A voir sur Livenet :

Derniers Sujets

Pages : < 1 2 3 4 >
Livenet > Forum > Religion et Surnaturel
samedi 06 octobre 2007 à 15:26
Citer +Citer

Okomarac
samedi 06 octobre 2007 à 00:52
Persiste et signe , aucun dialogue possible avec ces gens .



Ce genre de post n'invite pas au dialogue sleep.gif

samedi 06 octobre 2007 à 15:44
Citer +Citer

systaleaz
samedi 06 octobre 2007 à 15:26
Ce genre de post n'invite pas au dialogue sleep.gif





Il est tout à fait impossible de dialoguer avec un témoin de jéhovah ou un membre d'une secte évangélique . Il monologue , et la seule vérité se trouve dans le bouquin qu'il tient dans la main . Il est drillé en permanence pour cela , selon des méthodes de vente assurance vie ou vendeur de casseroles .

Il n'y a rien d'intolérant à faire une constatation .

La tolérance doit justement refuser toutes les formes d'intolérances .

samedi 06 octobre 2007 à 15:49
Citer +Citer

Okomarac
samedi 06 octobre 2007 à 15:44
La tolérance doit justement refuser toutes les formes d'intolérances .



lol...

je change de signature!
y'a de quoi réfléchir sur l'idée. biggrin.gif
samedi 06 octobre 2007 à 15:58
Citer +Citer

Okomarac
samedi 06 octobre 2007 à 15:44
Il est tout à fait impossible de dialoguer avec un témoin de jéhovah ou un membre d'une secte évangélique . Il monologue , et la seule vérité se trouve dans le bouquin qu'il tient dans la main . Il est drillé en permanence pour cela , selon des méthodes de vente assurance vie ou vendeur de casseroles .

Il n'y a rien d'intolérant à faire une constatation .

La tolérance doit justement refuser toutes les formes d'intolérances .



Ce genre de post n'est pas digne d'un animateur religion, censé être ouvert au dialogue.
Si la communication est difficile, je le reconnais, avec des témoins de jéohvah ou autres sectes évangéliques, elle n'est pas impossible.Suffit d'être habile, d'user de bons arguments...



samedi 06 octobre 2007 à 16:12
Citer +Citer
Tout le monde sais que je suis l'anim' le plus intolérant , c'est vrai , je confesse .

Tout à fait intolérant avec 5% d'individus , genre Montana ou autres , tu vois le style , qui empêche la majorité de parler .




Ce message a été modifié par Okomarac - samedi 06 octobre 2007 à 16:12.
samedi 06 octobre 2007 à 16:15
Citer +Citer

systaleaz
samedi 06 octobre 2007 à 15:26
Si la communication est difficile, je le reconnais, avec des témoins de jéohvah ou autres sectes évangéliques, elle n'est pas impossible.Suffit d'être habile, d'user de bons arguments...



moi je dirais que ça dépend.

je serais sans pitié pour les jugements de valeur à l'emporte pièce.

et j'essaierais de comprendre pourquoi la personne s'accroche à des croyances clairement néfastes pour elle.

mais ce que dit oko ne peut être ni vrai à 100% ni faux à 100%.

voilà pourquoi ça me fait rire! biggrin.gif


Ce message a été modifié par didam - samedi 06 octobre 2007 à 16:16.
samedi 06 octobre 2007 à 16:30
Citer +Citer

Okomarac
samedi 06 octobre 2007 à 15:44
Tout le monde sais que je suis l'anim' le plus intolérant , c'est vrai , je confesse .

Tout à fait intolérant avec 5% d'individus , genre Montana ou autres , tu vois le style , qui empêche la majorité de parler .



Regarde ma signature redbiggrin.gif


didam
samedi 06 octobre 2007 à 15:49
moi je dirais que ça dépend.

je serais sans pitié pour les jugements de valeur à l'emporte pièce.

et j'essaierais de comprendre pourquoi la personne s'accroche à des croyances clairement néfastes pour elle.

mais ce que dit oko ne peut être ni vrai à 100% ni faux à 100%.

voilà pourquoi ça me fait rire! biggrin.gif



comment peux-tu être sans pitié tout en essayer de comprendre... ?
samedi 06 octobre 2007 à 16:51
Citer +Citer

systaleaz
samedi 06 octobre 2007 à 15:26
Regarde ma signature redbiggrin.gif



laugh.gif

cruelle!

rolleyes.gif


Sans nom
-
--
comment peux-tu être sans pitié tout en essayer de comprendre... ?



la bonne réponse est: ça dépend pourquoi.

quand une personne en juge une autre: je suis sans pitié.
quand une personne refuse de changer sa propre condition, donc qu'elle se juge elle-même: je me sens plus d'humeur patiente et tolérante.

simple!


samedi 06 octobre 2007 à 17:00
Citer +Citer
Oui mais justement. Est-ce que tu crois qu'une personne peut devenir plus ouverte et tolérante si toi-même tu te fermes à son discours?
samedi 06 octobre 2007 à 19:21
Citer +Citer
C'est spontanément que tu tentes de foutre le bord.. en religion , ou tu as reçu des ordres ?
samedi 06 octobre 2007 à 22:40
Citer +Citer

Okomarac
samedi 06 octobre 2007 à 15:44
C'est spontanément que tu tentes de foutre le bord.. en religion , ou tu as reçu des ordres ?



Tu fais exprès d'être antipathique ou c'est pour te donner un genre?
dimanche 07 octobre 2007 à 12:04
Citer +Citer
Je suis assez d'accord avec Okomarac, il est impossible de discuter avec un membre d'une secte, en tout cas ceux qu'on a l'occasion de rencontrer (c'est à dire ceux qui font du porte à porte), pourquoi? Parce que l'embrigadement a fait son travail et qu'on leur a fait croire que leur boulot était de remettre dans le droit chemin des gens qui étaient dans l'erreur. Du coup, le dialogue est impossible parce que le témoin de Jéhovah ou autre va retenir une seule chose dans ton discours: "ce n'est pas le même que le mien, donc il est dans l'erreur puisque je suis là pour lui montrer la voie".

Ah, et Systaleaz, ta signature est répugnante par son procédé d'une part pas, drôle du tout, mais surtout très malsain: faire dire à quelqu'un ce qu'il n'a pas dit en connaissance de cause c'est calomnieux et insultant.
lundi 08 octobre 2007 à 10:02
Citer +Citer
Je vous déconseille le métier de prof dans lequel il faut pouvoir nouer le dialogue avec TOUS. Je vous déconseille également le métier de réeducateur das lequel on se confronte à de fortes personnalités. Je vous déconseille aussi de parler avec un avocat, un marketer, qui sera toujours de mauvaise foi. Enfin, je vous déconseille de parler à groume.

Je trouve ça dommage, car vous passez à côté de plein de choses.J'ai eu l'occasion de parler avec des Témoin de Jéohavh, c'était très difficile, mais pas impossible (et oui, j'me suis pas fermée au dialogue).
Ils sont repartis pas très contents, mais au moins, j'ai pu discuter.


(Quant à ma signature, je suis surprise par la manière dont tu dramatises les choses. On dirait que j'ai tué un homme! Si tu me connaissais un peu, tu verrais que je rigole souvent, et que beaucoup de mes propos ne sont pas à prendre au premier degré! Ma signature, qui est un fake, en fait partie!)

Pour la peine, je vais prendre ts propos comme signature redbiggrin.gif

lundi 08 octobre 2007 à 14:33
Citer +Citer
Pas difficile de se parler entre cousins


Les Témoins de Jéhovah : Une secte Adventiste

La Société Watchtower prétend que son histoire a commencé avec Charles Taze Russell qui a prédit la date de 1914 et découvert de nombreuses vérités bibliques grâce à son étude assidue de la bible. Cependant, la vérité qu’ils oublient volontairement de mentionner, c’est que leur véritable histoire a débuté bien avant, non pas avec Russell, mais avec un prêcheur Baptiste nommé William Miller.

En 1818, Miller a calculé une date du retour du Christ : 1843. Le calcul de cette date a été basé sur une prophétie de Daniel 8 :14. : « Il lui dit : « encore deux mille trois cents soirs et matins, alors le sanctuaire sera revendiqué » ». En appliquant le principe un jour pour une année, cela revenait à 2 300 ans débutants avec le décret de reconstruire Jérusalem par le Perse Artaxerxés 1 en 457 avant Jésus-Christ. Donc, 2 300 ans moins 457 ans nous mènent en 1843. Beaucoup plus tard, Miller déclara : “... Jésus Christ reviendra encore sur cette terre, pour la nettoyer, la purifier et en prendre possession, avec tous les saints, quelque part entre le 21 mars 1843 et le 21 mars 1844. » Ne s’étant rien passé le 21 mars 1844, une nouvelle date fût recalculée : le 18 avril 1844. Toujours rien. Une nouvelle date fût proposée : le 22 octobre 1844. Rien ne s’est produit. Cette dernière date a été baptisée par les Adventistes comme étant « La grande déception ». Miller mourût en 1849 sans avoir vu le retour du Christ, mais toujours convaincu de l’imminence de son retour. Ses disciples étaient estimés entre 50 000 et 500 000.

Un certain nombre de ses disciples arrivèrent à la conclusion que la date de 1844 était correcte, mais qu’elle concordait plutôt avec l’entrée du Christ dans son sanctuaire céleste et le nettoyage de celui-ci et le début de l’heure du jugement. Voici quelques sectes issues du mouvement adventiste : l’Église de l’Avent, l’Église Adventiste du 7e jour, les Étudiants de la bible (Russellites) et bien sûr, les Témoins de Jéhovah.

Charles Taze Russell est né dans une famille de confession Presbytérienne. Son père était semble-t-il un franc-maçon de haut niveau. Plus tard, il s’est joint à une église Congrégationaliste. Troublé entre autres par l’enseignement de l’enfer par son église, il devint sceptique durant son adolescence. Puis, vers l’âge de 18 ans, en 1869, il assista à une réunion d’une église de Seconds Adventistes, tenu par Jonas Wendell. Ce qu’il y entendit, lui fit retrouver sa foi en la bible. En effet, les Adventistes croyaient au sommeil de l’âme après la mort en attendant la résurrection. Donc, pas d’enfer ! Alors que Russell étudiait la bible par lui-même et avec d’autres, il fût profondément influencé par plusieurs Adventistes donc George Storrs, Jonas Wendell, George Stetson et Nelson Barbour. Beaucoup des doctrines de Russell remontent à ces Adventistes de la première heure y compris William Miller pour la tendance à calculer des dates pour le retour du Christ.

Une des influences adventistes majeure sur Russell fût Nelson Barbour qui publiait le magazine adventiste The Midnight Cry (qui changea de nom plus tard et qui devint Herald of the Morning.) Barbour pensait que le Christ reviendrait de façon visible en 1874. Comme rien ne s’était passé en 1874, Barbour pensa alors que le Christ était bien revenu, mais de façon invisible. En 1876, quand Charles Taze Russell reçu une copie du Herald of the Morning, il crût à ce retour invisible du Christ en 1874 et accepta la plupart de la chronologie établie par Barbour y compris ses calculs sur « le temps des Gentils ». Russell écrivit un article sur le temps des Gentils dans le périodique Bible examiner de George Storrs. Nelson Barbour et Charles Taze Russell s’associèrent dans la publication du magazine adventiste Herald of the Morning, Russell en devenant l’assistant éditeur. Dans sa chronologie, Barbour prétendit que les 6 000 ans depuis la création d’Adam s’étaient terminés en 1873 et que le Christ était revenu de façon invisible en 1874. La moisson aurait lieu de 1874 à 1914, à la fin du « temps des Gentils ». 1914 provenait du calcul suivant : 2 520 ans moins l’an 606 avant Jésus Christ, date prétendue de la chute de Jérusalem (nous savons qu’il s’agit plutôt de 587 ou 586 !).

Lorsque Russell se sépara de Barbour et fonda son propre magazine Zion’s Watch Tower en 1879, il apporta avec lui toutes ces doctrines adventistes diverses. La doctrine de la rançon, le paradis sur la terre, les critiques envers les églises traditionnelles, le sommeil de l’âme après la mort et le mémorial célébré qu’une fois par an, proviennent du second Adventiste George Storrs. Le calcul des dates pour le retour du Christ, la non croyance en l’immortalité de l’âme et en l’enfer, ne sont pas des idées originales des Témoins de Jéhovah, comme ils veulent nous le faire croire, mais toutes ces choses proviennent bel et bien des Adventistes. Nous pouvons donc en conclure que les Témoins de Jéhovah ne sont pas une religion, mais une secte Adventiste.

Sources :

Jehovah’s Witnesses : An Adventist and Russellite Offshoot
Wikipedia en anglais -William Miller
Publié le lundi 17 septembre 2007


http://www.viaveritas.fr/Les-Temoins-de-Jehovah-une-secte

Les sources abondent sur le net . (Google - Témoins de Jehovah - Adventiste)








lundi 08 octobre 2007 à 14:35
Citer +Citer
laugh.gif laugh.gif laugh.gif
mardi 16 octobre 2007 à 12:35
Citer +Citer
Orthodoxie sur le net .

PROCHE-ORIENT

Le bloc-notes de Jean-François Colosimo


D’autre part, il est évident que l’arrivée de l’Evangélisme dans la région, sous la forme de Sionistes chrétiens qui tiennent « ambassade » à Jérusalem ou de missionnaires embarqués à bord des blindés qui quadrillent l’Irak, a bousculé les équilibres ancestraux et que, comme au temps des Croisades, le terme « chrétien » (le nom, l’idée déréalisés) devient, à travers eux, synonyme d’un Occident agressif dont le prosélytisme religieux ou culturel s’appuie sur la force des armes et la puissance de feu


Lire l'article complet : ICI


Ce message a été modifié par Okomarac - mardi 16 octobre 2007 à 12:37.
mardi 16 octobre 2007 à 12:42
Citer +Citer

Juday
vendredi 21 septembre 2007 à 15:52
laugh.gif





moi oui , deux fois , je compte me convertir en christianisme faut que je choisisse un nouveau prenom
mercredi 24 octobre 2007 à 08:59
Citer +Citer
Une alerte Google :


Le suicide évangéliste avant les primaires aux Etats-Unis

J'ai déplacé l'article dans "Evangélisme à l'américaine".


Ce message a été modifié par Okomarac - vendredi 26 octobre 2007 à 07:29.
vendredi 26 octobre 2007 à 07:23
Citer +Citer


LES INNOVATIONS DANS L’EDUCATION


Dans une leçon précédente, nous avons traité de l’éducation et, en particulier, de la nécessité de la privatiser. Celle-ci, en effet, dans le droit naturel, ne devrait nullement relever de la responsabilité de l’État mais, uniquement, de celle des parents ; ces derniers peuvent, certes, organiser chez eux ou en groupe « l’école à la maison » qui se développe beaucoup aux États-Unis par exemple ainsi qu’un peu dans d’autres pays, comme la France. Mais, dans le cas général, les parents pourraient confier leurs enfants aux écoles de leur choix qui devraient être très nombreuses et en concurrence dans un pays où l’économie de marché règnerait. Dans cette leçon, nous énumérions les avantages que confère une privatisation de l’éducation. Voulant formuler des leçons courtes, nous n’avions pas développé un avantage important d’une éducation privatisée qui est la possibilité de sa livrer à des innovations ; dans une éducation nationalisée l’innovation est très difficile.

Une information intéressante et tout à fait récente nous en offre l’occasion.

En France, où l’éducation est étroitement nationalisée et surveillée par l’Etat, il existe tout de même des marges de liberté que certaines écoles, bien qu’étant soumises à l’Education Nationale par l’intermédiaire des contrats, arrivent à exercer.

C’est le cas des écoles organisées et dirigées par les évangélistes. Ce que nous allons décrire ne veut pas, évidemment, indiquer que nous nous rallions aux églises évangélistes, mais simplement que nous citons leur exemple à propos de sa signification pour l’éducation.

Dans certaines de ces écoles, les évangélistes sont arrivés, grâce aux moyens modernes et à une organisation adéquate à monter des écoles qui réalisent dans la même classe une sorte de préceptorat. Chaque élève devant sa machine dispose d’un précepteur à sa mesure et s’entraîne individuellement selon son rythme ; quand il a une difficulté, c’est la machine qui répond. Dans la classe, il y a un moniteur qui est le professeur et qui aide les élèves à progresser et à comprendre lorsqu’il y a une difficulté que la machine ne résout pas. Le système permet de faire coexister dans la même classe des élèves de niveau différent.

La description que nous donnons n’est probablement pas parfaite et il est probable que le système n’a été mis au point qu’après beaucoup d’essais. Il est intéressant de relever cette possibilité d’un enseignement sur mesure ; il existait jadis très souvent et très longtemps dans les milieux fortunés dont les enfants n’allaient pas à l’école publique ou privée mais bénéficiaient des services d’un précepteur. C’est donc devenu possible aujourd’hui ; le système a du nécessiter le dégagement de certains capitaux et est peut-être encore assez coûteux. Ce n’est nullement un inconvénient, car, dans le système capitaliste, les innovations font rapidement tache d’huile et les coûts s’écrasent rapidement.

La mise au point de cette innovation la place au niveau de tout le monde puisque que tous les parents, indépendamment de l’option évangéliste, peuvent en faire bénéficier leurs enfants.

Il est clair qu’une telle innovation est d’importance majeure et absolument impossible dans une organisation nationalisée de l’éducation, où d’innombrables obstacles existent contre toute innovation.

D’abord la chimère de l’égalité qui règne et qui oblige à faire bénéficier tout le monde tout de suite des innovations, ce qui est impossible : une innovation doit être mise au point et expérimentée avant sa généralisation. Ensuite, se trouve l’obligation de chacun, enseignants et parents, de se soumettre au même système ; avec un tel état d’esprit les innovations ont peu de chances d’émerger, le poids des habitudes les tuant par avance. Et puis, il faut signaler la lourdeur administrative, les caciques qui règnent au sommet n’acceptant pas le plus souvent qu’on leur présente des idées nouvelles.

Si les écoles étaient privatisées, les innovations naîtraient d’elles-mêmes avec les investissements voulus et, dès qu’elles fonctionneraient d’une façon satisfaisante, ne tarderaient pas à se répandre, ne serait-ce que par l’exemple qu’elles donneraient et par le souci des firmes concurrentes d’offrir les mêmes avantages. Par suite de la généralisation, les coûts diminueraient inévitablement comme il se produit toujours dans le système capitaliste par la généralisation des progrès.

Michel de Poncins:

24 10 2007


Ce message a été modifié par Okomarac - vendredi 26 octobre 2007 à 07:40.
vendredi 02 novembre 2007 à 15:13
Citer +Citer
Esther, « enfant-sorcier » à Kinshasa

Les victimes innocentes des sectes évangélistes




A Kinshasa, de plus en plus d’enfants, accusés de sorcellerie par de proches parents sont renvoyés dans la rue. Le phénomène est encouragé par les églises dites de réveil qui foisonnent dans la capitale congolaise. Rencontre avec Esther, enfant-sorcier qui rêve d’un avenir de lumière.


jeudi 1er novembre 2007, par DIDIER NZAPADA

Les télé-évangélistes congolais sont formels : les enfants abandonnés, qui errent dans les rues de Kinshasa, vêtus de presque rien, ou avec des guenilles, sont ‘‘possédés’’, ‘‘envoutés’’.

Selon les pasteurs propriétaires de ces télés, les gamins rachitiques dont certains ont des malformations physiques, sont malnutris et sales dans les rues des villes du pays portent en eux des ‘‘esprits malfaisants’’. La plupart ont été chassés des toits familiaux par leurs parents, qui les accusent de sorcellerie et d’attirer toutes sortes de malheurs à leurs familles.

Voués aux gémonies par les sectes évangélistes

Dans un pays qui compte plus de 40 chaînes de télévision dont près de la moitié appartiennent aux églises évangélistes (de réveil) et plus de 200 stations de radio, il est difficile qu’un tel message ne passe pas. Une peur irraisonnée de ces enfants s’est alors installée dans l’esprit de la population. Des dizaines de milliers de garçons et de fillettes sont violentés. Beaucoup sont intimidés, privés de nourriture et torturés lors de cérémonies d’exorcisme orchestrées dans des églises de réveil par des pasteurs évangéliques qui exploitent la croyance enracinée dans la population selon laquelle ‘‘le monde invisible existe réellement et qu’il est peuplé d’esprits nuisibles’’.

Dans les quartiers pauvres de la capitale congolaise où ces sectes naissent comme des champignons à chaque coin de rue, des milliers d’enfants sont ainsi accusés chaque jour de sorcellerie. Charles Bivula, chef de projet pour la protection à Save the Children (une ONG de protection de l’enfance), estime que dans la seule ville de Kinshasa, 80% des gamins des rues sont abandonnés pour cette raison. Selon un rapport du REEJER (Réseau des éducateurs des jeunes et enfants de la rue) publié en mars 2007, 18 000 personnes vivent dans la rue à Kinshasa, dont plus ou moins 13 700 enfants de moins de 18 ans.

Rencontre avec Esther, 13 ans

Esther, 13 ans, est l’une de ces ‘‘enfants sorciers’’. Elle porte un body noir, une mini jupe bleue et des baskets de marque Nike usés, « don, dit-elle, d’un photographe blanc » croisé le long de la rivière Kalamu. ‘‘Ce sont mes seuls biens’’, explique l’enfant accompagnée de trois de ses camarades. Après d’infructueuses tentatives d’hébergement dans les différents centres d’accueil de la place, les rues nauséabondes de Matonge, le plus chaud et bruyant quartier de Kinshasa, sont sa résidence depuis qu’elle est partie du toit familial. Son crime : avoir jeté un sort mortel à une de ses demi-sœurs. Mais, avant le décès de celle-ci, le petit frère et la petite sœur de sa marâtre avaient déjà commencé à la maltraiter. ‘‘Ils me laissaient des fois deux jours sans manger, se souvient Esther. Mes deux frères allaient à l’école, mais ils m’empêchaient d’y aller parce que, disaient-ils, j’étais une sorcière. Papa était parti en Angola. Ils ont arrêté de payer l’école pour moi’’. A la mort de sa grand-mère, sa vie s’est transformée en enfer. ‘‘Un jour, ma marâtre s’est sentie mal au retour d’une veillée de prières de deux jours, raconte-t-elle. Elle faisait une crise d’estomac. Ses frères ont dit que je lui ai jeté un mauvais sort. Je ne comprenais rien de tout cela. Je niais mais personne ne voulait m’entendre. Ils ont continué à m’accuser. Un jour, mon petit frère s’est mis à me battre avec un fouet. En voulant m’échapper je me suis cognée contre l’encadrement de la porte et me suis blessée à la tête. Il m’a tirée vers lui et a continué à me frapper. J’ai eu très peur. J’ai réussi à lui échapper et me suis enfuie de la maison’’. Ce jour là, Esther avait 9 ans. Elle dit s’être réfugiée dans la rue pour ne plus ‘‘être battue’’. Elle ne connaît pas sa mère, ni ne sait rien d’elle. Cependant elle pense que si elle avait vécu avec sa ‘‘vraie mère’’, elle n’en serait pas là aujourd’hui.

Déloger les démons du corps des enfants…

A Kinshasa, la grande majorité des pasteurs évangéliques affirment qu’ils peuvent déloger les démons du corps de ces enfants. Bobo Makoka, la quarantaine révolue, pasteur de l’église Mission évangélique sur la brèche, est présenté par ses fidèles comme ‘‘le guerrier du Seigneur’’. En dix ans de ministère, l’homme dit avoir déjà ‘‘délivré’’ une vingtaine d’enfants ‘‘possédés’’ des griffes des ‘‘esprits malfaisants’’. Ses méthodes d’exorcisme sont relativement douces : il n’a recours ni aux coups ni à la torture, ni même à un jeûne de plusieurs jours, mais soumet les enfants à la ‘‘cure d’âme’’ : ‘‘J’écoute l’enfant et après je procède à la délivrance par des séances de prière’’, explique-t-il. ‘‘J’ai pour cette année 4 cas de petits enfants de 5, 7, 8 et 10 ans dont l’un a déjà trouvé solution, les trois autres sont en cours’’, confie le pasteur. Bobo soutient que le premier enfant avait ‘‘bloqué son père’’ qui ne trouvait pas du travail, mais quand le petit a été ‘‘délivré’’, le père a vite trouvé un emploi.

Selon lui, les gamins se transforment souvent en animaux la nuit. ‘‘Toi, en quoi t’es-tu changé ?’’, demande-t-il à un des garçons. ‘‘En souris’’, répond-il. ‘‘Et toi ?’’, demande-t-il à un autre, ‘‘en serpent…’’. ‘‘Les enfants sorciers sont inconscients et sans pitié. Quand on leur demande de donner (tuer) leurs parents, ils n’hésitent pas. Voyez les enfants soldats, ils commettent les pires atrocités par rapport aux adultes !’’, explique Prospère Kodjo, adepte d’Ebale Mbonge, une secte célèbre à Kinshasa. L’ONG Save the Children tente, en partenariat avec d’autres ONG locales réunies au sein du REEJER de faire un plaidoyer en faveur de ces gamins maltraités et de les rendre à leurs familles. ‘‘J’ai vu des enfants, entassés les uns sur les autres pendant plusieurs jours sous prétexte de les préparer pour leur délivrance’’, rapporte un éducateur social au REEJER.

Un jour, peut-être, la télé…

Au cours des quatre dernières années, Save the Children a réussi à réunifier à Kinshasa et à Mbuji-Mayi, environ 8.000 enfants en rupture avec leurs familles. Le hic, c’est qu’une solution est trouvée en aval, mais qu’en même temps en amont, de nouveaux enfants sont déversés chaque jour dans la rue. Le meilleur pour eux est peut-être à venir. La ministre de la Condition féminine et de la famille a présenté un « Code de protection de l’enfant », le 16 juin 2007, à l’occasion de la journée de l’enfant africain. En attendant son adoption, tout ce que veut Esther, c’est aller à l’école pour être plus tard ‘‘comme Chantal Kanyimbo’’, une présentatrice vedette de la RTNC, la radiotélévision publique congolaise.

Article repris à notre Partenaire The Post (Kinshasa)


Pages : < 1 2 3 4 >


Suggestion de sujets



A voir sur le portail Livenet.fr Le Club
Vidéos
Le mag
Forum
Jeux
Comparaison de prix
Nos partenaires Partenaires : php - Vidéos - PS3 - Rap et R&B - Cinéma - voyage - TNT - Séries en DVD
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet - Aide du Forum
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Reporter un bug

Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2008  IPS, Inc.