Évangélisation En Algérie: Un Phénomène Rampant

jeudi 21 février 2008 à 12:59
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L’Algérie fait face à une grosse polémique sur le prosélytisme évangélique.

Entre les partisans de la liberté de conscience à toute épreuve qui crient à l’inquisition et les institutions religieuses qui dénoncent une croisade aux arrière-pensées politiques, le dialogue est quasiment rompu. Il ne se passe pratiquement pas un jour sans qu’un fait lié à ce phénomène soit signalé dans une région d’Algérie, à l’ombre de la loi régissant les cultes non musulmans. El Watan fait le tour de la question avec le président du Haut conseil islamique et le pasteur de l’Eglise protestante d’Algérie.

Evangélisation : un phénomène rampant



Ya-t-il vraiment une guerre de religion en Algérie ? La campagne d’évangélisation est-elle à ce point phénoménale pour susciter un déchaînement sans précédent par presses interposées ?

Quels sont les résultats de l’application de la loi régissant les cultes non musulmans il y a une année ? Quelle est la ligne de démarcation entre la liberté de conscience garantie par le Coran et la Constitution et le prosélytisme ? Mustapha Krim, chef de l’Eglise méthodiste, proteste contre les « dogmes » qu’imposent, d’après lui, les nouvelles règles cultuelles en vigueur. Construire une église en Algérie ? Pour lui, c’est la croix et la bannière… Le président du Haut conseil islamique (HCI), Bouamrane Cheikh, se targue d’avoir été l’un des artisans de la loi réglementant les cultes non musulmans. S’il appelle à une saine cohabitation entre musulmans et chrétiens d’Algérie dans le respect mutuel, il dénonce néanmoins le prosélytisme évangélique qu’il assimile clairement à « un dénigrement qu’il faut combattre ». Mots croisés entre « esprits saints ».

Ce que dicte la loi

La loi de mars 2006 régissant la pratique des cultes non musulmans et adoptée par le Parlement comporte une série de mesures administratives et des sanctions pénales à l’encontre des contrevenants. Ainsi elle prévoit des peines allant de 2 à 5 ans de prison et des amendes de 500 000 à 1 000 000 DA (5000 à 10 000 euros) contre toute personne qui « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion (...), fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou tout autre support ou moyen qui visent à ébranler la foi musulmane ». Aussi, ce texte interdit-il l’exercice d’un culte autre que musulman en « dehors des édifices prévus à cet effet et subordonne l’affectation des édifices pour l’exercice du culte à l’obtention d’une autorisation préalable ». L’Etat promet, en revanche, d’assurer « protection et soutien » aux « associations à caractère religieux constituées conformément aux lois et aux règlements régissant ce domaine ».



jeudi 21 février 2008 à 13:00
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Mustapha Krim (Pasteur et président du Conseil de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA)

« C’est une atteinte à la liberté de conscience »

Que pensez-vous du débat en Algérie sur l’évangélisation ?

Je ne comprends pas qu’on fasse autant de tapage autour de ce qu’ils appellent « phénomène ». Je ne suis pas surpris par le fait que des gens fassent le choix d’embrasser une religion comme le christianisme. Pour ma part, je ne suis absolument pas dérangé par le fait qu’une personne d’arrière-plan chrétien embrasse l’Islam ou une autre religion. Il y va de la liberté de conscience et de religion consacrée du reste par la Constitution et la déclaration universelle des droits de l’homme.

Etes-vous pour ou contre le recours au prosélytisme ?

La définition du Petit Robert dit que c’est « le zèle déployé pour répandre la foi, et par extension, pour faire des prosélytes, recruter des adeptes ». De ce point de vue, je pense que le prosélytisme en Algérie est surtout islamiste ! Et s’il existe du côté des chrétiens, il ne représente qu’un très faible pourcentage.
Le fait de se convertir à une autre religion est assimilé à une apostasie…
Personnellement, je ne suis jamais rentré ni sorti de l’Islam. A l’âge de la réflexion (17 ans), je me suis posé les questions existentielles comme tous les jeunes de mon âge. Ma conclusion se résume ainsi : « Jésus le Messie est l’être le plus extraordinaire que la terre n’ait jamais porté. » La réaction est donc absolument démesurée. Je ne comprends pas comment 32 petites communautés chrétiennes peuvent faire trembler 32 000 mosquées !

A combien estimez-vous le nombre d’Algériens convertis à la foi chrétienne en Algérie ?

Quelques milliers, tout au plus…

Et ceux qui se réclament de la chrétienté pour avoir le visa…

C’est triste de constater jusqu’où les gens sont capables d’aller. Pour la petite histoire, un journal arabophone avait annoncé à la une dernièrement qu’il est offert 5000 euros pour quiconque embrasserait le christianisme. Figurez-vous que des personnes s’étaient déplacées de plusieurs villes du pays pour réclamer le pactole… !

Qui sont ces évangéliques qui inspirent tant de craintes chez nous en Algérie ?

Ils font partie de la mouvance protestante comme nous, il est vrai qu’il y a beaucoup de tendances au sein de ce mouvement, dont certaines recourent à des méthodes « pas très catholiques ». Nous avons officiellement 32 communautés sur le territoire national, dont Alger, Oran, Annaba, Constantine, Tizi Ouzou, Béjaïa, etc. Toutes ces communautés sont dûment recensées et enregistrées par les autorités compétentes. Elles sont régies par des statuts et un règlement intérieur en tant qu’annexe de notre Association nationale, dont l’agrément remonte à 1974.


La vague d’évangélisation en Algérie est-elle vraiment une exception Kabylie, comme on le suggère ?

Il est vrai que la liberté de conscience et de religion est probablement mieux respectée dans cette région qu’ailleurs. Mais force est d’admettre que nos frères chrétiens algériens sont issus de toutes les wilayas et pas uniquement de Kabylie. Je pense que la fixation sur la Kabylie obéit à un calcul politicien pour faire diversion.


Que pensez-vous des « églises » des sous-sols et autres lieux désaffectés ?

Il y a en ce moment des démarches conjointes entre commissariats et daïras pour interpeller les responsables des communautés et leur remettre un procès-verbal de notification pour cesser toute activité d’église. Le motif invoqué est la non-conformité à la loi ! Sans plus... A l’heure actuelle, huit églises ont reçu ces notifications. L’article 9 précise que « les lieux de culte doivent être identifiables de l’extérieur et ouverts au public ». Il se trouve que plusieurs communautés ne disposent pas de locaux adéquats pour célébrer leur culte.

Justement, quel commentaire faites-vous de la loi réglementant les cultes non musulmans ?

Nous n’avons jamais été consultés en temps que partie prenante pour donner notre point de vue. Je dirai que certains points sont positifs et d’autres constituent une véritable atteinte à la liberté de conscience et de religion. Où est donc la liberté associative pour une association dûment agréée par ces mêmes autorités ? A Oran, trois frères, dont deux sont membres de notre conseil, ont été jugés par défaut, le 27 janvier dernier, par le tribunal de Aïn Turk. Ils n’ont pas eu droit à des convocations pour assurer leur défense et ils ont été condamnés à trois ans de prison ferme par défaut et à 500 000 DA d’amende. Ils sont accusés d’atteinte à la religion et de blasphème. Deux directeurs d’école et un enseignant ont été radiés de l’éducation nationale pour des faits contestables qui trouvent des prétextes inhérents à leur foi chrétienne.

Un dernier mot ou une prière si vous le voulez…

Nous sommes au vingt-et-unième siècle, à l’heure de la mondialisation sous toutes ses formes, notre pays a beaucoup d’atouts à faire valoir sur tous les plans, la démocratie est incontournable dans le domaine des libertés d’expression autant que le domaine religieux. Des bruits courent qu’une révision de la Constitution est en cours, je pense que, s’il faut modifier l’article 74 pour permettre un troisième mandat, il serait bien de retoucher également l’article 73 en remplaçant l’obligation d’être musulman par « sans distinction d’origine ethnique ou religieuse ». Un chrétien algérien est un citoyen à part entière ! La première puissance du monde se prépare à élire un nouveau président et Barack Obama, qui est de confession musulmane, à toutes les chances de l’emporter. Pourquoi pas la réciprocité chez nous ?


Ce message a été modifié par karim06 - jeudi 21 février 2008 à 13:13.
jeudi 21 février 2008 à 13:03
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Bouabdellah Ghlamallah. Ministre des Affaires religieuses et des Wakfs

« Ce sont des hors-la-loi ! »

« Ces gens qui pratiquent leur culte dans des lieux clandestins, méprisent la législation sont des hors-la-loi ! Cela est illégal. Les étrangers utilisent les Algériens pour faire du prosélytisme. Pour moi, le fait qu’un étranger demande à un Algérien de changer de religion constitue en soi une atteinte à sa dignité d’une personne. J’ai dit aux imams de rappeler aux jeunes que les prêtres ne viennent pas en Algérie parce qu’ils l’aiment ou parce qu’ils aiment le christianisme, mais pour créer une minorité qui donnerait un prétexte aux puissances étrangères afin de s’ingérer dans nos affaires au nom de la protection des minorités. Parler aujourd’hui d’oppression des chrétiens en Algérie est un indicateur de cette tendance. Et si je ne blâme pas les citoyens qui se convertissent au christianisme, je les appelle à ne pas se constituer une minorité dans leur pays. »


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jeudi 21 février 2008 à 13:05
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Ferhat M’henni. Président du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK)

« La Kabylie n’est pas plus évangéliste »

« La laïcité kabyle continue d’être la cible du pouvoir. Celui-ci encourage et finance l’envoi d’imams intégristes chez nous tout en jetant la suspicion et l’opprobre sur notre région au prétexte qu’elle serait le fief des évangélistes. La Kabylie n’est pas plus évangéliste que n’importe quelle autre région d’Algérie, mais pour les besoins de la propagande du régime, pointer du doigt cet abcès de fixation est plus commode. Il est dans sa stratégie de livrer les Kabyles au lynchage médiatique national. Le MAK qui, fidèle à ses valeurs, défend la liberté de conscience et la liberté de culte, s’insurge contre la chasse aux sorcières que les islamo-baâthistes du régime veulent orchestrer contre les chrétiens kabyles… »

jeudi 21 février 2008 à 13:07
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Mgr Alphonse Geroger. Evêque d’Oran

« C’est bien qu’il y ait une loi du culte, mais… »

« Nous, au niveau de l’Eglise catholique, nous ne faisons pas de prosélytisme et nous n’avons aucun problème de ce côté-là. Nous sommes très attachés au respect de la liberté de conscience des gens. Maintenant, il ne faut pas non plus assimiler le fait de distribuer des bibles, comme le font d’ailleurs les musulmans en Europe et ailleurs, à du prosélytisme. Je dirai donc que nous, catholiques, sommes en dehors de ce débat sur l’évangélisation en Algérie. Concernant la loi régissant les cultes non musulmans, je pense que c’est une bonne chose qu’il y ait une loi, mais il y a des aspects qui ne sont pas positifs. Il ne faut pas, en l’occurrence, que n’importe qui fasse n’importe quoi. »

jeudi 21 février 2008 à 13:10
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Bouamrane Cheikh. Président du Haut conseil islamique (HCI)

« La loi de 2006 protège les chrétiens »

le dossier complet :

http://www.elwatan.com/spip.php?page=artic...d_article=87759
jeudi 21 février 2008 à 15:35
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Et alors il est ou le probleme? On se farcit bien le prosélythisme musulman , alors pourquoi pas celui là?
jeudi 21 février 2008 à 16:32
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LES RELIGIONS FACE AUX DÉFIS COMMUNS


Difficultés du dialogue interreligieux

21 Février 2008


Aucune société n’apprécie le prosélytisme et les transfuges.

Des rencontres importantes sont prévues pour l’avenir, on doit plus que jamais poursuivre le travail de passeurs entres les deux rives.

Alors que les peuples sont confrontés à des défis communs, des mouvements politico-religieux, s`adonnent à des combats d’arrière-garde. Le monde moderne est soumis au risque de la déshumanisation et à la perte des valeurs abrahamiques. Nous avons besoin les uns des autres, non point pour consoler les gens ou leur faire miroiter des illusions qui folklorisent la religion, mais les aider à assumer l’épreuve de l’existence, à préférer l’ouvert au fermé, et plus encore en notre époque si complexe. Plus que jamais il nous faut apprendre à vivre ensemble et respecter le droit à la différence, tout en veillant à scrupuleusement respecter les lois des pays d’accueil et ne pas chercher à abuser de l’autre. Dans le monde entier la confusion règne.
A chaque fois que des pouvoirs ou des groupes appartenant à telle ou telle religion commettent des actes négatifs ou qui prêtent à confusion, les citoyens qui se sentent victimes ont tendance à se replier, à refuser le dialogue avec leurs collègues concernés, voire à restreindre à l’autre sa liberté d’existence religieuse. Des musulmans réfutent parfois le dialogue islamo-chrétien à cause des discriminations multiples que subissent les citoyens de confession musulmane en Occident: refus d’emploi, de logement, refus de construction de mosquées et autres brimades. Refus de dialogue avec l’Occident à cause aussi des agissements de l’Administration américaine ou à cause des évangélistes prosélytes. Des chrétiens peuvent avoir le même réflexe contre-productif à cause de l’extrémisme intégriste et des difficultés que vivent des minorités chrétiennes en terre d’Islam. Pourtant, il ne faut jamais désespérer de l’autre, et éviter les amalgames: «Qui donc désespère de la miséricorde de son Seigneur, sinon ceux qui sont égarés?»(15, 56)

Le prosélytisme est inacceptable
Dans le monde entier il y a une offensive des extrémistes de certaines organisations -chrétiennes- protestantes, sectes americaines qui ont beaucoup d’argent et qui cherchent à convertir le plus grand nombre de personnes possibles avec des procédés odieux. Ils sont liés à la propagande fumeuse du choc des civilisations et à l’ambition d’hégémonie sur le monde entier. En Afrique, au Maghreb et dans notre pays aussi ils sévissent. Pour le moment, le phénomène ne semble pas très important, même s’il est assez inquiétant, comme partout. Il faut une grande vigilance, d’autant que les musulmans sont visés en particulier, même s’il faut éviter de s`enfermer dans l’idée de la communauté assiégée.
Il ne s’agit pas de libertés de conscience et de culte qui sont garanties par le Coran, la Sunna et les lois civiles, mais de campagne de tentative de déstabilisation des musulmans, avec des soubassements politiciens, économiques et idéologiques. Il est légitime de contrecarrer ce phénomène négatif, qui n’est pas seulement une évangélisation, mais la tentative inacceptable d`exploiter la détresse des jeunes, de détourner des personnes fragiles de leur société et racines. Il s’agit de procédés douteux pour déstabiliser. Le principe de la liberté de conscience et de culte n’autorise pas à abuser de l’hospitalité. La preuve que ce sont des sectes et non pas une église classique, c’est le repérage de leurs textes: La Bible des mormons, des évangélistes, des baptistes, des pentecôtistes, et des témoins de Jéhovah et autres, n’est pas tout à fait celle des catholiques ou des protestants européens. Ce sont des fanatiques qui alimentent le retour d’un imaginaire autour des notions de «croisade», d’amalgames, entre l’islam et l’islamisme; tout comme d’autres font de regrettables amalgames entre l’hégémonie impérialiste par le Marché et le christianisme.
Tout cela trouble notre époque. La dérive se produit lorsque la religion est instrumentalisée et fait irruption dans l’arène des affaires pour se muer en arme de domination des peuples et des esprits par l’utilisation de méthodes de conditionnement et d’asservissement. Dans le temps classique, le dialogue faisait ressortir les vertus de telle ou telle croyance et l’exemplarité des pratiquants de ces croyances. Même si chacun croit détenir la vérité parfaite, il n’a jamais été question pour les sages de décréter que telle religion est supérieure ou meilleure que telle autre. L’égalité de traitement, meme relative, était la règle acceptée et respectée. Dire que telle nation est supérieure à telle autre et que, par voie de conséquence, sa religion est supérieure à celle de l’autre, est déjà une dérive grave. C’est cette méthode qu’ont utilisée les conquérants européens en Amérique, en Afrique et en Asie. C’est cette même méthode qu’a utilisée le colonialisme chez nous avec l’échec cuisant que nous lui connaissons et c’est la même méthode qui se poursuit aujourd’hui non pas pour faire connaître une religion mais pour servir de moyen d’asservissement et de domination. S’il est vrai que des musulmans d’aujourd’hui sont faibles, parfois inauthentiques et intolérants, ne s’ouvrent pas assez et ont commis des erreurs, notamment en n’ayant pas été assez fermes avec l’extrémisme dont ils sont les premières victimes, il n’en demeure pas moins que du côté des Gens du Livre et des modernistes malgré les efforts ambivalents de l’orientalisme, durant des siècles, si peu a été fait pour connaître vraiment l’Islam et faire du respect des autres religions une loi universelle valable pour tous. Il a fallu attendre la percée historique de Vatican II en 1965 qu’il faut préserver et renforcer. Etant donné la vulnérabilité actuelle des pays arabes et les tentatives d’hégémonie qui s’exercent contre eux à l’effet de les dominer, ou de les recoloniser sous d’autres formes, il y a lieu de faire de la lutte contre le prosélytisme un élément de la stratégie de défense globale, de manière intelligente et sans excès. Ce sont des réflexes légitimes et permanents d’immunisation de notre société contre ce qui peut porter atteinte à sa cohésion. Cela doit prévaloir en tous temps et en tous lieux. Comme le dicte la noble tradition du Prophète, s’ouvrir respecter et apprécier les autres religions célestes est logique. Mais se soumettre aux manoeuvres de certains groupes de celles-ci est inadmissible.

Le discernement s’impose
Sans jamais susciter de nouvelles guerres de religion, dans le cadre de la loi, il faut empêcher le prosélytisme. Aucune société n’apprécie le prosélytisme et les transfuges. Tout être est libre, et l’Islam précise avec force, nulle contrainte en religion; et seul Dieu jugera ses créatures, mais une conversion de l’Islam vers d’autres religions ne peut, à tout le moins, qu’apparaître comme un recul. Surtout que l’Islam est postérieur, confirme, rappelle les révélations antérieures, tout en apportant des correctifs et sa singularité et clôt le cycle. Sur le plan de sa vision, sa force réside dans son attachement à l’Unicité absolue du Divin. Sur le plan du rapport humain, sa vision est celle de la communauté médiane. La loi algérienne, par exemple, sur l’exercice du culte des autres religions, comble un vide, de manière légitime, elle n’est en rien plus stricte que les lois en vigueur dans la plupart des pays occidentaux. Comparativement à celle relative à l’utilisation des mosquées et des prêches dans notre pays, elle n’est pas plus sévère. Dans certains pays européens, par exemple, il y a aussi parfois un Observatoire. Des sectes pour surveiller ce phénomène dangereux, mais ce n’est pas sûr que ces observatoires si utiles vont continuer à recevoir des crédits vu la propagande de l’idéologie libertaire sous couvert des «droits de l’Homme» et vu l’influence des USA qui se fait pressante ne faisant plus de distinction entre les corps des religions traditionnelles et les sectes.
Cependant, les pays musulmans doivent discerner, car l’Islam respecte les Gens du Livre, et dénonce toutes les sectes d’où qu’elles viennent. Il faut discerner et ne pas faire d’amalgame avec les chrétiens qui vivent parmi nous, notamment les catholiques, qui vivent paisiblement et travaillent en paix, sans prosélytisme, dans nos pays, héritiers de Mgr Duval et solidaires du peuple algérien. Le Coran nous dit: «Tu constateras que les hommes les plus proches des musulmans par l’amitié, ce sont ceux qui disent: nous sommes chrétiens. Parmi eux, se trouvent des prêtres et des moines qui ne s’enflent pas d’orgueil.» Des milliers de groupes d’amitié islamo-chrétienne existent autour de la Méditerranée et partagent leur souci de coexistence, d’interconnaissance et de solidarité. Des rencontres importantes sont prévues pour l’avenir, on doit plus que jamais poursuivre le travail de passeurs entres les deux rives.
Des musulmans en Occident et des chrétiens en terre d’Islam subissent parfois des discriminations et des persécutions injustifiées. Sans prendre une allure de victimisation et de persécutés, et encore moins de martyrs, nous devons rester vigilants, justes et attentifs aux tourments que les uns et les autres peuvent connaître. Discerner afin de lever toutes les équivoques qui sont énoncées contre les croyants minoritaires dans leur pays d’accueil, y compris celle d’utiliser leurs activités à des fins de prosélytisme. Le Prophète avait offert l’hospitalité aux chrétiens de Najran qui ont prié dans sa mosquée à Médine.
Certes, l’islamophobie en Occident est préoccupante. Dans son rapport annuel de 2007, le rapporteur spécial des Nations unies, Commission des droits de l’Homme, au sujet du racisme dans le monde, stipule que les discriminations les plus en hausse sont celles subies par les musulmans, ce qui constitue une source d’insécurité. La situation des Palestiniens, des Irakiens, des Tchétchènes et bien d`autres peuples soumis à la loi brutale du plus fort choquent les croyants et tous les êtres épris de justice. Dans ce contexte inquiétant, il nous faut aller le plus loin possible dans le dialogue pour dépasser les formules telles que: la recherche de la paix, l’instauration de l’amitié et la fraternité. Il s’agit de mettre fin au prosélytisme, de pallier la méconnaissance, la marginalisation des valeurs morales et spirituelles, de solutionner les injustices et de répondre à la désignification sauvage du monde.
Le désordre mondial contrarie la vie des gens. Le vivre-ensemble exige le discernement. Etre vigilant et ferme face à tous les dépassements possibles des prosélytes et rester ouverts vis-à-vis de nos frères abrahamiques, la raison raisonnable et nos références fondatrices, le Coran et la Sunna l’exigent. Il n’y aura pas de nouvelle civilisation universelle, ou de nouvel ordre international juste, en somme, pas d’avenir sans dialogue interreligieux entre les «frères» abrahamiques, pour dépasser, notamment, leurs catégories particulières et sortir des risques de dérives que leurs systèmes ont pu susciter, ou continuent à produire, au point de traumatiser les citoyens attachés légitimement au vivre-ensemble. Le dialogue est un facteur décisif de notre temps.

(*) Professeur des Universités

Mustapha CHERIF


L'EXPRESSON DZ.COM
vendredi 22 février 2008 à 09:43
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karim06
jeudi 21 février 2008 à 12:59
La première puissance du monde se prépare à élire un nouveau président et Barack Obama, qui est de confession musulmane, à toutes les chances de l’emporter. Pourquoi pas la réciprocité chez nous ?




Faux. Barack n'est pas musulman. Dans ce pays la candidature d'un mormon suscite encore de la controversy et de la mefiance alors celle d'un musulman..


karim06
jeudi 21 février 2008 à 12:59
Maintenant, il ne faut pas non plus assimiler le fait de distribuer des bibles, comme le font d’ailleurs les musulmans en Europe et ailleurs, à du prosélytisme.




c'est une forme de preaching et non innocent.


mon avis sur le sujet en bref: je suis pour la liberté de culte et contre toute forme de preaching / proselytisme.


Ce message a été modifié par all-for-you - vendredi 22 février 2008 à 09:45.
mardi 11 mars 2008 à 00:31
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Algérie: recours du pasteur Johnson contre une invitation à quitter le pays


10.03.08 | 16h53



L'ancien président de l'église protestante d'Algérie Hugh Johnson, invité par le ministère de l'Intérieur à quitter l'Algérie au plus tard mardi, a déposé lundi un recours en annulation de cette décision devant le Conseil d'Etat, a annoncé à l'AFP son avocat Rachid Kerrar.

"Nous avons déposé aujourd'hui un recours devant le conseil d'Etat qui doit convoquer prochainement les deux parties", a déclaré Me Kerrar, en estimant que le pasteur Johnson, de nationalité américaine, avait fait l'objet d'une "décision arbitraire".


"Après le dépôt de ce recours, le pasteur Johnson ne peut pas être inquiété", a précisé l'avocat.

M. Johnson ne sera pas contraint de quitter le territoire algérien, en attendant que le Conseil d'Etat statue sur cette affaire.

Le pasteur Johnson, 74 ans, avait été invité le 25 février à quitter le pays dans un délai de quinze jours pour des raisons qui ne lui avaient pas été communiquées.

Il résidait depuis 45 ans en Algérie où il avait pris sa retraite en 2006.

Son titre de séjour, qui a expiré en mai 2007, n'a pas été renouvelé par les autorités qui lui ont accordé plusieurs prorogations de trois mois. La dernière en date devait expirer en mai 2008.

La décision des autorités était intervenue alors que l'Eglise évangéliste était la principale cible d'une vive polémique opposant des responsables religieux musulmans et des dignitaires chrétiens accusés de vouloir propager le christianisme en Algérie.

Cette polémique était allée crescendo après la radiation de deux instituteurs algériens de confession chrétienne et la condamnation fin janvier à un an de prison avec sursis d'un prêtre catholique français d'Oran (ouest), Pierre Wallez, pour avoir animé un culte auprès de migrants clandestins camerounais.

Le tribunal a assimilé cette action à du prosélytisme, interdit en milieu musulman par la loi algérienne de 2006.

Le pasteur Johnson a affirmé à l'AFP qu'il n'avait "jamais participé à une quelconque activité d'évangélisation" en Algérie

Les évêques d'Algérie ont réclamé l'annulation de la décision des autorités algériennes.

La Fédération protestante de France (FPF) s'était inquiétée pour sa part de la situation des chrétiens en Algérie et particulièrement de celle des protestants "victimes d'une campagne de dénigrement", dans un communiqué diffusé le 4 mars à Paris.

Sur 33 millions d'habitants, les chrétiens d'Algérie représentent quelque 11.000 personnes, toutes obédiences confondues, selon le ministère des Affaires religieuses. Ils sont en majorité catholiques.

L'exercice de leur culte par les non-musulmans est soumis à une autorisation préfectorale et doit être accompli dans des lieux autorisés.


http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,...570@7-60,0.html


Ce message a été modifié par Okomarac - mardi 11 mars 2008 à 00:33.
mardi 11 mars 2008 à 00:35
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Si le ministère de l'intérieur donne des chiffres réels , ou sont les conversions massives en Kabylie .
lundi 17 mars 2008 à 19:00
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Algérie: les autorités suspendent les activités d'églises protestantes

16.03.08 | 12h09

Les autorités préfectorales ont suspendu deux églises protestantes de Tizi Ouzou (Kabylie, est) jusqu'à ce qu'elles reçoivent un "certificat de conformité" pour l'exercice de leur culte, a annoncé dimanche à l'AFP le pasteur Mustapha Krim, président de l'Eglise protestante d'Algérie.

Il s'agit de l'Eglise de la Nouvelle Ville et de Tafath (Lumière), qui comptent respectivement 700 et 200 membres, a précisé le pasteur.


Cette décision a été prise dans le cadre de la nouvelle loi de février 2006 régissant le culte des non musulmans, considérée comme restrictive par ces derniers. L'exercice du culte non musulman, reconnu par la constitution, est soumis à une autorisation préfectorale et doit être accompli dans des lieux autorisés par le ministère des Affaires religieuses.

Les autorités préfectorales ont par ailleurs convoqué les responsables de l'église protestante de Larbâa Nath Irathen, dans le même département, "sans doute pour leur notifier la même demande", a indiqué le pasteur.

Il a ajouté qu'à sa connaissance, l'église protestante de Béjaïa n'avait reçu pour le moment aucune notification de fermeture.

Le pasteur Mustapha Krim a indiqué qu'il n'avait "pas l'intention de fermer les églises concernées" et qu'il allait "demander audience à la préfecture de Tizi Ouzou pour présenter le dossier complet autorisant ces églises à exercer leur activité en toute légalité".

Les églises concernées existaient avant l'entrée en vigueur de la loi de 2006 et l'application à leur encontre du texte aurait "un caractère rétroactif qui serait inacceptable", a-t-il dit.

Une vive polémique oppose depuis plusieurs semaines responsables religieux musulmans et dignitaires chrétiens, accusés de prosélytisme.

Les critiques s'adressent essentiellement à l'Eglise évangéliste, récemment implantée dans le pays, et qui compterait quelque 50.000 adeptes dont 10.000 pratiquants, regroupés dans 33 communautés, selon Mustapha Krim.

Les autorités avaient auparavant refusé de renouveler le titre de séjour du pasteur américain Hugh Johnson, 74 ans, ex-président de l'Eglise protestante d'Algérie, à la retraite depuis 2006. Alger lui a demandé quitter le territoire avant le 11 mars. Le recours du pasteur est en cours d'examen devant le Conseil d'Etat.

Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, avait récemment qualifié les évangélistes de "hors la loi", affirmant que leur objectif était de constituer "une minorité pour favoriser l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures".

Selon ce ministère, l'Algérie compte seulement 11.000 chrétiens, toutes obédiences confondues, en majorité catholiques, sur 33 millions d'habitants.

La polémique est allée crescendo après la radiation de deux instituteurs algériens de confession chrétienne et la condamnation fin janvier à un an de prison avec sursis d'un prêtre catholique français d'Oran, Pierre Wallez, pour avoir animé un culte auprès de migrants clandestins camerounais, une action assimilée à du prosélytisme.


LE MONDE

mercredi 19 mars 2008 à 09:47
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Alerte Google

L’Algérie ne permettra pas l’ouverture d’églises sans autorisation selon Bouabdellah Ghlamallah qui réagissait aux critiques des organisations chrétiennes.
mercredi 19 mars 2008.

Le ministre des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah, a assuré que le gouvernement n’exerce pas de pressions sur les autres religions en Algérie, assurant qu’il s’agit du respect de la loi, et il a précisé que les autorités veillent à l’application de la loi sur l’organisation des cultes religieux pour les non-musulmans. Le ministre a dénoncé la campagne menée par des parties étrangères et mêmes certaines à l’intérieur du pays, contre l’Algérie, sous prétexte de restrictions contre les autres religions. Ghlamallah a ajouté dans une déclaration à El Khabar qu’il n’y pas d’ambiguïté en ce qui concerne l’affaire des deux églises fermées à Tizi Ouzou, même si certains tentent d’exagérer les faits et de les falsifier. Il a également indiqué que l’Algérie a édicté une loi en 2006, qui régit l’exercice des cultes religieux pour les non-musulmans, et cette loi doit être appliquée et respectée. Le ministre a révélé, dans le même contexte, que les autorités ont recouru, récemment, à la fermeture de 17 salles de prière, car elles ont été ouvertes illégalement.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après El Khabar
samedi 22 mars 2008 à 21:19
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La loi votée en Algérie sur la pratique du culte n’est pas une atteinte aux droits des chrétiens algériens selon Cheikh Bouamrane.
samedi 22 mars 2008.

L'Algérie et les chrétiens. (JPEG) Le président du Haut-Conseil islamique (HCI) Cheikh Bouamrane répond à ceux qui reprochent à l’Algérie d’avoir reculé en matière de liberté du culte que la loi récemment adoptée ne vise nullement les religions autres que l’Islam mais que l’Algérie était souveraine et libre d’adapter sa législation, selon sa convenance. Sur les ondes de la Chaîne I, le numéro un du HCI a indiqué que « c’est quand même étonnant que personne ne réagisse à la surveillance imposée à la communauté musulmane dans les pays occidentaux. Pour avoir seulement fréquenté des mosquées, certains sont placés sous haute surveillance de la police. Il ne faut pas oublier que notre pays est d’inspiration musulmane. Nous sommes un pays souverain. Si une loi a été votée, elle doit être respectée. Il faut cependant savoir qu’elle n’a pas été faite contre les autres religions ». Une transition toute faite pour évoquer le dialogue des civilisations et l’islamophobie.

Pour le président du HCI, les accusations portées par certains contre la religion musulmane ne sont pas justifiées. Il estime que la violence a existé dans toutes les religions, y compris en Islam mais que cette dernière était toujours justifiée par de la légitime défense. Cheikh Bouamrane pense que « la religion a toujours fait l’objet d’attaques. La question de fond, c’est la naissance d’un néo-colonialisme. Les vraies raisons de ces agressions répétées contre l’Islam en Algérie et dans d’autres pays musulmans sont des visées colonialistes ». Il indique que la solution serait déjà de commencer par une autocritique et de ne pas tourner le dos au dialogue. « Les conditions pour l’instauration de ce dialogue existent mais ne sont pas complètement remplies. L’Eglise catholique a encore beaucoup de préjugés. Le dialogue ne peut se faire sans respect mutuel », indique le premier responsable du HCI qui a fait également savoir que son institution était préoccupée par la problématique de la jeunesse, ce qui justifie la tenue d’un colloque intitulé « Jeunesse : entre authenticité et modernité ».

Synthèse de Billal, www.algerie-dz.com
D’après Le Soir d’Algérie
lundi 31 mars 2008 à 14:07
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il veulent que les algeriens désobéissent à Allah!!! en plus d'avoir été coloombs pdt 1 siècle ils veulent en plus que les algeriens vendent leur ame au diable
lundi 31 mars 2008 à 19:53
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ocash
lundi 31 mars 2008 à 14:07
il veulent que les algeriens désobéissent à Allah!!! en plus d'avoir été coloombs pdt 1 siècle ils veulent en plus que les algeriens vendent leur ame au diable




L'Islam a comme base le christanisme et le judaisme, alors tes remarques stupides, tu te les gardes.
lundi 31 mars 2008 à 22:15
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ocash
lundi 31 mars 2008 à 14:07
il veulent que les algeriens désobéissent à Allah!!! en plus d'avoir été coloombs pdt 1 siècle ils veulent en plus que les algeriens vendent leur ame au diable





Faut pas te sentir obliger de venir en france si tu penses que tout ce qui n'est pas Musulmans c'est le diable. En gros ca va pas plaire aux modos mais retourne dans ton pays
lundi 31 mars 2008 à 22:45
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Editer ta dernière phrase serait faire preuve de sagesse .


Ce message a été modifié par Okomarac - lundi 31 mars 2008 à 22:45.
dimanche 20 avril 2008 à 11:52
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karim06
jeudi 21 février 2008 à 12:59
Bouabdellah Ghlamallah. Ministre des Affaires religieuses et des Wakfs

« Ce sont des hors-la-loi ! »

« Ces gens qui pratiquent leur culte dans des lieux clandestins, méprisent la législation sont des hors-la-loi ! Cela est illégal. Les étrangers utilisent les Algériens pour faire du prosélytisme. Pour moi, le fait qu’un étranger demande à un Algérien de changer de religion constitue en soi une atteinte à sa dignité d’une personne. J’ai dit aux imams de rappeler aux jeunes que les prêtres ne viennent pas en Algérie parce qu’ils l’aiment ou parce qu’ils aiment le christianisme, mais pour créer une minorité qui donnerait un prétexte aux puissances étrangères afin de s’ingérer dans nos affaires au nom de la protection des minorités. Parler aujourd’hui d’oppression des chrétiens en Algérie est un indicateur de cette tendance. Et si je ne blâme pas les citoyens qui se convertissent au christianisme, je les appelle à ne pas se constituer une minorité dans leur pays. »




Je ne vois pas pourquoi demander à quelqu'un de changer de religion serait une atteinte à sa dignité. Ce ministre me semble très étroit d'esprit.

De toute manière, s'il y a liberté religieuse dans un pays, il est peu probable qu'une seule religion gagne 99% des suffrages : une idéologie/religion n'atteint jamais de tels scores, les gens d'un pays sont tous différents et sont rarement tous d'accord.

Les scores de 90-99% ne s'atteingnent en politique et en religion que quand il y a un dénis de libertés.


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