mercredi 30 mai 2007 à 16:21
LE SOIR
L'école islamique divise
mercredi 30 mai 2007, 02:44
Un établissement scolaire réservé aux filles musulmanes à Molenbeek ? Le débat, lui, est déjà ouvert.
I l fallait s'y attendre. A l'heure où l'Athénée royal Andrée Thomas, à Forest, s'apprête à interdire le port du voile en son sein (une mesure qui toucherait 120 jeunes filles sur 750 élèves), le projet d'installation d'une école secondaire de confession islamique pour filles, dans les locaux de la Mosquée Al-Khalil, à Molenbeek, continue à alimenter les conversations. Pour preuve, cette pétition signée par plusieurs figures historiques de la laïcité en Belgique, Paul Danblon ou le philosophe Guy Haarscher en tête. Une pétition qui réclame notamment l'interdiction de « tout signe ostensible d'appartenance philosophique ou religieuse dans le cadre scolaire, pour les élèves et a fortiori pour les enseignants », dans les écoles subsidiées.
Des informations floues
« A nouveau de l'huile sur le feu, s'insurge le président du Mrax (mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie), Radouane Bouhlal. C'est tout, sauf du dialogue interculturel. Je ne crois pas que créer une école islamique soit une idée formidable, mais c'est ce qui arrive quand les gens se sentent exclus de l'école traditionnelle ».
Difficile de dégoter des informations sur cette future école. Ni du côté la commune de Molenbeek, où l'on déclare n'être au courant de rien, ni de celui la Communauté française, où aucune demande officielle n'a été enregistrée.
Les personnes à l'origine du projet, quant à elles, préfèrent garder le silence. « Dans un climat d'islamophobie ambiante, ils ont peur que leurs propos puissent servir à les piéger », poursuit Radouane Boulhal, en contact avec ce groupe.
Difficile aussi, par conséquent, de savoir à quel point ce projet, qui daterait de plusieurs années, est sérieux et abouti. On n'ouvre pas une école comme une boîte de sardines, un certain nombre de règles sont d'application, tant au niveau urbanistique que pour l'octroi de subventions ou de la reconnaissance de la Communauté française (voir ci-contre).
A Molenbeek, le monde politique commence à prendre position sur la question, en disposant toutefois d'informations parcellaires. Ainsi, Françoise Schepmans (MR), première échevine et députée à la Communauté française, regrette l'initiative, « dans un quartier où il n'y a déjà plus de diversité culturelle. La question du voile est un prétexte à Molenbeek, car toutes les écoles secondaires de la commune le tolèrent ». Le bourgmestre Philippe Moureaux (PS), qui a la charge de l'enseignement public, avance à pas feutrés : « J'ai pris connaissance de ce projet via la presse et les informations que j'ai sont très floues. Je ne jette pas la pierre aux musulmans, parce que d'autres écoles séparées existent. Mais je préfère les projets qui mélangent les origines, les confessions et les genres différents ».
GUY VERSTRAETEN
C'est vraiment le gros pétard entre les athées en Belgique . Ca s'engueule tout azimuth , surtout à l'université .
D'une part le clan des athées et laïcs laxistes , oui au port du foulard etc... et d'autre part les athées purs et durs "on ne lâche rien" .
Ce message a été modifié par Okomarac - mercredi 30 mai 2007 à 16:23.