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mardi 26 avril 2005 à 17:04
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Je voulais aborder un sujet assez troublant et qui pour moi reste mal interpreté, la famine en Ukraine en 1933.
Je me base sur des Archives nationales et des commentaires d’une historienne Annie Lacroix-Riz que j’apprécie pour son travail sérieux sur les archives.
Tout d’abord je tiens a signaler qu’il n’y a pas d’archives prouvant clairement, la participation de Staline dans la famine en Ukraine et de plus aucune archives "serieuse" ne prouvent les 6 millions de morts comme l’avance Alain Blum.

La famine en Ukraine apparaît dans la gigantesque campagne de presse (et autre propagande) de 1933 sur « la grande famine » d’Ukraine.
Pour exemple le journal du NSDAP le Völkische Beobachter du 18 août publie « sur la première page des photographies représentant des sujets russes réduits à l’état de squelettes » dans un article intitulé « Véritable visage de la Russie des Soviets – de quoi h***** a sauvé l’Allemagne. » et « un article » p. 1 « consacré à l’enfer de la famine dans la Russie des Soviets » glose sur famine pire qu’en 1921-22, et sur l’insupportable plan quinquennal et son échec dans cet ancien « grenier de l’Europe »

Si l’on se fie aux fonds du Quai d'Orsay, ceci est lancé 1° pour préparer l’« alliance » polono-allemande de janvier 1934 et 2°, objectif allemand essentiel, pour empêcher la réalisation l’alliance franco-soviétique qui se dessine depuis le retour d’Herriot au poste conjoint de Président du Conseil et de Ministre des Affaires étrangères (juin-décembre 1932).

L’URSS a connu en 1932-1933 une sérieuse disette conduisant à un strict renforcement du rationnement, pas une famine et en tout cas pas une famine à « six millions de morts », chiffre (scandaleux sur le plan méthodologique en particulier) lancé ces dernières années.

Voici quelques archives interessantes montrant notamment l’exagération de la campagne de presse anti-soviétique :

Lettre 267 de Charles Alphand, ambassadeur à Moscou, à Paul-Boncour, Moscou, 13 septembre 1933
« Invité officiellement par le Gouvernement soviétique à participer au voyage » d’Herriot au Sud URSS, « six jours en Ukraine et dans le Caucase du Nord […].
Ce voyage fut […] l’occasion de manifestations les plus flatteuses à l'égard de la France. » qui a reçu les applaudissements unanimes de la foule soviétique partout, « sans […] jamais remarquer une note discordante. »
« Une des parties les plus importantes de notre tournée a été la visite des organisations soviétiques en Ukraine et dans le Caucase du Nord, le centre même des territoires où, d'après les récentes campagnes de presse, régnait une famine comparable à celle de 1922.
Vous verrez, m’avait-on dit, qu’au dernier moment cette partie du voyage sera supprimée; on ne vous conduira pas dans cet enfer de la misère. Pour nous faire rencontrer à Moscou M. Molotov, qui partait en congé, on a supprimé du programme l’excursion de Crimée qui présentait un caractère plus particulièrement touristique; le voyage en Ukraine s’est déroulé normalement.
Nous avons traversé de part en part, dans les deux sens, en chemin de fer, cet immense champ de céréales aux cultures interrompues à perte de vue à l’humus noir épais où l’engrais est inutile. Nous avons, à 60 et 70 km des villes, visité des kolkhoz et un sovkhoz, et nous en revenons avec l’impression très nette de la fausseté des nouvelles répandues dans la presse et la conviction que j’esquissais dans ma correspondance d’une campagne inspirée par l’Allemagne et les Russes blancs désireux de s’opposer au rapprochement franco-soviétique.
Avant de parcourir ce pays, j’ai pu moi-même me faire l’écho de ces racontars colportés par les ennemis du régime, j’ai aujourd'hui la certitude de leur exagération.
Sans doute, nous dira-t-on, les Slaves, ont un sens merveilleux de la mise en scène, on ne vous a montré que ce qu’on voulait que vous vissiez, comment voulez-vous, dans une excursion d’une semaine, ne parlant pas le russe, vous rendre compte de l’état d’une contrée d’une aussi vaste étendue? Nous avons néanmoins regardé par les fenêtres durant ce trajet de plus de 3 000 km, on n’a pas pu entièrement truquer la population qui nous a paru en meilleur état physique et d’habillement que celle des villes du Nord d’où nous venions. Notre auto a manqué d’écraser des poules de plus de quatre mois; nous avons aperçu l’étendue de ces champs qui viennent de donner une récolte que tous s’accordent à trouver exceptionnelle. Si vraiment des millions d’hommes étaient morts de faim dans ces contrées, les malheureux eussent mangé leurs poules avant de songer à se nourrir de cadavres. Il eût fallu des millions de soldats pour les empêcher de manger les semences.
Que disent à ce sujet les autorités que nous avons interrogées? L’an dernier a eu lieu en effet un épisode des plus graves de la Révolution pour l’application du régime collectiviste à l’agriculture. Dans ces régions particulièrement riches, nous avons eu à lutter contre les paysans riches qui ne cultivent pas eux-mêmes leurs terres mais utilisent des salariés; contre ces koulaks plus ou moins ouvertement soutenus par l’Allemagne qui mène en Ukraine sa campagne séparatiste. Dans l'espoir de troubles graves, ces éléments contre-révolutionnaires sont tentés de susciter la grève des bras croisés.
Il en est résulté une diminution de la production des céréales qui à un moment a menacé sérieusement Moscou et a entraîné non seulement de graves difficultés dans les régions où le sabotage de la récolte avait été organisé, mais encore l'obligation de restrictions importantes dans les distributions de vivres. On a eu faim, c’est hors de doute. Mais par une action énergique du pouvoir central, action combinée de la police et des éléments politiques communistes, grâce à certaines concessions données à l’intérêt personnel la situation a pu être rétablie durant ces derniers mois et Staline, selon un mot de Radek, a gagné sa bataille de la Marne agraire.

Lettre du Colonel Mendras au Ministre de la Guerre, Moscou, 20 octobre 33 Compte rendu de voyage en Ukraine.
« Sur la famine, que l’exagération et la source même de certains renseignements m’avaient induit pendant longtemps à mettre en doute, j’ai recueilli sur place des précisions indiscutables. À Bogatchka, l’un des coins des plus riches, d’une des région les plus fertiles du monde, on m’a affirmé qu’au printemps nombre d’habitants avaient été réduits à manger de l’herbe et des feuilles d’arbres. On m’a cité tel village, où une centaine de personnes étaient mortes de faim et un paysan m’a dit estimer à deux mille le nombre des décès causés par la famine dans son rayon équivalent « d’un arrondissement français », mais a refusé honnêtement gloser « sur les rayons voisins, qu’il connaissait mal » et « a ajouté que son artel (communauté agricole) avait dû assurer la récolte dans un village voisin, Kravtchenko, presque entièrement dépeuplé. » et « sur la route de Moscou à Kiev, j’ai rencontré plusieurs familles qui émigraient en Ukraine où elles avaient entendu dire qu’il y avait une belle récolte et personne pour la rentrer. »
La campagne ne m’a pas fait mauvaise impression. Le paysans l’air toujours misérables, « portent la plupart de lamentables défroques » et chaumières semblent « sur le point de tomber en ruines. » mais pas neuf… « Par contre, en Ukraine, surtout dans la région de Poltava, on rencontre beaucoup de villages riants, donnant au moins l’illusion de l’aisance avec leurs maisonnettes blanchies à la chaux et leur église fraîchement peinte de couleurs claires. Partout des enfants, beaucoup d’enfants, allant sagement en classe avec leurs livres sous le bras. La famine semble déjà loin, ou du moins pour le passant, il n’en reste plus de signe extérieur apparent dans ces hameaux où vaguent en liberté poules, porcs, oies et canards. » mais le plus frappant est « l’extraordinaire richesse du sol » des « régions des Terres noires […] cette Beauce qui se développe à perte de vue, sur des centaines de km .

Lettre 727 de François-Poncet à Paul-Boncour, Berlin, 5 juillet 1933
Sur la campagne de presse délirante sur la « situation tragique des colonies allemandes de Russie devant la famine de plus en plus menaçante. » mobilisation de l’église évangélique, Croix-Rouge, Ligue pour Protection du germanisme à l'étranger, et grande campagne de la section de Berlin défense du Deutschtum.
Manifestation publique prévue vendredi 7 juillet au Lustgarten de Berlin et pour préparation, « des affiches représentant le portrait tragique d’un enfant allemand de Russie souffrant de la famine »; or « les pires misères » ne sont pas une nouveauté pour « les peuples de l’Union Soviétique. Jusqu'ici, l’Allemagne avait toujours jugé opportun d’observer à ce sujet un silence prudent. Mais cette fois, M. Göbbels n’a pas voulu laisser passer une si belle occasion de manifester avec ostentation la sollicitude du Gouvernement national-socialiste allemand à l'égard des branches du peuple allemand les plus lointaines et les plus anciennement détachées du tronc commun. Il a mis également à profit cette occasion pour flétrir les résultats du régime marxiste. », or cette exploitation va choquer Moscou, à l'époque où l’industrie allemande a sérieusement besoin de la reprise des « relations économiques avec Moscou ».

Lettre 969 de François-Poncet à Paul-Boncour, Berlin, 31 août 1933
Campagne de plus en plus déchaînée contre URSS « Les récits les plus alarmants qui circulent en Allemagne sur le développement de la famine en Russie ont notamment servi d’aliment à une campagne contre le régime soviétique, plus énergique et surtout plus généralisée que celles que l’on avait pu enregistrer antérieurement. » depuis signal donné par Völkische Beobachter de 18 août « sur la situation intérieure de la Russie un article d’une violence extrême », « accompagné de toute une série de photographies de victimes de la famine les plus propres à frapper les imaginations. » Protestation de l’ambassade soviétique « qui a pris pour parti de nier systématiquement qu’il y ait la moindre famine en Russie » et a parlé de faux; « quoiqu'il en soit, “la famine en Russie”, “la détresse des Allemands de la Volga”, sont devenues les rubriques habituelles de la presse allemande. Des journaux relativement modérés comme la Vossischezeitung ont publié, d'autre part, une série d’articles plus alarmants les uns que les autres sur l’avenir immédiat de la Russie.
Certes la hargne de la presse contre URSS n'est pas nouvelle, mais jusqu'ici elle faisait « preuve de mesure et de prudence. » et « haine » du « Gouvernement national-socialiste » contre « le régime soviétique ».
Pourquoi cette aggravation? « Il semble que la réponse doive être surtout cherchée dans des motifs de politique intérieure, dans la lutte à outrance que le Gouvernement de M h***** mène contre le communisme et en faveur de laquelle aucune arme, aucun moyen de pression ne saurait être épargné. » , or les diplomates soviétiques « sont, au moins autant que des diplomates, des communistes ou des envoyés d’un État communiste.
Quand M. Göbbels dans son discours de Königsberg estime nécessaire d’assurer à ses auditeurs allemands “qu’ils ne mourront ni de faim ni de froid au cours de l’hiver qui vient”, il ne doit pas paraître tellement superflu aux services du Ministère de la Propagande, d’assurer ces mêmes Allemands que des sujets d’un État communiste sont, eux, la proie de la famine. Cette propagande semble, d'ailleurs, être couronnée de succès, et, autant qu’on en peut juger, le petit bourgeois allemand est en effet parfaitement convaincu que la Russie actuelle est le pire des enfers. »
mais aussi « il semble bien que la crainte d’offenser Moscou, naguère encore toute puissante, ait beaucoup perdu de sa force convaincante. », et conviction de Berlin qu’on arrive à la fin de l’ère de collaboration.
« Mais ce que Berlin ressent surtout, c’est une inquiétude profonde, et sans cesse croissante.
Cette inquiétude se manifeste en ce moment d'une façon particulièrement frappante, tandis que l’Allemagne assiste au voyage de M. Herriot, apprend que la signature d’un accord économique entre la France et l’URSS est imminente, et lit les abondants extraits qui paraissent dans sa presse de l’article » de Karl Radek dans Les Izvestia, 5, et dans Gazeta Polska, « et qui ne lui permettent plus de douter de la réalité du rapprochement polono-soviétique.
Cet article a fait sensation. Les journaux allemands lui ont donné une grande publicité et si l’on songe qu’il y a quelques semaines, ces journaux n’osaient pas révéler au public le voyage du même Radek en Pologne et dans le corridor, on peut mesurer l’étendu du chemin parcouru dans la connaissance et l’acceptation de la situation nouvelle ».
« Pour apaiser ses inquiétudes, l’Allemagne proclame que la Russie est dans une situation des plus alarmantes, qu’elle se trouve, en fait, réduite à l’impuissance et que tous les accords qu’elle peut conclure ne sauraient avoir qu’une valeur très relative. Sans arriver à se convaincre elle-même, elle blesse le Gouvernement des Soviets aux points les plus sensibles, ce qui ne l’empêche pas de lui offrir ensuite son amitié. La crainte du communisme, d'une part et la crainte de la Pologne de l’autre, les divergences qui existent entre certains grands intérêts allemands et les passions du parti au pouvoir expliquent sans aucun doute beaucoup des contradictions et du trouble de l’Allemagne. Celle-ci, en outre, subit à son tour les effets du mirage russe qu’elle a elle-même si puissamment travaillé à créer. Pendant dix ans, elle a tenu l’Europe dans l’inquiétude par le prestige de ses mystérieux accords avec la Russie. Tenue à l’écart, impuissante, elle voit se développer à Paris, à Varsovie, à Rome, à Moscou des négociations entre les Soviets et d’autres Puissances, et elle éprouve à son tour les tourments de l’incertitude et du soupçon. »

Commentaire d’Annie Lacroix-Riz sur les chiffres avancés par Alain Blum :

« La façon dont se diffuse en France la thèse de la famine, présentée sous des bases précaires :
L’historienne Sabine Dullin impute à la furie exportatrice, céréales comprises, de Staline « la terrible famine de 1933 qui fit environ six millions de morts et prit des proportions dramatiques en Ukraine, dans le Caucase du Nord et au Kazakhstan ».
La source unique citée de cette information est un ouvrage, dont il a été fait grand cas, du démographe Alain Blum. Cet auteur cite plusieurs des textes de contemporains puisés aux « Archives diplomatiques », notamment la dépêche du 13 septembre 1933 de l’ambassadeur de France à Moscou (Charles Alphand) et l’interview de la « Ministre de l’URSS en Suède ». Il relève les motivations du scepticisme éprouvé à l'égard de la thèse de la famine ukrainienne « par une partie de l’opinion et des responsables gouvernementaux » français, leur « méfiance » à l'égard d’« informateurs provenant surtout de l’Allemagne et des mouvements ukrainiens, suspectés d’être proches de l’extrême droite, et donc prêts à utiliser n'importe quel argument contre les Soviets. En outre, existe la crainte, toute diplomatique, de mettre en péril le processus de rapprochement engagé avec l’Union Soviétique, au profit d’une Allemagne de plus en plus menaçante. » Cette interprétation est certes compatible avec les sources originales françaises, mais ces précautions diplomatiques, indubitables, n’excluent en aucun cas l’existence d’une correspondance spécifique sur la « famine » ou la disette, d'ailleurs présente dans les fonds « économiques ». Suit une présentation des textes consacrés au prince Tokary, à Petlioura et à Skoropadski qu’on a également pu lire ci-dessus.

Alain Blum conclut de ces mises en garde en provenance du Quai d'Orsay :
« Quoiqu'il en soit, l’aveuglement de certains Occidentaux reste surprenant tant les faits sont tragiques. Car l’ampleur des pertes est considérable. En 1933, six millions de décès sont imputables à la famine, à ajouter aux quatre millions de décès observés en temps normal. Le taux de mortalité dépasse 70 pour mille : en 1932, il était inférieur de 30 pour mille! » La source de ce propos catégorique est indiquée : « Des travaux récents donnent une estimation qui paraît solide, bien que certaines hypothèses utilisées par leurs auteurs, en particulier celles qui concernent les migrations vers l’étranger, puissent paraître, il est vrai, conduire à sous-estimation de certains phénomènes. De plus, ces auteurs ont aussi choisi de concentrer l’essentiel du déficit démographique de la décennie 1930 sur cette seule année 1933, ce qui peut paraître un peu extrême »

Ces « travaux récents » et « ces auteurs » se bornent donc à un ouvrage statistique russe, qui, d'une part, « sous-estime » les migrations et, d'autre part, procède au regroupement, scientifiquement irrecevable, des morts d’une décennie sur une année.
La carte de « l’extension régionale de la famine de 1933 » et les graphiques sur le « mouvement mensuel des décès dans quelques région de l’URSS » qui font suite à ces propos procèdent d’un regroupement chronologique de même type, l’année statistique 1933 n’étant pas disponible : « Les archives, incomplètes, ne permettent pas de présenter un panorama géographique précis. Mais le recensement de 1939 autorise une reconstitution indirecte des événements en rattachant la génération de 1934 à celle de 1938. »
Comment peut-on fournir des chiffres mensuels pour 1933, alors qu’on admet par ailleurs ne pas disposer du simple chiffre annuel? Si les témoignages français sont récusés comme relevant de « l’aveuglement de certains Occidentaux », en revanche sont retenus ceux des consuls italiens, au titre des « témoignages qui affluent de toutes parts
Pourquoi le lecteur n'est-il pas informé de ce qu’établit la correspondance diplomatique française, pourtant consultée par Alain Blum : seuls les rapports des consuls allemands et italiens firent état d’une « famine » ukrainienne tuant les paysans par millions – les textes les plus pessimistes de Dejean s’appuyant explicitement sur les comptes rendus allemands. Ceux du Foreign Office également, Londres s’appuyant sur les mêmes sources, notamment Or, l’Italie, engagée dans une alliance avec le Reich qui ne datait pas du 30 janvier 1933
La Pologne, obsédée par sa russophobie (non réductible à l’antisoviétisme) et objet d’une campagne de séduction du Reich qui aboutit au « traité d’amitié » du 26 janvier 1934, simple morceau de papier qui arracha officiellement Varsovie à sa (fausse) alliance avec Paris.
Il est également permis de douter du sérieux des études conduites à Harvard, université essentielle dans la gestion idéologique de l’« empire » américain, notamment via ses centres d’activités « russes » gravitant autour du « Russian Research Center », et « modèle de coopération avec la CIA et le FBI ». James Mace, « directeur exécutif de la Commission américaine sur la famine en Ukraine » (mentionnée par Alain Blum comme source sérieuse de connaissance) de 1986 à 1990, établi depuis 1993 comme spécialiste de sciences politiques à Kiev, en Ukraine, a animé un dossier dans un hebdomadaire français, Courrier international, intitulé, comme son article : « Comment on étouffe un génocide ». Ce texte dépourvu de toute note de référence est assorti d’un article, identique de ce point de vue, de Raymond Clarinard, intitulé « Une politique délibérément meurtrière » et surtitré « historiographie ».
Il en ressort qu’il n’existe pas d’historiographie sur la famine ukrainienne, au motif, nous est-il expliqué, de « l’indifférence occidentale. Peu d’historiens et de chercheurs occidentaux s’intéressent à la famine de 1933 et plus généralement à l’Ukraine, ce qui accroît encore l’isolement des spécialistes locaux. Ces derniers doivent travailler sans moyens, dans un pays rongé par la corruption et où l’Histoire, précisément parce qu’elle est fertile en polémiques, suscite la méfiance de l’opinion publique. D’où le silence qui continue de planer soixante dix ans après les faits sur la famine “artificielle” et ses millions de victimes. »

On se demande bien 1° pourquoi pareil sujet eût échappé à une historiographie « occidentale » si friande des horreurs soviétiques; 2° en quoi « l’isolement » des historiens vernaculaires – qui auraient donc impérativement besoin des « Occidentaux » pour trouver leurs sujets et effectuer leurs recherches – les eût empêchés d’enquêter sur leur pays martyrisé par les Russes : sujet tabou ou au contraire particulièrement porteur dans l’Ukraine, amatrice de « polémiques » anti-russes, de la dernière décennie? En quoi la corruption du pays constitue-t-elle un obstacle à cette mise au travail d’historiens « sans moyens »? En vertu de quel privilège le fait de travailler sur l’URSS dispense-t-il les chercheurs de se plier aux règles méthodologiques valables pour toute recherche historique, notamment en matière de maniement des sources? »

Merci de prendre le temps de lire avant de poster wink.gif
mardi 26 avril 2005 à 17:59
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QUOTE (Hadora @ 26 Apr 2005 à 17:04)
Je voulais aborder un sujet assez troublant et qui pour moi reste mal interpreté, la famine en Ukraine en 1933.

Tu ne confrontes jamais le travail de certains à ceux d'autres historiens qui défendent les thèses opposées ?

Ou bien tu les discrédites d'emblée parce qu'ils défendent la thèse opposée ?

Ce message a été modifié par RealSidius - mardi 26 avril 2005 à 18:01.
mardi 26 avril 2005 à 18:21
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QUOTE (RealSidius @ 26 Apr 2005 à 17:59)
Tu ne confrontes jamais le travail de certains à ceux d'autres historiens qui défendent les thèses opposées ?

Ou bien tu les discrédites d'emblée parce qu'ils défendent la thèse opposée ?

je regarde tout d'abord les sources, les archives nationales et après les historiens et leurs avis, quand tu as François Poncet (ambassadeur en Allemagne, anti-bolchevique) qui dénonce les méthodes de la presse allemande "campagne contre le régime soviétique", il y a de quoi douter.

En ce qui concerne ceux qui avance la thèse de 6 millions de mort ukrainiens en 1 an comme Alain Blum (deja ca peut paraitre fou, meme les n**i avec un regime d'extermination très avancé n'ont pas "fait mieux") il y a de quoi d'etre plus que septique car cette thèse calque un recensement effectué sur une periode de 10 ans à la seule année 33, bravo la méthodologie du travail d'historien...
mardi 26 avril 2005 à 18:24
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Tu te fies à de vieux documents, alors que de nombreux historiens ont traiés le sujet à partir des archives actuellement disponibles en Russie. Pourquoi ce choix, parce qu'ils ne sont pas favorables à tes théories?
mardi 26 avril 2005 à 18:38
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QUOTE (Ganesh @ 26 Apr 2005 à 18:24)
Tu te fies à de vieux documents, alors que de nombreux historiens ont traiés le sujet à partir des archives actuellement disponibles en Russie. Pourquoi ce choix, parce qu'ils ne sont pas favorables à tes théories?

"ces vieux documents" comme tu les appels, sont des archives nationales, bref la matiere brute pour le travail de l'histoirien, les renier est totalement absurdes !!

Je serais curieux de voir les archives Russe (si tu en as sur ce sujet)
mercredi 27 avril 2005 à 09:24
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Tiens Hadora.

Voici un site qui en parle et présente les documents tirés des archives Russes ou les mentionnent :
http://www.fonjallaz.net/Ukraine-Grand-Famine/Index.html

Voici une lettre édifiante en fac-similé (Lettre de Kosior secrétaire du PC Ukraine 6 décembre 1932):
http://www.fonjallaz.net/Ukraine-Grand-Fam...et-archive.html
voici la traduction en anglais:
http://www.fonjallaz.net/Ukraine-Grand-Fam...ior-PC-RSS.html

Il est fait mention de 6 villages qui seront privés de nourritures, de bien, d'interdiction d'echange, et il y aura enquête pour purger les éléments contrerévolutionnaires qui sont accusés d'être les saboteurs de récoltes (Investigation and purge)

Ce sont des mesures un peu draconnienne pour lutter contre ces contre-révolutionnaires qui font partie de cette famine.

Il y a d'autre documents tu verras. Donc des études par des historiens (avec leurs références bien sur).

Bon tu vas peut etre me dire que tout est fabriqué... ou que les paysans ont mérité cette famine puisqu'ils ont resistés contre le pouvoir central... plusieurs millions de morts c'est un peu exagéré non ?

mercredi 27 avril 2005 à 19:50
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tout d'abord je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de famine, je conteste en revanche le chiffre de 6 millions (on est passé a 7 sur ton site laugh.gif ) de morts, cette disette a été exploité et surestimer dans la propagande du 3eme reich contre les sovietiques comme le démontre très bien Bonnet (pourtant lui meme anti-bolchevique) dans ses lettres.

Sur ton site, il font mention d'un rapport d'un consul fasciste italien wacko.gif , je ne pense pas que cette source soit fiable, on peut plus que douter son objectivité et la portée anti-bolchevique...

Concernant les archives de la SND on peut là aussi fortement douté du fait du caractère politique de la SND.

Voici une note de Massigli representant de la France à la SDN à Genève qui met deja un doute sur le caractère de la SND :

"Le délégué norvégien à SDN Mowinckel (président du Conseil de la SDN) évoque les pétitions reçues « d’organisations ukrainiennes de Pologne, des États-Unis et du Canada » et « d’organisations charitables sur la famine en Ukraine »; mais il ne veut pas « inscrire la question à l’ordre du jour sans y être préalablement autorisé par une décision du Conseil »; le conseil a été réuni « en séance secrète »; il « n’a pas dissimulé les difficultés de l’entreprise et il a confessé que Mme Kollontay (ambassadrice de URSS à Stockholm) qu’il avait rencontrée à Oslo niait formellement l’existence de la famine », donc il « suggérait que le Secrétaire général s’enquière discrètement et amicalement auprès du Gouvernement soviétique de l’existence de cette famine. »
Les délégués et le secrétaire général « lui-même » arguent « qu’une démarche » même « officieuse aurait un caractère politique du fait qu’elle émanerait de la SDN. » Paul-Boncour a proposé d’« orienter la question sur une organisation purement philanthropique telle que la Croix-Rouge » formule d’une lettre du président Conseil SDN « à la Croix-Rouge internationale » acceptée par le Conseil."
jeudi 28 avril 2005 à 04:27
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QUOTE (Hadora @ 27 Apr 2005 à 13:50)
tout d'abord je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de famine, je conteste en revanche le chiffre de 6 millions (on est passé a 7 sur ton site laugh.gif ) de morts, cette disette a été exploité et surestimer dans la propagande du 3eme reich contre les sovietiques comme le démontre très bien Bonnet (pourtant lui meme anti-bolchevique) dans ses lettres.

Sur ton site, il font mention d'un rapport d'un consul fasciste italien wacko.gif , je ne pense pas que cette source soit fiable, on peut plus que douter son objectivité et la portée anti-bolchevique...
[...]

C'était une note interne et que Mussolini n'a pas utilisé dans sa propagande.
Elle a été dévoilée uniquement dans les archives. Ce qui la réhabilite un peu, bien que laissant planer le doute sur son objectivité, je l'admet.


Dans ton premier post tu dis
QUOTE
Tout d’abord je tiens a signaler qu’il n’y a pas d’archives prouvant clairement, la participation de Staline

Crois tu vraiment que si la famine a été provoquée par l'URSS que Staline puisse ne pas avoir été à son origine ? J'en doute clairement vois tu.
Donc si la famine a été provoquée Staline devait en être clairement au courant.

TU dis ca aussi
QUOTE
L’URSS a connu en 1932-1933 une sérieuse disette conduisant à un strict renforcement du rationnement, pas une famine et en tout cas pas une famine à « six millions de morts », chiffre (scandaleux sur le plan méthodologique en particulier) lancé ces dernières années.

Il me semble que la lettre des archives Russes sous entend que ce n'est pas un simple rationnement mais une pénurie volontairement créée par les pouvoirs d'URSS.

Finalement, si la famine a été provoquée je vois mal la justifier en disant qu'elle n'aurait que 1000000 de personnes... d'ailleurs même si la famine en a tuée 10000 c'est déjà trop et montre que Staline n'avait aucun «amour paternel» envers le peuple. Ce n'était qu'un dirigeant totalitaire comme les autres.

Trouverais tu justifiable de dire que A.H. n'a tué que 10000 juifs ? Cela pardonnerait il sa haine des juifs et son comportement ? C'est le nombre qui compte ?
jeudi 28 avril 2005 à 12:35
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QUOTE (Garulfo @ 28 Apr 2005 à 04:27)
Finalement, si la famine a été provoquée je vois mal la justifier en disant qu'elle n'aurait que 1000000 de personnes... d'ailleurs même si la famine en a tuée 10000 c'est déjà trop et montre que Staline n'avait aucun «amour paternel» envers le peuple. Ce n'était qu'un dirigeant totalitaire comme les autres.

Trouverais tu justifiable de dire que A.H. n'a tué que 10000 juifs ? Cela pardonnerait il sa haine des juifs et son comportement ? C'est le nombre qui compte ?

Staline a beaucoup fait pour améliorer le niveau de vie de la population russe dans tout les domaines, avant l'arrivée des bolchevique je te rappel que la russe tsariste était un pays très pauvre avec une agriculture aussi developpée que celle du moyen age en France...

Pour en revenir a ce que tu dis "si la famine en a tuée 10000 c'est déjà trop" je suis d'accord pour dire que c'est trop mais il y a une difference de 5 900 000 avec le chiffre "honteux" que certain avance. Je ne veux pas dire que le nombre compte mais faire une erreur de plusieurs millions de victimes est totalement intolérable, je pense.
vendredi 29 avril 2005 à 03:26
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QUOTE (Hadora @ 28 Apr 2005 à 06:35)
QUOTE (Garulfo @ 28 Apr 2005 à 04:27)
Finalement, si la famine a été provoquée je vois mal la justifier en disant qu'elle n'aurait que 1000000 de personnes...  d'ailleurs même si la famine en a tuée 10000 c'est déjà trop et montre que Staline n'avait aucun «amour paternel» envers le peuple. Ce n'était qu'un dirigeant totalitaire comme les autres.

Trouverais tu justifiable de dire que A.H. n'a tué que 10000 juifs ? Cela pardonnerait il sa haine des juifs et son comportement ? C'est le nombre qui compte ?

Staline a beaucoup fait pour améliorer le niveau de vie de la population russe dans tout les domaines, avant l'arrivée des bolchevique je te rappel que la russe tsariste était un pays très pauvre avec une agriculture aussi developpée que celle du moyen age en France...

Pour en revenir a ce que tu dis "si la famine en a tuée 10000 c'est déjà trop" je suis d'accord pour dire que c'est trop mais il y a une difference de 5 900 000 avec le chiffre "honteux" que certain avance. Je ne veux pas dire que le nombre compte mais faire une erreur de plusieurs millions de victimes est totalement intolérable, je pense.

En quoi est il honteux ? Parce qu'il ne te plait pas ?
Si les chiffres sont en discussions te ranger d'un côté est le fait d'un choix ethique et non du discussion historique. Je n'ai pas de problème à reconnaitre que la vérité est trouble sur les chiffres exactes, mais je ne prends pas un parti immodéré pour l'un ou l'autre.
Arrêtes donc de porter des choix hatifs qui te fait donc devenir à ce que tu critiques : des gens voulant faire de la propagande.
dimanche 24 juillet 2005 à 08:35
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QUOTE (Garulfo @ 27 Apr 2005 à 09:24)
Tiens Hadora.

Voici un site qui en parle et présente les documents tirés des archives Russes ou les mentionnent :
http://www.fonjallaz.net/Ukraine-Grand-Famine/Index.html

Voici une lettre édifiante en fac-similé (Lettre de Kosior secrétaire du PC Ukraine 6 décembre 1932):
http://www.fonjallaz.net/Ukraine-Grand-Fam...et-archive.html
voici la traduction en anglais:
http://www.fonjallaz.net/Ukraine-Grand-Fam...ior-PC-RSS.html

Il est fait mention de 6 villages qui seront privés de nourritures, de bien, d'interdiction d'échange, et il y aura enquête pour purger les éléments contre-révolutionnaires qui sont accusés d'être les saboteurs de récoltes (Investigation and purge)

Ce sont des mesures un peu draconnienne pour lutter contre ces contre-révolutionnaires qui font partie de cette famine.

Il y a d'autre documents tu verras. Donc des études par des historiens (avec leurs références bien sur).

Bon tu vas peut etre me dire que tout est fabriqué... ou que les paysans ont mérité cette famine puisqu'ils ont resistés contre le pouvoir central... plusieurs millions de morts c'est un peu exagéré non ?

Je surf sur Internet à propos de la "famine" de 1933 en Ukraine...
Force est de constater qu'il n' y a pas grand chose de tangible... j'ai vu ce qu'a écrit Lacroix-Riz et c'est assez convainquant et je n'arrive pas à trouver des choses aussi convaincantes sur cette sois disant "famine organisé" (d'ailleurs existe il des famines qui ne soit pas "organisé"?)

Donc concernant les documents cités, dire qu'ils prouvent l'organisation d'une famine générale en Ukraine c'est vraiment en forcer le sens... il est dit que des mesures sont prises dans 6 villages, et encore pas contre tous les habitants ni toute les exploitations agricoles si je comprend bien. En outre on les prive des moyens de fonctionner (biens, crédit aides diverses..) Mais il n'est pas fait mention de nourriture (ou ai je lu trop vite?)... en outre ce texte est tiré d'un site sensé prouver les horreurs de Staline en Ukraine et le seul document cité est ce texte dactylographié...
Les archives russes sont de plus en plus ouvertes, et si on connait bien la véritable guerre civile dans les campagnes de l'URSS (décidé par Staline) et qui provoque des dizaines, voire des centaines de milliers de mort (par les exécutions, les déportations, de faim du à la désorganisation...) rien ne permet de parler de famines généralisée... ou alors face à un tel sujet une telle pauvreté historiographique c'est à ni rien comprendre...
Et j'avoue ne pas comprendre qu'après un tel "génocide" (comme on dit) les allemands n'ait pas été accueillis avec un enthousiasme délirant en 1941 par les paysans ukrainiens (il y eu un accueil favorable par certains mais plutôt dans la partie occidentale qui venait d'être rattachée à l'Urss mais pas de vraie collaboration généralisée...)

En fait pourquoi parle ton de 6 millions de morts en Ukraine? (6 million cela ne vous rappel rien?) Il s'agit d'une entreprise révisionniste typique qui vise ni plus ni moins à relativiser et minimiser les crimes nazis...
Et l'Ukraine est un enjeux majeurs pour abaisser définitivement les Russie... toujours considéré comme un obstacle potentiel à l'hégémonie américaine (et n'oublions pas que l'Ukraine et ses richesses c'est l'objectif de l'impérialisme allemand, la fameuse marche vers l'est...)


Ce message a été modifié par caius gracchus - dimanche 24 juillet 2005 à 08:39.
dimanche 24 juillet 2005 à 12:15
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Je remarque que ce sujet a été degraissé de son contenu, quelqu'un a une explication ??? il y avait plusieurs pages il me semble...

dimanche 24 juillet 2005 à 12:25
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QUOTE (caius gracchus @ 24 Jul 2005 à 08:35)
En fait pourquoi parle ton de 6 millions de morts en Ukraine? (6 million cela ne vous rappel rien?) Il s'agit d'une entreprise révisionniste typique qui vise ni plus ni moins à relativiser et minimiser les crimes nazis...
Et l'Ukraine est un enjeux majeurs pour abaisser définitivement les Russie... toujours considéré comme un obstacle potentiel à l'hégémonie américaine (et n'oublions pas que l'Ukraine et ses richesses c'est l'objectif de l'impérialisme allemand, la fameuse marche vers l'est...)

Il est clair que ce chiffre a été gonflé 6 millions de morts en une année c'est énorme, les n**i ont atteint ce chiffre terrifiant en plusieures années avec une entreprise criminel de grande envergure.

Enfin recemment l'historienne Lacroix Riz a subi des attaques d'autres historien sur ce sujet, j'ai lu ce qu'ils marquaient c'était assez frappant car ils ne s'appuyaient sur aucune archive pour contester cette thèse.

Petit extrait :

QUOTE
L'hypostase de votre démonstration est constituée d'un nombre impressionnant - jusqu'à l'indigestion - de citations et d'extraits de rapports diplomatiques, souvent si courts qu'ils s'en trouvent vidés de toute substance. En comparaison, les passages reprenant les opinions favorables au régime de l'époque sont eux beaucoup plus longs. Pour celui qui n'aurait pas encore compris, votre apologie à peine masquée des réalisations staliniennes dénote une admiration probablement sans borne pour un personnage pourtant tyrannique, génocidaire et notoirement antisémite. Pour justifier cette admiration, vous avez construit une argumentation spécieuse, au mépris de toutes les preuves, de toutes les évidences accumulées au sujet de ce génocide et de bien d'autres crimes commis par Staline
dimanche 24 juillet 2005 à 12:54
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QUOTE (Hadora @ 24 Jul 2005 à 12:15)
Je remarque que ce sujet a été degraissé de son contenu, quelqu'un a une explication ??? il y avait plusieurs pages il me semble...

Tu dois confondre avec l'un de ces deux sujets, Hadora :

http://www.comlive.net/sujet-60653.html

http://www.comlive.net/sujet-60227.html
jeudi 01 septembre 2005 à 12:07
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Sa me donne envie de vomir, on dirait une espèce d'essai de réabilitation de Staline et de ces crimes inqualifiables, c'est exactement comme essayer de rehabiliter h*****, voir meme pire.
Si on tient compte de chiffre d'historiens, exagerés certes (comme d'habitudes avec les historiens) on en vient a conclure que Staline aurait volontairement provoqué beaucoup plus de victimes que h*****, je dit cela evidemment non pas dans le but de trouver un sorte de circonstance atténuante pour h***** et les nazis, mais plutot dans un but de veritée historique.

En conclusion n'essaye meme pas (Hadora) de trouver des circonstances atténuantes pour Staline , il n'y en aura jamais.
jeudi 01 septembre 2005 à 12:30
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QUOTE (Melkor @ 01 Sep 2005 à 12:07)
Sa me donne envie de vomir, on dirait une espèce d'essai de réabilitation de Staline et de ces crimes inqualifiables, c'est exactement comme essayer de rehabiliter h*****, voir meme pire.

Ce n'est pas une réabilitation mais l'exposition d'un travail de recherche d'historiens sur un fait qui reste assez polémique. Tout d'abord le fait de comparé les crimes d'h***** et de Staline est scandaleux et de plus il est preferable de réagir par des propos historiques plutot qu'avec de belles phrases...

Ludo Martens va dans le même sens que les thèses deja exposées :

"En 1926, dans Mein Kampf, h***** a défini la conquête de l’Ukraine comme le premier objectif extérieur de l’Allemagne « nationaliste ». Les armées allemandes avaient déjà occupé cette partie de la Russie en 1917-18. Dès son arrivée au pouvoir en 1933, h***** a entamé les préparatifs psychologiques en vue de la guerre contre l’Union soviétique.

En Ukraine, dès 1930, les paysans riches et les nationalistes de droite ont combattu la collectivisation de l’agriculture avec la dernière énergie. En 1932 et 1933, l’Ukraine a connu une grande famine, due à la véritable guerre civile déclenchée par les koulaks, c’est-à-dire les paysans riches, due aussi à l’agitation des groupes nationalistes, à la sécheresse et à une épidémie de typhus. Or, c’est fin 1933 qu’h***** commence une campagne sur le « génocide par la famine organisée » en Ukraine. La campagne bat son plein en 1934-35 alors même que la famine appartient définitivement au passé. Le livre Muss Rusland hungern ? du n**i Ewald Ammende est le principal outil de propagande.

Dès le début de la guerre antisoviétique, en 1941, le mensonge du « génocide stalinien en Ukraine » est exploité pour préparer psychologiquement les soldats allemands à massacrer et exterminer les Soviétiques "

J'ai trouvé ca aussi

Extrait d'un article de Jacques Lejeune (rédacteur des Nouvelles d'URSS) sur la question :

"Il y a eu une famine comme il y en avait deja eu avant, y compris du temps de nos très chers et très regrettés tsars (Alexandre III et, le dernier, Nicolas II dit le sanguinaire). En 1891, la sécheresse a soumis 40 millions de personnes à la famine dont 2 millions sont mortes de faim. La famine de 1900-1903 a touché le même nombre de personnes dont 3 millions sont mortes de faim. En 1921 et 1922, la sécheresse a frappé toute la partie européenne de l'URSS. Quand à la fameuse famine des années 1932 et 1933, elle a frappé le Val de Volga, les oblastes de Tambov, de Koursk, d'Oryol, de Voronej, le Kouban, la Biélorussie, l'Ukraine et la Moldavie. Selon les chiffres avancés par les chercheurs les plus objectifs, environ 640 000 personnes sont mortes de faim en Ukraine durant cette terrible famine. En résumé, il y a eu en tout 7 famines, grandes et petites, en 56 ans depuis 1891.

Quelles sont les causes objectives de ces sécheresses à répétition ? Il a été remarqué que les sécheresses avaient un caractère cyclique, se représentant régulièrement à peu près tous les 11 ou 12 ans, en étroite corrélation avec les pics d'activité solaire (tous les 11.1 ans en moyenne). Elles sont donc, en principe, parfaitement prévisibles. Il a également été constaté que ces sécheresses touchent préférentiellement les pays à climat dit continental qui se caractérise, en gros, par des hivers longs et rigoureux et des étés chauds et secs, ceci en raison de l'affaiblissement de l'action adoucissante des masses d'air maritime au fur et à mesure que l'on s'éloigne des cotes à l'interieur des terres. Tel est le cas, entre autres régions du globe, de la Russie, de l'Ukraine, de la Pologne, des pays danubiens,......Il est bien évident que les pays à agriculture arriérée, individuelle, de type lopin de terre, sont plus particulièrement exposés aux effets désastreux des sécheresses et leurs populations, aux famines. Seuls les progrés de l'agriculture collective en de grandes exploitations mécanisées, qu'elles soient d'ailleurs socialistes ou capitalistes (mais il vaut quand même mieux qu'elles soient socialistes, n'en déplaise aux antisoviétiques), ont permis, dans la seconde moitié du 20ème siècle, d'échapper graduellement et définitivement aux famines à répétition. On voit donc que les famines de 1891, 1900-1903, 1911, 1911-1922, 1932-1933 n'ont rien, mais alors vraiment rien à voir avec une prétendue politique agricole désastreuse ni du pouvoir soviétique, ni de Staline et de l'on ne sait quel plan diabolique d'extermination de la population ukrainienne. C'est au contraire grace à la collectivisation de l'agriculture et aux kolkhozes et sovkhozes de Staline que l'Union soviétique a pu peu à peu échapper totalement à la hantise permanente des famines qu'elle n'a plus connu depuis 1946. Mais de tout cela, les écriveurs de "livres noirs" et autres "historiens" et "professeurs" de latrines s'en contrefoutent, leur préoccupation dominante, celle pour laquelle ils sont payés, étant de porter les morts des famines au crédit des communistes et de Staline. "
jeudi 01 septembre 2005 à 20:39
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Je prends la peine de te répondre non pas pour essayer de te convaincre, mais bien pour expliquer au lecteur qu'il n'y a rien de vrai dans ce que tu dis; ou plutôt les extraits interminables que tu nous fais lire.

Resumons:

La Grande Famine d'Ukraine a été decidée par le Bureau politique et le Comité central du Parti Communiste de l'URSS pour plusieurs raisons:

1) - Liquider toute véillèité d'indépendance de l'Ukraine.
2) - Economiser du blé pour pouvoir l'exporter et montrer ainsi les soi-disantes victoires de l'economie Socialiste.
3) - Salir les mains et ainsi tester l'obeissance des organes de répression tel que le NKVD ( trés comparable et pour certains encore plus cruels et barbare que la Gestapo des nazis).

La décision prise, il a fallu faire le sale travail qui impliqua le Parti de l'Ukraine et le NKVD. La poignée de main entre Staline (le Parti) et Kaganovitch ( le NKVD) scelle le sort de dizaines de millions d'êtres humains dont des millions vont mourir dans des conditions atroces.
Curieux le silence qui entoure encore Kaganovitch, un des plus gros bouchers de 20e siècle, inconnu alors que son homologue n**i, Adolphe Eichmann, est toujours mis en lumière comme l'artisan de la Shoah.

Peut être cela provient à la fois du NEGATIONNISME recouvrant les crimes des régimes socialistes (URSS en particulier) et du fait que Lazare Kaganovitch était juif.
Embêtant qu'un juif soviétique soit responsable de plus de morts et d'atrocités qu'un SS Allemand.

Quoi que tu dises (Hadora), à l'aide notamment d'extraits d'ouvrages "d'historiens (?)" négationnistes du crime Stalinien.
Ces historiens sont comparables à leurs homologues révisionnistes de l'histoire holaucaustique.
En résumé, ils critiquent un Dogme établi ( et non pas une question ambigüe ou mal interpreté comme tu as essayé de le faire croire, ce qui encore une fois une méthode typiquement négationniste), c'est exactement ce que tu fais.
jeudi 01 septembre 2005 à 22:05
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Je ne vois pas comment tu peux comparer ces études d'historiens serieux avec les revisionnistes de l'holocauste du fait que les chiffres du bilan d'une famine en Ukraine sont établis par des démographes qui utilisent des chiffres éloignés de plusieures années et donc porte une discrédibilité.

Peux tu m'apporter la preuve sur la decision du Bureau politique et le CC du PC de l'URSS car depuis le debut tu n'as presenté aucune thèse d'historien...
samedi 03 septembre 2005 à 19:02
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QUOTE (Hadora @ 01 Sep 2005 à 22:05)
Peux tu m'apporter la preuve sur la decision du Bureau politique et le CC du PC de l'URSS car depuis le debut tu n'as presenté aucune thèse d'historien...

C'est exactement comme si un révisionniste demandait:
"Pouvez vous apportez la preuve que l'extermination des juifs c'est decidée à la conférence de Wansee en 1942 par les nazis ?"

Evidemment non, il n'est stipulé nulle part le mot "extermination" , "chambre à gaz" ou quoi que ce soit d'autre, c'est simplement une deduction des historiens ( que quelqun m'arrête si c'est inexacte).
dimanche 04 septembre 2005 à 13:03
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QUOTE (Melkor @ 03 Sep 2005 à 19:02)
Evidemment non, il n'est stipulé nulle part le mot "extermination" , "chambre à gaz" ou quoi que ce soit d'autre, c'est simplement une deduction des historiens ( que quelqun m'arrête si c'est inexacte).

Comment peux tu comparer ça, avec les revisionnistes du génocide des juifs et tziganes ? Je te rappel qu'il y a beaucoup de sources historiques (contrairement à la question de la famine en ukraine) sur la question de la solution finale et ce n'est pas "simplement une deduction des historiens " comme tu le dis wacko.gif .

Certes les mots "d'extermination" et de "chambre à gaz" ne sont pas mentionnés mais ceci s'explique par la volonté des dirigeants nazis et h***** en tete, de ne pas etre associés directement aux crimes et de garder au secret les opérations de tueries.

Néanmoins, il existe des sources où cette volonté apparait comme dans une lettre datant de juillet 1941 où Goring chargent Heydrich d'engager des préparatifs en vue d'une "solution définitive de la question juive" dans la zone d'influence allemande et de lui remettre "sous peu" un plan d'ensemble des mesures préalables nécessaire à "l'exécution de la solution finale de la question juive que nous appelons de tous nos voeux".
On ne peux pas faire plus clair, d'ailleurs la plupart des spécialistes s'accordent à penser que la décision de déclencher la solution finale a été prise pendant l'été 1941.

Pour en revenir à la famine en Ukraine, il n'y a pas d'archives russe où Staline ordonant une famine en Ukraine ou meme y ferait allusion. Cependant je ne nie pas qu'il n'y a pas eu de famine dans cette région qui est due sans doute à la politique d'exportation massive de grains de l'URSS.

Je remet en question à l'aide du travail de plusieurs historiens, les chiffres établit avec un manque de documents et le fait de ne pas prendre en compte l'utilisation par la propagande allemande de cette famine qui a été exageré pour donner une image négative des bolcheviques et ainsi obtenir la legitimité du peuple allemand dans la politique d'extermination des judéo-bolcheviques dont 3 millions de prisonniers soviétiques seront massacrés par les Einsatzgruppen pendant la seconde guerre mondiale.

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