qui se développe à perte de vue, sur des centaines de km .

Lettre 727 de François-Poncet à Paul-Boncour, Berlin, 5 juillet 1933

Sur la campagne de presse délirante sur la « situation tragique des colonies allemandes de Russie devant la famine de plus en plus menaçante. » mobilisation de l’église évangélique, Croix-Rouge, Ligue pour Protection du germanisme à l'étranger, et grande campagne de la section de Berlin défense du Deutschtum.
Manifestation publique prévue vendredi 7 juillet au Lustgarten de Berlin et pour préparation, « des affiches représentant le portrait tragique d’un enfant allemand de Russie souffrant de la famine »; or « les pires misères » ne sont pas une nouveauté pour « les peuples de l’Union Soviétique. Jusqu'ici, l’Allemagne avait toujours jugé opportun d’observer à ce sujet un silence prudent. Mais cette fois, M. Göbbels n’a pas voulu laisser passer une si belle occasion de manifester avec ostentation la sollicitude du Gouvernement national-socialiste allemand à l'égard des branches du peuple allemand les plus lointaines et les plus anciennement détachées du tronc commun. Il a mis également à profit cette occasion pour flétrir les résultats du régime marxiste. », or cette exploitation va choquer Moscou, à l'époque où l’industrie allemande a sérieusement besoin de la reprise des « relations économiques avec Moscou ».

Lettre 969 de François-Poncet à Paul-Boncour, Berlin, 31 août 1933

Campagne de plus en plus déchaînée contre URSS « Les récits les plus alarmants qui circulent en Allemagne sur le développement de la famine en Russie ont notamment servi d’aliment à une campagne contre le régime soviétique, plus énergique et surtout plus généralisée que celles que l’on avait pu enregistrer antérieurement. » depuis signal donné par Völkische Beobachter de 18 août « sur la situation intérieure de la Russie un article d’une violence extrême », « accompagné de toute une série de photographies de victimes de la famine les plus propres à frapper les imaginations. » Protestation de l’ambassade soviétique « qui a pris pour parti de nier systématiquement qu’il y ait la moindre famine en Russie » et a parlé de faux; « quoiqu'il en soit, “la famine en Russie”, “la détresse des Allemands de la Volga”, sont devenues les rubriques habituelles de la presse allemande. Des journaux relativement modérés comme la Vossischezeitung ont publié, d'autre part, une série d’articles plus alarmants les uns que les autres sur l’avenir immédiat de la Russie.
Certes la hargne de la presse contre URSS n'est pas nouvelle, mais jusqu'ici elle faisait « preuve de mesure et de prudence. » et « haine » du « Gouvernement national-socialiste » contre « le régime soviétique ».
Pourquoi cette aggravation? « Il semble que la réponse doive être surtout cherchée dans des motifs de politique intérieure, dans la lutte à outrance que le Gouvernement de M h***** mène contre le communisme et en faveur de laquelle aucune arme, aucun moyen de pression ne saurait être épargné. » , or les diplomates soviétiques « sont, au moins autant que des diplomates, des communistes ou des envoyés d’un État communiste.
Quand M. Göbbels dans son discours de Königsberg estime nécessaire d’assurer à ses auditeurs allemands “qu’ils ne mourront ni de faim ni de froid au cours de l’hiver qui vient”, il ne doit pas paraître tellement superflu aux services du Ministère de la Propagande, d’assurer ces mêmes Allemands que des sujets d’un État communiste sont, eux, la proie de la famine. Cette propagande semble, d'ailleurs, être couronnée de succès, et, autant qu’on en peut juger, le petit bourgeois allemand est en effet parfaitement convaincu que la Russie actuelle est le pire des enfers. »
mais aussi « il semble bien que la crainte d’offenser Moscou, naguère encore toute puissante, ait beaucoup perdu de sa force convaincante. », et conviction de Berlin qu’on arrive à la fin de l’ère de collaboration.
« Mais ce que Berlin ressent surtout, c’est une inquiétude profonde, et sans cesse croissante.
Cette inquiétude se manifeste en ce moment d'une façon particulièrement frappante, tandis que l’Allemagne assiste au voyage de M. Herriot, apprend que la signature d’un accord économique entre la France et l’URSS est imminente, et lit les abondants extraits qui paraissent dans sa presse de l’article » de Karl Radek dans Les Izvestia, 5, et dans Gazeta Polska, « et qui ne lui permettent plus de douter de la réalité du rapprochement polono-soviétique.
Cet article a fait sensation. Les journaux allemands lui ont donné une grande publicité et si l’on songe qu’il y a quelques semaines, ces journaux n’osaient pas révéler au public le voyage du même Radek en Pologne et dans le corridor, on peut mesurer l’étendu du chemin parcouru dans la connaissance et l’acceptation de la situation nouvelle ».
« Pour apaiser ses inquiétudes, l’Allemagne proclame que la Russie est dans une situation des plus alarmantes, qu’elle se trouve, en fait, réduite à l’impuissance et que tous les accords qu’elle peut conclure ne sauraient avoir qu’une valeur très relative. Sans arriver à se convaincre elle-même, elle blesse le Gouvernement des Soviets aux points les plus sensibles, ce qui ne l’empêche pas de lui offrir ensuite son amitié. La crainte du communisme, d'une part et la crainte de la Pologne de l’autre, les divergences qui existent entre certains grands intérêts allemands et les passions du parti au pouvoir expliquent sans aucun doute beaucoup des contradictions et du trouble de l’Allemagne. Celle-ci, en outre, subit à son tour les effets du mirage russe qu’elle a elle-même si puissamment travaillé à créer. Pendant dix ans, elle a tenu l’Europe dans l’inquiétude par le prestige de ses mystérieux accords avec la Russie. Tenue à l’écart, impuissante, elle voit se développer à Paris, à Varsovie, à Rome, à Moscou des négociations entre les Soviets et d’autres Puissances, et elle éprouve à son tour les tourments de l’incertitude et du soupçon. »


Et au fait ne prend pas une photo de la Famine de 1921 qui elle fut réelle dans l'immensité du nombre de victimes pour illustrer celle de 1933 dont le bilan humain varie d'1 à 10 millions suivant l'imagination de l'auteur du calcul...

Quant au "négationnisme", je rappelle une fois de plus qu'ici le véritable négationniste c'est toi, remettant en cause l'Holocauste, ce qui t'as valu un avertissement par la modération du forum.

Ce message a été modifié par Hadora - vendredi 03 novembre 2006 à 22:57.
vendredi 03 novembre 2006 à 23:26
Citer +Citer
Le témoignage complaisant de ce nul de Herriot a été bien évidemment contesté.
Cet aveugle a osé écrire que "les récoltes sont admirables, on ne sait où loger les blés, les jardins potagers sont superbes, etc...".
Tous ces témoignages n'ont aucune valeur, sauf pour démontrer la manipulation, l'autocensure et la vanité des nombreux idiots utiles complices de la pire idéologie de l'histoire en terme de victimes!
Voir le livre de François Hourmant "Au pays de l'avenir radieux" qui parle de la duperie de ces fameux voyages d'intellectuels et politiques!
vendredi 03 novembre 2006 à 23:29
Citer +Citer
Voici le CV d'Herriot :

Entre à l'École normale supérieure, 1891
Agrégé de lettres 1893,
Docteur honoris causa de l'université de Glasgow,
Sénateur 1912 à 1919,
Député, maire, ministre,
Président du Conseil en 1924, 1926 et 1932, de l'Assemblée nationale 1947,
Élu à l'Académie française le 5 décembre 1946,
Officier de la Légion d'honneur

Oui bien sur c'est un imbécile incappable de voir une Famine qui aurait causé la mort 1/3 des Ukrainiens... siffle.gif

Ce message a été modifié par Hadora - vendredi 03 novembre 2006 à 23:30.
samedi 04 novembre 2006 à 00:17
Citer +Citer
QUOTE (Hadora @ 03 Nov 2006 à 22:29)
Voici le CV d'Herriot :

Oui bien sur c'est un imbécile incappable de voir une Famine qui aurait causé la mort 1/3 des Ukrainiens... siffle.gif

Ce sont bien des imbéciles comme lui et Daladier qui n'ont pas vu le danger n**i et sont responsables de la débacle de 40!
Leurs voyages, c'était un monde Potemkine, un univers de simulacre et de simulation. Ils étaient guidés, surveillés, encadrés. Quand en plus il y avait le contexte politique de trouver des alliances face à h*****, ils ne devaient pas chercher à être trop curieux!
Le témoignage du consul italien à Karkhov est bien plus important, lui qui vivait sur place et a donc bien vu ce qu'il se passait!
samedi 04 novembre 2006 à 00:30
Citer +Citer
QUOTE
Ce sont bien des imbéciles comme lui et Daladier qui n'ont pas vu le danger n**i et sont responsables de la débacle de 40!

Herriot n'a rien a voir avec Daladier, le premier a mené une politique pour un traité franco-sovietique avec Barthou, le second signa les accords de Munich...

QUOTE
Leurs voyages, c'était un monde Potemkine, un univers de simulacre et de simulation


Justement sur ce point Alphand est formel :

Sans doute, nous dira-t-on, les Slaves, ont un sens merveilleux de la mise en scène, on ne vous a montré que ce qu’on voulait que vous vissiez, comment voulez-vous, dans une excursion d’une semaine, ne parlant pas le russe, vous rendre compte de l’état d’une contrée d’une aussi vaste étendue? Nous avons néanmoins regardé par les fenêtres durant ce trajet de plus de 3 000 km, on n’a pas pu entièrement truquer la population qui nous a paru en meilleur état physique et d’habillement que celle des villes du Nord d’où nous venions. Notre auto a manqué d’écraser des poules de plus de quatre mois; nous avons aperçu l’étendue de ces champs qui viennent de donner une récolte que tous s’accordent à trouver exceptionnelle. Si vraiment des millions d’hommes étaient morts de faim dans ces contrées, les malheureux eussent mangé leurs poules avant de songer à se nourrir de cadavres. Il eût fallu des millions de soldats pour les empêcher de manger les semences.
samedi 04 novembre 2006 à 11:56
Citer +Citer
On ne trouve pas trace de cette lettre d'Alphand sur Internet à part les sites marxistes, bizarre!

Le Consul d'Italie vivait à Kharkov et son témoignage a une autre importance que celui d'un diplomate de Moscou, compromis par la politique officielle de rapprochemment franco-soviétique!
A noter le caractére ethnique de ce génocide qui touche les ukrainiens, les allemands de la Volga et les cosaques du Kouban.

Archivo storico del Ministero degli Affari Esteri (Roma-Italia)
Serie Affari Politici Russia 8, 1933, f. 7


"R. Consolato d'Italia Kharkov &endash; URSS
N. 474/106 Kharkov, 31 mai 1933
La faim continue à provoquer des ravages si impressionnants dans la population qu'on ne s'explique pas du tout comment le monde reste indifférent envers une catastrophe semblable et comment la presse internationale, si empressée à invoquer la réprobation universelle contre l'Allemagne, coupable des soi-disant " persécutions atroces des juifs ", se tait pudiquement face à cette boucherie, organisée par le gouvernement soviétique, dans laquelle les juifs justement jouent un rôle très important, même s'il n'est pas de premier plan.
Il n'est pas douteux en effet
1. que la faim résulte principalement d'une famine organisée et voulue " pour donner une leçon aux paysans ", 2. qu'aucun juif ne se trouve parmi les victimes et qu'au contraire ceux-ci sont tous gras et bien nourris, dans le giron fraternel de la GPU. (...)
Il se peut que trois considérations aient dicté une telle politique
1. la résistance passive opposée par le paysan à l'économie collective ;
2. la conviction qu'on ne réussirait jamais à réduire ce " matériel ethnographique "
3. la nécessité, ou l'occasion favorable plus ou moins ouvertement reconnue de dénationaliser des régions où la conscience ukrainienne et allemande était en train de se réveiller, laissant présager de futures difficultés politiques, et où pour la solidité de l'Empire il valait mieux que résident des populations à prédominance russe. (...)
Ce fléau qui est en train d'abattre des millions de gens et extermine les enfants d'un peuple tout entier ne frappe en effet que l'Ukraine, le Kouban et la Moyenne-Volga. Ailleurs, il est beaucoup moins ressenti ou ne l'est pas du tout.
Des gens dignes de foi exerçant une profession libérale, qui nourrissent pour le régime tsariste un tel mépris qu'ils sont enclins à regarder d'un oeil bienveillant le régime actuel, ont eu l'occasion de parcourir les autres régions de l'Union et affirment unanimement que la catastrophe est strictement limitée à l'Ukraine, au Kouban et la Moyenne-Volga. (...)
Avec mon très profond respect,
Le consul royal
Sergio Gradenigo"




Ce message a été modifié par paysan - samedi 04 novembre 2006 à 12:00.
samedi 04 novembre 2006 à 12:32
Citer +Citer
...


Ce message a été modifié par paysan - samedi 04 novembre 2006 à 12:57.
samedi 04 novembre 2006 à 12:41
Citer +Citer
merci d'éditer ton message et de spoiler ton image...
samedi 04 novembre 2006 à 12:43
Citer +Citer
QUOTE
On ne trouve pas trace de cette lettre d'Alphand sur Internet à part les sites marxistes, bizarre!


Normal le texte se trouve aux archives du Quai d'Orsay, faut bouger ses petites fesses si tu veux le voir... original.gif

QUOTE
Le Consul d'Italie vivait à Kharkov et son témoignage a une autre importance que celui d'un diplomate de Moscou, compromis par la politique officielle de rapprochemment franco-soviétique!


C'est clair que c'est mieux d'avoir le point de vue d'un consul fasciste repris par l'ensemble des sites nationalistes ukrainiens comme unique preuve archivistique...

Ce message a été modifié par Hadora - samedi 04 novembre 2006 à 12:44.
samedi 04 novembre 2006 à 13:17
Citer +Citer
L'Ined, c'est sérieux: selon la publication de 2005, la famine de 1933 a amputé la population de 4 millions d'habitants, ce qui confirme les autres estimations de Blum, Adametz, Perkovskii, Pirojkov pour ne parler que des plus récentes.
Voir: http://www.ined.fr/fichier/t_publication/4...rancais.413.pdf
samedi 04 novembre 2006 à 13:29
Citer +Citer
Ce n'est pas ce que je lis sur la page 2

QUOTE
En 1933, la famine qui a causé un surcroît inouï de 2,2 millions de décès


2,2 millions et non 4 millions comme tu le dis ce qui est encore 3 fois moins que les calculs de Blum qui avance le chiffre de 6 millions...
samedi 04 novembre 2006 à 13:42
Citer +Citer
QUOTE (Hadora @ 04 Nov 2006 à 12:29)
Ce n'est pas ce que je lis sur la page 2



2,2 millions et non 4 millions comme tu le dis ce qui est encore 3 fois moins que les calculs de Blum qui avance le chiffre de 6 millions...

Je ne suis pas certain qu'ils aient pris en compte l'arrivée des migrants russes pour coloniser l'Ukraine à cette époque et aujourd'hui majoritaires à l'Est du pays, pour faire leur pyramide des âges
Si tu admettais que cette tragédie a fait au minimum 2,2 millions de victimes ce serait déjà une avancée! sleep.gif
samedi 04 novembre 2006 à 14:40
Citer +Citer
Le probleme c'est que ca tourne au ridicule, Blum avance le chiffre de 6 millions, les associations nationalistes ukrainiennes pour ne pas les nommer... avancent le chiffre de 7 millions et là un rapport que tu presentes comme "sérieux" avance le chiffre de 2,2 millions je me demande où se situe la vérité historique dans tout cela sleep.gif
samedi 04 novembre 2006 à 16:07
Citer +Citer
QUOTE (Hadora @ 04 Nov 2006 à 13:40)
Le probleme c'est que ca tourne au ridicule, Blum avance le chiffre de 6 millions, les associations nationalistes ukrainiennes pour ne pas les nommer... avancent le chiffre de 7 millions et là un rapport que tu presentes comme "sérieux" avance le chiffre de 2,2 millions je me demande où se situe la vérité historique dans tout cela  sleep.gif

Moi aussi, je me demande où se situe le bilan réel de cette tragédie. L'exemple donné de l'INED se contredit suivant les paragraphes et après relecture, il ne prend pas en compte l'immigration russe sur le territoire ukrainien avant 1950 et c'est simplement une analyse instantanée de la situation de l'année 2001.
Mauvais exemple donc ( sleep.gif ) , mais admet déjà que la famine a fait au minimum 2,2 millions de victimes (trou de la pyramide des âges), après l'on passera aux causes!

Ce message a été modifié par paysan - samedi 04 novembre 2006 à 16:08.
samedi 04 novembre 2006 à 18:44
Citer +Citer
QUOTE (paysan @ 04 Nov 2006 à 15:07)
Mauvais exemple donc ( sleep.gif ) , mais admet déjà que la famine a fait au minimum 2,2 millions de victimes (trou de la pyramide des âges), après l'on passera aux causes!

Mauvais exemple qui se devait d'être "serieux" laugh.gif

Dire que la famine a causé 2 millions de morts c'est plus se rapprocher des thèses de Lacroix Riz que celles de Blum et des associations nationalistes ukrainiennes, paysan serais tu stalinien huh.gif
samedi 04 novembre 2006 à 19:01
Citer +Citer
QUOTE (Hadora @ 04 Nov 2006 à 17:44)
Mauvais exemple qui se devait d'être "serieux" laugh.gif

Dire que la famine a causé 2 millions de morts c'est plus se rapprocher des thèses de Lacroix Riz que celles de Blum et des associations nationalistes ukrainiennes, paysan serais tu stalinien huh.gif

Elle dit quoi dame Lacroix Riz comme bilan?
Je croyais que tout allait bien avec Herriot et l'ambassadeur qui voyaient un pays superbe en 1933?
samedi 04 novembre 2006 à 19:05
Citer +Citer
QUOTE (paysan @ 04 Nov 2006 à 18:01)
Elle dit quoi dame Lacroix Riz comme bilan?
Je croyais que tout allait bien avec Herriot et l'ambassadeur qui voyaient un pays superbe en 1933?

Elle conteste le bilan d'Alain Blum et les 6 millions de morts, elle conteste essentiellement sa méthode dans le calcul...

Commentaire d’Annie Lacroix-Riz sur les chiffres avancés par Alain Blum :

« La façon dont se diffuse en France la thèse de la famine, présentée sous des bases précaires :
L’historienne Sabine Dullin impute à la furie exportatrice, céréales comprises, de Staline « la terrible famine de 1933 qui fit environ six millions de morts et prit des proportions dramatiques en Ukraine, dans le Caucase du Nord et au Kazakhstan ».
La source unique citée de cette information est un ouvrage, dont il a été fait grand cas, du démographe Alain Blum. Cet auteur cite plusieurs des textes de contemporains puisés aux « Archives diplomatiques », notamment la dépêche du 13 septembre 1933 de l’ambassadeur de France à Moscou (Charles Alphand) et l’interview de la « Ministre de l’URSS en Suède ». Il relève les motivations du scepticisme éprouvé à l'égard de la thèse de la famine ukrainienne « par une partie de l’opinion et des responsables gouvernementaux » français, leur « méfiance » à l'égard d’« informateurs provenant surtout de l’Allemagne et des mouvements ukrainiens, suspectés d’être proches de l’extrême droite, et donc prêts à utiliser n'importe quel argument contre les Soviets. En outre, existe la crainte, toute diplomatique, de mettre en péril le processus de rapprochement engagé avec l’Union Soviétique, au profit d’une Allemagne de plus en plus menaçante. » Cette interprétation est certes compatible avec les sources originales françaises, mais ces précautions diplomatiques, indubitables, n’excluent en aucun cas l’existence d’une correspondance spécifique sur la « famine » ou la disette, d'ailleurs présente dans les fonds « économiques ». Suit une présentation des textes consacrés au prince Tokary, à Petlioura et à Skoropadski qu’on a également pu lire ci-dessus.

Alain Blum conclut de ces mises en garde en provenance du Quai d'Orsay :
« Quoiqu'il en soit, l’aveuglement de certains Occidentaux reste surprenant tant les faits sont tragiques. Car l’ampleur des pertes est considérable. En 1933, six millions de décès sont imputables à la famine, à ajouter aux quatre millions de décès observés en temps normal. Le taux de mortalité dépasse 70 pour mille : en 1932, il était inférieur de 30 pour mille! » La source de ce propos catégorique est indiquée : « Des travaux récents donnent une estimation qui paraît solide, bien que certaines hypothèses utilisées par leurs auteurs, en particulier celles qui concernent les migrations vers l’étranger, puissent paraître, il est vrai, conduire à sous-estimation de certains phénomènes. De plus, ces auteurs ont aussi choisi de concentrer l’essentiel du déficit démographique de la décennie 1930 sur cette seule année 1933, ce qui peut paraître un peu extrême »

Ces « travaux récents » et « ces auteurs » se bornent donc à un ouvrage statistique russe, qui, d'une part, « sous-estime » les migrations et, d'autre part, procède au regroupement, scientifiquement irrecevable, des morts d’une décennie sur une année.
La carte de « l’extension régionale de la famine de 1933 » et les graphiques sur le « mouvement mensuel des décès dans quelques région de l’URSS » qui font suite à ces propos procèdent d’un regroupement chronologique de même type, l’année statistique 1933 n’étant pas disponible : « Les archives, incomplètes, ne permettent pas de présenter un panorama géographique précis. Mais le recensement de 1939 autorise une reconstitution indirecte des événements en rattachant la génération de 1934 à celle de 1938. »
Comment peut-on fournir des chiffres mensuels pour 1933, alors qu’on admet par ailleurs ne pas disposer du simple chiffre annuel? Si les témoignages français sont récusés comme relevant de « l’aveuglement de certains Occidentaux », en revanche sont retenus ceux des consuls italiens, au titre des « témoignages qui affluent de toutes parts
Pourquoi le lecteur n'est-il pas informé de ce qu’établit la correspondance diplomatique française, pourtant consultée par Alain Blum : seuls les rapports des consuls allemands et italiens firent état d’une « famine » ukrainienne tuant les paysans par millions – les textes les plus pessimistes de Dejean s’appuyant explicitement sur les comptes rendus allemands. Ceux du Foreign Office également, Londres s’appuyant sur les mêmes sources, notamment Or, l’Italie, engagée dans une alliance avec le Reich qui ne datait pas du 30 janvier 1933
La Pologne, obsédée par sa russophobie (non réductible à l’antisoviétisme) et objet d’une campagne de séduction du Reich qui aboutit au « traité d’amitié » du 26 janvier 1934, simple morceau de papier qui arracha officiellement Varsovie à sa (fausse) alliance avec Paris.
Il est également permis de douter du sérieux des études conduites à Harvard, université essentielle dans la gestion idéologique de l’« empire » américain, notamment via ses centres d’activités « russes » gravitant autour du « Russian Research Center », et « modèle de coopération avec la CIA et le FBI ». James Mace, « directeur exécutif de la Commission américaine sur la famine en Ukraine » (mentionnée par Alain Blum comme source sérieuse de connaissance) de 1986 à 1990, établi depuis 1993 comme spécialiste de sciences politiques à Kiev, en Ukraine, a animé un dossier dans un hebdomadaire français, Courrier international, intitulé, comme son article : « Comment on étouffe un génocide ». Ce texte dépourvu de toute note de référence est assorti d’un article, identique de ce point de vue, de Raymond Clarinard, intitulé « Une politique délibérément meurtrière » et surtitré « historiographie ».
Il en ressort qu’il n’existe pas d’historiographie sur la famine ukrainienne, au motif, nous est-il expliqué, de « l’indifférence occidentale. Peu d’historiens et de chercheurs occidentaux s’intéressent à la famine de 1933 et plus généralement à l’Ukraine, ce qui accroît encore l’isolement des spécialistes locaux. Ces derniers doivent travailler sans moyens, dans un pays rongé par la corruption et où l’Histoire, précisément parce qu’elle est fertile en polémiques, suscite la méfiance de l’opinion publique. D’où le silence qui continue de planer soixante dix ans après les faits sur la famine “artificielle” et ses millions de victimes. »

On se demande bien 1° pourquoi pareil sujet eût échappé à une historiographie « occidentale » si friande des horreurs soviétiques; 2° en quoi « l’isolement » des historiens vernaculaires – qui auraient donc impérativement besoin des « Occidentaux » pour trouver leurs sujets et effectuer leurs recherches – les eût empêchés d’enquêter sur leur pays martyrisé par les Russes : sujet tabou ou au contraire particulièrement porteur dans l’Ukraine, amatrice de « polémiques » anti-russes, de la dernière décennie? En quoi la corruption du pays constitue-t-elle un obstacle à cette mise au travail d’historiens « sans moyens »? En vertu de quel privilège le fait de travailler sur l’URSS dispense-t-il les chercheurs de se plier aux règles méthodologiques valables pour toute recherche historique, notamment en matière de maniement des sources? »
samedi 04 novembre 2006 à 19:21
Citer +Citer
QUOTE (Hadora @ 04 Nov 2006 à 18:05)
QUOTE (paysan @ 04 Nov 2006 à 18:01)
Elle dit quoi dame Lacroix Riz comme bilan?
Je croyais que tout allait bien avec Herriot et l'ambassadeur qui voyaient un pays superbe en 1933?

Elle conteste le bilan d'Alain Blum et les 6 millions de morts, elle conteste essentiellement sa méthode dans le calcul...


Et sa conclusion, alors?
J'ai remarqué qu'on parlait d'émigration, de quoi s'agit-il, puisque les soviets avaient institués le passeport intérieur qui aurait empêché les ukrainiens de fuir?

Pages :  1 2 3 >


Suggestion de sujets



A voir sur le portail Livenet.fr Le Club
Vidéos
Le mag
Forum
Jeux
Comparaison de prix
Nos partenaires Partenaires : php - Vidéos - PS3 - Rap et R&B - Cinéma - voyage - TNT - Séries en DVD
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet - Aide du Forum
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Reporter un bug

Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2008  IPS, Inc.